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Penny Hardaway : Be kind, rewind

Jean-Sébastien BlondelPar Jean-Sébastien BlondelPublié

Oubliez l’ailier complet mais soft qu’il a été sur la fin, le « vrai » Penny était une version athlétique et adroite de Magic Johnson. Rien que ça…

On ne vous parlera pas ici du Anfernee Hardaway qui a alterné le bon et l’insipide à Phoenix, puis s’est morfondu dans le chaos des Knicks d’Isiah avant de finir sa carrière sur le bout du banc du Heat. On ne vous en parlera pas pour la simple et bonne raison que ce joueur est trop différent du Penny du milieu des années 90 pour être vraiment la même personne.

Celui dont se souviennent tous les gamins qui n’avaient pas grand-chose de plus que les matches de Canal pour satisfaire leur soif de basket aurait fait des Knicks une équipe respectable et aurait gentiment fait comprendre à Stephon Marbury que sa place était sur la banquette arrière de son 4x4. Le vrai Penny Hardaway aurait ensoleillé Phoenix et ébloui le Madison. Mais ‘The-Artist-Formerly-Known-As-Penny’ n’a passé que quatre ans en NBA avant de connaître une chute aussi brutale que son ascension avait été marquante.

« It’s a small world after all »

Orlando. Ses parcs d’attractions, son climat et… son cul bordé de nouilles ! Avoir le premier choix de la draft quand Shaq s’y présente, c’est déjà beau, mais l’avoir à nouveau l’année d’après quand on vient tout juste de rater les playoffs, ça tient du miracle. À l’annonce du résultat de la lottery, les fans de plus en plus nombreux voient déjà la raquette du futur. O’Neal et Chris Webber ensemble dessous, pour une franchise pleine de shooteurs et qui n’a que quelques saisons d’existence, c’est un rêve qui se réalise.

Mais Webber n’est pas le joueur le plus doué de la draft 1993. Orlando n’a encore jamais joué un match de playoffs de son histoire, mais ses dirigeants savent que le meilleur moyen de gagner un titre, c’est d’avoir un intérieur dominateur et un arrière créateur. L’expérience ratée des Twin Towers aux Rockets (qui avaient aussi eu le premier choix deux ans de suite), comparée au succès du Showtime des Lakers version Magic/Kareem, les pousse à monter un trade avec les Warriors pour choisir leur coup de cœur en lieu et place de « Mister Time Out ».

Penny n’a pas encore 22 ans et c’est lui, plus qu’Orlando, qui vient de gagner le gros lot en gagnant la chance d’avoir un mastodonte pour lui ouvrir les espaces, un meneur expérimenté (Scott Skiles, par ailleurs recordman NBA d’assists sur un match) pour lui enseigner le métier et une franchise en pleine explosion médiatique pour lui assurer la meilleure exposition possible.  Après des années de galère, Penny Hardaway s’éclate, est élu MVP du tout premier rookie game, devient All-Star pour sa deuxième saison, sort Jordan des playoffs et mène Orlando vers la première finale de son histoire. À 23 ans et deux ans dans la grande ligue, il s’est enfin trouvé un chemin facile.

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