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Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

La Conférence Ouest est un champ de bataille dont seules les formations les plus armées sortent indemnes. Décryptage du Far West en NBA.

Depuis 1999, année du premier sacre des San Antonio Spurs, seules quatre équipes différentes ont représenté la Western en finales NBA : Les Spurs donc (six finales disputées pour cinq titres), les Los Angeles Lakers (sept finales et cinq bagues), les Dallas Mavericks (deux finales et un titre) et le Thunder d’Oklahoma City (une finale perdue). A l’inverse, neuf franchises différentes de la Conférence Est ont atteint le même stade de la compétition au cours de la même période (Knicks, Pacers, Sixers, Nets, Pistons, Heat, Cavaliers, Celtics et Magic). Sortir de cette Conférence n’est pas une tâche aisée et mieux vaut être armé à tous les postes.

Comme nous l’avions noté dans notre papier consacré à la nouvelle donne à l’Est de la planète NBA, les franchises de l’Ouest ne font pas de folie sur le marché des transferts. La plupart des formations sont déjà bien en place et les dirigeants sont à la recherche de la bonne affaire ou de la pièce manquante pour passer un nouveau cap. Hormis les Dallas Mavericks, les Houston Rockets et les Los Angeles Lakers (et à un degré moindre les Golden State Warriors et les Phoenix Suns), aucune des franchises de la Conf’ n’a cherché à recruter une superstar cet été. Les meilleurs joueurs sont déjà sur place. Les meilleures équipes aussi. Jetons donc un œil à ce qui sera sans doute encore la moitié du pays la plus talentueuse la saison prochaine. Voici le premier des trois volets consacrés à la Conférence Ouest.

La jeunesse argentée du Jazz

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Derrick Favors a-t-il vraiment le potentiel d'un All-Star ?

L’opération reconstruction de la franchise de Salt Lake City a débuté la saison dernière. Les dirigeants ont volontairement laissé filer Paul Millsap et Al Jefferson, ses deux stars, afin de donner les commandes à Derrick Favors et Enes Kanter. Le Jazz pensait alors se reposer sur son secteur intérieur prometteur dans les années à venir. Le premier nommé a même été prolongé pour 47 millions de dollars sur quatre ans à l’automne dernier. Mais les deux ont déçu à des niveaux différents. Favors est un défenseur très solide et un bon rebondeur mais il ne s’est pas imposé comme une vraie menace offensive près du panier. Il n’a pas su profiter du départ de Jefferson et de ses nouvelles responsabilités pour prendre du poids en attaque. Ses statistiques « brutes » sont en hausse (de 9,4 à 13,3 pts par match) mais une fois rapportés sur 36 minutes, on constate que le jeune joueur n’a pas développé pleinement son arsenal offensif (de 14,6 à 15,9 pts par match). Kanter a alterné entre le banc et le cinq majeur mais ses chiffres sont un peu plus flatteurs (12,3 pts en 27 minutes). Mais l’évolution du jeu et la recherche permanente d’un spacing toujours plus accru ont poussé le staff à aligner un « stretch four », en l’occurrence Marvin Williams (parti aux Charlotte Hornets cet été), en début de match. La paire formée par les deux jeunes intérieurs est donc prometteuse mais elle cherche encore ses repères.

[superquote pos="d"]Un coach rookie et des joueurs prometteurs[/superquote]On ne sait pas encore si le nouveau coach, Quin Snyder, fraîchement nommé à la tête de sa première équipe NBA, envisage de les faire évoluer ensemble dans le cinq. Le Jazz dispose de plusieurs jeunes joueurs talentueux. Outre Kanter et Favors, la franchise peut compter sur Dante Exum, Alec Burks, Trey Burke, Jeremy Evans, Rodney Hood, Rudy Gobert ou encore Gordon Hayward, conservé pour 63 millions de dollars sur quatre saisons (avec possibilité pour le joueur de tester le marché au bout de la troisième année). Alors qu’ils prolongeaient Favors, les dirigeants ne sont pas parvenus à trouver un accord avec Hayward en octobre dernier. Le camp du joueur réclamait un peu plus de 50 millions de dollars sur quatre saisons. Neuf mois plus tard, la franchise a raqué 63 plaques pour s’aligner sur l’offre des Charlotte Hornets…

Dante Exum, top ou flop ?
Dante Exum, top ou flop ?

