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Comment les Wizards ont réussi leur reconstruction

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Pour la première fois depuis 2008, les Washington Wizards vont redécouvrir les joies des playoffs. Un baptême du feu pour un groupe jeune et ambitieux.

A Washington, il y a ce savant mélange de vétérans expérimentés, déjà adeptes des joutes en playoffs, et de jeunes joueurs prometteurs, tous excités par une première campagne au mois d’avril. C’est officiel, les Wizards ont validé leur ticket avec une trente-neuvième victoire. La franchise de la capitale fédérale devrait même terminer l’année avec un bilan positif, une première depuis 2008. A l’époque, Gilbert Arenas était encore une gâchette sur le parquet, et non en dehors. La transition fut longue et mouvementée mais les Washington Wizards ont réussi leur pari. Ils ont répondu aux attentes de leurs supporteurs mais aussi de leur propriétaire, Ted Leonsis, qui réclamait les playoffs dès cette saison.

John Wall, le patron

Hier soir, on pouvait lire le mot « playoffs » sur les chaussures de John Wall. Le meneur All-Star était déterminé à ce que ses coéquipiers et lui-même ne se détournent pas de leur objectif principal. Cette qualification est un mini-événement dans la carrière de l’ancien premier choix de draft. Les playoffs, il ne les a encore jamais connu.

« C’est ce que j’attendais depuis mon arrivée dans la ligue », confie John Wall au Washington Post après la victoire des siens cette nuit. « Les fans le mérite. Ils ont connu des périodes difficiles lorsque l’on jouait mal. Ça a pris du temps mais je suis excité de jouer les playoffs. Pour une fois, je ne serai pas en vacances en avril. »

John Wall est l’homme fort de la qualification des Washington Wizards. La franchise n’a pas hésité à « officialiser » son statut de patron de l’équipe à l’automne dernier. Le meneur a été prolongé pour 80 millions sur cinq ans et il a pris son rôle à cœur, dans la lignée de ce qu’il avait déjà montré à son retour de blessure l’an passé. En plus de son rendement sur le terrain (19,9 points et 8,7 passes), le jeune joueur a franchi un palier en matière de leadership. Tous les joueurs des Wizards ont salué sa prise d’initiative et son impact sur l’équipe lors d’une réunion de crise en début de saison, alors que Washington partait une nouvelle fois droit dans le mur.

« Les gars me font confiance », souffle John Wall.

Bradley Beal, le lieutenant idéal

On demande souvent au meilleur joueur d’une équipe de rendre les autres meilleurs. John Wall, à l’inverse d’autres jeunes joueurs dans cette ligue, peut se vanter d’avoir un impact sur les performances de ses coéquipiers et notamment celles de son fidèle lieutenant, Bradley Beal. Le sophomore est déjà un jeune prometteur mais il est autrement plus efficace lorsque son meneur All-Star est sur le parquet pour lui filer des caviars.

« On sait se trouver parfaitement sur le terrain. Notre duo est vraiment difficile à arrêter », explique Bradley Beal.

Wall et Beal sont talentueux et complémentaires. L’ancien Gators présente l’avantage de pouvoir évoluer sans le ballon. Présentation rapide d’un système classique des Washington Wizards. Le meneur fixe la défense derrière la ligne à trois-points, face au panier. Beal coupe au cercle, prend l’écran de son intérieur et ressort du même côté, derrière la ligne à trois-points. Catch and shoot. Malgré quelques pépins physiques, le sophomore tourne tout de même à 16,9 points, 3,7 rebonds et 3,4 passes et surtout 41% derrière l’arc cette saison. Les playoffs seront également une découverte pour lui.

« Je suis heureux de faire partie de ce groupe et d’avoir la chance de vivre tout ça tôt dans ma carrière. Cela signifie beaucoup pour nous. Les dirigeants ont mis une super équipe en place et nous sommes soudés. »

Contrairement à celles des Wolves, des Kings et des Cavs, les jeunes stars des Wizards ont effectivement la chance de goûter rapidement aux joies de la victoire. Et même s’ils ont profité du niveau très faible au sein de la Conférence Est, cette qualification pour les playoffs va leur permettre d’engranger de l’expérience.

Nene, Gortat et Ariza, les vieux sages

De l’expérience, Nene Hilario, Marcin Gortat et Trevor Ariza, ou encore Al Harrington et Andre Miller, les nouveaux arrivants, en ont à revendre. Le Brésilien est toujours le premier à mettre de l’ordre dans le vestiaire quand les plus jeunes s’enflamment un peu vite ou pensent trop à leurs statistiques. « Dre » est un gage de stabilité à la mène, surtout en playoffs. Gortat est une machine à l’intérieur et Ariza a sorti la saison de sa vie à l’approche de la fin de son contrat. Ils sont pour beaucoup dans la réussite des Washington Wizards. Les vétérans ont su contrôler le vestiaire, quand d’autres équipes jeunes ont tendance à s’égarer en cours de saison. Leur expérience est un luxe pour la post-saison, notamment si les Wizards affrontent les Toronto Raptors, actuellement troisièmes et qui manquent cruellement d’expérience justement. Finalement, les troupes de Randy Wittman peuvent même rêver d’une qualification au second tour. Les dirigeants ont fait des choix payants, en se séparant de JaVale McGee et Nick Young pour engager des vieux sages. Mais une fois l’euphorie retombée, ils ne devront pas oublier d’où ils reviennent. Les Wizards ne sont pas à l’abri d’une rechute (prise d’ego, contrats onéreux accordés à l’issue de la saison). La roue tourne vite en NBA, Washington en sait quelque chose.