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Rookie Watch : LaVine se distingue, les Rockets en force

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Qui dit nouvelle saison NBA dit nouvelle(s) rubrique(s) sur BasketSession. Toutes les deux semaines, nous ferons le point sur les performances des débutants au travers de notre « Rookie Watch » !

1984, 1996, 2003. Trois classes de draft entrées dans la légende de la NBA. La cuvée 2014 s’inscrira-t-elle dans la même lignée ?

On nous a promis un grand cru avec de futures vedettes en pagaille : Jabari Parker, Andrew Wiggins, Julius Randle, Marcus Smart, etc. Déjà l’an passé, nous vous avions proposé de suivre leur éclosion en NCAA à travers le « Wiggins Watch ».

Voici donc notre nouvelle rubrique, le « Rookie Watch ». Toutes les deux semaines, nous reviendrons sur les performances des débutants qui nous ont le plus marqués. Précision importante : il ne s’agit pas d’un « classement ». Ainsi, des joueurs moins en vue qui se sont distingués pour un action, un fait divers ou une déclaration sont eux aussi susceptibles d’intégrer notre rubrique tout au long de la saison.

Bienvenue dans le Texas, rookies !

Tarik-Black-ars-950-BIGLes Houston Rockets ont débuté la saison en trombe, remportant 16 de leurs 20 premiers matches et s’assurant ainsi la quatrième place de la Conférence Ouest. Pourtant, l’effectif texan semble moins armé que l’an passé suite aux départs de Chandler Parsons, Omer Asik et Jeremy Lin. Pourtant, Dwight Howard, pivot All-Star et tour de contrôle défensive de Houston, n’a pas foulé un parquet depuis le 17 novembre dernier. Les Rockets ont remporté 7 des 9 rencontres disputées en son absence avec notamment des victoires de prestige contre Memphis et Dallas, deux autres armadas redoutables de la Conférence.

Estimer que les Rockets sont moins forts que l’an passé sur le papier revient à négliger l’impact des rookies dont dispose la franchise. Ils sont trois débutants au sein du groupe de Kevin McHale et ils se sont déjà tous illustrés depuis le début de la saison. Deux d’entre eux, Kostas Papanikolaou et Tarik Black, ont même un rôle significatif dans la rotation.

Pivot besogneux non drafté et finalement conservé après des belles prestations en Summer League, Black s’est mis au diapason pour compenser l’absence d’Howard. Plus petit (2,11 m tout de même) que certains pivots, il compense avec sa combativité. Il aime se « bagarrer » sous le cercle à la manière d’un Zach Randolph. Sa mission première consiste à capter des rebonds et à défendre dur, et c’est exactement ce qu’il fait. Il n’est pas une arme de dissuasion permanente près du cercle comme « D12 » mais il aime les duels engagés et n’hésite pas à aller au contact. Le constat est le même de l’autre côté du parquet. Le bagage technique de l’ancien coéquipier d’Andrew Wiggins (à Kansas) est limité mais il joue des coudes pour se frayer un chemin près du cercle et ça marche !

Papanikolaou-ars-2

Kostas Papanikolaou n’a pas eu besoin de la blessure d’un cadre pour se révéler à Houston. Il s’était distingué dès ses premiers matches en NBA grâce à ses feintes et son apport intéressant en sortie de banc. Encore trop irrégulier, comme tous les rookies, l’ancien joueur de Barcelone monte en puissance. Il a dépassé la barre des 10 points au cours des trois dernières rencontres, le tout sans forcer (16/26 aux tirs sur la période, 61,5%). Papanikolaou a un rôle d’ailier à tout faire qui manque aux Rockets depuis le départ de Chandler Parsons pour Dallas. Il crée du jeu, il prend des rebonds, il met des points… Le Grec n’est pas le joueur le plus charismatique ou le plus brillant de la cuvée mais il a déjà un impact sur une équipe qui truste les sommets de la Conférence Ouest.

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Le troisième rookie des Houston Rockets, Nick Johnson, est moins connu. Cadre d’Arizona (l’une des meilleures équipes universitaires du pays l’an passé), il a été drafté au second tour à l’issue de sa troisième saison NCAA. Il n’était pas prévu que le joueur de 21 ans ait un quelconque impact dans le Texas. Il est notamment barré par James Harden et Jason Terry à son poste et il joue effectivement très peu depuis le début de la saison (9 matches et 10 minutes de jeu en moyenne). Cela n’a pas empêché Johnson de se mettre en valeur. Alors qu’Harden était contraint de rester scotché sur le banc après avoir écopé de sa sixième faute, le rookie a offert la victoire aux Rockets contre Minnesota. Et au buzzer s’il-vous-plait !

