Une décennie de petits anges partis trop tôt

Une décennie de petits anges partis trop tôt

Sur la thématique de la fin de la décennie NBA en cours, voici une liste de joueurs qui ont disparu un peu trop vite des radars malgré une vraie hype.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

OJ Mayo

OJ Mayo

En voilà un dont la saison rookie en 2008, avant le début de la décennie, a finalement été son heure de gloire. Fabuleux scoreur et dynamiteur lorsqu'il était au lycée, OJ Mayo a toujours eu cette hype avec lui. Arrivé à Memphis en tant que 3e pick de la Draft et avec plein de certitudes et l'envie de tout casser, il chute progressivement. Au sein d'un groupe qui se veut ambitieux et animé par le Grit and Grind, il enchaîne les pépins, entre blessures, problèmes de fumette et bagarres en interne (Tony Allen l'a notamment couché dans l'avion de l'équipe pour une dette non payée). On pense le voir se relancer en 2012 à Dallas, dans une équipe de vétérans qui ont connu la gagne. Raté, la greffe ne prend que moyennement et il est envoyée dans le Wisconsin.

En 2016, alors qu'il est à Milwaukee, il touche le fond. Suspendu deux ans pour consommation de drogues dures (on parle là de cocaïne, héroïne, MDMA, amphétamines etc...), il disparaît des radars. Pendant plusieurs mois, d'anciens coéquipiers se sont inquiétés de ne pas avoir de nouvelles et on a craint le pire. Mayo a finalement resurgi relativement affûté pour embrasser une carrière de journeyman dans des championnats exotiques comme Taiwan, où il se trouve actuellement.

Pour se rendre compte de la confiance d'OJ Mayo en lui-même, il suffit d'écouter Michael Jordan, qui lui avait donné une leçon lors de l'un de ses camps dans les années 2000. "Tu es peut-être le meilleur joueur de lycée. Mais moi je suis le meilleur joueur de tous les temps".

Le Thunder de KD, Russ et James

Ce devait être leur décennie. Pas celle des Warriors. En quelques années et en marge d'un déménagement de Seattle à Oklahoma City, Sam Presti a monté ce qui aurait dû être une machine de guerre ultime via la Draft. Kevin Durant, Russell Westbrook et James Harden. Trois picks qui finiront MVP quelques années plus tard, après le démantèlement progressif du trio.

Le Thunder, finaliste en 2012 contre le Miami Heat de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, devait régner en maître sur la ligue après ce premier apprentissage. Mais une seule décision va mettre fin au rêve de dynastie. Pour quelques millions... Voyant la luxury tax comme un véritable fléau et sur les ordres de sa direction, Presti n'arrive pas à convaincre James Harden de prolonger. Les 54.5 millions de dollars proposés par le Thunder ne suffisent pas, le "Bearded One" en demandant 4.5 de plus. Peu après, il est envoyé à Houston contre : Kevin Martin, Jeremy Lamb, deux premiers tours de Draft qui deviendront Steven Adams et le très oubliable Mitch McGary, et un deuxième tour, qui deviendra Alex Abrines. Un véritable accident industriel quand on voit ce qu'est devenu Harden chez les Rockets.

Peut-être ces trois-là n'auraient ils jamais réussi à s'entendre suffisamment sur le terrain - KD et Westbrook, pourtant amis, ont eux-même échoués à s'entendre plus durablement - mais en termes de somme de talents, OKC n'aurait eu aucun équivalent.

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