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	<title>Bo Outlaw Archives - BasketSession.com - Le meilleur de la NBA : news, rumeurs, vidéos, analyses</title>
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	<description>Le meilleur de la NBA et du basket. Plus complet que LeBron James, plus tranchant que Stephen Curry, plus rapide que Kyrie Irving et presque aussi culte que Michael Jordan !</description>
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		<title>Darrell &#038; Bo : les underdogs d&#8217;Orlando, épisode 3</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BasketSession]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 14:37:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[G.O.D.]]></category>
		<category><![CDATA[Bo Outlaw]]></category>
		<category><![CDATA[Darrell Armstrong]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/12/darrell-and-bo.jpg" alt="Darrell &#038; Bo : les underdogs d&rsquo;Orlando, épisode 3" /></div><p>Dernier volet de la série en trois épisodes sur le duo Darrell Armstrong-Bo Outlaw, dont l'histoire mérite d'être contée. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/12/darrell-and-bo.jpg" alt="Darrell &#038; Bo : les underdogs d&rsquo;Orlando, épisode 3" /></div><p><i><span style="font-weight: 400;">Dans l’épisode précédent : Darrell and Bo ont saisi leur chance et se sont imposés comme des joueurs NBA de complément. Le hasard et le destin faisant bien les choses, ces deux joueurs sortis de nulle part se sont retrouvés dans la même franchise : le Orlando Magic. Les premières lignes de leur histoire commune étaient en train de s’écrire. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’ils allaient marquer à jamais l’histoire de leur franchise en impactant indirectement le futur de la ligue </span></i><i><span style="font-weight: 400;">; et ma vision de fan par la même occasion.</span></i></p>
<ul>
<li><a href="https://www.basketsession.com/NBA/darrell-armstrong-bo-outlaw-les-underdogs-orlando-episode-1-685744/">Episode 1 : Les débuts</a></li>
<li><a href="https://www.basketsession.com/NBA/darrell-bo-les-underdogs-dorlando-episode-2-685764/">Episode 2 : Le destin </a></li>
</ul>
<p><strong>Par Kevin Desprez, <a href="https://twitter.com/Kevout6">aka @Kevout6</a></strong></p>
<h2>Episode 3 : Heart and hustle</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">A la fin de la saison 98-99, la franchise d'Orlando est allée au bout de ce qu’elle pouvait faire et offrir à Penny Hardaway. La magie ne prend plus. L’objectif est clair : la free agency de l’année 2000. Alors exit la légende Penny, direction le Phoenix Suns. Horace Grant part à Seattle et le transfert qui éveillera mon attention de fan français sera celui de Nick Anderson aux Kings pour Tariq Abdul-Wahad. Une démarche que l’on qualifierait aisément de reconstruction voir de tanking lorsqu’on est taquin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce Magic version 99 a été la première équipe de Doc Rivers, 38 ans à l’époque, avec laquelle il remportera son seul et unique trophée de coach de l’année, en année… 1 (pas mal), sans même jouer les playoffs. Pas une mince affaire donc. Parce qu'amener en PO une équipe composée principalement de joueurs ayant connu moins de 3 saisons NBA aurait relevé de l’exploit. Et pourtant, il s’en est fallu d'un match, le 81</span><span style="font-weight: 400;">ème</span><span style="font-weight: 400;"> face à Milwaukee et un shoot raté de Chucky Atkins, pour échouer aux portes de la post-saison, malgré un bilan de 10-5 lors du sprint final.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Débutons par la singularité et la mentalité unique de ce roster composé de 5 joueurs non draftés avec un rôle majeur : à côté des incontournables Darrell and Bo, vous pouviez trouver Ben Wallace, qui n’était absolument pas encore le joueur que l’on connaît aujourd'hui, John Amaechi et Chucky Atkins. Mais il ne faut pas minimiser les apports du rookie extraordinaire et électrisant qu’était Corey Maggette, une demi-saison de TAW que j’ai adorée, des shoots de Pat Garitty, et Michael Doleac, ainsi que l’expérience de Monty Williams ou de Chris Gatling. Notons durant cette saison la participation ponctuelle d’autres joueurs de compléments connus pour leur état d’esprit : Earl Boykins, Anthony Parker, Matt Harpring ou Anthony Johnson.