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Trophées BS : Les Rockets, LeBron et Donovan

BasketSessionPar BasketSession Publié

Le récent All-Star break a été l'occasion de faire le point sur ce début d'exercice 2017-18. Voici nos trophées de la mi-saison.

Après quelques semaines mois années décennies siècles d'absence, les BS Awards reviennent, histoire de faire le point à la mi-saison, dans la foulée du All-Star Break. Et les lauréats de nos Trophées sont :

Trophée Matt Murdock du type sous-coté qui nique en fait des mamans : Donovan Mitchell

Il y a des gars comme ça qui ont le don pour passer sous les radars. Pas forcément parce qu’ils manquent de personnalité, simplement parce qu’ils sont tellement confiants qu’ils n’ont pas besoin d’en rajouter et de faire les malins pour attirer l’attention de tout le monde. A l’opposé des Ball, des Iron Man et des Kardashian du monde, on peut trouver des mecs comme Donovan Mitchell ou Matt Murdock, alias Daredevil. Alors que tout le monde se paluchait sur Markell Fultz, Lonzo et compagnie et que certaines mock drafts lui prêtaient moins de potentiel qu'à Luke Kennard, Donovan taffait son jeu et se préparait tranquillement à prendre la ligue d’assaut.

Aussi vrai que personne n’aurait imaginé qu’un avocat aveugle pourrait se transformer la nuit en démon de la ville, prêt à dérouiller tous les bad boys de Hell’s Kitchen sans même avoir à utiliser une arme (et, encore plus impressionnant, à faire craquer la toujours somptueuse Rosario Dawson aka Claire Temple), Donovan enquille les perfs et tient le Jazz à bout de bras.

Il est aujourd’hui clairement le héros de sa propre draft et seul ce caïd de Ben Simmons se tient encore sur sa route. Mais pour combien de temps ?

Label “No Pain, No Gain” des mecs qui ont un plan sûr pour braquer la NBA : les Rockets

Pour qu’un braquage soit réussi, il faut une idée simple mais suffisamment neuve pour que personne n’y ait pensé avant. Ça fait un moment que Mike D’Antoni a un plan en tête mais qu’il galère à trouver les complices adéquats pour la mener à bien : jouer plus vite que tout le monde en tentant d’extorquer le maximum de points de chaque minute du chrono. Que les tirs à deux points aillent se faire foutre, ce qui lui donne la trique à Mike, c’est le cash des trois-points ou les coups sûrs du genre lay-ups, dunks et lancers francs. Le reste, il laisse ça aux clampins.

Il avait déjà bien failli réussir son braquo à Phoenix avant de se faire planter dans le dos par cette balance de Robert Horry. Du coup, il avait dû se farcir un long passage au placard (mon gars, je peux te dire que les Knicks ou les Lakers, c’est pire que Rikers Island). Mais cette fois, il y croit ! Il a trouvé deux gros bras pour monter sur un coup : James Harden et Chris Paul. Histoire de ne pas répéter les erreurs du passé, il a même pensé à recruter des spécialistes du défouraillage défensif comme P.J. Tucker et Trevor Ariza pour assurer ses arrières. L’idée est simple, profiter que les Warriors pioncent sur leurs lauriers pour les bâillonner et les foutre dans le coffre avant de les balancer du haut du Golden Gate Bridge avec les mains attachées dans le dos et des chaussures en ciment aux pieds.

Que ça marche ou pas, de toute façon, cette fois c’est sûr, personne ne le prendra vivant, plutôt crever que de retourner aux Knicks.

Mèche Donald Trump du daron très, très gênant : LaVar Ball

A chaque fois que Donald Trump tient des propos scandaleux ou se comporte comme un demeuré, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’il ne pourra pas faire pire. C'est mal connaître son esprit de compétition kobebryanto-jordanesque. A chaque fois qu’il faut détourner un peu l’attention de ses problèmes avec la justice ou de son action politique, le voilà qui balance une petite phrase sur les “pays de merde” comme Haïti, le Salvador et compagnie. Ou sur le fait que “de bonnes personnes” composent le regroupement nationaliste et à moitié néo-nazi qui a défilé à Charlottesville et fait tuer une opposante.

C’est presque pour sa famille que Trump est le plus embarrassant. On se souvient qu’il y a quelques années, le magnat de l’immobilier avait expliqué qu’il aurait bien chopé sa fille si celle-ci n’avait justement pas été… sa fille. Un joueur NBA comprend un peu la situation dans laquelle se trouve Ivanka, l’une des deux filles du Donald : Lonzo Ball.

Depuis son arrivée dans la ligue, le meneur des Lakers voit son père se transformer en attention whore presque tous les jours. Et lorsqu'on le croit sorti un peu de l'actualité, le voilà qui ressort du boisDes critiques sur le management de Luke Walton, la promesse que Lonzo quittera les Lakers si ses deux frangins ne sont pas recrutés avant la fin de son contrat, on en passe et des meilleures... Sa dernière perle : ses propos sur la Lituanie, qu’il a “placée sur la carte du monde" en y faisant signer ses deux derniers fils. Niveau basket, les Lituaniens n'ont pas attendu le bruyant patriarche pour apporter leur contribution à la planète, m'enfin ça doit être son côté Zlatanesque : avant lui, rien n'existait...

On a commencé à se demander si la fin du monde n'était pas venue lorsqu'il y a eu crossover entre Trump et Ball au moment d'exfiltrer LiAngelo de Chine. Pour le moment, ça tient, mais jusqu'à quand ?

