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	<title>livre Archives - BasketSession.com - Le meilleur de la NBA : news, rumeurs, vidéos, analyses</title>
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	<description>Le meilleur de la NBA et du basket. Plus complet que LeBron James, plus tranchant que Stephen Curry, plus rapide que Kyrie Irving et presque aussi culte que Michael Jordan !</description>
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		<title>[ITW] NBA All-Star Names : « Un surnom veut dire plus qu’il n’y paraît »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 12:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[NBA All-Star Names]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/10/NBA-All-Star-Names--1155x604.png" alt="[ITW] NBA All-Star Names : « Un surnom veut dire plus qu’il n’y paraît »" /></div><p>Nous avons pu échanger avec Vincent Reculeau et Adrien Pommepuy à propos de la sortie de leur livre, NBA All-Star Names, qui revient sur les meilleurs surnoms de l'histoire de la NBA.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/10/NBA-All-Star-Names--1155x604.png" alt="[ITW] NBA All-Star Names : « Un surnom veut dire plus qu’il n’y paraît »" /></div><p>Tous les deux fans de basket, <strong>Vincent Reculeau</strong> et <strong>Adrien Pommepuy</strong> se sont lancés dans une grande aventure : l’écriture d’un livre. "NBA All-Star Names", aux éditions Amphora, revient sur les surnoms les plus iconiques et les plus originaux de l’histoire de la NBA. Nous avons pu échanger avec Vincent (écriture) et Adrien (illustrations) à propos de ce projet et de leur amour pour les surnoms.</p>
<p><strong>BasketSession : Pouvez-vous nous raconter la genèse de ce livre ?</strong></p>
<p><strong>Vincent : </strong>Nous ne nous connaissions pas du tout. Malgré notre région commune et notre profession commune. Nous nous sommes rencontrés via le site Basket Retro, pour lequel nous avons beaucoup collaboré sur des articles, et on s’est bien entendus.</p>
<p><strong>Adrien : </strong>J’avais envie de faire un livre depuis très, très longtemps. Je pense qu’on avait déjà discuté de cette éventualité avec Vincent, puis je lui ai proposé de faire un calendrier perpétuel. Je me suis dit que ce serait un format moins difficile et moins engageant qu’un livre. Alors, je lui ai proposé quelque chose de très illustré et très coloré, j’étais surpris qu’il dise tout de suite oui.</p>
<p><strong>V : </strong>Alors, j’ai dit oui, tout en ayant affreusement peur. Je m’estime très lent dans l’écriture, j’aime bien avoir le mot juste. Donc écrire un texte long ou romancé me faisait vraiment peur, mais j’ai dit oui parce qu’il était question de portraits courts, c’était moins effrayant.</p>
<p><strong>De votre perspective de fans de basket, dans des métiers qui n’ont rien à voir avec l’écriture, que cela représente-t-il pour vous de sortir un livre ?</strong></p>
<p><strong>V : </strong>C’est un rêve, tout simplement. Il y a 30 ans, j’écrivais un mini magazine pour mes copains au collège, qui racontait l’histoire de mon équipe de basket en minimes. Aujourd’hui, j’écris un livre sur les stars qui m’ont fait rêver. C’était une super aventure, où tout s’est aligné : la rencontre avec Adrien, un chouette travail collaboratif, un éditeur passionné, une célébrité qui nous a suivis les yeux fermés… c’est la brochette du bonheur. "Croire en ses rêves", c’est parfois une phrase bateau. Mais, là, on y a cru et ça a fonctionné.</p>
<p><strong>A : </strong>C’est un peu la même chose. Je suis content d’offrir ça à l’ado que j’étais, qui rêvait de basket et qui rêvait de ce que j’ai essayé de faire avec mes illustrations. Je suis très content d’avoir satisfait cette partie de moi-même.</p>
<p><strong>Vincent, tu parles beaucoup de surnoms sur ton compte Twitter (<a href="https://twitter.com/WonderfulOhYeah">@WonderfulOhYeah</a>) depuis déjà longtemps. D’où te vient cette passion ?</strong></p>