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais en pré-saison, cet effectif ne fait pas rêver. Sports Illustrated en fait même l'un des potentiels candidats au pire bilan de l’histoire de la ligue, rien que ça. Doc Rivers ne manquera pas de s’en servir comme source d’inspiration et de motivation dès l’ouverture du training camp. Lui qui a joué pour Pat Riley avait retenu une chose, la culture avant le jeu. Et il comptait bien transmettre cette philosophie à ce groupe pour en faire des morts de faim.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">"Un de mes pires meetings, c’est lorsque j’étais à Orlando. Doc Rivers arrive et nous dit ‘on va être l’équipe qui bosse le plus en Floride’. On s’est tous regardé en disant 'Oh my god'. Parce que Miami (de Pat Riley), ça bosse dur", racontait Tariq Abdul-Wahad.</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a eu un effet Rivers. Jeune coach insouciant, il n’hésite pas à tenter des paris en alignant Bo Outlaw et Ben Wallace dans le 5 majeur (Bo jouant poste 3 et Ben Wallace poste 4, imaginez un peu le spacing de l’époque !</span><span style="font-weight: 400;">). Cette team annoncée comme l'une des pires de l’histoire joue dur. Tariq Abdul Wahad est rayonnant et fait parler son excellent jeu au poste, Darrell Armstrong est dans la lancée de sa saison précédente historique et le duo Ben Wallace/Bo Outlaw fait vivre un enfer aux attaques adverses. L’équipe parvient à se maintenir à l’équilibre lors des 20 premiers matches, puis enchaîne 4 victoires de suite pour porter son bilan à un honnête 15-11 à la mi-décembre ; avant de connaître un passage à vide avec 13 défaites en 14 matches. Mais ce Magic à de la ressource, et le front office tente un coup pour relancer la saison. TAW et Chris Gatling sont envoyés à Denver en échange de Ron Mercer, Chauncey Billups (qui ne jouera plus de la saison) et Johnny Taylor.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mon cœur de fan est un chouilla déçu, mais même si le Français quitte le navire, Darrell et Bo maintiennent mon intérêt pour cette équipe si combative. Combative, à l’image de ce match du 1</span><span style="font-weight: 400;">er</span><span style="font-weight: 400;"> février au MSG. Le trade de TAW vient d’avoir lieu, l’équipe se présente face aux derniers finalistse NBA avec seulement 9 joueurs disponibles. Les Floridiens infligent une défaite de 21 points aux Knicks (98-77), portés par les 60 points de 4 joueurs de banc, dont 22 pour Atkins, non drafté quelques mois auparavant. Tout un symbole. Orlando retrouve le quasi équilibre au All-Star Break.  Les hommes de Rivers continuent de s’accrocher jusqu’au milieu du mois de mars, où une série de 7 victoires d’affilée porte leur bilan à un honorable 38-36. Les playoffs sont en ligne de mire, qui l’eut cru ? Absolument personne.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les valeurs prônées par Doc Rivers reposent sur une solidarité exceptionnelle, où chaque soir 9 joueurs jouent entre 17 et 30 minutes par match et tournent entre 8 et 16 points. Seul Bo Outlaw et Ben Wallace scorent moins, mais leur apport défensif est tel que leur rôle est prépondérant. Un équilibre solide, mais pas suffisant pour s’assurer la 8ème place avant le 81ème match. Orlando est à 40-41, Milwaukee à 41-40. Un <em>win or go home</em> pour Orlando qui sera héroïque face au Big Three de Bucks et aux 21 points de Tim Thomas en sortie de banc. Chucky Atkins manquera le tir décisif. Défaite rageante de 2 points. Orlando passe de peu à côté d’une qualification qui aurait été l’une des plus imprévisibles de l’histoire. Et comme cette team ne fait pas les choses à moitié, elle remporte son dernier match, histoire de finir en 41-41.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme prévu par John Gabriel, cette team sera démantelée en fin de saison. Ben Wallace et Chucky Atkins seront transférés aux Pistons pour Grant Hill. T-Mac sera signé. Duncan finira par rester aux Spurs. La suite, on la connaît. Grant Hill se blesse et Tracy McGrady devient un joueur hors norme.</span></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/luka-a-vole-noel-boston-gache-celui-des-lakers-685804/" data-title="A lire aussi">Luka a volé Noël, Boston gâche celui des Lakers</a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Darrell Armstrong et Bo Outlaw poursuivront l’aventure en Floride et participeront activement aux années Grant Hill et Tracy McGrady avec panache jusqu’à la saison 2001-2002, sans jamais passer un premier tour. Pendant 5 saisons, ce duo au parcours atypique, passé par des universités de secondes zones, des ligues mineures, l’Europe… aura fini par s’imposer de la plus belle des manières en NBA. Deux joueurs ultra fun à regarder, avec une bonhomie qui les rendait sympathiques et accessibles. Deux joueurs qui ont compensé leurs lacunes par une force mentale et une abnégation à toute épreuve. Leurs plus belles années étaient indéniablement celles qu’ils ont passées ensemble à Orlando.