- CLE
- BOS
- IND
- MIN
- PHI
- DET

Les Raptors, encore plus dangereux en meute

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Jusqu’alors très dépendants des performances de Kawhi Leonard, les Toronto Raptors ont retrouvé leur puissance collective contre les Philadelphie Sixers hier soir.

Il n’y avait pas match. Le Game 5 est souvent considéré comme le plus important d’une série – et évidemment bien encore plus quand les deux équipes sont bloquées à 2-2. Cela donne souvent des rencontres épiques. Serrées. Pas hier soir. Pas lors de ce duel entre les Toronto Raptors et les Philadelphia Sixers. Il y avait d’un côté une armada sûre de sa force, sorte de rouleau compresseur, et de l’autre une formation qui se cherche encore. Les Dinos ont croqué d’une bouchée leurs adversaires (125-89) et ils se rapprochent ainsi des finales à l’Est.

Une victoire éclatante à tous les niveaux. Parce qu’elle est l’aboutissement d’une grosse prestation collective. Ce n’était pas justement Kawhi Leonard contre le reste du monde, contrairement aux deux premiers matches de la série. Après avoir enchaîné 33 points ou plus lors des quatre rencontres précédentes, l’ailier All-Star a été limité à 21 points à 7 sur 16 aux tirs. Mais il a pris beaucoup plus de plaisir que d’habitude. Parce que tous ses coéquipiers étaient au niveau.

« La façon dont l’a joué ce soir… j’aimerai que l’on joue toujours comme ça », notait la superstar des Toronto Raptors. « Je suis sûr que le reste de l’équipe sera du même avis que moi. Ils ont tous envie de contribuer. »

Comme lors du Game 4, le « supporting cast » a été à la hauteur. Et même encore plus que ça. Pascal Siakam a bien rebondi après son match sans. Il a inscrit 25 points. Kyle Lowry en a ajouté 19. Danny Green était plein d’adresse et il a terminé avec 17 points. Les deux intérieurs Marc Gasol et Serge Ibaka ont aussi inscrit 10 pions ou plus. Au final, Leonard était peut-être moins tranchant que d’habitude mais il était mieux épaulé.

« Nous avions besoin de ce genre de matches où tout le monde joue bien. Je pense que nous n’avions pas eu de match comme ça depuis longtemps », ajoute Lowry.

De la puissance collective. Celle d’une équipe qui ressemble de plus en plus à un potentiel vainqueur de l’Est. C’est en tout cas le visage d’un vrai candidat.