Le meilleur sur le terrain, ce n’est pas LeBron, c’est Kevin Durant

Le meilleur sur le terrain, ce n’est pas LeBron, c’est Kevin Durant

Kevin Durant s'affirme comme le meilleur joueur de ces finales après deux matches. Il est tout simplement au-dessus de tout le monde, même LeBron James.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié

Vous connaissez peut-être le dicton : en playoffs, l’équipe qui possède le meilleur joueur sur le terrain finit par remporter la série. C’est tout bête, peut-être même trop simpliste mais ce constat se vérifie dans, allez, 90% des cas. Mais, du coup, si LeBron James est le meilleur basketteur de la planète, les Cleveland Cavaliers sont-ils sûrs de gagner ? Sa présence suffit à semer le doute dans la tête de nombreux parieurs, prêts à miser sur la franchise de l’Ohio rien que pour le King. Il est aussi fort que ça. Il est si fort qu’il arrive à effacer, au moins dans les têtes, l’écart de niveau entre les deux candidats au titre.

Car pourtant, il y a un vrai fossé entre les Cavaliers et les Golden State Warriors. On vous le répète depuis des semaines et ça saute aux yeux depuis le début des finales. Et pour ceux qui n’y croient pas encore, attendez juste une petite semaine. Les Warriors sont bien trop talentueux. Mais s’ils dominent autant, c’est parce que James n’est pas le meilleur joueur sur le terrain. Non, ce gars là, pour l’instant c’est Kevin Durant.

Pas seulement le scoreur le plus prolifique mais bien le meilleur joueur. Comme meilleur basketteur. LeBron James reste le numéro un dans le monde et ses performances sont toujours aussi incroyables (un triple-double cette nuit : 29 points, 11 rebonds et 14 passes). Mais KD était encore plus impressionnant sur les deux premiers matches. Dans le volume de statistiques, d’une part. Et surtout, visuellement, il est le plus rayonnant. Son impact sur les autres, sur ses adversaires, sur ses coéquipiers, est presque palpable. Il fait basculer son équipe dans une autre dimension. Avec +37, aucun acteur de ces finales à part Stephen Curry, n’a un meilleur différentiel que lui après les deux premières manches.

Même LeBron James souffre face à Kevin Durant

Il est dominant. Des deux côtés du parquet en plus. Sa défense est forcément moins soulignée, étant donné qu’elle marque peut-être moins les esprits. Ce n’est pas sa réputation première. Pourtant, il est vraiment très important dans ce domaine. Il est le seul protecteur du cercle des Warriors. Il a par exemple bloqué cinq tirs cette nuit, dont certains ont tout de suite mené à un panier de l’autre coté du parquet.

Sa taille gêne notamment LeBron James, pas aussi efficace qu’il ne l’est d’habitude dans la raquette. C’est principalement grâce à lui que les Warriors parviennent à plus ou moins contenir les pénétrations de la superstar des Cavaliers. Kevin Durant se sert aussi de ses centimètres pour capter de nombreux rebonds (21 en deux matches) et pour voler des ballons (3 cette nuit).

En attaque, le MVP 2014 a absolument tous les duels à son avantage. Tyronn Lue est tout simplement sans solution. Si désespéré que même Tristan Thompson a brièvement été placé sur KD avant de se faire rôtir par son vis-à-vis. Il est plus grand que la plupart des défenseurs de Cleveland. Il est aussi plus mobile que leurs pivots. Lui laisser ne serait-ce qu’un mètre d’espace est l’assurance de se faire punir par son trois-points. Les fautes d’inattention sont elles aussi payées cash maintenant qu’il bouge beaucoup plus sans la balle. Voilà ce qui arrive quand un joueur perd l’habitude de côtoyer un bouffeur de tickets shoots pour rejoindre une équipe où tout le monde se déplace, où la gonfle circule. C’est un fan de Russell Westbrook qui parle. Durant marque même des tirs sur la tronche de LeBron James.

Le casse-tête absolu pour la défense des Cavaliers

Il ne laisse aucun répit à la défense adverse. D’ailleurs, les Warriors le savent. Quand ils ont besoin d’un panier, ils cherchent d’abord leur numéro 35. Parce qu’il est tout simplement trop fort. Exemple sur cette action où les Cavaliers venaient d’enchaîner un 6-0 pour recoller à quatre points. Servi par Curry, KD punit avec la faute.

Et ce fut comme ça tout le match. Des paniers dingues, des paniers importants, des actions décisives. De la création (6 passes), de la défense, du scoring. Une domination totale depuis deux rencontres pour celui qui prend déjà une option sur son premier titre et son premier trophée de MVP des finales.

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