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après avoir fait partie de quelques trades dont la NBA a le secret, Bo a rendu de fiers services à Phoenix et Memphis, avant de revenir terminer sa carrière en Floride. Il est aujourd’hui ambassadeur pour la franchise. C’est Monty Williams qui en parle le mieux :</span><i><span style="font-weight: 400;"> « Bo est Bo. Tout le monde l’aime et pour une bonne raison ; il travaille dur, essaie toujours d’aider les gens et ne demande pas à être crédité pour ça ».</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Darrell connaîtra une saison supplémentaire avec le Magic avant de lui aussi goûter aux transferts NBA douteux. Partout où il est passé, il a conservé son rôle d’énergizer et de pile électrique en sortie de banc. De NOLA à Dallas, en passant par Indiana et New Jersey, celui qui gardait un casque de foot US dans son casier pour se rappeler de ses débuts, a toujours attiré le respect de ses pairs. Il est aujourd’hui assistant coach pour les Dallas Mavericks. C’est d’ailleurs lui qui avait essuyé le spin move partagé abondamment sur les réseau sociaux de Luka Doncic lors d’une séance d'entraînement il y a quelques mois.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> Il est entré au Hall of fame de la franchise d’Orlando y rejoignant Shaq, Penny, T-Mac et Nick Anderson. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Personne ne lui a rien donné. Il a gagné tout ce qu’il a. Il l’a fait à la dure et différemment, mais il l’a gagné. Nous avions l’habitude de nous asseoir et de parler du chemin qu’il a parcouru. Il faut parler plus souvent d’histoires comme la sienne </span></i><i><span style="font-weight: 400;">»</span></i><span style="font-weight: 400;">, expliquait Nick Anderson.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour beaucoup, ce Heart and Hustle en vigueur à Orlando a déclenché le coaching de Doc Rivers aux Celtics et sa carrière de coach référencé, la carrière de Hall of Famer de Ben Wallace et son influence sur la culture des Pistons des années 2000, l’histoire et la carrière si singulières de John Amaechi, voir été&amp; l’une des sources d’inspiration du coaching de Monty Williams. Mais pour ma part, cet héritage c’est ce duo marquant du début des années 2000, avec deux hommes auxquels, de prime abord, on aurait donné au grand maximum une place de 10ème homme en NBA. L’espace d’une saison, Darrell Armstrong et Bo Outlaw ont donné tout son sens à la phrase que feu Flip Sanders aimait rappeler à Kévin Séraphin : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Il n’y a pas de mauvais joueur dans cette ligue, il n’y a que des mauvaises équipes ». </span></i><span style="font-weight: 400;">Comprenez, tout est une question de contexte, et celui du Orlando Magic était parfait.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« Je pense que ce qui a rendu cette équipe de 99-2000 si bonne, c’est à quel point nous étions proches, surtout avec des gars comme Darrell et Bo. C’était un groupe incroyable. » </span></i><span style="font-weight: 400;">Doc Rivers</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Darrell &#038; Bo : les underdogs d&#8217;Orlando, épisode 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BasketSession]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Dec 2023 10:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[G.O.D.]]></category>
		<category><![CDATA[Bo Outlaw]]></category>
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		<category><![CDATA[Orlando Magic]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/12/darrell-and-bo.jpg" alt="Darrell &#038; Bo : les underdogs d&rsquo;Orlando, épisode 1" /></div><p>Retour sur l'histoire de deux joueurs un peu oubliés qui raviveront des souvenirs à certains : Darrell Armstrong et Bo Outlaw. Voici le premier volet.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/12/darrell-and-bo.jpg" alt="Darrell &#038; Bo : les underdogs d&rsquo;Orlando, épisode 1" /></div><p><em><span style="font-weight: 400;">Noël approche à grand pas, sa dose de paillettes et ses téléfilms avec. Alors quoi de mieux qu’une bonne vieille histoire made in Orlando pour réveiller la magie de Noël ? <strong>Kevin Desprez</strong>, alias <a href="https://twitter.com/Kevout6">Kev-in-N-out</a> sur X vous propose une petite série en trois épisodes sur l'histoire d'un tandem trop peu cité dans l'histoire du Magic et qui l'a fait vibrer à l'époque : celui que formaient <strong>Darrell Armstrong</strong> et <strong>Bo Outlaw</strong>.</span></em></p>