L’effectif est rempli de jeunes joueurs prometteurs mais combien d’entre eux sont vraiment susceptibles de s’imposer comme des superstars ou même comme des All-Stars en NBA ? Le cas de Gordon Hayward est symbolique de cette problématique. L’ancien joueur de Butler ne sera sans doute jamais une star mais le montant de son contrat indique le contraire. La franchise a sans doute bien fait de le conserver car il demeure l’un des meilleurs jeunes du groupe. Mais les dirigeants ne pourront pas signer tous les joueurs au même tarif et il faudra faire des choix. Kanter et Burks seront-ils sacrifiés ? Ces deux joueurs sont amenés à être dans l’ombre de Favors et de Dante Exum. Si une autre franchise propose un salaire supérieur à leur valeur sur le marché l’été prochain, le Jazz va-t-il oser s’aligner sur toutes les offres faites aux deux membres de la draft 2011 ? Pour en revenir à Exum, l’Australien est peut-être le seul joueur de Salt Lake City susceptible d’atteindre le statut honorifique de « superstar ». C’est pour cela que l’on préfère retenir le terme de « jeunesse argentée » et non « dorée » pour le Jazz collection 2014-2015.

Mais à quoi jouent-ils ? Lakers, Kings et Wolves

L’intersaison des Los Angeles Lakers est particulièrement étrange. La franchise n’est pas parvenue à recruter Carmelo Anthony et/ou LeBron James ni même Chris Bosh malgré son caractère historique, son climat, son marché gigantesque et malgré Kobe Bryant. Doit-on estimer pour autant que les Angelenos n’attirent plus les superstars ? Il est trop tôt pour donner une réponse définitive à cette question mais on constate tout de même que « Melo » a préféré s'allier à Phil Jackson à New York que d’accepter les 96 millions sur quatre ans proposés par les Lakers.

[superquote pos="d"]On attend toujours le fameux plan B de Kobe Bryant[/superquote]Du coup, les dirigeants ont comblé les trous en offrant des salaires assez élevées et des contrats à court terme. Jeremy Lin débarque pour un an (son contrat arrive à expiration l’été prochain). Jordan Hill a été prolongé pour 18 millions de dollars sur deux saisons. Nick Young sera un joueur des Lakers pour les quatre prochaines années. Ryan Kelly, Xavier Henry et Wesley Johnson ont été conservés. Carlos Boozer viendra faire de l’ombre à Julius Randle pendant un an. La franchise est armée dans la raquette avec donc Hill, Boozer, le jeune Randle mais aussi Ed Davis. L’ancien joueur de Memphis est talentueux et, s’il a du temps de jeu, il pourrait montrer de belles choses.

Kobe Bryant se dit satisfait du recrutement effectué par Mitch Kupchak mais on se doute que le « Black Mamba » espérait mieux. Il a lui-même promis un plan B du tonnerre. Peut-être faisait-il allusion à Eric Bledsoe. Les Lakers auraient pu faire une offre proche du maximum pour le meneur des Suns et rien n’indique que Phoenix se serait aligné. Mais les dirigeants ont préféré signer les joueurs cités ci-dessus… avant de négocier un sign&trade de Bledsoe. Etrange. La franchise n’a toujours pas de coach même si Byron Scott est présenté comme le grand favori. Finalement, à Los Angeles, on joue encore la carte de la patience. Kevin Love, LaMarcus Aldridge ou encore Marc Gasol seront libres l’été prochain. Kevin Durant sera free agent en 2016. Les Lakers visent avec l’espoir de signer tôt ou tard une nouvelle superstar. En attendant, ils remplissent l’effectif. Trop forts pour « tanker » véritablement et trop faibles pour viser les playoffs, la franchise s’apprête à vivre une nouvelle saison de transition.

