88 ORL
120 CHA
131 MIN
123 CLE
123 UTA
124 GSW
107 BKN
105 NYK
113 TOR
101 BOS
131 MEM
117 ATL
149 NOP
129 SAC
118 MIL
101 IND
108 LAC
92 OKC

Cassage de chevilles, déchirage d’adducteurs, buzzer full-court : soirée normale pour Luka Doncic

Julien DeschuyteneerPar Julien Deschuyteneer Publié

Luka Doncic a tout fait hier soir à un Barcelone impuissant. De quoi avoir envie de le voir très vite jouer 82 matches par saison...

Luka Doncic hésite à rejoindre la NBA dès la saison prochaine. Ce serait forcément une bonne nouvelle pour l’Euroleague s’il restait un an de plus sur le Vieux Continent, et donc pour le basket européen. A 18 ans, il domine l’Europe comme personne : deuxième au scoring, il surclasse tout le monde à l’évaluation, avec 27,67. Le deuxième, Nando De Colo, ne cumule que « 20,82 ». Logiquement, on aimerait en profiter une petite saison supplémentaire. Sauf que…

Sauf que quand on voit ce qu’il a encore fait hier face à Barcelone (voir plus bas), on se demande si ce n’est pas préférable de le voir jouer 82 matches dans la saison plutôt qu’un match Euroleague et un match de championnat par semaine. On sait que Luka Doncic sera encore tout jeune la saison prochaine, mais devant tant de talent, on a tendance à oublier tout sens commun. Le genre d’actions qu’il a calées hier soir nous fout dans une euphorie telle qu’on en zapperait presque les considérations plus rationnelles.

Une fois qu’on a gouté au Luka Doncic, on en veut toujours plus, comme un camé. On veut le prochain shoot (ouais facile l’analogie avec la came), le prochain cross. Alors on en oublie d’être raisonnable. On sait que c’est un gamin, qu’il ne doit rien précipiter, qu’il a le talent pour rejoindre la NBA mais qu’il est en droit de se demander si pour son développement une saison supplémentaire au Real Madrid et en Euroleague ne serait pas plus pertinente. Mais devant tant de classe, égoïstement, par peur d’être en manque, on aimerait avoir 82 opportunités par an de le voir dealer à ses addicts les doses d’adrénaline pure qu’il a livrées pendant l’Euro ou encore hier.

Hier, justement, Luka Doncic (16 pts, 6 rbds, 7 pds) nous a par deux fois fait prendre notre pied. D’abord avec un tir au buzzer du 3ème quart-temps, dégainé dans le prolongement de sa propre ligne de lancer-franc, qui a traversé tout le terrain pour transpercer le filet du Barça. Même son sourire dans la foulée était classe... Puis, à trois minutes de la fin, il a brisé les chevilles, les adducteurs et l’ego de Victor Claver ainsi que les derniers espoirs de ses adversaires sur un dribble dans le dos, des dribbles d’hésitation et un cross magistraux.

Luka Doncic est un crack, pas étonnant qu’il rende totalement accro.

Le tir de malade de Luka Doncic

L’ablation de l’égo de Victor Claver