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Les principaux joueurs qui seront transférés cette saison

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Des cadres des Toronto Raptors à ceux du Oklahoma City Thunder, zoom sur les joueurs susceptibles de changer d’équipe en cours d’exercice.

Il n’y a pas de saison NBA sans trades. Ils rythment même l’exercice long de 82 matches. Et avec une course au titre très ouverte, nombreux sont les candidats qui essayeront de se renforcer dans les mois à venir. En effet, la marge s’est réduite au sommet de la ligue et un ou deux paris payants peuvent transformer un outsider en contender. Surtout que la Free Agency 2020 s’annonce tronquée par les pertes de bénéfices dues à l’imbroglio chinois avec Daryl Morey. Il y aura nettement moins d’argent à distribuer pendant l’été. Les franchises pourraient donc anticiper en construisant leur roster dès maintenant. Les échanges seront peut-être plus nombreux qu’à l’accoutumée cette saison. Nous avons ciblé dix joueurs pressentis pour changer d’équipe d’ici la deadline de février.

Un cadre des Toronto Raptors

OK, ça ratisse très large. Par « cadre » des Raptors, nous entendons donc Marc Gasol, Serge Ibaka ou Kyle Lowry. Et s’il fallait vraiment en retenir un, nous miserions sur le pivot espagnol. Situons le contexte. Toronto vient de gagner son premier titre NBA en juin dernier. Mais les Canadiens ont perdu Kawhi Leonard, leur superstar éphémère, dans la foulée. En étant réalistes, il faut reconnaître qu’il sera difficile pour la franchise d’effectuer le doublé. Même si les Raptors ont évidemment d’abord l’intention de rester très ambitieux. Ils savent néanmoins qu’une période de transition va s’opérer avec l’ascension de leur jeune nouveau patron Pascal Siakam.

Les Dinos peuvent essayer d’aller le plus loin possible en playoffs cette saison. Ils peuvent aussi commencer à anticiper leur « reconstruction », même si le terme est un peu erroné dans le cas présent, en échangeant dès maintenant l’un des joueurs clés du sacre. Les deux ne sont d’ailleurs pas incompatibles : si un seul d’entre eux venait à être transféré, l’équipe resterait sensiblement dans la même tranche à l’Est. Suffisamment forte pour faire les playoffs mais derrière les armadas des Philadelphia Sixers et des Milwaukee Bucks.

Masai Ujiri est un dirigeant qui fait rarement des états d’âmes. S’il y a une décision logique à prendre, il ne passe pas à côté. Alors il faudrait sans doute que Toronto fasse un début de saison moyen pour que le GM passe à l’action. Si les Raptors ont le vent en poupe, il laissera sa chance à ce groupe. Mais si c’est chaotique, les contrats expirants de Gasol et Ibaka seront des assets précieux pour récupérer au moins un atout en vue d’une nouvelle ère. Lowry a été prolongé pour un an mais ça n’empêche pas qu’il est lui aussi susceptible d’être échangé. Néanmoins, son poste est le plus fourni en NBA et les principaux candidats au titre ont déjà tous un meneur de calibre All-Star – sauf les deux équipes de Los Angeles.

Reggie Jackson (Detroit Pistons)

Combien de temps avant que Derrick Rose déloge complètement Reggie Jackson de sa place dans le cinq majeur des Pistons ? Pour l’instant, l’ancien MVP démarre sur le banc. Mais il s’est déjà montré plus performant que Jackson, titulaire du poste, lors de la pré-saison. Plus prolifique et plus adroit. Rose est bien parti pour confirmer son retour en force de l’exercice précédent. De quoi pousser un peu plus les Pistons à se séparer de leur meneur installé dans le cinq depuis 2015.

Le contrat de Jackson expire à la fin de l’été ce qui le rendra un peu plus facile à refourguer. Avec Tim Frazier en troisième meneur, Detroit a même un éventuel futur back-up pour D-Rose.

Frank Ntilikina (New York Knicks)

Les Knicks ont une centaine de meneurs. Minimum. Et visiblement, la plupart d’entre eux sont devant Frank Ntilikina dans la hiérarchie de David Fizdale. Dennis Smith Jr, Elfrid Payton. Les produits US d’abord. Le coach a aussi l’intention de confier les clés de l’attaque à R.J. Barrett, qui sera amené à créer du jeu balle en main. Tout ça laisse finalement peu de place au « French Prince ». Et c’est bien dommage. Dommage pour les Knicks. Malgré son temps de jeu irrégulier – et des performances du même ordre – le jeune homme a gardé une cote assez intéressante auprès de quelques franchises NBA. Une affaire qui pourrait se régler en quelques coups de fil au mois de janvier ou février.