Trophée Adams du Kev tellement présent qu’on ne peut plus voir sa tronche : Kevin Hart

A la base, difficile de ne pas aimer Kevin Hart. Ses comédies mettent généralement la patate et il a été le MVP incontestable du Celebrity Game entre 2012 et 2015. A chaque fois ou presque, ses apparitions étaient une petite bouffée de fraîcheur et de poilade. Puis à la façon d’un Kev Adams, comique pour ados à qui on pouvait reconnaître une certaine originalité pour sa cible à défaut d’un talent immense, Hart a commencé à être vraiment trop présent. Partout, tout le temps.

Là où le comédien a squatté les plateaux télé et les salles de cinéma non stop à coups de navets type Aladin, Kevin Hart a fait pareil avec la NBA. Particulièrement au All-Star Game, où sa dernière apparition a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Son ego trip de 20 minutes en introduction du match, suivi d’une présentation des joueurs lourdingue et pas hyper drôle nous a fait prendre conscience qu’il fallait laisser passer 4 ou 5 éditions avant de le réinviter. Comme le cinéma français devrait laisser passer 4 ou 5 ans avant de laisser Kev Adams produire un film. Ou alors un “flim sur le cyclimsme”.

On notera que Kevin Hart a tenté de s’incruster aussi en NFL, mais les Eagles, vainqueurs du dernier Superbowl, ont senti le coup venir…

Bague Humphries-Kardashian du mariage éclair foiré : Isaiah Thomas et LeBron James

Avant James Harden, Tristan Thompson (qui a vraiment le goût du risque) et Blake Griffin, et après Lamar Odom, il y a eu Khris Humphries dans la catégorie des joueurs NBA happés par la galaxie Kardashian. Alors simple joueur de devoir des Nets, Humphries a vu sa popularité boostée par son mariage avec Kim, bien avant qu’elle ne développe un goût prononcé pour les artistes mégalomaniaques et passionnés par les prénoms chelous. Après deux mois de romance télévisée, les deux tourtereaux ont mis fin à l’idylle. Visiblement, comme pour la relation LeBron James-Isaiah Thomas, l’un était plus d’accord que l’autre. Kim d’un côté (qui avait sans doute pressenti le trade avec Boston et le futur dramatique des Nets), LeBron de l’autre. Un mois et deux jours après avoir foulé pour la première fois un parquet NBA sous le maillot des Cavs, “IT” a ainsi été tradé à Los Angeles et le “King” a retrouvé le sourire avec des petites jeunes.

Masque Black Panther du super-héros noir qui fait presque l’unanimité : LeBron James

Il y aura toujours quelqu’un pour vous dire que LeBron James n’est pas l’un des meilleurs basketteurs de tous les temps, que c’est un manipulateur de premier ordre qui n’a pas la classe des anciens. Pourtant, aujourd’hui, le “King” fait de plus en plus l’unanimité, autant sur le plan purement sportif, où son niveau de jeu à 33 ans pour sa 15e saison dans la ligue est bluffant, que sur le plan de son implication sur les questions de société. On l’a vu ces dernières années, LeBron se mouille : ouverture d’écoles accessibles, financement des études de centaines d’étudiants issus de milieux défavorisés, critiques ouvertes contre Donald Trump… S’il y a un domaine où le “Chosen One” a surpassé Michael Jordan, c’est bien celui-là.

A l’exception de la présentatrice de Fox News Laura Ingraham, qui a demandé à LeBron de “la fermer et de jouer” parce qu’il n’était finalement qu’un mec qui avait arrêté le lycée trop tôt, tout le monde ou presque a salué l’engagement de LeBron depuis qu’il est revenu dans son royaume de l’Ohio. James est l’icône noire du moment, à l’image de Black Panther le personnage interprété par Chadwick Boseman dans le film de l’univers Marvel au casting majoritairement afro-américain et qui révolutionne un peu un genre qui tournait en rond.

Après avoir participé à l’affrontement entre Iron Man et Captain America, le Roi Tchal’a, alias Black Panther, rentre dans son pays, le Wakanda, pour le gouverner. Tout ne se passe évidemment pas comme il l’aurait souhaité. C’est un peu aussi ce qu’a vécu LeBron ces derniers mois, entre le départ de Kyrie Irving et la première partie de saison très poussive qui s’en est suivie...

Comme pour LeBron, quelques critiques isolées ont qualifié le film de “communautaire” ou de “trop politique”. Comme si Iron Man ne critiquait pas l’armement massif, Age of Ultron l'interventionnisme américain et Winter Soldier la surveillance de l’état. Comme si un athlète au parcours social et sportif aussi exceptionnel devait simplement “la fermer et jouer”.

Balafre Sandor Clegane du barbu qui casse des bouches : James Harden

James Harden aurait sans doute gagné le titre de MVP la saison passée si Russell Westbrook n'avait pas sorti une saison statistiquement extraterrestre. Sandor Clegane, aka Le Limier dans Game of Thrones, aurait sans doute été la star de la famille si sa brute épaisse de frère Gregor, aka La Montagne, ne lui avait pas mis la tronche dans le feu et défiguré à vie lorsqu'ils étaient gamins. Comme Clegane, Harden a fomenté sa revanche et sort aujourd'hui une saison de très haut niveau. Westbrook, LeBron, les deux Warriors, Harden les écarte de son chemin vers le MVP avec la même science du combat que l'ancien sbire barbu des Barathéon.

Si James Harden suit la trajectoire du Limier dans la série de HBO, il se fera cogner par un outsider (Brienne) au premier tour des playoffs. S'il choisit la voie du livre (et alors, on n'est pas des geeks nous ?) où Clegane ne rencontre absolument pas Brienne et n'est que momentanément terrassé par de mauvais soins et une hygiène de vie douteuse, il a de bonnes chances d'aller un peu plus loin avec ses Rockets.