NBA CIRCUS : LeBron soigne ses stats… et sa Legacy. Doc Rivers inspire Joe Biden

NBA CIRCUS : LeBron soigne ses stats… et sa Legacy. Doc Rivers inspire Joe Biden

Du LeBron, encore du LeBron, toujours du LeBron. Ouais, on sait, mais le gars domine tellement tous les compartiments du jeu et toute la sphère médiatique... Le All-Around version 4.0 !

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / NEWS / WHAT THE FLOP / décalage

More than a coach

Quand vous voulez vous porter chance et remporter votre compétition, Doc Rivers n’est a priori pas le coach dont vous vous inspireriez ces temps-ci. C’est pourtant bel et bien le coach des Clippers et le roi du 3-1 gâché que Joe Biden a cité dans son discours hier. Certainement parce qu’il l’a tenu dans sa Pennsylvanie natale, non loin de Philly où Rivers a pris ses fonctions.

Surtout s’il n’a pas été terrible ces derniers mois sur le banc de L.A., c’est dans un domaine où il a bien plus brillé que le rival de Donald Trump l’a cité.

« Doc Rivers, le coach de basketball, retenait ses larmes quand il disait ‘Nous sommes ceux qui sont tués. Nous sommes ceux qui sont abattus. Nous avons été pendus. C’est incroyable à quel point nous aimons ce pays, quand celui-ci ne nous aime pas en retour.’ Je pense à cela. Je pense à ce que ça signifie pour une personne noire d’aimer l’Amérique. C’est un amour profond pour ce pays, qui n’a pas été reconnu depuis trop longtemps. »

On peut dire ce qu’on veut du coach. Mais Doc Rivers a prouvé, encore plus ces derniers mois avec ses propos sur le racisme et l’injustice sociale, qu’il était un mec vraiment bien.

En bref, à retenir en NBA (mais pas que)

  • Donc LeBron James fait aussi partie de ceux qui confondent la saison régulière et les playoffs…
  • KCP a été décisif. Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle vanne foireuse.
  • Plus drôle que Laurel et Hardy, Kevin Hart et Ice Cube, Eric et Ramzy ou Kawhi et PG : Shaq et Guillermo !
  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les jerseys Black Mamba des Lakers.
  • Pire que de devoir regarder Danny Green balancer des briques, devoir écouter “Baby Shark” en boucle est officiellement punissable par la justice.
  • LeBron a texté ses équipiers avant le Game 4, histoire de leur mettre la pression. Un meilleur moyen d’aborder un match concentré que de balancer des tweets sur un match de foot quelques instants avant un Game 3. On se doute que LBJ est certainement capable de switcher et de se concentrer juste avant le match, oui. Mais ses posts sur les Browns ne traduisaient pas non plus un focus extrême…
  • Mais s'il était vraiment focus sur ce Game 4 et la victoire impérative, LeBron n'a pas non plus oublié ses priorités et ses engagements en dehors des parquets.

En bref, à oublier en NBA (mais pas que)

  • Le match 3 de Jimmy Butler est l’une des plus grandes perfs de l’histoire des Finales. Eh bien, c’était aussi la pire audience. Quelle tristesse…
  • Le truc le plus bâtard et le plus vrai que vous verrez aujourd’hui.
  • Images terribles… terribles.
  • Sinon, il chercherait pas à soigner (ou éviter de salir tout au moins) un peu ses stats le King sur ce coup-là ?

Monument

Avec 738 Finales NBA consécutives ou presque, LeBron James est forcément en train de franchir les échelons à vitesse grand V dans toutes les catégories stats. Cette nuit, il est devenu le 5ème joueur de l’histoire à avoir disputés le plus de matches en Finales, avec 53 (ouais, on avait bien précisé « ou presque » quatre lignes plus haut). S’il se relâche un peu, ou s’il est joueur, ou s’il est incroyablement calculateur et se dit qu’un Game 7 serait plus cool pour sa legacy, il peut passer devant Jerry West et égaler Kareem Abdu-Jabbar. Par contre, bon courage pour aller chercher Bill Russell et Sam Jones.

Sans surprise, les 10 premiers spots sont bien évidemment trustés par les C’s et les Lakers.

