Larry Bird : « Quel intérêt si je marque à chaque fois ? »

Larry Bird ne parle pas souvent de lui. Mais quand il le fait, comme cette semaine sur ESPN, c'est toujours intéressant.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article
Larry Bird : « Quel intérêt si je marque à chaque fois ? »
Larry Bird n'est pas du genre à se livrer dans les médias tous les trois jours si ce n'est pas pour parler des Pacers. Mais "Larry Legend" fête ses 60 ans aujourd'hui et il s'est confié à Baxter Holmes d'ESPN. Voici ce qu'on en a retenu. Holmes demande à Bird si les rumeurs sur le fait qu'il continue de mettre des trempes aux plus jeunes, notamment à ses joueurs, sont fondées. "Plus maintenant. Il y a 5 ou 6 ans que je n'ai pas fait ça. Paul George devait être rookie. On était dans la salle des Clippers, on m'a filé un ballon et j'ai commencé à rentrer des shoots... Puis une autre fois, j'étais seul à la salle et je marchais d'un coté à l'autre du terrain en prenant des shoots à 5-6 mètres. Je n'ai pas remarqué que les joueurs me regardaient jusqu'à ce qu'ils viennent me voir pour me demander pourquoi je m'arrêtais alors que je rentrais tout. Je leur ai répondu : 'Quel intérêt si je marque à chaque fois ?'"  "C'était pareil quand j'étais joueur. Quand je rentrais tout à l'entraînement, je me demandais pourquoi est-ce que je faisais ça. Mais parfois, le lendemain, je trouvais que la balle partait un peu trop sur le côté et je passais des heures à essayer de retrouver la trajectoire. Quand il m'arrivait de rater des séries de shoots en match, c'était toujours parce que le ballon allait sur la droite du cercle. La balle s'écartait de mon index droit qui est un peu tordu et il me fallait du temps pour retrouver le truc. Mais c'était toujours la même chose et je savais réparer ça". http://www.dailymotion.com/video/x53vucq_larry-bird-colle-47-pts-aux-pistons-avec-classe_sport [superquote pos="g"]"On jouait mal et je me suis dit que j'aurais vraiment aimé pouvoir aider Paul George et David West"[/superquote]"Je discute souvent avec Paul George. Récemment on a parlé de son shoot justement. Je lui ai dit : Tu vois, tu as finalement réussi à placer la balle au bon endroit sur ta main. Si tu recommences à mettre tes shoots, c'est parce que tu places ta main de cette manière dans la continuité du tir. Je n'ai pas toutes les réponses, mais ça fait 36 ans que je suis dans cette ligue. Quand on vieillit, on comprend tout ce qui se passe chez ces gars pendant les matches et les entraînements" Holmes demande à Bird si le terrain lui manque depuis sa retraite il y a 25 ans et s'il considère qu'il aurait pu jouer davantage en se gérant différemment. "Je pensais que le jeu me manquerait, mais ça n'a pas été le cas. C'est peut-être parce que quand j'ai annoncé ma retraite, j'ai senti qu'un poids énorme quittait mes épaules". "Il m'est déjà arrivé de me dire : bon sang, j'aimerais vraiment être sur le terrain. La dernière fois, je pense que c'est quand on jouait face à Miami dans le game 7 de la finale de Conférence. On jouait vraiment mal et je me suis dit que j'aurais vraiment aimé pouvoir aider Paul George et David West, même un peu..." "J'aurais aimé avoir un gainage plus importante. Je me souviens que Robert Parrish ne touchait pas une balle de l'été mais faisait juste du yoga, des étirements et des exercices de respiration. Moi je devais courir mes 5 km pour m'échauffer, faire mes 20 km de vélo, sprinter... J'avais l'impression de toujours devoir en faire plus. C'est pour ça que mon corps n'a pas suivi. Un meilleur gainage m'aurait sans doute permis d'avoir la forme sans faire tout ça" "Je ne courais pas avant chaque match, mais quand on allait jouer à l'extérieur et que le coin était sympa, j'allais courir 4-5 km pour me mettre en jambes. Ça me permettait de ne jamais être fatigué pendant les matches. Peut-être que sans tous ces footings j'aurais tenu plus longtemps. Mais je crois que c'est surtout parce que je jouais de façon extrêmement dure sur le terrain" "Je savais que je ne durerais pas longtemps et que mon corps s'effondrait. C'était comme ça. Je voulais simplement remporter chaque match et il me fallait être en condition. Je n'étais tourné que vers le match du soir, jamais les suivants. Tout le monde regardait le match du soir et je me devais d'être le meilleur joueur sur le terrain et de gagner. C'était ma mentalité et je l'ai conservé tout au long de ma carrière. Je savais que je le paierais à un moment". Le "Hick from French Lick" a quand même eu le temps de faire payer les autres avant...
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