Utah flambe et Ricky Rubio est l’homme du moment en NBA

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Si le Utah Jazz reste sur sept victoires de suite, série en cours, c’est d’abord parce que son meneur Ricky Rubio affiche un niveau de jeu époustouflant en ce moment.

Croyez-le ou non, il y a du Stephen Curry chez Ricky Rubio en ce moment. Comme si la superstar des Golden State Warriors avait prêté ses supers pouvoirs au meneur du Jazz. La formation de Salt Lake City a décroché cette nuit un septième succès consécutif en battant les Memphis Grizzlies (92-88). Une rencontre une nouvelle fois marquée par une prestation très intéressante de l’Espagnol. Il a terminé meilleur marqueur du match avec 29 points à 8/16 aux tirs.

Rubio a d’ailleurs vraiment pris le relais au scoring depuis que le rookie Donovan Mitchell (9 points) est diminué. Il monte vraiment en puissance. Parfois nonchalant sur un terrain de basket, il a un regain d’énergie et d’agressivité qui fait le plus grand bien à son équipe. Il défend – il a toujours été plutôt doué pour sa position dans ce domaine – il court, il lit le jeu, il provoque la défense en dribbles. Ce n’est pas le Rubio statique qui traîne sa peine sur les parquets quand il n’est pas en confiance, pas en forme ou pas en réussite. Le vétéran de 27 ans se comporte désormais en patron pour mener la jeune formation du Jazz.

Sept victoires de suites donc. Un groupe transfiguré à l’image de son meilleur joueur en ce moment. Ricky Rubio affiche 20,7 points, 53% aux tirs, 56% à trois-points, 5,9 rebonds et 7,7 passes en 32 minutes sur la série. Avec un différentiel de +15 ! Utah domine ses adversaires comme le font les Warriors de Curry quand leur meneur est sur le terrain. D’où le (faux) rapprochement. Pour aller un peu plus loin dans cette comparaison qui n’a pas lieu d’être, notons que Rubio n’hésite plus à dégainer. Quelle que soit la distance. Il a l’espace ? Il punit.

Ce changement d’état d’esprit fait beaucoup de bien au Jazz. A force de mettre ses paniers, il libère ainsi des espaces pour ses coéquipiers. Ajoutez-y aux écrans Ade Rudy Gobert, avec qui il combine bien, et vous obtenez soudainement une attaque de feu sans aucun vrai scoreur (Mitchell a le potentiel et il est même déjà un attaquant vraiment crédible mais il était malade récemment) au sein de l’équipe. C’est très fort.

Reste à savoir combien de temps ça va durer. Ricky Rubio a déjà connu des éclats de brillance aux tirs avant de retrouver sa maladresse extérieure. Mais en ce moment, il n’y a pas beaucoup de basketteur plus chaud que lui sur cette planète.