<p><strong>V :</strong> Je trouve qu’un surnom, c’est très parlant. Ça veut dire plus qu’il n’y paraît. Il y a toute une mythologie dedans, qui permet d’aller au-delà du basket. J’adore le basket, mais j’aime aussi les à-côtés, les petites histoires. Et les surnoms sont justement une fenêtre qui permet de voir la grande histoire à travers la petite. J’ai été marqué par un article de Patrick Chaillou dans Maxi-Basket, dans les années 80, qui s’appelait Nicknames en folie. Dans cet article, il présentait de nombreux surnoms des joueurs de la ligue, avec de superbes illustrations.</p>
<p><strong>Il y a les surnoms, mais aussi les dessins de plusieurs centaines de joueurs dans le livre. À quel point ce challenge était-il grand pour toi, Adrien ? Et comment fait-on pour retranscrire un surnom visuellement ?</strong></p>
<p><strong>A : </strong>329, exactement ! C’est vrai que c’est pas mal… Quand j’ai balancé l’idée au début, je crois que je n’avais pas conscience de la masse de travail que cela représentait. On était très enthousiastes, puis on s’est très vite rendu compte de ce qui nous attendait. On est en octobre, et il y a le inktober — le challenge de faire une illustration par jour sur un thème imposé. Je l’ai fait aussi, sauf que c’était sur deux ans. Je pense que je ne suis plus le même illustrateur après ce défi. Ensuite, pour les illustrer, je me suis beaucoup basé sur le texte que Vincent avait écrit à l’avance. J’ai essayé de rebondir sur son interprétation du surnom. Ce n’était pas toujours évident, mais j’ai essayé de faire un lien à chaque fois.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi les surnoms qui figureraient sur la liste finale ? On imagine que certaines décisions ont été difficiles, tant dans la sélection des joueurs que des surnoms.</strong></p>
<p><strong>V : </strong>Au début, je voulais vraiment un seul surnom par joueur. Puis je me suis rendu compte que ce n’était pas possible. J’en avais environ 390 et il fallait faire un cut avec les éditions Amphora. Ça a été un petit peu dur, mais je me suis occupé de la sélection finale. Pour éviter certains sacrifices, on a regroupé des surnoms. Par exemple, on a regroupé trois "Jet" et il y avait trois "Hot Rod", les "stopper" aussi.</p>
<p><strong>A : </strong>On voulait globalement le top 100 des joueurs. Mais c’était aussi important d’avoir des joueurs qui nous tenaient à cœur. Pour Vincent, il y a je ne sais pas combien de pivots des années 80 et 90. Moi, j’ai plutôt choisi des mecs qui n’avaient pas de mains, mais beaucoup d’énergie à apporter. On voulait également rendre hommage à certains joueurs qui étaient en bout de banc, mais qui ont quand même réussi à rester pendant des années en NBA. Ce n’est donné à personne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="sq"><p>"Les surnoms sont une fenêtre qui permet de voir la grande histoire à travers la petite."</p></blockquote>
<p><strong>Quel est, chacun, votre surnom préféré ?</strong></p>
<p><strong>A : </strong>Le plus emblématique : Magic. Même plus besoin de dire son nom (Earvin Johnson). On dit "Magic" et on sait à qui on pense. Ça a remplacé tout le reste. Pourtant, ça vient seulement d’un commentateur qui l’a appelé comme ça, mais ça collait tellement bien que c’est resté.</p>
<p><strong>V : </strong>C’est un surnom rarement utilisé, mais que j’adore : "The Round Mound of Rebound", pour Charles Barkley. Le monticule rond du rebond, en français. J’adore la rime, c’est de la poésie pour un gars qui n’était clairement pas toujours poète sur le terrain.</p>
<p><strong>Quel est le surnom que vous trouvez le plus drôle ?</strong></p>
