Marcus Morris défie les statistiques analytiques

Marcus Morris n'en a que faire des statistiques analytiques. Au diable les chiffres ! L'ailier des Suns raffole du tir à mi-distance. Et ça marche.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Marcus Morris défie les statistiques analytiques
[caption id="attachment_124007" align="alignleft" width="300"] Tiens, un Morris sans son frère ![/caption] Étirer le jeu, attaquer le cercle afin d'obtenir un lay-up facile ou ressortir la gonfle vers un joueur démarqué à trois-points dans le corner. Le amateurs de statistiques analytiques ont pour ambition de faire disparaître petit à petit le tir à mi-distance, arme noble et presque symbole de l'ère Michael Jordan (si l'on se réfère à ses nombreux tirs décisifs à mi-distance). Les longs deux-points sont même proscrits dans certaines équipes comme l'explique Marcus Morris.
"Le staff détestait les tirs à mi-distance à Houston. Tout le monde veut des layups ou des tirs à trois-points dans le corner", assure le joueur des Phoenix Suns au Arizona Central. "C'est difficile lorsque le tir à mi-distance fait partie de votre jeu. On ne le supprime pas aussi facilement. J'ai le sentiment de prendre un bon tir à chaque fois que j'ai réussi à me créer un peu d'espace et que je vois bien le cercle."
Marcus Morris a beau mesurer 2,06 m, il a le profil d'un ailier balle en main. Plutôt bon en dribble pour sa taille, le frère jumeau de Markieff adore jouer à 5-6 mètres du cercle avant de crucifier son vis-à-vis après un "step back". Comme on peut le voire sur sa shotchart, Marcus Morris raffole des tirs à mi-distance (mais aussi des tirs derrière l'arc). A Phoenix, le joueur de 24 ans a carte blanche pour shooter d'où il souhaite du moment que son pourcentage de réussite effectif (qui prend en compte que les tirs à trois-points valent... trois points et les deux-points... deux points) dépasse les 50%. Il est actuellement de 51% (Morris tourne à 43,7% de réussite dans le champ et 37,7% à trois-points).
"Jeff Hornacek (le coach) fait du super boulot et il nous laisse faire ce que l'on veut en attaque. Il sait que j'aime shooter delà et il ne m'empêche pas de le faire."   "Marcus a un avantage sur les autres postes 3", ajoute Jeff Hornacek. "Il jouait face au panier à l'université. Il ne peut pas faire marche arrière. C'est donc comme ça qu'on l'utilise. Pareil pour Markieff (Morris). Ils sont très bons à mi-distance."
Les deux frères Markieff et Marcus Morris sont deux des joueurs essentiels du succès actuels des Phoenix Suns. Il tourne tous les deux à plus de dix points de moyenne par rencontre. Le tout en artillant à mi-distance. A l'ancienne, quoi...
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