111 CLE
98 PHO
106 PHI
102 MIA
99 BKN
113 POR
98 MIL
97 BOS
125 GSW
123 SAC
111 LAL
106 HOU

5 joueurs qui peuvent booster leur franchise cette saison

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Si ces joueurs parviennent à "step up" la saison prochaine, leurs franchises pourraient bien dépasser les attentes en NBA.

Justise Winslow (Miami Heat)

Le Heat a été impressionnant en son absence, cavalant à un rythme effréné après un début de saison cataclysmique pour échouer aux portes des playoffs. Avec un groupe presque identique, Erik Spoelstra va cette fois pouvoir compter sur ses forces vives et des joueurs en confiance dès la reprise. En soi, Winslow est une recrue à part entière. On ne sait pas encore de quelle manière "Spo" le réintégrera à l'équation, mais il est probable qu'il fasse partie d'un trident prépondérant avec Goran Dragic et Dion Waiters.

Si l'ancien Dukie retrouve rapidement son meilleur niveau physique et s'achète un shoot décent, attention aux dégâts. On parle d'un élément dont Pat Riley attend une progression à la Kawhi Leonard sur le long terme et pour qui Danny Ainge était prêt à lâcher quatre picks de son trésor de guerre ! Justise Winslow est sans doute, pour ne rien gâcher, l'un des jeunes joueurs les plus matures et intelligents de la ligue sur et en dehors du terrain. Son comeback peut parfaitement faire du Heat un prétendant au top 4 ou 5 à l'Est.

Victor Oladipo (Indiana Pacers)

On a beau penser que le trade de Paul George est en faveur d'OKC de façon assez écrasante, Victor Oladipo n'est pas non plus le premier venu. Si on a eu l'impression de le voir régresser à OKC dans un rôle bâtard très loin du ballon, le contexte qu'il rejoint à Indianapolis peut lui permettre de s'épanouir. Oladipo retrouve l'état où il a brillé à la fac avec les Hoosiers et va découvrir un statut intéressant, à mi-chemin entre le joueur majeur qu'il était à Orlando et le second couteau éclipsé par Westbrook au Thunder. Le jeu sera articulé autour de Myles Turner, mais au sein du backcourt, "Dipo" aura des responsabilités importantes en attaque et en défense.

C'est le moment idéal pour lui de démontrer qu'il est un bien un two-way player qui peut compter dans cette ligue et pas simplement le n°2 d'une classe de Draft incohérente. Si Victor Oladipo "step up", les Pacers peuvent être des outsiders intéressants pour l'un des derniers tickets pour les playoffs à l 'Est.

Nerlens Noel (Dallas Mavericks)

On va partir du principe que Noel, restricted free agent, va être prolongé par les Mavs. Blessé puis pris dans un tourbillon de médiocrité à Philadelphie, l'ancien de Kentucky n'a pas encore pu exprimer pleinement ses qualités en NBA. Néanmoins, ce que l'on a vu de lui pendant quelques semaines à Dallas est encourageant. S'il reste dans le Texas, il y a fort à parier que Rick Carlisle en fera un membre essentiel du jeu noyau dur qui se dessine autour de Harrison Barnes pour les années à venir. Afin d'être considéré comme tel, Nerlens Noel doit agir et performer comme un pivot titulaire. Pas comme le joueur à cheval entre deux postes qu'il était aux Sixers.

On attendra de lui qu'il booste ses stats individuelles et rappelle qu'il était un protecteur de cercle terrifiant en NCAA. Pour l'heure, Dallas est attendu autour de la 10e ou 11e place à l'Ouest. Si Carlisle peut compter sur un Noel appliqué en défense et bien fondu dans le projet, les Mavs devraient pouvoir faire un peu de bruit et gêner des prétendants plus évidents à la post-saison.

Elfrid Payton (Orlando Magic)

On a du mal à savoir ce qui se trame au Magic avec la nouvelle direction. Notamment sur quels joueurs celle-ci va vraiment compter à l'avenir. En attendant un éventuel nouveau chantier, Elfrid Payton n'a toujours pas vu arriver de concurrent vraiment important à la mène. DJ Augustin est là, mais le potentiel de Payton, notamment en défense et à la passe, doit lui permettre d'être indiscutable. Depuis sa Draft en 2014, on a surtout vu un joueur irrégulier, capable de claquer des triple-doubles pendant une semaine et de shooter à 2/19 la suivante.

Ses lacunes au shoot sont toujours présentes et font qu'il aura du mal à être considéré comme un meneur d'élite, mais des progrès dans ce domaine pourraient changer la donne. Orlando pouvant difficilement faire pire que la saison dernière, on ne peut pas exclure la possibilité qu'une saison-éclosion de Payton permette aux Floridiens de dépasser les attentes. Peut-être pas d'aller jouer la 8e place, mais au moins de proposer quelque chose d'encourageant pour la suite.

Ben McLemore (Memphis Grizzlies)

Le début de carrière de Ben McLemore est terriblement frustrant. Pour lui, évidemment, mais aussi pour ceux qui pensaient le voir devenir une gâchette incontournable en NBA à sa sortie de Kansas. Pris dans le marasme des Kings sans parvenir à surnager, le voilà relancé par les Grizzlies. A Memphis, il va découvrir une organisation aux antipodes de ce qu'il a connu en Californie. Du professionnalisme à l'extrême, des vétérans pour tenir le groupe et de l'ambition.

Que cela soit dans le cinq ou en 6e homme, McLemore peut être le dynamiteur qui manquait à cet effectif. Il aura sans doute besoin d'afficher la constance qui lui manquait jusque-là au niveau du shoot et d'être un défenseur a minima correct pour ne pas sortir des plans de David Fizdale.