<p><strong>A : </strong>Celui de Corey Maggette, "Bad Porn" ! C’est la signification qui me fait rire : fait des stats, mais sans la victoire à la fin. C’est très imagé, mais je trouve que ça fonctionne et ça me fait mourir de rire. Je pense que la personne qui a sorti ça avait énormément d’humour. Je ne sais pas si on le reçoit bien en tant que joueur, mais en tout cas, nous on l’a apprécié. (rires)</p>
<p><strong>B : </strong>Pour moi, c’est celui de Larry Nance : "The High-Ayatolla of Slamola". Il est un peu comme celui de Barkley, délirant. Il joue sur les syllabes, sur la religion, il est long. C’est une trouvaille délirante et donc rigolote.</p>
<p><strong>Quelle est, selon vous, la plus belle histoire derrière un surnom ?</strong></p>
<p><strong>A : </strong>Je vais partir sur "Black Mamba". C’est un peu facile, mais c’est apparu à un moment où Kobe était dans la difficulté. S’il s’est lui-même donné ce surnom, c’est aussi pour surmonter des épreuves. Ça l’a sans doute motivé et ça a dû l’aider à garder un but, pour toujours tenter d’être une meilleure personne. Je pense qu’il l’a été. Je trouve que c’est une belle histoire.</p>
<p><strong>B : </strong>Une belle histoire, c’est celle de "Spud" Webb. Sa grand-mère l’appelait comme ça parce que, à la maternité, sa tête ressemblait à un satellite — et Spud veut aussi dire "patate" en anglais. C’est un surnom un peu dévalorisant au départ, mais avec ses 1,69m, il décolle quelques années plus tard pour remporter le concours de dunks.</p>
<p><strong>Adrien, quel surnom as-tu préféré illustrer ou celui dont tu es le plus fier ?</strong></p>
<p><strong>A : </strong>Je pense que c’est celui de Thomas Pesquet, le dernier. Notamment parce qu’il y avait ce challenge de faire le portrait de quelqu’un qui le verrait. Il fallait aussi lier sa passion du basket et le fait qu’il soit astronaute à son surnom tiré d’une référence musicale — Major Tom. C’était un gros challenge, pour lequel je me suis mis beaucoup de pression. Je suis assez fier de ce que j’ai fait.</p>
<p><strong>Thomas Pesquet a justement fait votre préface. C’était une annonce surprenante. Comment cela s’est-il fait ?</strong></p>
<p><strong>V : </strong>Quand j’ai commencé sur Twitter, je ne parlais pas spécialement de surnom, je parlais de NBA vintage. Mon crédo, c’était les archives de magazines des années 80 et 90. J’ai été suivi par pas mal de monde et, à ma grande surprise, en me brossant les dents un jour, je vois une notification : "Thomas Pesquet vous suit". Ça fait quelque chose. Je l’ai remercié, il ne m’a pas répondu, mais il y avait un petit like de temps en temps, voire un commentaire une fois. Quand s’est posée la question de la préface, il fallait bien sûr un invité de marque pour apporter une certaine notoriété et nous valider. Je l’ai donc contacté, Adrien en rigolait.</p>
<p><strong>A : </strong>Je n’y ai pas cru. J’étais toujours là, à dire <em>"tu ne voudrais pas un peu penser à une option numéro 2 ?"</em>.</p>
<p><strong>V : </strong>Je me suis dit qu’en faisant la demande avec le cœur, naïvement, ce n’était pas impossible. On ne lui a pas envoyé un dossier, mais un message privé, avec les premiers dessins d’Adrien et les textes avec les surnoms en rapport avec l’espace. Le timing n’était pas terrible, c’était quinze jours avant sa deuxième mission spatiale. Puis je suis revenu avec une deuxième demande à son retour, six mois plus tard. Et une fois qu’on a annoncé notre signature avec Amphora, en début d’année, il a répondu au message et accepté.</p>
<p><strong>A : </strong>Il a vécu comme nous ce rapport très distant avec le basket américain, à peu près dans les mêmes années. Il a dû se reconnaître un petit peu dans ce qu’on lui a proposé et ce qu’on lui a montré. Ça se ressent dans sa superbe préface. Je trouve que ça l’humanise énormément. C’est une personne que je n’avais pas spécialement mise en rapport avec le basket. Il va dans l’espace, mais, en fait, c’est un humain comme nous. C’est un énorme cadeau qu’il nous a fait.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/fred-weis-interview-biographie-637053/" data-title="A lire aussi">[ITW] Fred Weis : "On a écrit ce livre parce que je voulais que ça sorte"</a></p>