Jae Crowder ou Andre Iguodala (Memphis Grizzlies)

Les Grizzlies sont en reconstruction. Ils ont même déjà trouvé leurs deux stars de demain, Ja Morant et Jaren Jackson Jr. Mais ils ne sont pas trop pressés. Ils laissent le temps à leurs jeunes. Du coup, ils n’hésitent pas à accepter quelques contrats costauds comme celui d’Andre Iguodala ou Solomon Hill (17 et 13 millions). Et ce même sans les faire jouer, comme ce sera le cas pour « Iggy ». Le triple-champion NBA a trouvé un accord avec l’organisation. Il sera à l’écart du groupe tout en étant payé par les Grizzlies. Mais il est donc dans l’attente de son transfert. Car il n’aspire évidemment pas à jouer pour une équipe qui traine au fin fond de la Conférence Ouest. Les dirigeants, eux, ne veulent pas céder à a tentation du buyout. Si une formation veut les services d’Iguodala, elle devra le faire via un trade.

L’une des deux équipes de Los Angeles pourrait se montrer intéresser. Il y aussi un autre ailier intéressant dans le Tennessee. Jae Crowder et ses 7 millions expirants. Il a le profil parfait pour une franchise ambitieuse. Reste à savoir si les Grizzlies voudront vraiment s’en séparer.

Rudy Gay (San Antonio Spurs)

Ça dépendra vraiment des résultats des Spurs. S’ils sont bons, il y aura nettement moins de raisons de transférer Rudy Gay. Et les éperons sont traditionnellement bons. En revanche, il sera peut-être l’un des premiers joueurs ciblés par les équipes à la recherche d’un scoreur en sortie de banc si jamais San Antonio venait à s’éloigner de la course aux playoffs en février.

Jeff Teague ou Gorgui Dieng (Minnesota Timberwolves)

Les Wolves traînent encore les contrats boulets de la période Tom Thibodeau. Jeff Teague et Gorgui Dieng sont tous les deux grassement payés. C’est d’ailleurs problématique pour le Sénégalais qui joue très peu. Il n’a même plus vraiment sa place dans cette rotation. Encore moins dans le jeu rapide proposé par le coach Ryan Saunders. Si une équipe est prête à accepter un intérieur à 17 millions la saison… Il y a tout de même deux freins. D’abord parce qu’il sera encore sous contrat en 2020. Ensuite parce qu’il n’a rien montré ces dernières saisons qui puissent pousser un dirigeant NBA à se dire « il nous faut Dieng ». Pas une situation facile.

Le contrat de Jeff Teague est encore plus lourd – 19 millions – mais il expire cet été. Les Wolves pourront éventuellement être tenté de le transférer si jamais Jarrett Culver s’affirme comme un excellent playmaker. Mais Minnesota a l’ambition de progresser et non de tanker. Du coup, un vétéran comme Teague peut tout de même s’avérer précieux, quitte à prendre le risque de le perdre sans contrepartie en juillet.

Trevor Ariza (Sacramento Kings)

Comme pour Rudy Gay aux Spurs, ça dépendra du bilan des Kings à la nouvelle année. Si Sacramento est bien engagé dans la course aux playoffs – l’objectif de la franchise – aucune raison de changer. Mais si l’organisation se rend compte que ses ambitions étaient un peu trop hautes pour cette saison, alors autant essayer de faire des économies le plus tôt possible. Avec 12 millions la saison, Trevor Ariza est un joueur facile à échanger. Il est d’ailleurs un ailier souvent transféré en cours de saison. Parce qu’il a le profil pour : un 2-way player capable de jouer sans le ballon. Un excellent joueur de complément. Les franchises se les arrachent. L’ancien champion NBA ne pourra pas être transféré avant le 15 décembre étant donné qu’il a signé un nouveau deal l’été dernier.

Un vétéran du Oklahoma City Thunder

Steven Adams, Chris Paul ou Danilo Gallinari. Le Néo-zélandais ou l’Italien nous semble en pôle. Déjà parce que CP3 est beaucoup plus difficile à bouger. Son salaire est monstrueux pour un ex-All-Star sur le déclin et grassement payé jusqu’à ses 38 ans (jusqu’en 2022). Sauf le Heat, qui a préféré jouer la montre, ça n’intéresse personne. Les Floridiens reviendront peut-être à la charge si Paul rassure sur son niveau de jeu et si la franchise sent qu’elle a une carte à jouer à l’Est. Sinon, le meneur devra prendre son mal en patience à OKC. Adams est lui dans les trading blocks depuis quelques semaines maintenant. Sans que ça se décante pour autant. Gallinari sera probablement convoité. Encore plus si le Thunder décide de le déloger pour faire de la place au jeune Darius Bazley.

Kevin Love (Cleveland Cavaliers)

Les rumeurs, Kevin Love connaît. Il vit avec depuis des années. Encore plus maintenant que les Cavaliers ont entamé leur reconstruction. Son profil ne colle pas spécialement avec le projet. Mais la franchise de l’Ohio y voit tout de même un vétéran capable d’encadrer le vestiaire tout en contribuant sur le terrain. Pour ça, Love va devoir reprendre du rythme. Il a très peu joué en raison d’une blessure l’an dernier (21 matches). S’il se met à cartonner, sa valeur va monter. Et il pourrait alors être transféré.

Mais en réalité, les Cavaliers vont sans doute plutôt se débarrasser de Jordan Clarkson et/ou Tristan Thompson. Clarkson a une cote intéressante sur le marché et il marche un peu sur les plates-bandes des jeunes Garland et Sexton. Thompson arrive en fin de cycle dans l’Ohio.