Let’s get ready to Randle

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Julius Randle est dans une forme magnifique avec les Lakers. A tel point qu'un casse-tête épineux risque de se présenter à eux cet été, au moment de s'aligner ou non sur la meilleure offre qui lui sera faite.

Est-ce le syndrome de la contract year ? Ou simplement le fruit du travail entre un joueur à fort potentiel et un staff qui le comprend et sait enfin l'utiliser ? Un peu des deux, sans doute. Julius Randle est dans une forme éblouissante et on commence à voir l'étendue de ce qu'il peut apporter à une équipe ambitieuse. Ce n'est pas encore le cas des Los Angeles Lakers. Mais la timeline de la franchise californienne et celle de l'intérieur de 23 ans concordent toujours. Ou du moins elles concorderont si Magic Johnson et Rob Pelinka sont suffisamment convaincus par ce qu'ils voient en ce moment pour s'aligner sur la meilleure offre que recevra leur poulain l'été prochain.

Depuis le début de l'année, Julius Randle est la "brute", dans le bon sens du terme, que l'on devinait du côté de Kentucky en 2014. Un joueur sans shoot fiable, certes, mais tellement doué dans l'impact physique, la finition, la lecture du rebond et du jeu, l'agressivité... Randle n'est plus le bougon frustré que ses coaches avaient du mal à intégrer dans un cinq il y a encore quelques mois. Sa situation contractuelle - il sera restricted free agent dans trois mois - n'est plus un frein, mais un moteur. On recommence à voir ses adversaires reculer mécaniquement par peur de l'impact. En NCAA, les prises à deux sur lui étaient quasi-constantes et ça n'a pas empêché "ses" Wildcats d'atteindre la finale du Tournoi.

Du crédit pour Luke Walton

En impliquant davantage le jeune Texan offensivement depuis plusieurs semaines, Luke Walton a trouvé une formule payante. C'est évidemment un ensemble. Les Lakers tirent profit de plusieurs facteurs, entre le retour de blessure de Lonzo Ball, l'effet étonnamment positif du trade Clarkson-Nance vs Isaiah Thomas et la relative quiétude dans laquelle Walton et son staff parviennent à travailler. Mais il est indéniable que la forme de Julius Randle est l'une des raisons pour lesquelles L.A. n'a pas cédé au tanking et n'est même pas mathématiquement éliminé de la course aux playoffs.

Matez un peu la montée en puissance depuis janvier.

Janvier - 15 matches - 25 minutes de moyenne : 15.3 points, 9 rebonds, 2.5 passes à 54.4%.

Février - 10 matches - 31 minutes de moyenne : 19.4 points, 9 rebonds, 4.3 passes à 58.9%.

Mars - 7 matches - 33 minutes de moyenne : 23.3 points, 9.3 rebonds, 3.3 passes à 60%.

Son avant-dernier match, contre les Cavs, a été son chef d'oeuvre de la saison. LeBron James et ses camarades ont pris l'eau et sont ressortis avec quelques bleus de leurs tentatives de maîtriser Julius Randle. Résultat : 36 points, 14 rebonds, 7 passes et 2 contres. Ce n'était pas aussi "violent" la nuit dernière face à Denver. Mais contre un autre adversaire ambitieux, le n°7 de la Draft 2014, a tout de même été brillant. Avec 26 points et 13 rebonds à 11/17, il a confirmé son potentiel de machine à double-double et d'attaquant intérieur terrifiant.

A 15 matches de la fin de la saison régulière, la direction des Lakers doit être en train de cogiter. L'idée étant d'attirer deux gros free agents dans un délai assez court, offrir un deal majuscule à Julius Randle comporte quelques risques. Les premières offres qui arriveront sur sa table une fois la saison terminée devraient donner le ton et permettre de savoir si les Purple and Gold peuvent ou non s'aligner...

Les stats de Julius Randle

15.6 points et 7.8 rebonds de moyenne.