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		<title>[ITW] Fred Weis : « On a écrit ce livre parce que je voulais que ça sorte »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jul 2022 15:36:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Fred Weis]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/07/Fred-Weis-Biographie-Amphora-Jusque-là-ça-va.png" alt="[ITW] Fred Weis : « On a écrit ce livre parce que je voulais que ça sorte »" /></div><p>On a pu discuter avec Fred Weis de la sortie de sa biographie, "Jusque-là, ça va", de sa carrière et de sa vie en général.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/07/Fred-Weis-Biographie-Amphora-Jusque-là-ça-va.png" alt="[ITW] Fred Weis : « On a écrit ce livre parce que je voulais que ça sorte »" /></div><p>Vice-champion olympique aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, <strong>Fred Weis </strong>est un personnage important du basket français. À travers "Jusque-là, ça va", <a href="https://ed-amphora.fr/produit/sports-collectifs/basket/jusque-la-ca-va/">son autobiographie aux Éditions Amphora</a>, le pivot raconte les temps forts de sa carrière. Mais, au-delà du sport, il y raconte surtout sa vie et les épreuves qu’il a traversées, notamment avec son fils Enzo.</p>
<p>À l’occasion de la sortie du livre, on a pu discuter avec lui du processus d’écriture, mais aussi de son parcours en général. Aussi bien sur les parquets qu’en dehors.</p>
<p><strong>BasketSession : Fred, comment est venue l’idée de faire une biographie ? Peux-tu décrire le processus de création avec ton co-auteur, Geoffrey Charpille ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Moi, ça fait très longtemps que ça me travaille. Enfin, ça fait au moins trois ou quatre ans que j’aimerais le faire. La seule chose, c’est que je n’en avais pas forcément la compétence. Au final, j’ai trouvé la personne idéale. Geoffrey, c’est un ami.</p>
<p>Tu racontes quand même des choses qui sont très difficiles à raconter. Je l’ai couché sur le papier, c’est "facile". Le raconter à quelqu’un, en face à face… franchement, tu ne peux pas le faire avec n’importe qui. Il fallait vraiment que ce soit un ami et mis à part Geoffrey, je ne voyais personne capable de faire ça avec moi.</p>
<p>En fait, c’est mon producteur sur l’émission "Basket Time". On échangeait toujours un petit peu sur le sujet. À partir du moment où on est tombés d’accord, à chaque fois qu’on échangeait, on parlait de ça. Et ça a duré longtemps, il a fallu presque un an pour l’écrire. On a eu beaucoup de discussions. On voulait vraiment le raconter comme un récit, donc je lui ai raconté comme un récit pour que ce soit plus simple.</p>
<p><strong>Dans ce livre, tu t’ouvres vraiment sans filtre : tu racontes tes erreurs, tes regrets, des choses très personnelles… Est-ce que c’était difficile pour toi, qui as tendance à beaucoup garder les choses à l’intérieur, de se montrer si transparent ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Ça a été difficile, oui. Effectivement, je garde tout pour moi d’habitude. Je n’aime pas montrer les choses. Mais je pense que j’avais besoin d’une thérapie. On a écrit ce livre parce que je voulais que ça sorte un petit peu, j’avais besoin de faire ça dans cette démarche. Et à partir de là, il fallait qu’on le fasse de la manière la plus sincère possible. Il fallait que je le fasse à fond, sinon ça ne servait à rien.</p>
<p>Le but, ce n’était pas de se faire passer pour Superman et je pense que ça se voit. J’avais envie de dresser le vrai portrait d’un homme avec des failles. Je voulais juste raconter mon parcours de vie, même s’il est chaotique.</p>
