Mark Cuban, l’autre ennemi de Derek Fisher

Derek Fisher n'a pas toujours eu une mentalité irréprochable.. Matt Barnes, qui est allé régler ses comptes, n'est pas le seul à avoir quelques griefs contre le coach des New York Knicks.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Mark Cuban, l’autre ennemi de Derek Fisher
En apprenant l’altercation entre Matt Barnes et Derek Fisher hier, plus d’un ont été surpris. Si on sait que le premier a une tendance à la provocation et est desservi par son look de membre d’un gang mexicain, le second passe généralement pour un gentleman aux yeux du public. Avec une carrière très respectable derrière lui, 5 bagues glanées avec les Lakers et un statut d’ancien président du syndicat des joueurs, on pourrait penser que le coach des New York Knicks est apprécié de tous dans le milieu. Ce n’est pas vraiment le cas et on le savait déjà avant cette prise de bec très médiatisée avec Barnes pour les beaux yeux  de Gloria Govan. [superquote pos="g"]Cuban : " Ce n’est pas tellement ce qu’il a fait qui me pose problème, mais la manière avec laquelle il a opéré"[/superquote]Si Kobe Bryant est l’un de ses proches en NBA, Derek Fisher s’est discrètement fait quelques ennemis dans les dernières années de sa carrière. L’un d’entre eux n’est autre que Mark Cuban, le propriétaire des Dallas Mavericks. Lors de la saison 2012-2013, Fisher s’était engagé avec les Mavs pour aider Dallas à retrouver le haut du panier. Quelques mois après, on apprenait qu’il s’était désengagé de son contrat, libéré par la franchise texane après 9 petits matches. Dans un premier temps, Cuban avait compris le souhait du vétéran, qui avait avancé comme argument principal le fait de vouloir soigner son genou auprès de sa famille, restée en Californie. Aussi exubérant et parfois agaçant soit-il, le businessman a un cœur et avait évidemment connaissance du passé médical de la petite Tatum Fisher, 8 ans aujourd’hui, victime d’un rétinoblastome (cancer de l’œil) à sa naissance. Sauf que peu après, le meneur s’était engagé à Oklahoma City, une ville pas franchement moins éloignée de LA… Mark Cuban avait vécu cela comme une trahison, surtout que, juste avant sa signature avec le Thunder, « Fish » avait pris du galon à la NBPA (National Basketball Players Association) dont le QG est situé à… New York. Une fonction qui l'obligeait à effectuer des déplacements relativement fréquents à Big Apple. [superquote pos="d"]Il avait été accusé de négocier en douce avec les proprios pendant le lockout en mode agent-double.[/superquote]Interrogé l’an dernier sur son animosité pour l’intéressé, Cuban avait déclaré sarcastiquement au Daily News qu’il « ne s’inquiétait pas pour le nouveu job de Derek Fisher, mais plus pour sa santé et son bien-être ». « Je sais à quel point c’est difficile pour lui de devoir voyager autant et être loin de sa famille… Ce n’est pas tellement ce qu’il a fait qui me pose problème, mais la manière avec laquelle il a opéré. »  Après quelques semaines passées à Dallas, Derek Fisher s’est aperçu que le groupe n’aurait pas les moyens de ses ambitions et a préféré rejoindre un contender, quel que soit l’éloignement avec sa famille. Voilà ce que sous-entendait alors Cuban, qui n’a pas hésité à demander aux fans des Mavs de ne pas l’épargner et de le siffler à chacune de ses venues à l’American Airlines Center. D’autres membres de la ligue se sont sentis floués par Derek Fisher par le passé. Lors du dernier lockout, Billy Hunter l’avait accusé d’avoir négocié en douce avec les propriétaires un deal fort peu avantageux pour les joueurs et d'opérer en tant qu'agent-double. Fisher avait été dédouané à la suite d’une plainte pour diffamation, mais quelques uns de ses collègues ont conservé de solides soupçons à son égard. Rien de tout ça ne justifie évidemment que Matt Barnes, prévenu par ses deux fils par téléphone que Fisher était chez eux avec leur mère pendant un barbecue, déboule en furie pour lui refaire le portrait en pleine pré-saison avec les Grizzlies. On dira simplement que s'amouracher de l'ex-femme d'un ex-coéquipier (pendant deux saisons), qui plus est une star de téléréalité ("Basketball Wives"), quand on est le coach de l'une des équipes les plus scrutées du pays sur le plan médiatique, ce n'était peut-être pas l'idée du siècle...  
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