Au fait, il devient quoi : Nick Van Exel ?

Au fait, il devient quoi : Nick Van Exel ?

On a aimé l'imprévisible et tumultueux "Nick the Quick" !

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / G.O.D.

Ah, Nick "The Quick" ! Les fans des Los Angeles Lakers - et les autres - ont forcément eu de l'affection pour ce joueur qui a un peu incarné l'avant-Kobe-Shaq. Un jeu flashy, une vitesse d'exécution surnaturelle (d'où le surnom), des coups de chaud, des buzzer beaters... Nick Van Exel était très exactement l'archétype du joueur frisson, excitant, qui ferait cauchemarder les adeptes des analytics et des sélections de shoots sensées et réfléchies. En 1995, Eddie Jones et lui ont redressé la barre pour des Lakers post-Showtime qui venaient de manquer les playoffs pour la première fois la saison précédente. Pendant cinq saisons, le meneur s'éclate et régale, en guise de revanche.

Recalé des grosses facs en raison de ses résultats académiques insuffisants et drafté en 37e position principalement parce qu'il a refusé d'effectuer des sprints lors des workouts pré-Draft, Van Exel est identifié comme un caractériel talentueux. Son tempérament se manifestera notamment en 1996, avec un coup de sang contre un arbitre et une poussette qui lui vaudra 7 matches de suspension et une amende de 187 000 dollars. Pour le talent, il l'exprime à merveille en 1998 avec une participation au All-Star Game.

A l'été 98, les Lakers décident de passer la vitesse supérieure pour mieux encadrer leur duo majeur. Van Exel est envoyé à Denver, l'une des pires équipes de la ligue, contre Tony Battie et les droits sur le drafté Tyronn Lue. Nick the Quick entame alors une carrière un peu différente, illuminée par une pige intéressante chez les Mavs entre 2001 et 2003, dans le rôle de 6e homme capable de mettre le feu à la maison adverse.  Suivront des passages par Golden State, San Antonio et Portland, nettement moins marquants, jusqu'à une retraite dans une relative indifférence générale en 2006.

Après trois ans à papillonner, Nick Van Exel se tourne vers le banc, à chaque fois en tant qu'assistant. A la fac de Texas Southern (2009-2010), chez les Atlanta Hawks (2010-2012), les Milwaukee Bucks (2013-2014) dans son Wisconsin natal, puis en G-League aux Texas Legends (2014-2015), qui lui offriront son premier poste de head coach (2015-2016), avant de se poser chez les Memphis Grizzlies, où il a été assistant de David Fizdale et de JB Bickerstaff.

Son fils condamné à 60 ans de prison

Malheureusement, ce qui a fait le plus grand bruit dans l'après-carrière de Van Exel se situe sur le plan extra-sportif. En janvier 2013, son fils Nickey, 22 ans, est reconnu coupable du meurtre par balles de son ami Bradley Eyo. Van Exel affirme qu'il s'agissait d'un accident et qu'il ne savait pas que l'arme était chargée. La partie adverse l'accuse d'avoir voulu faire taire celui qui était son acolyte dans plusieurs affaires de vol pour éviter qu'il ne le dénonce à la police. Van Exel a jeté le corps d'Eyo dans le lac Ray Hubbard de Dallas pour tenter de dissimuler le méfait. Nick "The Quick" a donc assisté au procès de son fils et à sa condamnation à 60 années de prison...

La blessure ne se refermera jamais et il n'évoque pas cette affaire en public, se concentrant sur un avenir qu'il espère prospère et plein d'ouvertures pour un poste de head coach en NBA. David Fizdale, aujourd'hui à New York, tient Nick Van Exel en haute estime.

"Je pense qu'il peut être head coach dès aujourd'hui. Il est capable de mettre les choses en place pour créer une culture et développer des joueurs à un haut niveau. Les gens vont commencer à le remarquer", expliquait-il dans le Commercial Appeal.

Pour l'heure, Van Exel, 48 ans, épaule JB Bickerstaff à Memphis. Peut-être sera-t-il pris en considération lorsque les Grizzlies chercheront à changer de visage ?

Afficher les commentaires (0)
Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest