111 IND
85 OKC
98 PHI
97 CLE
117 MIA
108 DET
120 CHI
102 NYK
115 PHO
123 LAL
119 UTA
114 BKN
121 DEN
125 ATL
107 SAC
99 POR

Top 10 des plus grands bad boys de l’histoire de la NBA

Jean-Sébastien BlondelPar Jean-Sébastien BlondelPublié

Prêts à tout pour gagner un match, il ne faisait pas bon tester ces mecs-là sur le terrain… ou en dehors. Sans ces 10 joueurs, la NBA n’aurait jamais été la même.

Vu la recrudescence de bastons ces dernières semaines en NBA, nous avons décidé de publier une partie du dossier que nous avions dédié aux joueurs les plus durs de l'histoire de la NBA dans le numéro 39 de REVERSE. On pensait alors que les "bad boys" étaient devenus une espèce en voie de disparition, visiblement, ils sont de retour au premier plan.

Ballers With Attitude

Charles Barkley : « Sir Charles »

Il peut difficilement y avoir de surnom plus ironique que « Sir » pour un personnage aussi spontané et provocateur que Charles Barkley. Heureusement pour lui, Chuck est aussi attachant qu’impulsif et aussi talentueux qu’insouciant. Son charisme l’a aidé à se tirer sans trop de conséquences des nombreuses situations problématiques dans lesquelles il s’est constamment retrouvé, sur et en dehors du terrain.

Compétiteur acharné, Barkley était aussi une tête de con, enchaînant les bagarres (Oakley, Shaq, etc.) et les altercations, les fautes flagrantes et les coups de gueule, réussissant même à se mettre tout le monde à dos aux Jeux de Barcelone avec des gestes et des commentaires lamentables contre l’Angola. Il reste malgré tout l’un des joueurs les plus marquants et les plus aimés de sa génération.

Maurice Lucas : « Vil Maurice »

Physique mais timide à ses débuts en ABA, Maurice Lucas se transforme en garde du corps sûr de lui le jour où il met KO le géant Artis Gilmore. Quatre fois All-Star NBA entre 1977 et 1983, Lucas devient l’ailier fort physique et rugueux par excellence, complément parfait du sophistiqué Bill Walton à Portland, puis de Kareem Abdul-Jabbar aux Lakers. À côté de pivots plus talentueux que lui mais beaucoup plus softs, Lucas peut jouer à merveille son rôle d’intimidateur et de mauvais garçon tout en faisant admirer un toucher et une adresse étonnants pour un joueur de son gabarit et de son style. Un Oakley avant Oakley, en somme.

Alors qu’il était aux Blazers et qu’un arbitre était sur le point de lui coller une deuxième technique synonyme d’expulsion, Lucas s’est approché de lui, a mis sa main tranquillement mais fermement sur la chaîne de son sifflet, l’a regardé du haut de ses 2,08 m et lui a simplement dit « Tu ne veux pas faire ça, crois-moi ». L’arbitre n’a pas mis longtemps à réaliser qu’effectivement, Mr Lucas n’avait pas tort.

Dennis Rodman : « Bad as I wanna be »

« Il faut vraiment qu’ils (les Pistons) lui trouvent de l’aide », déclare Scottie Pippen au sujet de Dennis Rodman dans « The Jordan Rules » de Sam Smith. « Vraiment. Ce gars est taré. Je ne l’aime pas, mais je pense qu’il est malade et ça n’est pas normal que des gens comme ça soient laissés en liberté dans les rues. Il faut qu’ils lui trouvent de l’aide. Ce gars est complètement dingue. » En 1991, au sommet de son art défensif avec Detroit, Rodman est tellement torturé intérieurement qu’il est probablement, comme le pense Pippen, à la limite de la folie clinique.

La descente aux enfers des Bad Boys et des événements personnels le plongent dans un profond mal-être qui le mène au bord du suicide. Rodman décide alors de ne plus retenir son côté obscur. Il renaît sous la forme du Dennis totalement barge que l’on a vu ensuite parasiter les Spurs et dynamiser les Bulls, vouloir faire des enfants à Madonna et épouser Carmen Electra.

John Brisker et Warren Jabali : « The meanest men in the ABA »

Dans une ligue chaotique où les bagarres étaient légion, deux noms ressortent inévitablement : Warren Jabali et John Brisker. Excellents basketteurs mais très violents et imprévisibles, les deux joueurs étaient craints par toute la ABA. Si Jabali l’était autant pour son extrémisme politique et religieux que pour son jeu physique, Brisker était clairement taré et les anecdotes à son sujet dans le fabuleux bouquin « Loose Balls » de Terry Pluto sont inoubliables. Le gars intimidait tellement ses adversaires que Tom Nissalke, alors coach des Dallas Chaparrals, a fini par mettre un contrat de 500 dollars, une grosse somme pour l’époque, sur sa tête. « Mets-moi dans le cinq de départ », demande Lenny Chappell, qui décoche ensuite une droite à l’ennemi public numéro un dès l’entre-deux !

Ironie du sort, Nissalke coachera Brisker en NBA quelques années plus tard. Le pire, c’est qu’il n’était pas craint que de ses pairs. Après le All-Star Game de 1971, Brisker cherche et trouve Jack Dolph, le David Stern de la ABA, et réclame ses 300 dollars de prime pour avoir participé au match. Il les veut immédiatement. Dolph, pourtant grand patron de la ligue, ne bronche pas et les sort de sa poche. Imaginez un instant Stern sortir une liasse de billets en douce dans un couloir du Toyota Center de Houston en février prochain sous la pression de Zach Randolph

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