La stat incroyable qui montre la domination des Lakers en config small ball

La stat incroyable qui montre la domination des Lakers en config small ball

Les Los Angeles Lakers ont trouvé un schéma avec Anthony Davis qui laissait le Miami Heat sans aucune solution au cours de ces finales NBA.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Depuis le début des finales NBA – et en réalité depuis le début de la saison – nous avons souvent mis en avant l’impact d’Anthony Davis sur le jeu des Los Angeles Lakers. Au point de le qualifier de « meilleur joueur » de cet effectif. Nous l’imaginions MVP de cette série, encore plus après les deux premiers matches contre le Miami Heat. Mais LeBron James est juste trop fort. C’est incontestable. Trop dominant. Trop expérimenté et trop précieux dans les moments clés. Logiquement récompensé par ce nouveau trophée, un accomplissement historique.

LeBron James et les Lakers méritent leur « putain de respect »

Les Los Angeles Lakers disposaient du meilleur basketteur. Le King. Mais une statistique tend à démontrer l’influence sans limites d’AD à chacun de ses passages sur le terrain. Mais pas n’importe lesquels. Ceux au poste de pivot. Une position qu’il n’aime pas, qu’il rechignait depuis le début de sa carrière parce que ça l’obligeait à défendre sur des gabarits souvent plus lourds que lui. Mais avec l’évolution de la ligue, et celle des intérieurs, ce schéma, où il joue cinq, est inévitable. Il est même salvateur pour les Californiens.

Le small ball des Lakers a fait la différence

On la remet en français. Les Lakers ont dominé le Heat de 61 points quand Anthony Davis jouait pivot. Alors qu’à l’inverse, quand il évoluait en quatre ou sur le banc, Miami reprenait l’avantage… de 28 points sur l’ensemble de la série. C’est tout de même assez parlant. En fait, ça illustre plusieurs points. D’abord, ça montre ce qui se ressent déjà à l’œil nu en regardant les matches : les Angelenos sont tous biens meilleurs quand ils peuvent exploiter les espaces. Qui dit Davis pivot dit quatre extérieurs autour. Plus de place pour pénétrer, driver vers le cercle ou ressortir la balle sur des tireurs démarqués. LeBron James exploite parfaitement ces situations notamment.

Anthony Davis lui-même joue mieux quand il peut défier ces fameux adversaires plus patauds – bon, Bam Adebayo reste une exception – en les prenant de vitesse. Il est plus efficace quand il démarre face au panier que dos au cercle. Grâce à son agilité et sa mobilité. Les restes d’une adolescence passée à la mène, avant une poussée de croissance. Frank Vogel savait que ses hommes jouaient mieux sous ce schéma et il a donc effectué un ultime ajustement avant le Game 6 : sortir Dwight Howard du cinq majeur pour débuter de suite avec un groupe plus mobile, Alex Caruso prenant place parmi les titulaires.

Ça a payé, avec ce départ tonitruant des Lakers, qui menaient déjà de 28 points à la pause. La fin du suspense. Cette statistique, elle montre aussi que le small ball reste pour l’instant la meilleure tactique pour dominer son adversaire, même à ce stade de la compétition. Mais à condition d’avoir les joueurs pour l’appliquer. Et donc un Anthony Davis, monstre de polyvalence des deux côtés du parquet. Pas le meilleur, certes, mais terriblement incisif sur ces finales NBA.

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