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Les 9 grands moments de Tony Parker à San Antonio

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Tony Parker va faire ses retrouvailles avec les San Antonio Spurs cette nuit. Son premier match dans le Texas depuis sa signature aux Charlotte Hornets.

Tony Parker est une légende vivante des San Antonio Spurs. Il y a passé 17 saisons, été nommé 6 fois All-Stars, sélectionnés 4 fois au sein de l’une des All-NBA Teams, gagné 4 titres et 1 trophée de MVP des finales. L’Histoire s’est terminée quand le Français a finalement rejoint les Charlotte Hornets en juillet dernier. Mais il reste un futur Hall of Famer dont le numéro 9 sera un jour retiré au plafond de l’AT&T Center. En attendant, voilà les 9 grands moments de TP à Fort Alamo.

Son premier match NBA

Tony Parker était un inconnu pour le public américain. Même la plupart des dirigeants des franchises NBA ne prêtaient pas attention à ce français de 19 ans qui évoluait au Paris Basket Racing. C’est donc à la surprise générale que les San Antonio Spurs l’ont drafté en vingt-huitième position en juin 2001. Et ça a failli ne pas se faire. Parce que lors de son premier workout avec la franchise texane, TP a été massacré par le scout et ancien joueur Lance Banks. Le tout sous les yeux de Gregg Popovich. Ce dernier allait lâcher l’affaire mais il a donné une seconde chance au jeune homme après avoir regardé ses highlights. Parker l’a finalement convaincu.

Quelques mois plus tard, il devenait le troisième joueur issu de l’hexagone à fouler un parquet NBA. Des débuts en douceur contre les Los Angeles Clippers (victoire 109 à 98 des éperons) le 30 octobre 2001. 21 minutes au compteur en suppléant d’Antonio Daniels. L’occasion pour le rookie de se distinguer en inscrivant 9 points avec 2 paniers primés en plus de ses 3 rebonds et 3 passes. Le début de la grande aventure.

Sa première titularisation

Quatre matches. Il n’a fallu que quatre matches pour que Parker déloge Daniels de sa place dans le cinq majeur. Le jeune Français était titulaire dès sa cinquième rencontre en NBA. Un fait d’autant plus brillant que Gregg Popovich n’était alors pas réputé pour donner sa chance aux jeunes. Mais TP n’était décidément pas un rookie comme les autres. Et Pop l’a donc lancé dans le grand bain le 6 novembre 2001. Au côté des légendaires David Robinson et Tim Duncan.

Les Spurs l’ont emporté assez facilement (1004-89) même si Parker était un peu nerveux. Il a arrosé un peu partout – 2 sur 9 aux tirs – mais il a tout de même fini avec 12 points. Il a aussi distribué 4 passes décisives, surtout pour alimenter Duncan (26 pts) et Robinson (17). Néanmoins, il s’est rattrapé dès le match suivant en claquant 22 points contre les Charlotte Hornets deux jours plus tard.

Ses premiers duels en playoffs avec Gary Payton

C’est au cours de ce baptême du feu que Tony Parker a montré qu’il pouvait prétendre à (bien) plus qu’une carrière de joueur de devoir aux Spurs. Rookie prometteur à environ 9 points de moyenne pour sa première saison régulière, il a passé un cap lors des playoffs 2002. Et ce dès ses premiers matches à grands enjeux. Pourtant, la tâche n’était pas facile. Il était opposé à un sacré client. Gary Payton, multiple All-Star, légende NBA et superstar des Seattle Supersonics.

Du haut de ses 20 balais à peine fêtés, il a tenu tête à « The Glove ». Il l’a joué yeux-dans-les-yeux. 21 points pour TP dans le Game 1, contre 19 pour Payton. La victoire pour San Antonio. C’est simple, quand le jeune homme prenait le dessus, comme ce fut encore le cas dans le Game 3, décisif, son équipe gagnait. Les éperons sont finalement passés en cinq manches (3-2). Alors, certes, Payton a fini avec de meilleures statistiques sur l’ensemble de la série avec 22,2 points (42% aux tirs), 8,6 rebonds et 5,8 passes contre 17,2 pts (50%), 3,6 rbds et 2,6 pds pour le « Frenchy ». Mais Parker a fait forte impression. Mieux encore, il s’était affirmé comme le lieutenant de luxe de Tim Duncan au cours de cette série où les Spurs ont très rapidement perdu David Robinson sur blessure.

PS : Duncan a fini cette série avec 25,8 points, 11 rebonds, 5,5 passes et 5,8 blocks.

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