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K.J. McDaniels (Philadelphie Sixers)

KJ-McDaniels-arsDeuxième apparition dans notre « Rookie Watch » pour K.J. McDaniels. La première fois, nous avions salué le culot et les performances de cet ailier athlétique et défensif des Philadelphie Sixers. Presque un mois plus tard, le rookie continue de s’affirmer comme l’une des deux ou trois raisons valables pour regarder plus de dix minutes d’une rencontre des Sixers sur le League Pass. Il est explosif, spectaculaire et il commence à prendre de plus en plus de responsabilités en attaque (13 pts et 12 tirs tentés en moyenne sur les six derniers matches). Mais ce n’est pas le joueur en lui-même qui nous a marqué ces dernières semaines mais… sa mère ! Shawn McDaniels – dont le pseudo Twitter rappelle bien à quel point elle est fier de son fiston (@KJsMOMshawn) – n’a pas hésité à descendre publiquement la direction des Sixers sur le réseau social.

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On comprend désormais d’où le jeune K.J. tire son audace.

Jabari Parker (Milwaukee Bucks)

andrew wigginsUne majorité de fans ont été refroidis par les performances de Jabari Parker depuis le début de la saison. Plus que ça, on a parfois senti de la déception. Les médis – nous y compris – ont placé l’ancien prodige de Duke sur un piédestal (même si nous vous avons rappelé à plusieurs reprises que ni Wiggins, ni Parker, n’avait le potentiel d’un Anthony Davis ou d’un LeBron James) et les fans ont pu être déçus. Mais on ne peut pas reprocher aux journalistes de s’enflammer trop vite au sujet d’un jeune joueur si c’est pour ensuite le descendre à la même vitesse (cette phrase a-t-elle un sens ??)

Jabari Parker a un vrai potentiel et il progresse match après match. Jason Kidd s’est enfin décidé à basculer sa jeune star dans la raquette. Il est fait pour ce poste d’ailier-fort capable de jouer face au cercle et de provoquer les intérieurs plus lents et moins technique. Son jeu a évolué depuis ce changement stratégique et cela se ressent dans les statistiques. Il est plus incisif, plus impliqué en attaque, plus adroit et donc plus efficace. Contre Houston, il a provoqué 14 lancers-francs pour terminer la partie avec 19 points. Le match suivant, il plantait 22 points (avec 8 rebonds) contre Cleveland en agressant en permanence Kevin Love. Le rookie prend ses marques. Il a tenté sa chance derrière l’arc à 16 reprises (seulement 4 réussis, 25%) lors des 14 premières rencontres. Il n’a plus shooté à trois-points depuis 9 matches et ses pourcentages sont en très fortes hausses. Parker tourne à 15,5 pts et 5 rbds sur les dix derniers matches avec un impressionnant 59,7% de réussite. Voilà des statistiques nettement plus dignes d’un favori pour le trophée de Rookie Of The Year.

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Zach LaVine (Minnesota Timberwolves)

Zach-LaVine-arsEn parlant de ROY, il était écrit que la récompense se jouerait entre Jabari Parker et son éternel rival Andrew Wiggins. Mais le Canadien est-il seulement le meilleur rookie au sein de son équipe ? Un peu timide – même si brillant sur certaines séquences – il s’est fait piquer la vedette par son coéquipier Zach LaVine lors des deux dernières semaines.

C’est devant son public, à Los Angeles, que l’ancien joueur d’UCLA a marqué les esprits pour la première fois. Culoté, adroit et décisif, il a dézingué les Lakers en inscrivant 28 points en 26 minutes à 11/14 aux tirs. Plus que sa ligne de statistiques, c’est la manière dont il a inscrit ses points qui est intéressante. LaVine a enchaîné les tirs à mi-distance (2/2 à trois-points également) parfois même avec un défenseur face à lui. Ce ne sont pas des « bons » shoots à prendre. Mais il les a mis et il a guidé les Wolves vers la victoire ce soir-là. Cela témoigne d’une certaine aisance. Il n’a pas inscrit le moindre panier lors du match suivant contre Portland. Auteurs de 17 points contre Houston et 22 pions (et dix passes décisives) contre San Antonio, il a ensuite converti seulement 4 de ses 16 tentatives contre Golden State lors du dernier match de Minnesota.

Il doit encore gagner en constance. Mais LaVine a un potentiel intéressant – même si ce n’est absolument pas comparable avec celui d’Andrew Wiggins. Certains observateurs voient en lui un futur Gerald Green, non seulement pour ses qualités athlétiques venues d’ailleurs mais aussi pour son irrégularité et son aptitude à enflammer une rencontre. Ce sont des indices sur l’éventuelle suite de la carrière du rookie des Wolves.

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