Marcus Smart impose sa marque aux Celtics

Relativement discrets en début de saison, Marcus Smart et les Boston Celtics montent en puissance depuis plusieurs semaines.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Les Boston Celtics se sont inclinés contre le Thunder à Oklahoma City hier soir. Une défaite synonyme d’occasion manquée pour les jeunes tuniques vertes d’assoir un peu plus leur postérieur d’équipe en reconstruction sur le huitième et dernier strapontin qualificatif pour les playoffs à l’Est. Avec 30 victoires et 37 revers, la franchise du Massachussetts est, pour l’instant, toujours dans le bon wagon malgré les départs de Jeff Green et Rajon Rondo en cours de saison. Ça d’ailleurs, c’est la preuve que Brad Stevens est un putain de génie. Un seigneur du coaching, un homme en costard taillé dans le moule des Gregg Popovich et des Red Auerbach. Ouais, rien que ça. Retour au game. Les Celtics ont perdu parce Russell Westbrook a été touché par la grâce pendant une longue minute dans le troisième quart. Le Thunder a alors passé un 13-0 – avec 8 points de leur extraterrestre – aux joueurs de Beantown. A part ça, Westbrook n’a pas fait grand-chose à part manquer des shoots et perdre des ballons. La faute à Avery Bradley, chien de garde attitré des Celtics depuis 2010, et à Marcus Smart, chien de garde attitré des Celtics depuis juin 2014. Le rookie ne recule devant personne. Il a le gabarit pour. 1,93 m et 99 kilos. Un buffle. Tonique, puissant, vif. Une terreur en défense. Il limite ses adversaires directs à 40% de réussite aux tirs depuis le début de la saison. Il chipe aussi 1,3 steal par match. Seuls deux débutants font mieux que lui – Nerlens Noel (1,8) et Elfrid Payton (1,5) – mais ils passent un peu plus de temps sur le parquet chaque soir. Des ballons, Smart en a encore volé deux hier. Il a aussi capté 9 rebonds, bloqué 2 tirs et marqué 25 points, nouveau record en carrière baby. Les spectateurs présents à la Chesapeake Arena ou devant leur télévision (ou ordinateur, ou téléphone, ou tablette ou que sais-je) hier soir ont assisté au match le plus abouti du sixième choix de la dernière draft depuis le début de sa jeune carrière chez les professionnels. Il aussi planté sept panier primés en douze tentatives, une performance encourageante pour un meneur qui affiche 36% de réussite aux tirs (34% à trois-points) cette saison.
« Tout le monde s’interroge sur sa régularité aux tirs », rappelle (le génial) Brad Stevens. « Il shoote très bien. Il ne faut pas se fier à ses pourcentages. Il a mis des tirs très importants. »
Ouais, Marcus Smart est burné. Sacrément, même. Il défend, il se bagarre, il n’a pas peur. La recette parfaite pour plaire aux puristes. Mais il est évident que l’ancien joueur des Sooners (NCAA) devra soigner son adresse extérieure pour franchir un cap. En attendant, les Celtics lui font déjà confiance et ils l’ont prouvé en expédiant Rajon Rondo à Dallas.
« Ce transfert m’a ouvert les yeux et m’a surpris », reconnait le rookie. « Cela prouve que la franchise veut se reconstruire autrement et je fais partie du projet futur des Celtics. »
Originaire des quartiers chauds de l’agglomération de Dallas, le bad boy n’est peut-être pas la prochaine star des Celtics. Il a un potentiel certain, peut-être même celui d’un All-Star. Reste à voir. Smart est un meneur d’avenir. Il est prêt physiquement, il vient de fêter ses 21 ans et il poursuit son apprentissage au plus haut niveau. Et il fait déjà gagner son équipe. Depuis son retour dans le cinq majeur, Boston a remporté 14 de ses 21 matches. 66,666666666 (…) % de victoires. Une belle performance pour une équipe peu expérimentée en passe de se frayer un chemin jusqu’en playoffs. Les C’s n’ont pas de star mais d’excellent joueurs de rotation : Isaiah Thomas, Avery Bradley, Jared Sullinger (blessé), Tyler Zeller, Kelly Olynyk, Jae Crowder ou encore Marcus Smart. Comme le dit si bien Bill Simmons, fan inconditionnel des verts : « Il nous manque juste (JUSTE) un franchise player et une deuxième star. Nous avons tout le reste ! » Les dirigeant de Boston ont plusieurs assets à échanger pour mettre la main sur une star (PLEASE, envoyez DeMarcus Cousins à Boston nom de djouk). Si Smart répond aux attentes qui l’entouraient à la fac, il pourrait s’imposer comme l’un des cadres de l’organisation à l’avenir. En attendant, il rêve déjà d’accomplir « quelque chose de plus grand » sous la tunique mythique d’une franchise qui compte 17 bannières de champion NBA.

Les highlights de Marcus Smart contre Oklahoma City

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