5 raisons de croire à une victoire de Portland

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Menés 0-3 par les Golden State Warriors, les Portland Trail Blazers n’ont plus le droit à l’erreur lors du Game 4 disputé ce soir.

Il ne fait quasiment aucun doute sur le fait que les Golden State Warriors vont finir par éliminer les Portland Trail Blazers et se qualifier ainsi pour leurs cinquièmes finales consécutives. Une performance plus réalisée depuis les équipes phares des Boston Celtics dans les années 60. La vraie question consiste plutôt à savoir quand les doubles-champions en titre vont en finir avec la franchise de l’Oregon. Dès ce soir lors du Game 4 ? Nous vous donnons cinq raisons de penser que la série sera prolongée au moins d’une rencontre après la nuit de lundi à mardi.

1. Les Portland Trail Blazers, une équipe plein de caractère

Il faut comprendre dans quel contexte Terry Stotts, le coach, ses joueurs, Damian Lillard et ses coéquipiers, disputent les playoffs. Ils sont revanchards. Ils ont été moqués, et même parfois enterrés, après avoir été balayés par les New Orleans Pelicans au premier tour l’an dernier. Une étiquette leur a vite été collée sur le front : celle d’une équipe forte en saison régulière mais pas assez armée pour aller loin en playoffs. Il fallait un mental d’acier, du courage et du culot pour repartir au combat sans craquer sous la pression.

Les Blazers étaient une nouvelle fois tête de série mais cette fois-ci ils ont assumé leur statut. Et ce malgré la perte d’un joueur majeur, Jusuf Nurkic, quelques semaines plus tôt. Ils ont humilié l’Oklahoma City Thunder au premier round (4-1). Avec un buzzer-beater phénoménal de Lillard pour conclure la série à plus de dix mètres lors du Game 5. En demi-finales de Conférence, Portland a été mené 2-3 par Denver avant d’inverser la vapeur et de gagner deux « Win or Go Home », les Games 6 et 7. Cette formation n’est pas la plus talentueuse de la ligue mais elle a du caractère et elle ne s’avoue jamais vaincue. Un état d’esprit qui sera nécessaire pour l’emporter ce soir.

2. Damian Lillard et C.J. McCollum vont être monstrueux après avoir été critiqués

C’est un classique (malheureux) des presses locales en playoffs. Un joueur ou une équipe coince et les journalistes du coin s’acharnent soudainement sur les hommes qu’ils suivent tout au long de l’année. Parfois pour vendre du papier, parfois en se sacrifiant et en endossant le costume du méchant pour piquer l’orgueil des basketteurs qu’ils connaissent le mieux. The Oklahoman avait par exemple descendu Kevin Durant avant un match de playoffs. Ça a évidemment marché sur le bonhomme qui s’était réveillé après avoir été qualifié de « Mr Unreliable ». Comme quoi, le surplus de motivation peut aussi aider…

On ne sait pas exactement quel était le but recherché par The Oregonian. Le média s’est attiré les foudres de la toile en compilant les blagues faites sur les Blazers dans un article. Avec un titre tape à l’œil : « Damian Lillard et C.J. McCollum ressemblent au ‘trash brothers’ » soit la reprise d’une réplique de l’odieux Skip Bayless. Le papier web a été très mal accueilli. En effet, on peut trouver dommage de se moquer d’une équipe qui a ramené Portland en finales de Conférence pour la première fois depuis 2000. Il fallait sacrément être optimiste pour penser que les Blazers auraient une vraie chance de battre les Warriors. Remuer le couteau dans la plaie n’était pas idéal.

Mais ça peut peut-être donner encore plus de rage de vaincre à Lillard et McCollum – ainsi que leurs partenaires – deux joueurs qui ont lutté contre des stéréotypes tout au long de leur carrière. 60 points à eux deux ce soir.

3. Cette fois-ci, les Blazers ne vont pas se relâcher…

On l’oublie un peu vite mais Portland menait deux fois au score, et assez nettement, à la pause des deux dernières rencontres. +15 dans le Game 2 et +13 dans le Game 3. Ils n’ont pas su conclure. Mais c’est bien la preuve qu’ils ont les arguments pour au moins secouer un peu Golden State. Les Warriors ont su revenir et inverser la tendance à chaque fois. Mais à force de démarrer en douceur, ce n’est pas dit que les Californiens ne s’exposent pas à un moment à une défaite.

4. … Mais les Warriors si

S’il y a bien une équipe capable de jouer avec l’interrupteur ON/OFF, c’est Golden State. Cette armada est tellement dominante… tellement dominante qu’elle en oublie parfois de faire le boulot. Les joueurs de Steve Kerr nous ont régulièrement habitués à ses coups de moins bien. Ils ont tendance à se relâcher. Ça peut vraiment jouer en faveur des Blazers si Lillard et ses troupes arrivent à s’appliquer sur 48 minutes. Néanmoins, Draymond Green a déjà averti qu’il aimerait que son équipe tienne le cap sur ce Game 4 pour vite en finir avec Portland et ainsi bénéficier de 9 jours de repos avant les finales NBA.

5. Parce qu’Andre Iguodala sera peut-être absent

Touché à la jambe lors du Game 3, Andre Iguodala est incertain pour le duel de ce soir. Et c’est tout de même une donnée importante. Cuit jusqu’à  la moelle lors de la saison régulière, le vétéran est excellent depuis le début des playoffs. Il a montré qu’il était toujours en mesure de contribuer. Même à 35 ans. C’est l’un des joueurs clés des Warriors. Notamment en défense sur Lillard et McCollum. Son absence (éventuelle) peut aider à ouvrir des espaces pour les deux pistoleros. Et une fois déchaînés, les Blazers sont une toute autre équipe.