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Cuban s’excuse pour le scandale chez les Mavs dans une interview choc

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Rachel Nichols a interviewé Mark Cuban avec intransigeance au sujet du scandale interne aux Dallas Mavericks. Il a tenu à prendre ses responsabilités.

Ce qui va suivre est un modèle d'interview comme on voit finalement trop rarement. Zéro complaisance avec l'invité, venu se défendre et s'excuser de sa passivité dans une affaire extrêmement épineuse. Pas d'agressivité, toujours de la pertinence et des questions ciblées qui permettent une discussion fluide et qui va droit au but. Rachel Nichols a reçu Mark Cuban sur ESPN mercredi soir, pour évoquer avec lui ce que des employées des Dallas Mavericks ont décrit comme une "atmosphère et une culture du harcèlement et du sexisme" au quartier général de la franchise.

L'ancien président des opérations basket, Terdema Ussery, est notamment accusé de harcèlement par plusieurs femmes et le climat général relaté dans une enquête de Sports Illustrated montre l'absence de réaction et d'implication de Cuban sur ce dossier. Il a tenu à s'en expliquer, parfois au bord des larmes. Voici des extraits de l'entretien.

Rachel Nichols : Quand vous lisez les détails de ces choses dont vous n'aviez apparemment pas connaissance, qu'est ce que vous trouvez le plus difficile parmi ce que les gens ont dû traverser ?
Mark Cuban : La douleur qu'ils ont ressentie dans mon entreprise... J'ai pu voir ça le lendemain de la révélation de ces événements quand je suis allé les voir. Je me suis excusé auprès d'eux. Jamais, dans mes pires cauchemars, j'aurais pu penser que cela arrivait sans que je le sache. Cette douleur dont ils m'ont fait part, les larmes dans leurs yeux, ça m'a fait mal... Je dois reconnaître que j'ai commis une erreur. Je dois essayer de la réparer.

Nichols : Malgré vos déclarations sur le fait que c'était inacceptable, les enquêteurs ont découvert que vous aviez contacté, via un intermédiaire, Terdema Ussery, pour lui dire que vous n'alliez pas le jeter aux lions...
Cuban : Le contexte est important là-dedans...

Nichols : C'est pour cette raison que je vous pose cette question...
Cuban : Lorsque j'ai appris tout ça, je n'avais pas idée de l'ampleur. J'ai demandé à deux personnes de parler à l'ancien assistant de Terdema pour lui dire que je ne voulais pas m'engager dans une bataille à travers des communiqués de presse. Je n'essayais pas de cacher quoi que ce soit.

Nichols : Vous pouvez comprendre que cette phrase est difficile à encaisser quand vous la lisez dans le journal...
Cuban : Je comprends ça. Mais j'ai été franc avec les enquêteurs.

Nichols : Les enquêteurs vous ont aussi parlé de Chris Hyde. Un cadre de la billetterie qui, je cite, sollicitait des rapports sexuels régulièrement avec ses collègues, tentait de les embrasser. Il a même léché le visage d'une femme et regardait fréquemment des vidéos pornographiques sur son ordinateur. Plutôt que de le renvoyer, ses supérieurs ont juste déplacé son bureau dans l'open space, contre un mur, pour ne pas que les gens le voient regarder les vidéos...
Cuban : Je n'étais pas au courant de ça.

Nichols : Cette histoire vous a pourtant été notifiée par e-mail en 2008. Vous lui avez même dit qu'il ferait mieux d'arrêter s'il voulait conserver son job.
Cuban : Oui, c'est ça. Exactement. On m'a dit que son cas été géré, donc j'ai supposé que c'était le cas, je n'avais pas de raison de penser le contraire.

Nichols : Trois ans après ça, il est revenu au bureau deux heures après une pause déjeuner en montrant volontairement, je cite, un préservatif usagé à ses collègues sur le sol du bureau. Vous en avez été informé et votre réponse a été de dire à un responsable d'aller lui parler, tout en demandant de 'ne pas en faire une histoire plus grande que ce qu'elle n'est'..
Cuban : C'était une erreur énorme de ma part. J'ai eu l'impression que la question de la pornographie était réglée... C'était trois ans après le premier incident, de mon point de vue il n'y avait rien eu. Mais c'était stupide et j'ai déconné..."

L'échange continue ainsi pendant plusieurs questions (à retrouver dans la vidéo ci-dessous), mettant Mark Cuban face à ses responsabilités. Au sortir de l'interview, le propriétaire des Dallas Mavericks a indiqué qu'il allait donner 10 millions de dollars à des organisations pour promouvoir le leadership des femmes et combattre les violences domestiques.