DeMarcus Cousins

Les Sacramento Kings ont de l’ambition. Comme l’expliquait DeMarcus Cousins lors de son entretien avec Bill Simmons de Grantland, la franchise veut disputer les playoffs. Le pivot promet même une saison autour des 48 à 50 victoires. Même si les dirigeants sont enthousiastes, ils sont conscients que le groupe manque encore de joueurs talentueux pour accrocher les playoffs au sein de la terrible Conférence Ouest. Comme l’an passé, ils sont prêts à chambouler le groupe dans ses grandes largeurs afin de mettre la main sur des joueurs d’impact, et ce quel qu’en soit le prix ou presque.

Les Kings auraient même négocié avec les Detroit Pistons la venue de Josh Smith (ainsi que de ses briques à trois-points et de son énorme contrat). Il est difficile de savoir si l’ancien homme à tout faire des Atlanta Hawks est capable d’évoluer avec Rudy Gay et DeMarcus Cousins sans poser des problèmes de spacing aux hommes de Mike Malone. Gay s’est complètement relancé en évoluant dans un rôle de « stretch four » à Sacramento et ses pourcentages de réussite ont été revus à la hausse depuis son arrivée en Californie (de 38,8% à 48,2%). Le faire repasser à l’aile serait un risque. Gay sélectionne nettement mieux ses tirs dans ce rôle d’intérieur hybride à la Carmelo Anthony et il serait dommage de retrouver le croqueur casseur de panneaux que l’on ne pouvait plus supporter aux Toronto Raptors.

[superquote pos="d"]Les Kings voulaient un meneur gestionnaire... Ils se retrouvent avec Collison et McCallum[/superquote]Malgré les nombreux transferts effectués en cours de saison dernière, l’effectif des Kings est déséquilibré. Mike Malone dispose de plusieurs intérieurs (Cousins, Carl Landry, Quincy Acy, Jason Thompson, Reggie Evans voire même Derrick Williams, etc) mais aucun n’est capable de protéger le cercle. Les ailes sont assez dégarnies et les dirigeants ont drafté Nik Stauskas, un arrière-meneur supplémentaire. Même si nous avions analysé ce choix et laissé entendre qu’un Noah Vonleh correspondait mieux aux besoins de la franchise, on note tout de même que « Sactown » était l’une des équipes les plus maladroites de la NBA à trois-points l’an passé. Stauskas est un joueur prometteur et c’est un shooteur d’élite. Mais encore faut-il qu’il soit servi dans de bonnes conditions.

Les Kings ont laissé filer Isaiah Thomas sous prétexte que ce dernier n’était pas assez gestionnaire. Le staff voulait un meneur susceptible d’organiser le jeu et de distribuer la gonfle entre les différents scoreurs de l’équipe. Résultat des courses, les coaches se retrouvent avec Darren Collison – un back-up efficace de Chris Paul qui a toujours montré ses limites lorsqu’il était titulaire – Ray McCallum, un meneur-scoreur prometteur et éventuellement Stauskas, qui n’est pas un gestionnaire. Il ne serait donc pas étonnant que Sacramento soit impliqué dans d’autres échanges tout au long de la saison.

Kevin Love

 

[superquote pos="d"]Minnesota était la plus mauvaise équipe de la ligue en fin de match[/superquote]Sur le papier, les Minnesota Timberwolves ont les armes pour décrocher une place en playoffs. On leur promettait même un retour en post-saison l’année dernière si jamais le groupe était épargné par les blessures. Même si certains cadres ont effectivement manqué des matches, les Wolves ont quand même pu compter sur le gros de leurs troupes. Et malgré cela, ils ont encore déçus. La franchise n’a plus vraiment d’excuses et elle doit désormais accepter la réalité : Kevin Love va faire ses valises à un moment ou à un autre, que ce soit dans trois semaines, dans trois mois ou en juillet prochain. La star est lassée de perdre et ça se sent sur le parquet. Love a encore cumulé les statistiques (dans le top 10 de la ligue à l’évaluation malgré le bilan négatif de sa franchise) mais Minny n’a pas su se faire violence. Les hommes de Rick Adelman formaient l’une des meilleures équipes de la NBA durant les trois premiers QT… et l’un des pires dans le dernier ! Lancers-francs ratés, tirs décisifs manqués, défense hasardeuse… les Wolves manquent d’un second scoreur capable de créer du jeu et des espaces. Kevin Martin est une gâchette mais il a besoin d’être mis dans de bonnes conditions. Nikola Pekovic est un monstre sous le cercle même s’il peine en défense.