<h2><b>Episode 1 : la génèse</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">En cette saison 2023-2024, le Magic a choisi de nous sortir un maillot classic édition des plus pertinents. Si pour beaucoup il évoque la période T-Mac, mon sentiment est tout autre. A mes yeux, ce maillot c’est la découverte d’une équipe unique en son genre de par sa destinée et son âme : le Magic d’Orlando 99-2000, surnommé « Heart and Hustle » et emmené par Darrell Armstrong et Bo Outlaw. Deux joueurs qui ont une place toute particulière dans mon cœur de fan. Une découverte fortuite survenue lors des retransmissions NBA de Canal +. Ces fameux mercredis après-midi lorsque, adolescent, le canapé et la télécommande étaient miens.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce que je m’apprête à vous raconter, je l’ignorais encore il y a 3 ans. La seule chose qui me restait, c'était les quelques perfs offensives de TAW, mon amour pour Armstrong et Outlaw, et l’admiration que j’éprouvais pour cette équipe du Magic 99-2000. Son âme me rappelait tant mes chez New York Knicks. Et puis, j’ai fouiné sur le sujet, nourrissant l’espoir de pouvoir écrire quelque chose d’intéressant, sans jamais trouver la bonne formule. Je crois que la magie de Noël opère, alors je me lance.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce duo, c’était d’abord deux joueurs qui ne payaient pas de mine mais étaient incroyablement fun à voir jouer. Retour en arrière.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Darrell Armstrong est un meneur culminant tout juste au mètre 86, plutôt fluet, passeur gestionnaire et shooteur fonctionnel. Un mec auquel on peut facilement s’identifier. Mais il est surtout doté de qualités athlétiques impressionnantes et d’un cœur immense. Le gars défend le plomb. Il n’est pas rare de percevoir sur les NBA Action qui nous parviennent mensuellement en France ses plongeons d’enragé pour récupérer les ballons qui traînent sur le parquet. Pas rare également de le voir claquer un bon vieux tomar ou d’aller coller un contre comme peu le font. Je n’ai pas peur de le dire : avant ceux de LeBron, il y a eu les chasedown blocks de Darrell Armstrong.</span></p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/wFUYkm8pxmo?ab_channel=LamarMatic" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Bo Outlaw</strong>, c’est un peu le même genre de joueur dans l’idée. Un type qui mettrait la tête là où vous ne mettriez pas les pieds, mais sans une once de dirty play. Beaucoup parlent d’un joueur qui a fait une immense carrière aux vues de ses qualités intrinsèques. Pas faux. Au premier regard, on aperçoit un joueur plutôt frustre balle en main, avec un tir relativement mauvais et une mécanique à faire pâlir Shawn Marion. <em>« Quand il shoote ses lancers francs, on dirait un tire-bouchon »</em>, commentait George Eddy à l’époque.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cependant, il ne faut pas omettre une chose. Outlaw disposait de qualités athlétiques hors-normes, une puissance lui permettant de défendre sur les meilleurs intérieurs NBA et une mobilité l’autorisant à défendre aussi sur des extérieurs, ce qui n’était pas si courant à l’époque. Ajoutez à cela une détente et une explosivité de folie et vous obtenez un potentiel défensif unique. Comme son compère, Bo est possédé lorsqu'il est sur le terrain. Son activité est immense. Ses contres en second rideau et ses dunks me faisaient sauter de mon siège.</span></p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/2gbwHrtf8L0?ab_channel=All-aroundNBA" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le destin faisant bien les choses, et malgré des débuts de carrières difficiles, ces deux-là étaient fait pour se rencontrer, et c’est à Orlando que ça a eu lieu. L’histoire ne se résume pourtant pas uniquement à ça, tant leur parcours atypique mérite d’être conté.</span></p>
