Ces stars qui ont loupé leurs Finales NBA

Stephen Curry n'est pas la première star en difficulté dans des Finales NBA. Des années 90 à aujourd'hui, certains joueurs majeurs sont déjà passés par là.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / G.O.D.
Ces stars qui ont loupé leurs Finales NBA
Les Golden State Warriors ont beau mener 3-2 dans ces Finales NBA 2016, Stephen Curry peine toujours à marquer l'événement de son empreinte. S'il a réussi un match à 38 points, le double MVP en titre a moins d'influence sur le jeu qu'en saison régulière et sa partition globale a pour le moment un petit arrière-goût d'inachevé. Il lui reste un ou deux matches pour ne pas rejoindre ces joueurs attendus au tournant lors des matches pour le titre et qui n'ont pas été au rendez-vous. En voici quelques uns du début des années 90 à aujourd'hui.

Kevin Johnson (Phoenix Suns, 1993)

Note importante pour les plus jeunes : Kevin Johnson n'a pas toujours été un politicien. Avant d'être maire de Sacramento, "KJ" était surtout un sacré joueur de basket. En 1993, le meneur All-Star forme un duo détonant avec Charles Barkley à Phoenix, au point de mener les Suns jusqu'aux Finales NBA contre les Chicago Bulls. Contraint de défendre sur Michael Jordan, Johnson fait un travail honorable dans ce secteur, mais perd complètement ses moyens offensivement. Généralement proche voir au-dessus des 50%, il tourne à 42% durant ces Finales avec plus de 4 pertes de balle par match. Deux actions marquantes en fin de match confirment sa méforme : il réceptionne d'abord mal une remise en jeu dans les dernières secondes du game 4 alors que Phoenix avait encore ses chances, puis se fait contrer à la dernière seconde du game 6 qui scelle cette série et permet aux hommes de Phil Jackson de célébrer un nouveau titre. Kevin Johnson crosse Michael Jordan https://www.youtube.com/watch?v=a9gSR52YzAA

John Starks, 1994, NY

En 1994, les New York Knicks sont l'une des équipes les plus redoutables de la NBA et ce n'est pas uniquement grâce à Pat Ewing. A ses côtés, John Starks fait des merveilles et est sélectionné pour la première (et dernière fois) de sa carrière au All-Star Game. La franchise de Big Apple réussit un parcours de mort de faim dans la Conférence Est (avec deux victoires 4-3 contre les Pacers et les Bulls) en l'absence de Michael Jordan, retraité depuis l'été, et atteignent les Finales NBA contre les Houston Rockets. Alors qu'ils mènent 3-2 dans la série et ne sont qu'à une victoire de pouvoir soulever le trophée Larry O'Brien 21 ans après leurs aînés, les Knicks craquent, Starks le premier. En perte de confiance et d'adresse (36%), l'arrière vit un cauchemar dans le game 7 avec 11 (!) paniers à 3 points manqués et un 2/18 rédhibitoire qui guide les Rockets d'Hakeem Olajuwon vers le premier de leurs deux titres consécutifs. Le dunk de John Starks contre les Bulls https://www.youtube.com/watch?v=pCTfxOrX4k8

Kenyon Martin, New Jersey 2003

Ceux qui n'ont connu Kenyon Martin sur le tard peineront probablement à imaginer l'animal qu'était "K-Mart" au début de sa carrière. Numéro un de la Draft 2000, il connaît rapidement le succès avec les New Jersey Nets grâce à la présence de Jason Kidd et de Brian Scalabrine et participe à deux Finales NBA consécutives en 2002 et 2003, avec une immense déception au bout à chaque fois. Face aux Spurs, alors que les débats sont serrés et le score de 2-2, il disparaît complètement lors des deux dernières rencontres remportées par les Texans. Après un game 5 traversé comme un fantôme (4 points), son game 6 est tristement resté dans les mémoires du côté de Newark, avec un 3/23 terrifiant qui conduira ses dirigeants à le trader chez les Nuggets. Le début de la fin, déjà, pour cet athlète électrisant handicapé par les blessures. Kenyon Martin avec les Nets

Kobe Bryant, L.A. Lakers, 2004

A l'orée de ces Finales 2004, les tensions sont plus vives que jamais entre Kobe Bryant et Shaquille O'Neal. Les deux hommes, qui se sépareront quelques semaines plus tard avec le départ du Big Cactus pour Miami, n'arrivent plus à masquer leurs différences comme durant le Three-Peat. Sur le terrain, Kobe veut montrer que c'est "son" équipe et qu'il est capable de faire la différence tout seul. Les qualités collectives et défensives des Pistons mettent en lumière l'individualisme du "Black Mamba", qui shoote en masse et surtout à 38.1% avec, pour la première fois de sa carrière en Finales, presque autant de pertes de balle que de passes décisives sur l'ensemble des cinq matches. Même défensivement, Bryant y est nettement moins, puisqu'il enregistre des moyennes de rebonds, d'interceptions et de contres plus basses que jamais pour l'événement.

LeBron James, Cleveland, 2007

Les premières Finales NBA de LeBron James lui ont longtemps laissé un souvenir amer. Exceptionnel en saison régulière et phénoménal en playoffs, le "Chosen One" est, comme ses partenaires, complètement impuissant face aux Spurs. Fessés 4 à 0, les Cavs pensaient que leur jeune star pourrait au moins leur éviter l'humiliation d'un sweep, mais la défense féroce de Bruce Bowen, ses 35.6% sur l'ensemble de la série et ses 6 pertes de balle par match prouvent que le "King" n'était pas prêt à monter sur le trône.

Ray Allen, Boston 2010

Ray Allen paraît en jambes au moment d'aborder le game 3 contre les Lakers. "Jesus" sort d'un game 2 où il a inscrit pas moins de 8 paniers à trois points, un record pour des Finales NBA. Malheureusement, c'est le chant du cygne pour Allen dans cette série. Il sort un 0/13 (0/8 à 3 points) qui plombe les Celtics, avant de poursuivre avec quatre matches indigents et boucler cette série culte à 36% au shoot (29% à 3 points) et sans impact positif sur le résultat. Il se rattrapera quelques années plus tard sous un autre maillot avec un panier à 3 points dans le corner passé à la postérité... https://www.youtube.com/watch?v=5z9DbSulMRQ
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