Ricky Rubio mérite-t-il un contrat au montant maximum ?
Ricky Rubio mérite-t-il un contrat au montant maximum ?

Le cas de Ricky Rubio est particulier. Les Wolves ont refusé de conférer le statut de « designated player » à Kevin Love il y a deux ans en pensant que l’Espagnol s’imposerait comme LA superstar de l’équipe. Mauvais calcul. Rubio est l’un des plus mauvais shooteurs de la ligue et les défenseurs adverses n’hésitent pas à reculer de deux ou trois pas pour blinder la raquette et serrer Love et Pekovic de près lorsque le meneur de Minnesota a la gonfle entre les mains. Le plan est simple face à Rubio : le forcer à shooter TOUT au long du match. Tant qu’il ne développera pas un tir extérieur plus fiable, le meneur aura du mal à passer au niveau supérieur, même s’il reste un formidable playmaker. Ses agents réclament déjà un contrat au montant maximum pour leur poulain, éligible à une extension en automne prochain…

Pour en revenir à Kevin Love, les dirigeants espèrent toujours qu’une qualification en playoffs convaincrait la star de rester à Minnesota. Les Wolves en ont les moyens mais le pari est peut-être risqué tant les divergences entre la star et le front office semblent profondes. Mais les choses évoluent vite en NBA et LaMarcus Aldridge voulait lui aussi quitter sa franchise l’été dernier. Au final, le voici bien parti pour signer un nouveau deal bien juteux avec les Blazers en 2015… si Minnesota (coaché et dirigé par Flip Saunders… un mec qui a donc les pleins pouvoirs) prend un mauvais départ, Love sera sans doute transféré. L’offre des Cavaliers – Anthony Bennett, Andrew Wiggins et un tour de draft – est alléchante si jamais elle est confirmée. Les deux Canadiens ont beaucoup de talent et Wiggins est présenté comme une future star. Quand à Bennett, si sa saison rookie était un fiasco, le joueur semble avoir l’ambition de faire péter la baraque dans les années à venir. Ne l’enterrons pas trop vite. Mais on suppose qu’il serait difficile pour les dirigeants de vendre une nouvelle période de reconstruction à des fans de moins en moins présents après presque dix saisons sans playoffs…

Ils veulent passer à l’étape supérieure, Pelicans et Nuggets

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Arron Afflalo est de retour à Denver.

Le recrutement des Denver Nuggets cette saison est lui aussi assez intriguant. La franchise a fait revenir Arron Afflalo au bercail (il a joué dans le Colorado entre 209 et 2012) sans que l’on sache vraiment si les dirigeants avaient l’intention de le transférer contre un plus poisson par la suite. Même si les Nuggets se sont séparés d’Evan Fournier, ils disposent encore d’une pléthore d’arrières et d’ailiers. La plupart des postes sont doublés mais on ne trouve pas la trace d’une « vraie » star dans l’effectif. Denver se cherche un patron depuis le départ de Carmelo Anthony.