<h3>Darrell, le footeux</h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Darrell Armstrong est né le 22 juin 1968 à Gastonia, en Caroline du Nord. En 1986, il est diplômé du lycée de Ashbrook de Gastonia (ex HS de James Worthy), puis intègre en 87 l’université de Fayetteville en NCAA division 2, plutôt réputée pour son programme de football US. Darrell fait d'ailleurs d'abord partie du roster de l'équipe de foot, où il s'offre l’un des records de la fac durant sa première saison. C’est lors de son année junior en 88 qu’il intègre l’équipe de basket, sous l’impulsion de ses coaches Ray McDougal, puis Jeff Capel. Le premier l’a repéré lors d’un pick up game et ne s’est pas trompé. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 89, Jeff Capel est nommé coach principal et lui offre une bourse d’études. Savoir sa mère libérée de la pression financière lui permettant d’accéder à une éducation tout en poursuivant son rêve est une chose loin d‘être anodine à ses yeux. Le voilà dans les meilleures conditions. Capel croit en lui : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Il avait faim d’apprendre, il voulait progresser. Je me souviens qu’il venait tous les matins à 6 heures pour tirer. »  </span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et Darrell le lui rend bien : </span><i><span style="font-weight: 400;">« </span></i><i><span style="font-weight: 400;">C’est lui qui m’a toujours donné confiance et qui m’a dit que je pouvais passer au niveau supérieur. Il m’a donné une bourse. Dire qu’il est l’un de mes coach favoris est un euphémisme ? “. </span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il clôturera sa carrière NCAA en affichant une moyenne de 16 points, 3.6 rebonds et 4.7 passes en 24 matches, avant de se présenter à la Draft 91 sans que son nom ne soit appelé. Il écume alors les ligues mineures américaines de 91 à 93 : USBL puis CBA et la GBA, qui finira par fermer au début de l’année 93, l’obligeant à travailler dans une usine de textile en Caroline du nord pour joindre les deux bouts. </span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« C’était difficile, je ne vais pas vous mentir, parce que j’ai travaillé de 11 heures à 7 heures du matin. C’était fou là-bas, parce que je n’avais pas d’emploi une fois que la GBA a fermé ses portes ». </span></i><span style="font-weight: 400;">Cependant ces performances </span><span style="font-weight: 400;">ne passent pas inaperçues et lui ouvrent alors les portes du basket outre-A</span><span style="font-weight: 400;">tlantique.</span></p>
<h3>Bo, le nageur</h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Charles aka « Bo » Outlaw, est né le 13 avril 1971 à San Antonio, au Texas, et débute en tant que nageur dans son lycée de John Jay HS de San Antonio. Mais un entraîneur lui fait remarquer que sa place est plutôt dans celle de l’équipe de basket. Il est le dernier joueur choisi pour l’équipe B et, très vite, son rôle est défini : défendre le plus gros scoreur adverse. L’année suivante, il intègre pendant deux ans le South Plains College en même temps que Sheryl Swoopes, future légende de WNBA, avant de rejoindre l’université de Houston pour ses dernières années universitaires de 1991 à 1993. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Outlaw est loin d’être ridicule : 16 points, 9 rebonds, 3 passes, plus de 3 contres et 2 interceptions de moyenne, à plus de 60% au tir, le tout en 61 matchse de Division 1 NCAA. Un volume impressionnant, mais insuffisant pour être appelé lors de la Draft 93. Lui aussi se tourne alors vers les ligues mineures et joue une demi saison en CBA. En 32 matches, il confirme ce qu’il a montré à Houston : 13 points, 10 rebonds, 2 passes et presque 4 contres par match. Du volume, on vous dit ! Et en octobre 1993, il imite son futur acolyte du Magic en saisissant une opportunité en Espagne, à l'Estudiantes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais comme rien n’est simple, ça va tourner au vinaigre : deux</span><span style="font-weight: 400;"> petits matches avec l’équipe première, à peine 5 minutes sur le terrain, et au revoir Charles. Comment expliquer qu’un joueur qui fera 15 saisons NBA ait pu se louper à ce point en Europe ? Flip Sanders avait raison, il n’y a pas de mauvais joueurs, que des mauvais contextes. Et celui de la banlieue madrilène était particulièrement inadapté. Tous les spots des joueurs extra européens étant pris, l’idée du coach était de faire jouer Outlaw en équipe réserve, une expérience que Samuel Nadeau connaîtra quelques années plus tard au Real. Le faire jouer en réserve donc, l’observer et l’appeler en première si besoin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> L’histoire c’est Paco Garcia qui la résume parfaitement :</span><i><span style="font-weight: 400;"> "Je me souviens qu’il était un athlète extraordinaire, qu’il défendait comme une bête et qu’il a eu la malchance que lorsqu’on lui a donné une opportunité c’était pour un rôle qui n’était pas le sien. Ç'aurait été un excellent complément pour une grande équipe".