Et au passage, il est passé 4ème au nombre de lancers-francs marqués en Finales, et devrait prochainement voler la 3ème place à Magic Johnson.

La NBA, c’est mieux maintenant

Les anciens joueurs sont parfois fatigants. « De mon temps nanani nanana… », « dans les années 90s, patati patata… », etc. Ça ne signifie pas qu’ils ont toujours tort, mais ils sont souvent trop prompts à dénigrer le basket moderne (et c’est valable dans tous les secteurs : le rap, les jeunes, le porno,… tout était mieux avant à en croire certains, même s’ils n’ont pas tort concernant le porno, nous garantit Thierry Normandie, bref). Alors forcément, on trouve l’avis de Metta World Peace sur ces Finales NBA particulièrement rafraîchissant. Et totalement vrai, même si les simples spectateurs que nous sommes n’en ont pas forcément conscience.

On pourra dire ce qu’on veut, que la bulle, c’est pas la prison, qu’ils étaient à Disney, etc., MWP a raison : cette bulle a été mentalement épuisante pour les joueurs, qui ne sont par conséquent pas au mieux physiquement. Et ces Finales sont probablement parmi les plus difficiles à jouer.

Par contre, si les Lakers claquent un 4-1, on ne lui suivra pas sur le fait que c’est « l’une des plus grandes Finales NBA » qu’on ait vues.

Vision et terre promise

A chaque fois que Kentavious Caldwell-Pope fait l’actu, difficile de ne pas penser aux propos lunaires de Rob Pelinka en 2017 après l’avoir signé pour un an et 18 millions de dollars :

« Dans le Livre de la Génèse, les Hébreux ont erré dans le désert et du pain leur est tombé du ciel. Voilà comment on se sent aujourd'hui avec la signature de KCP. »

Incroyablement dingue pour un joueur de ce niveau, surpayé au possible. Qu’est-ce qu’on s’était marré… Et qu’est-ce qu’on était con de se marrer ainsi. Le pain tombé du ciel, ce n’était pas KCP, et seul le GM des Lakers le savait alors. Cet improbable cadeau était en fait probablement une faveur à l’agence du joueur, Klutch Sport. Klutch, qui a amené sur un plateau LeBron James puis Anthony Davis les années suivantes aux Lakers. Direction la Terre Promise.

Pardonne-nous, Rob, nous étions dans l’ignorance et n’avons pas su voir ta Lumière.

Salut l’artiste

Coup dur pour les fans de l’ancien Celtic. Mais gageons qu’il continuera à monter des chevaux pour le plaisir, tout comme, après avoir mis un terme à sa carrière de basketteur de haut niveau, il a continué à s’amuser le dimanche en départ’ avec les Hornets :

KD a un exemple à suivre : Breanna Stewart

On dit toujours qu’une rupture du tendon d’Achille flingue la carrière de la personne qui la subit. Les exemples sont nombreux, malheureusement, et rares sont ceux qui reviennent de cette blessure à 100% de leurs capacités. Kevin Durant, qui fera son comeback en NBA avec Brooklyn dans quelques mois, n’a finalement qu’à passer un coup de fil à Breanna Stewart, la star du Seattle Storm, pour avoir la recette. En avril 2019, “Stewie” hurlait de douleur en finale de l’Euroleague avec Kursk fauchée alors qu’elle était lancée tel un missile vers une moisson de trophées collectifs et individuels inédits dans l’histoire du basket. Mardi, l’ancienne star de UConn a brandi le trophée de MVP des Finales et fêté le titre avec Seattle, beaucoup trop fort pour Las Vegas et son coach Bill Laimbeer. Stewart n’est pas revenue au même niveau qu’avant sa blessure. Elle est revenue MEILLEURE et encore plus injouable pour les défenses adverses. Le blueprint est là pour KD, dont le jeu n’est à la base pas non plus basé sur l’explosivité.

Au passage, Sue Bird est devenue la troisième athlète, NBA et WNBA confondus, à gagner un titre sur trois décennies différentes. Les autres : Tim Duncan et John Salley. Bird, 40 ans dans quelques jours, a encore réussi à sortir un match à 16 passes décisives lors des Finales. Les Bird sont définitivement des légendes du basket.

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