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Ginobili, grand-père de 40 ans met encore des game winner

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

L’Argentin Manu Ginobili a offert la victoire aux San Antonio Spurs dans les toutes dernières secondes cette nuit. Pour la deuxième fois de la saison.

Il y a des signes qui ne trompent pas : l’absence totale de cheveux sur le caillou, la détente sèche avoisinant les cinquante centimètres grand maximum. Yep, Manu Ginobili est bien un vieillard à l’échelle NBA. Un ancien. Un ancêtre.

« C’est notre grand-père », balance avec humour Dejounte Murray qui, du haut de ses 19 balais, pourrait au moins être son fils. « C’est une bête. Il a déjà tout fait pour cette organisation et il est encore là à partager son savoir. Il est là tous les jours à l’entraînement, il ne rate pas une séance. »

L’Argentin au culot légendaire ne s’est pas vraiment assagi avec l’âge. Même à 40 piges, il continue de forniquer des défenseurs NBA peu conscients de sa science. Du ballon plein les doigts, de la vista et des membres de taureaux. Cette nuit, Manu Ginobili a ponctué un superbe 13-0 des San Antonio Spurs pour décrocher le derby texan contre les Dallas Mavericks. Il a donc inscrit le panier pour la gagne.

Le game winner de Manu Ginobili

C’est déjà la seizième saison dans la ligue du quadruple champion NBA. C’est assez épatant. D’autant plus qu’il est considéré en préretraite depuis déjà deux ans. Les supporteurs et l’organisation des Spurs l’avaient même acclamé lorsque Gregg Popovich avait décidé de le titulariser – lui, l’un des sixièmes hommes les plus cultes de l’Histoire du basket – en fin de saison dernière. Une récompense pour tous ses sacrifices. Un hommage rendu par son coach et ses fans. Mais Manu Ginobili n’était pas plus emballé que ça. Après tout, pourquoi tout le monde tenait à lui faire raccrocher les sneakers aussi vite ?

Quelques semaines plus tard, le vétéran annonçait son désir de continuer à jouer au plus haut niveau. Toujours pas cuit. Membre actif de la rotation des éperons (20 minutes par match), le futur Hall Of Famer a évidemment contribué au bon début de saison de San Antonio. Au moins deux succès lui reviennent déjà. Les deux matches où, plein de sang froid, il est allé planter le game winner. Vraiment éternel, ce grand-père.