</span></i><span style="font-weight: 400;"> Un rendez-vous raté qui aurait pu sceller son avenir professionnel, mais c’est mal connaître l’abnégation dont aura fait preuve Bo durant sa carrière, mais on y reviendra.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La même année (1993), le passage de Darell Armstrong en Europe sera beaucoup moins discret et ce dès sa</span><span style="font-weight: 400;"> première saison à Chypre, au Pezororikos Larnaca : 32 points et 8 passes par match dans des gymnases dignes du fin fond du Finistère, les fumigènes en plus. Une belle adaptation qui l’amène à côtoyer les terrains espagnols en 1994-1995 à Ourense, la dernière équipe que Bo avait affrontée en Liga Endesa. Et Darrell va faire ce qu’il a toujours fait : saisir sa chance. Premier match : 29 points 13 passes. Le second : 26-5. Le troisième : 32 points. La saison démarre bien individuellement, mais l’équipe ne gagne pas et n’est pas loin de la relégation. L’Américain va prendre ses responsabilités lors du sprint final : 4 victoires sur les 5 derniers matches de la saison où il finit meilleur scoreur à chaque fois, sans jamais descendre en dessous des 30 points (31, 38, 32, 36,35). Allez, ciao l’artiste. </span><span style="font-weight: 400;">Le petit gars de Gastonia a réédité les perfs aperçues à Chypre, face à une adversité tout autre. Ourense est maintenu, il rentre aux USA etson destin est sur le point de changer.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré des aventures bien différentes, les deux futurs compères auront la chance d’avoir une opportunité dans la grande ligue à une année de différence. </span></p>
<p><strong>LA SUITE DANS L'EPISODE 2, demain !</strong></p>
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		<title>Fail : Les Sixers présentent&#8230; Bo Outlaw !</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Oct 2014 07:59:08 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Travis Outlaw]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2014/10/Capture-d’écran-2014-10-28-à-08.52.10.png" alt="Fail : Les Sixers présentent&#8230; Bo Outlaw !" /></div><p>Même lorsqu'ils ne sont pas sur le terrain, les Sixers arrivent à être mauvais. Confondre Travis et Bo Outlaw, franchement...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2014/10/Capture-d’écran-2014-10-28-à-08.52.10.png" alt="Fail : Les Sixers présentent&#8230; Bo Outlaw !" /></div><p>Les Sixers ont décidé d'être mauvais sur tous les plans cette saison. En plus de s'être forgé l'un des rosters les moins compétitifs de l'histoire, Philadelphie commet des bourdes en dehors du parquet. Le fail du jour est déjà à mettre à l'actif de la franchise de Pennsylvanie, qui a accueilli Travis Outlaw lundi dans le cadre d'un trade pour récupérer un second tour de Draft. Sur le site officiel des Sixers, le shooteur de 30 ans y figure sous la mauvaise identité. Jugez plutôt...</p>
<p><a href="https://www.basketsession.com/wp-content/uploads/2014/10/Capture-d’écran-2014-10-28-à-08.52.10.png"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-204457" src="https://www.basketsession.com/wp-content/uploads/2014/10/Capture-d’écran-2014-10-28-à-08.52.10.png" alt="bo-outlaw-travis-outlaw" width="628" height="462" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2014/10/Capture-d’écran-2014-10-28-à-08.52.10.png 628w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2014/10/Capture-d’écran-2014-10-28-à-08.52.10-200x147.png 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2014/10/Capture-d’écran-2014-10-28-à-08.52.10-300x221.png 300w" sizes="(max-width: 628px) 100vw, 628px" /></a></p>
<p>Pour les plus jeunes, <strong>Bo Outlaw</strong> est un ancien joueur NBA aujourd'hui âgé de 43 ans qui n'a de commun que le nom de famille avec l'ami Travis. L'ex-intérieur du Magic était un poil plus athlétique...</p>
<p>[youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=wp19q_qU6pk[/youtube]</p>
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