Stephen Curry, un patron dans l’attitude, les mots et les actes

BasketSessionPar BasketSession Publié

Lors de la victoire des Golden State Warriors face aux Cleveland Cavaliers à l'occasion du Game 1 des Finales NBA, le meneur de jeu Stephen Curry a été un véritable patron de A à Z.

Avec ses 51 points marqués sur le Game 1 des Finales NBA, LeBron James va logiquement attirer toutes les attentions. La performance de l'ailier des Cleveland Cavaliers a été incroyable, mais son équipe a tout de même chuté face aux Golden State Warriors. Face au King, les Californiens ont tout de même eu du mal à rivaliser, à l'image d'un Kevin Durant maladroit. Tous sauf un. Stephen Curry. Souvent décrié pour sa propension à disparaître lors des Finales, le meneur de jeu des Dubs a répondu présent pour le premier match de cette série. Avec 29 points (à 5/11 à longue distance), une défense de tous les instants et une présence indéniable, le double MVP de la NBA a assumé le costume de patron de son équipe.

Dans le jeu, Stephen Curry a su être déterminant

Sur ce premier match, Curry a été incontestablement le meilleur joueur de son équipe. En plus de se donner en défense, notamment sur LeBron James, le meneur a véritablement donné le ton pour les siens. Même dans les moments difficiles (la sortie de Klay Thompson sur blessure, la maladresse de Kevin Durant), il a tenu la baraque en inscrivant des paniers déterminants pour rester dans la partie. Si son tir à très longue distance au buzzer à la pause pour égaliser va faire le tour du monde, son match ne résume absolument pas à ça. Malgré son retour récent de blessure, Curry a retrouvé toute son explosivité. Il a été un véritable cauchemar pour les défenseurs adverses. Avec son adresse, il a fait payer le moindre oublie adverse. Devant les médias, Curry a d'ailleurs savouré ce succès.

"Il s'agissait d'un match totalement fou. Tous les premiers matches des séries sont différents. Dans les Finales NBA, tout peut se passer. La seule chose qui compte, c'est d'avoir obtenu cette victoire et de tourner la page pour le Game 2, il faut apprécier le moment", a-t-il commenté pour le Mercury News.

Le plus fort dans la performance de Curry, c'est qu'il a toujours trouvé le bon moment pour répondre à James. L'ailier des Cavs a réalisé un véritable festival, mais toujours juste et appliqué dans ses choix, le meneur californien a trouvé la parade pour maintenir son équipe en vie. Dans les dernières minutes du 4ème quart-temps, il a d'ailleurs pensé donner la victoire aux Warriors avec un 2+1... mais George Hill a égalisé avant la folle bourde de J.R. Smith. Bien secondé en prolongation par Thompson, Curry a donc eu un impact énorme sur le succès des siens.

L'attitude d'un patron et même du trash talk !

Si l'excellente performance de Curry a été indispensable pour son équipe, que dire de son attitude ? Par le passé, le joueur de 30 ans a souvent été pointé du doigt pour son manque de leadership. Il faut dire que lors des précédentes Finales NBA, il a eu la mauvaise tendance à s'effacer. Mais pas sur ce Game 1. Dans l'attitude, le Warrior a montré l'exemple. Sérieux dans le jeu, il a été un véritable leader pour son équipe dans sa volonté. Capitaine exemplaire, il a ainsi montré la voie, n'hésitant pas à s'embrouiller... avec James en fin de partie.

"Je pense que ça va arriver plusieurs fois durant les Finales. On va un peu discuter sur le parquet. Avec les 4 dernières années, nous nous connaissons de plus en plus. Il a dit des trucs, j'ai dit des trucs. Mais au final, c'est rien du tout", a assuré Curry.

Rien du tout ? Pas sûr. Dans son comportement, Stephen Curry ne se laisse absolument pas marcher sur les pieds. Il s'agit d'un signal envoyé à ses adversaires, mais aussi à ses partenaires. Dans le jeu, dans l'attitude et donc même dans les mots, le patron des Warriors a prouvé qu'il était bel et bien présent au rendez-vous. L'occasion pour lui de mener Golden State à un nouveau sacre et d'effacer une "anomalie" en étant enfin MVP des Finales ? En continuant sur cette lancée, il ne devrait pas en être très loin...