LeBron James : « Je me fiche de ce que pensent les autres joueurs »

LeBron James se fiche de l'avis de ses pairs sur qui doit ou ne doit pas prendre un dernier shoot. Il donne d'ailleurs sa définition du mot 'clutch'.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
LeBron James : « Je me fiche de ce que pensent les autres joueurs »
[caption id="attachment_117260" align="alignleft" width="300"] LeBron plante le shoot qui tue le match à 30 secondes du buzzer.[/caption] « Hero Ball ». On néglige parfois l’importance que peut avoir le dernier shoot pour l’ego d’une superstar. Scottie Pippen, par exemple, s’était mis en rogne contre Phil Jackson parce que ce dernier avait mis en place un système ponctué par un shoot – victorieux – de Tony Kukoc. A une autre échelle, Shabazz Muhammad a fait la gueule lors de la dernière saison universitaire après un dernier tir pour la gagne – réussi une nouvelle fois – d’un de ses… coéquipiers (NB : dans cet exemple, Muhammad est peut-être simplement très égoïste). Hormis le gratin des tacticiens de la NBA, les coaches n’osent pas refuser le dernier shoot à leur superstar. Autrement dit, le plus gros salaire (souvent) prend le tir le plus important. Il faut le reconnaître, être qualifié de joueur « clutch » c’est quand même la p**** de classe. « Clutch », un terme qui revient souvent au moment d’évoquer les carrières de LeBron James (car critiqué pour ses décisions en fin de match), Kobe Bryant ou Carmelo Anthony. Selon le sondage réalisé auprès de quelques joueurs NBA, ces derniers préféreraient refiler la gonfle à Kobe ou Michael Jordan plutôt que le King d’Akron si le match était en jeu. On parie que les joueurs interrogés ne sont pas les seuls à partager une telle opinion. LeBron James a donc eu son droit de réponse à ESPN :
« Des mecs de notre ligue ont dit ça ? Ok. Je me fiche de ce que pensent 30 gars sur le dernier shoot. J’ai rentré quelques ‘Game winner’ durant ma carrière. Je ne pense que ce soit ça la définition de ‘clutch’. Ce n’est pas celui qui prend le dernier tir. Ce sont ceux qui portent leur équipe dans différentes circonstances. »
Tout dépend du point de vue. Est-il préférable de manquer 19 tirs consécutifs en quatre minutes de jeu (bon, ok, c’est un peu exagéré) avant de rentrer le dernier shoot ou de marquer plusieurs points dans les derniers instants du match quitte à éviter justement que la rencontre se joue sur une ultime possession ?  Des statistiques sont évidemment disponibles pour chaque situation et lorsqu’il restait moins de 24 secondes au compteur et moins de trois points d’écart au tableau d’affichage, LeBron James était tout simplement l’un des joueurs les plus adroits de la ligue : Joe Johnson était de loin premier du classement et pourtant il est souvent considéré comme un joueur absent dans les moments importants... La saison passée, LeBron a mis plusieurs shoots très importants (‘game winner’ face à Orlando, idem en playoffs face à Indiana) dont ce fameux tir dans les dernières secondes du match 7 des finales NBA :
« Les gens l’ont oublié vu que je l’ai rentré. En plus, c’est aussi moi qui récupère le ballon sur l’action précédente. »
Le sondage n’y changera rien, le King veut la balle en fin de rencontre.
« Je veux la balle, je ferai ce qu’il y a de mieux pour l’équipe. Cela ne va pas toujours fonctionner évidemment. Il m’est arrivé de perdre le ballon comme lors du Game 6 des finales mais je veux la balle dans les mains. »
Comme il l’expliquait à ESPN, LeBron James a une autre vision du « killer instinct ». A lui de donner sa réponse sur le terrain dès la fin octobre.
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