Tomas Satoransky, enfin de quoi exciter les Wizards

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

En signant Tomas Satoransky pour trois saisons, les Washington Wizards ont recruté un joueur spectaculaire capable de conquérir le coeur des fans.

Tomas Satoransky A Washington, l’agitation est à la Maison Blanche. Dans les rues. Mais sans doute pas dans les travées du Verizon Center un soir de match des Wizards. Si la franchise de D.C. possède l’un des meneurs les plus brillants - et spectaculaires - de la NBA, en l’occurrence John Wall, son équipe ne passionne pas les foules. La faute à des défaites en pagaille, des déceptions, des mauvais choix. La faute à Randy Wittman. Les Wiz’ sont prêts à inverser la tendance. Tomas Satoransky, lui, est prêt à faire le grand saut de l’autre côté de l’Atlantique.

Les dirigeants de Washington ont recruté plusieurs joueurs ce week-end. Ils ont récupéré Trey Burke en cédant un second tour de draft au Utah Jazz et ils ont paraphé les nouveaux contrats d’Andrew Nicholson et Ian Mahinmi. Pour les fans concentrés sur le basket US, ces trois recrues sont déjà plus intéressantes que l’arrivée d’un meneur de jeu tchèque drafté au second tour en 2012. Trois picks avant Draymond Green. Le dernier tchèque à avoir réussi à Washington est Jaromir Jagr (NHL) et les supporteurs des Wizards doivent encore avoir en travers de la gorge la sélection de Jan Vesely à la draft 2011. Devant Klay Thompson ou Kawhi Leonard par exemple. Ils vont bientôt changer d’avis. « Sato » va les faire changer d’avis.

Le combo guard de 24 ans s’est engagé pour 9 millions de dollars sur trois saisons avec les Wizards. La franchise va d’abord devoir négocier son buyout et l’ancien prodige de Barcelone va mettre la main à la poche pour évoluer dans la plus grande ligue du monde.

Satoransky sort d’une très bonne saison en Espagne. Il a brillé en Euroleague - 9 points et plus de 4 passes de moyenne - dans son registre particulier : drives, tear drops, crossovers et dunks surpuissants. C’est un attaquant complet, grand et puissant pour son poste, athlétique et inspiré que récupèrent les Wizards.

Jusqu’à présent, les Wizards comblaient le rôle de back-up de John Wall avec un gestionnaire ou un shooteur. Une valeur sûre, pas folichonne, capable de faire le boulot en sortie de banc pendant que le All-Star prenait ses quelques minutes de repos. Il n’y avait pas de grain de folie. C’est exactement ce que va apporter Tomas Satoransky. Et c’est exactement ce dont les fans ont besoin. Et la franchise aussi. Un peu de peps, histoire de réveiller une équipe qui peine à développer son potentiel. Avec le Tchèque associé à Otto Porter Jr et Kelly Oubre mais aussi Ian Mahinmi (ou Markieff Morris), les Wizards ont la possibilité un cinq « small ball » - dans le sens mobile du terme - mais grand par la taille avec des joueurs aux longs bras susceptibles de débouler de partout en attaque. De quoi mettre un peu de piquant.

Scott Brooks, le nouveau coach, a instauré cette philosophie au Thunder en associant des joueurs longilignes capables d’exploiter leur avantage de taille et de mobilité. Il s’est rendu en Espagne pour s’entretenir avec Tomas Satoransky et on espère qu’il saura lui donner sa chance même si la concurrence avec Trey Burke, ancienne superstar universitaire, sera rude. Voilà qui promet au moins un peu de spectacle. Ce serait déjà une nouveauté pour les Wizards.