120 MIA
87 ATL
99 MEM
120 CHA
107 DAL
70 OKC
115 UTA
128 SAC
102 PHO
107 DEN
104 LAL
98 GSW

Top 25 : Les joueurs les plus marquants du premier tour !

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Le premier tour des playoffs NBA s'est conclu ce weekend. L'occasion de revenir sur certains des acteurs les plus marquants des huit séries disputées.

Bonus : Russell Westbrook (Oklahoma City Thunder)

Avec Russell Westbrook, les statistiques sont trompeuses. 22,8 points, 8,8 rebonds et 10,6 passes de moyenne sur les cinq matches de la série perdue par l’Oklahoma City Thunder, éliminé dès le premier tour. Des chiffres impressionnants hors du contexte. Deux autres, moins flatteurs : 36% aux tirs et 4,6 balles perdues. Ceux-là indiquent mieux à quel point le meneur star n’a pas réussi à porter sa franchise. D’ailleurs, il ne l’a jamais fait depuis le départ de Kevin Durant. Trois campagnes de playoffs, trois sorties de route prématurée. Ce n’est peut-être pas complètement un hasard, non ?

Rejetez la faute sur Westbrook est un réflexe bien trop facile et souvent erroné. Ses forces sont ses faiblesses et c’est donc une mauvaise habitude de pointer du doigt ses lacunes quand il perd pour ensuite s’enthousiasmer quand il bat des records. Mais il y a tout de même un constat glacial, évoqué plus haut : il n’arrive pas à élever le Thunder en playoffs. La faute à des mauvais choix et une bien trop forte implication en attaque, et ce justement malgré des décisions limites. En fait, on a envie de se demander à quel moment Russ va accepter d’évoluer.

On ne lui demande pas de changer. Ce serait stupide et contre-productif. On veut juste qu’il sache ajouter des cordes à son arc. Visiblement, il a déjà prévu de rester le moment. Il a rejeté les critiques – tout en assumant sa part de responsabilités dans cet échec – en rappelant que sa carrière ne se jugerait pas sur ces cinq matches. Et c’est vrai, Westbrook a accompli de grandes choses depuis son arrivée en NBA. De grandes choses INDIVIDUELLES.

Mais pendant encore combien de temps ? Son tir, qui n’était déjà pas fiable, l’a abandonné. Il est altruiste mais ça ne fait pas de lui un bon gestionnaire pour autant. Que lui restera-t-il quand ses qualités athlétiques ne feront plus la différence ? Comme le disait un journaliste : il ne faut pas confondre être un bon basketteur et bien jouer au basket. Russ joue bien au basket. Mais il a 30 ans et il a été opéré quatre fois du genou en six ans. Sur cette série, il a parfois eu du mal à déborder Enes Kanter en dribbles. L’avenir du meneur d’Oklahoma City s’annonce malheureusement parfois aussi brouillon que ses fins de matches.

25. D.J. Augustin (Orlando Magic)

Juste une petite dédicace au vétéran de l’Orlando Magic. D.J. Augustin a offert à la franchise floridienne sa première victoire en playoffs depuis 2012. En fait, le Magic a même réussi à gagner un match de PO avant les Los Angeles Lakers depuis le transfert de Dwight Howard – superstar à l’époque – vers L.A. en 2012. Héroïque dans le Game 1, Augustin était aussi symptomatique des problèmes de l’équipe d’Orlando, à savoir une formation sans vrai créateur pour faire la différence balle en main.

24. Jared Dudley (Brooklyn Nets)

Jared Dudley aspire à devenir consultant à la fin de sa carrière alors il s’exerce déjà en donnant régulièrement ses propres analyses. Soit sur son compte Twitter, quand il commente tout type d’actualité NBA, même celle qui n’est pas liée à sa franchise. Soit lors des interviews qu’il accorde à la presse. Et le vétéran a été brutalement honnête en parlant de Ben Simmons : il a qualifié l’Australien de joueur formidable en transition mais encore moyen sur demi-terrain. Ce qui est à moitié vrai. L’incapacité de Simmons à tirer à plus de cinq mètres est effectivement problématique dans cette configuration. L’ailier des Brooklyn Nets a dit tout haut ce que beaucoup pensait tout bas.

Simmons et les Philadelphie Sixers ont pris ça de manière personnelle. Avec un « de toute façon, c’est juste Jared Dudley » balancé par le premier choix de la draft 2016. Facile de mépriser l’impact d’un joueur de devoir. Toujours est-il que Dudley a vraiment contribué au sein de cette équipe de Brooklyn. Il a évidemment ses limites. Tout comme son équipe. Philly a donc eu le dernier mot. Avec une punchline de Joel Embiid, pour la route : « Jared Dudley n’est personne. » Insolent.

23. Blake Griffin (Detroit Pistons)

Blake Griffin a surmonté la douleur pour aider ses coéquipiers. Il a joué sur une jambe, juste pour l’honneur. Et il est reparti sous les applaudissements des fans des Detroit Pistons alors même que son équipe s’est fait balayer. Forfait lors des deux premiers matches de la série contre les Milwaukee Bucks, l’intérieur All-Star est revenu en express malgré une blessure au genou. 24 points, 6 rebonds et 6 passes en étant limité. Le tout avant d’être opéré. Sacré gaillard.

22. Gordon Hayward (Boston Celtics)

Gordon Hayward n’est pas l’une des principales stars des Boston Celtics et c’est tant mieux pour lui. Ça lui laisse moins de pression. Il sort du banc. Mais ça n’empêche pas qu’il peut avoir un grand rôle à jouer sur ces playoffs ! En effet, quand il est bon, son équipe a tendance à gagner Et il a été tranchant sur ses cinq premières sorties. 12 points et 5 rebonds sur le premier tour mais surtout 48% aux tirs et 44% à trois-points. L’ancien All-Star monte en puissance au meilleur moment. Un peu à l’image de son équipe.

21. Nikola Vucevic (Orlando Magic)

La très belle « contract year » de Nikola Vucevic s’est conclue par un couac. Devenu All-Star pour la première fois, quelques mois avant la renégociation de son contrat, le Monténégrin est passé de 20 points et 12 rebonds à 11 et 8. Avec seulement 36% de réussite. Il a été complètement étouffé par Marc Gasol – et il ne sera pas le seul sur ces playoffs.

Lire la suite