Les Sixers sortent leurs « Harden Rules »

Théophile HaumesserPar Théophile Haumesser Publié

En arrivant à Philadelphia hier, James Harden avait clairement une cible dans le dos et les Sixers ne l'ont pas loupée !

Rien ne vaut une bonne dose d'adversité, de trashtalking et un ou deux coups glissés en douce pour pimenter un match NBA. C'est ce qu'ont dû se dire les courageux qui étaient restés devant leur écran hier jusqu'à la fin du Martin Luther King Day et qui ont pu vivre ce "choc" entre les Houston Rockets et les Philadelphia Sixers. Au-delà du match en lui-même, ce qui était le plus intéressant à suivre c'est la façon dont les Sixers ont appréhendé le cas James Harden.

On sait que l'arrière texan est en ébullition depuis plusieurs semaines et les hommes de Brett Brown étaient bien décidés à lui faire mériter chacun de ses points marqués. Au programme, une version (forcément) édulcorée des fameuses "Jordan Rules" chères aux Bad Boys originels de Detroit et taillées sur mesure pour le barbu le plus hirsute à avoir jamais été élu MVP. En plus de faire constamment tourner les défenseurs sur lui pour perturber au maximum son rythme, les Sixers ont pu compter sur un homme qui n'avait qu'une mission en tête :  faire dégoupiller James Harden.

Inséré dans le cinq majeur pour remplacer Jimmy Butler, Corey Brewer a sorti tous les coups de vice qu'il connaissait et en a même inventé de nouveaux pour l'occasion ! A notre époque, impossible de bourrer de coups James Harden comme Dennis Rodman ou Bill Laimbeer le faisaient avec Michael Jordan à la charnière entre les années 80 et 90. Du coup, plutôt que de faire des fautes, Brewer s'est appliqué à en provoquer en étant constamment au contact de son ancien coéquipier.

Tout ceci a donné lieu à des performances "trollesques" aussi folles que savoureuses.

On a senti James Harden particulièrement agacé par ce traitement de faveur. Il a d'ailleurs voulu se venger à plusieurs reprises, notamment quand il s'est retrouvé confronté à T.J. McConnell qu'il considérait visiblement comme étant trop petit pour pouvoir défendre sur lui.

Une attitude qui n'a fait que motiver encore plus le meneur teigneux des Sixers qui est justement allé lui voler un ballon dans les mains quelques minutes plus tard. Voyant tout cela, Joel Embiid s'est dit qu'il ne pouvait pas manquer une occasion de rentrer dans la danse et il y est allé à son tour de son petit coup de provoc bien senti.

Bien qu'il soit resté dans ses standards niveau scoring et qu'il ait voulu donner l'impression d'être au-dessus de tout ça, tout cela n'a pas du tout plu à Harden et il a parfois perdu en lucidité, ce qui lui a valu de se manger deux énormes contres : l'un de Mike Muscala et l'autre de Joel Embiid en personne.

Quoi qu'il arrive, James Harden mettra ses points, mais les Sixers ont peut-être trouvé une manière de lui faire dépenser plus d'énergie que nécessaire et, surtout, de le faire sortir de ses gonds. Intéressant...

Flashback : les Jordan rules