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Kevin Durant se sent sous-estimé et parle de « haine » envers lui

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Kevin Durant a le sentiment que ses qualités en défense ne sont pas assez reconnues en raison du désamour du public depuis son départ à Golden State.

Voilà une sortie qui ne va sûrement pas l'image de Kevin Durant auprès de ses détracteurs. L'ancien chouchou du public - il était autrefois très populaire, quand il perdait - est devenu l'ennemi numéro un depuis qu'il a quitté le Oklahoma City Thunder pour rejoindre les Golden State Warriors. Sa décision a été très critiquée. Et KD a visiblement du mal à vivre avec ce changement de statut. Il fait parfois mine qu'il s'en fout mais ses actes et ses paroles semblent démontrer qu'au contraire, il est touché. Il surveille ce qui se dit à son sujet, il réagit en anonyme (avant) ou carrément en prenant le temps de répondre à ses haters sur Instagram (maintenant). Au point que la manœuvre passe vite pour de l'auto-victimisation. Bref, être une pleureuse, ça agace tout le monde.

Mais au final, on se met rarement à sa place. Est-ce que ça doit être dur à vivre - et ce même s'il a une fiche de paie à huit chiffres ? Certainement. Maintenant, venons-en donc à sa dernière déclaration qui fait polémique. Kevin Durant a été interrogé à propos de son peu de soutien dans la campagne pour le DPOY. Il n'a terminé que neuvième du vote alors qu'il était probablement l'un des meilleurs défenseurs de la dernière saison. Jrue Holiday et Robert Covington ont par exemple fini devant lui... alors le double MVP des finales a donné son point de vue.

"Vous savez qu'ils ne me donneront rien. Il faudrait que je sois largement au-dessus de tout le monde pour que l'on pense à moi. Je pense que c'est purement de la haine envers moi. Un manque d'appréciation de mes qualités. Mais je comprends, je comprends la situation. Je sais que ce qui se passe ici [à Golden State] fait peur à tout le monde. Moi, je suis juste fier de ma progression dans ce domaine. Je voulais que l'on puisse compter sur moi pour défendre n'importe quel joueur."

OK, l'attitude et la communication peuvent mettre en règne mais n'a-t-il pas un peu raison sur le fond ? Quand LeBron James a quitté les Cleveland Cavaliers pour le Miami Heat en 2010, il était détesté. Il a sorti une saison ahurissante à South Beach et il n'a terminé que troisième du vote pour le MVP en 2011. Son manque de popularité avait forcément joué d'une manière ou d'une autre. C'est peut-être un cas de figure un peu similaire avec Kevin Durant. Sans pour autant avancer qu'il méritait le DPOY. Ce n'est pas notre but.

Au-delà de ça, on peut aussi se dire qu'il y a un choix à faire : gagner les titres collectifs en étant entouré de stars ou viser les récompenses individuelles. Ce n'est pas juste de la haine. Il y a aussi simplement le fait qu'il est plus difficile pour un homme de s'illustrer quand il y autant de talents à ses côtés. Les votes pour le DPOY sont par exemple divisés entre Draymond Green et Durant. De la même façon que ceux pour le MVP sont divisés entre KD et Stephen Curry.

Durant va vraiment devoir se poser la question sur ce qu'il veut réellement quand il sera FA en 2019 : les titres ou la reconnaissance ? Les deux ne vont finalement pas toujours de pair.