Le scouting NBA pour les nuls : la méthode Bucks

A deux semaines de la deadline pour les transferts, les Milwaukee Bucks, 8ème à l'Est, font un scouting intense en ce moment au cas les playoffs leur échapperaient.

Edwin MalboeufPar Edwin Malboeuf  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Le scouting NBA pour les nuls : la méthode Bucks
Milwaukee vient de se faire chiper sa 7ème place à l’Est par Boston et se retrouve désormais sur la dernière marche qualificative pour les playoffs. Du coup, accrocher les phases finale de la saison implique de ne pas participer à la loterie de la draft en juin. La loterie détermine l’ordre des choix de drafts accordés aux 14 équipes en vacances à partir d’avril. A deux semaines de la date limite des transferts (21 février), les Bucks sont en plein scouting et tentent de dénicher les meilleurs prospects à la prochaine draft. Deux choix existent pour les équipes dans cette situation : lâcher la course aux playoffs pour espérer un bon pick à la draft (Cleveland en 2003 avait obtenu LeBron James en se sabordant sur la fin de saison) ou bien garder l’effectif intact en misant sur une progression avec une expérience supplémentaire. Selon les dirigeants de Milwaukee, ils tableraient sur la deuxième solution. Malgré cela, les scouts des Bucks parcourent le pays à la recherche de la perle rare au cas où leurs plans de playoffs échoueraient. Sur les derniers 18 jours, Bill McKinney, directeur du recrutement au sein de la franchise du Wisconsin, était en déplacement 15 jours pour scruter à la loupe des prospects à travers les Etats-Unis. Et d’après ce qu’il a pu observer, aucun joueur ne sort du lot pour le moment pour être le numéro un de la draft à coup sûr.
« Le consensus pour le moment est que cette draft ne sera pas très forte. Personne ne s'est élevé au dessus du lot pour être le numéro 1.»
Comment sélectionne-t-on un joueur pour intégrer une équipe NBA quand on n'est ni suffisamment nul pour récupérer un top pick, ni suffisamment bon pour ne pas avoir besoin de renfort ?
« On essaie d’aller voir les joueurs trois ou quatre fois chacun en personne plus un supplément avec les work-outs en mai et juin. (Après un scouting), vous commencez le rapport pendant le match et vous le finissez dans l’avion » explique McKinney au Journal Sentinel de Milwaukee.
La draft peut changer le visage d’une équipe en bien comme en mal. L’arrivée de Brandon Jennings en dixième position en 2009 a mené les Bucks au septième match du premier tour des playoffs 2010. A l’inverse, Yi Jianlian arrivé de Chine en 6ème position de la draft 2007, a sûrement eu le mal du pays car il est de retour chez lui. Pour un petit marché comme Milwaukee, la draft et les transferts représentent une des seules manières d’améliorer l’équipe. Vous imagineriez un Chris Paul agent libre cet été amener ses talents dans le Wisconsin ?
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