[superquote pos="d"]Des postes doublés mais pas de "vraies" stars[/superquote]La franchise des Rocheuses a effectué une très bonne saison (régulière) il y a deux ans, terminant à la troisième place de la Conférence. Mais l’absence d’un vrai leader s’est fait ressentir en playoffs et les hommes de George Karl ont été éliminés au premier tour par les Golden State Warriors en 2013. Le coach a depuis été licencié et le GM, Masai Ujiri, a rejoint Toronto. Denver a choisi la voie de la reconstruction ou plutôt de la transition. Mais les dirigeants ont toujours de l’ambition. L’effectif est trop talentueux pour « tanker » et récupérer une grosse star lors de la draft et les stars ne considèrent par les Nuggets comme une franchise attractive avec laquelle elles seraient prêtes à signer lors de la free agency. Denver n’a donc d’autres options que de cumuler les assets (Gallinari, Faried, Afflalo, Lawson) afin de se positionner si jamais un joueur majeur venait à demander son transfert (Kevin Love… ?) en cours de saison. On suivra de près la progression de Kenneth Faried, beaucoup plus à l’aise en attaque au cours des dernières semaines de l’exercice précédent.

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La saison dernière, les New Orleans Pelicans ont sacrifié Nerlens Noel et un tour de draft (qui s’est avéré être le dixième choix) d’un cuvée extrêmement chargée pour acquérir les services de Jrue Holiday. Ils ont ensuite signé Tyreke Evans pour 44 millions sur quatre ans alors que le joueur n’a jamais fait ses preuves à l’aile – c’est un arrière-meneur de formation – et malgré la présence d’Eric Gordon, signé pour 58 millions sur quatre ans en 2012. Nous avions donc souligné les incohérences de ce recrutement tout en rappelant que la franchise vit sous pression. Son propriétaire, Tom Benson, tient à redorer l’image des Pelicans à l’échelle locale et il souhaite donc disputer les playoffs à tout prix.

[superquote pos="d"]Anthony Davis est la prochaine superstar NBA[/superquote]Heureusement pour New Orleans, un certain Anthony Davis est dans la place. L’intérieur de 21 ans a explosé la saison dernière. Il a pris du muscles et il surtout gagné des responsabilités au sein des Pelicans au point de s’imposer non pas comme le meilleur de son effectif mais comme l’un des plus talentueux de toute la ligue. Il cumulait déjà 21 points, 10 rebonds, 2 interceptions et 4 blocks la saison dernière. Davis est une menace des deux côtés du parquet. Son tir à mi-distance est en progression et sa mobilité est effarante pour un joueur de sa taille et de son envergure. Il a tous les atouts pour devenir LE prochain grand joueur de cette ligue. Car sa progression est loin d’être terminée, cette saison n’était que les prémices de son ascension vers les sommets. « Unibrow » a encore pris du muscle et il compte travailler son jeu dos a panier cet été. Il devrait aussi profiter de la Coupe du monde en Espagne pour se mesurer aux meilleurs intérieurs FIBA (il a été champion Olympique avec Team USA en 2012, il sortait tout juste de l’université). Anthony Davis est sans doute le seul joueur de sa génération à prétendre au statut de superstar au sens LeBron-esque et Durant-esque du terme. Un cocktail de Kevin Garnett et Tim Duncan en quelque sorte.

Anthony Davis, l'espoir des Pelicans.
Anthony Davis, l'espoir des Pelicans.

Les Pelicans sont conscients qu’ils tiennent un bijou susceptible de dominer la ligue. Dans cette optique, ils ont sacrifié un nouveau tour de draft – envoyé aux Rockets – afin de mettre la main sur Omer Asik et son salaire à 15 millions de dollars (NB : son contrat ne compte « que » pour 8,3 millions dans le Salary Cap). Ce dernier enlèvera de la pression des épaules d’Anthony Davis, trop souvent contraint de défendre sur les pivots lourds durant l’intégralité de chaque rencontre. Monty Williams, le coach, va pouvoir alterner entre un cinq composé de Davis et Asik, une vraie muraille défensive, avec un groupe ultra offensif constitué d’Holiday, Gordon, Evans, Ryan Anderson et Davis. Ces cinq joueurs marquaient plus de 120 pts sur 100 possessions en moyenne la saison dernière avant de se blesser les uns après les autres. Si tous les joueurs majeurs restent en bonne santé, les Pelicans peuvent créer la surprise à l’Ouest… et peut-être même disputer les playoffs.

Les deuxièmes et troisièmes parties seront publiées dans la semaine.