Vers une suppression du salaire maximum ?

Stan Van Gundy, coach et président des Detroit Pistons, estime que la NBA ne devrait fixer aucune limite aux salaires des joueurs.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Vers une suppression du salaire maximum ?
Ce sera l’un des principaux thèmes abordés lors des prochaines négociations entre joueurs et propriétaires : faut-il supprimer le salaire maximum ? L’expression en soit est assez étrange. Si un salaire minimum légal est désormais monnaie courante, l’instauration d’un plafond maximum pour les revenus reste peu commun. C’est pourtant le cas en NBA. Actuellement, les meilleurs joueurs peuvent percevoir un certain pourcentage du Salary Cap (autour des 30%). Il y a donc une limite. Mais ses opposants sont de plus en plus nombreux, à l’image de Stan Van Gundy, coach et président des Detroit Pistons.
« On ne dit pas à Bruce Springsteen de se contenter de 25% des recettes et laisser les 75% restants à E Street Band. Ce n’est pas comme ça que ça marche. »
La manœuvre consisterait à supprimer le salaire individuel maximum tout en conservant le Salary Cap. Ainsi, les plus petits marchés seraient en meilleure position pour prolonger leurs superstars – mais aussi pour attirer les meilleurs free agents. Une équipe de milieu de tableau disposant d’une marge conséquente sous le Cap aurait ainsi pu proposer 40 millions de dollars annuels à Carmelo Anthony cet été. Les Rockets, les Knicks, les Lakers et les Bulls n’auraient pas été en mesure de s’aligner – du moins financièrement – et « Melo » aurait ensuite fait son choix. Rien n’indique qu’il aurait rejoint cette franchise pour autant mais une telle possibilité renforce les chances d’une franchise moins exposée de recruter l’un des meilleurs joueurs de la ligue.
« La ligue serait plus équitable si le système évoluait », poursuit Stan Van Gundy. « C’est en limitant le salaire des joueurs que l’on a amené à la construction des équipes comprenant deux ou trois superstars. »
Les partisans d’une NBA « à l’ancienne » avec une superstar par franchise (est-ce seulement vrai ?) seront en accord avec Stan Van Gundy. Effectivement, une partie du public regrette cette association de superstars au sein des plus grands marchés ou/et des équipes les plus compétitives. Mais quid du niveau de jeu globale si les 20 meilleurs joueurs dans la ligue était concentrés dans 20 équipes au lieu de 8 ou 9 ? Si LeBron James occupait 40 à 45 millions de dollars dans la masse salariale de sa franchise, quels coéquipiers aurait-il à ses côtés ? Le niveau global des meilleures équipes serait sans doute en baisse et la ligue serait plus homogène. Mais la difficulté à remporter un titre NBA ne fait-elle pas le charme des playoffs ? Veut-on vraiment voir « Melo », Durant, LeBron, Griffin et compagnie entourés de dix role player ? Les associations de superstars font tout autant pester que rêver. La question de la suppression du salaire maximum mérite réflexion, c’est certain. Mais il ne faudra pas oublier non plus de se pencher sur ses éventuelles conséquences.
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