<p><strong>Tu parles de thérapie. Nous, lecteurs, nous apprenons beaucoup en lisant le livre. Mais toi, est-ce que tu as aussi appris des choses sur toi-même en l’écrivant ? Qu’est-ce que ça t’a apporté ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Bien sûr, ça m’a apporté quelque chose. Depuis ces événements-là, je me reconstruis jour après jour. C’est une pierre de plus dans mon édifice, quelque chose dont j’avais besoin pour continuer à avancer. Je pense que j’en étais arrivé à un stade où je ne pouvais plus avancer sans faire ça. Depuis, j’en tire du positif, je me sens un petit peu plus tranquille dans ma tête. Et c’est déjà un grand pas en avant.</p>
<p><strong>Une des choses dont tu parles énormément et dont tu avais visiblement besoin de parler, c’est ton fils Enzo, atteint d’un trouble du spectre autistique. Tu racontes les moments difficiles, mais aussi tout l’amour que tu as pour lui. Peux-tu nous expliquer ta relation avec Enzo et la place qu’il prend dans ta vie ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Finalement, Enzo était l’enfant pas parfait dont je rêvais sans le savoir. J’ai très mal vécu le fait qu’il ne soit pas parfait, parce qu’il fallait absolument que je fasse le deuil de l’enfant parfait. Je suis passé par un processus très compliqué pour y arriver. Mais sans Enzo, je ne serais pas la personne que je suis maintenant. Je pense être une personne 1000 fois meilleure maintenant, qu’avant Enzo.</p>
<p>Pour schématiser, quand j’étais joueur de basket, tout était facile, je me la racontais un peu, etc. Enzo m’a permis de relativiser beaucoup de choses et m’a permis de m’ouvrir un peu plus aux autres. Encore une fois, sans Enzo, je ne serais pas la personne que je suis et je continue à progresser grâce à lui.</p>
<p>Je dois dire que j’ai eu des retours de parents d’enfants autistes. Ils m’ont dit qu’ils s’étaient reconnus dans mon libre et que ça leur faisait du bien de ne pas se sentir seul. Rien que pour ces personnes-là, je suis content de l’avoir écrit. Quand j’ai reçu ces messages, ça m’a fait beaucoup de bien et ça m’a rendu fier.</p>
<p><strong>Évidemment, dans ce livre, tu parles beaucoup de basket. Essentiellement de basket français européen, que tu dis préférer à la NBA. Est-ce que tu peux nous expliquer cette préférence et ce que tu aimes en particulier dans ce type de basket ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Déjà, moi, on m’appelle François le Français. J’aime bien valoriser notre pays, parce qu’on a des pépites et que c’est un grand plaisir d’en avoir. Ensuite, je trouve que le basket américain est un peu trop individualiste. C’est ce qui me dérange. Mais je le suis toute l’année, je vois tous les résultats. Ce qui se passe sur le terrain, ce n’est pas ce qui me passionne le plus, mais quand les playoffs arrivent c’est différent. Par exemple, je suis très impressionné par la capacité des Américains à créer du storytelling. Ça, ça me plaît.</p>
<p><strong>Puisqu’on parle de basket américain, un événement assez marquant de ta carrière a un rapport avec ce pays : le dunk de Vince Carter aux Jeux-Olympiques. À ce propos, tu écris que tu en as "marre que l’on résume ta carrière à une seule action". C’était un phénomène médiatique, mais qu’est-ce que ce moment a concrètement changé à ta carrière ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Ce que ça a changé dans ma carrière ? Personnellement, rien. En revanche, ça a réveillé un certain nombre de haters qui n’ont rien dans leur vie depuis 22 ans et qui, de temps en temps, se sentent obligés de m’envoyer les vidéos. C’est à peu près tout.</p>
<p><strong>Et si on devait tout de même résumer ta carrière à une chose, qu’est-ce que tu aimerais que ce soit ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Je ne demande pas à ce qu’on résume ma carrière, je m’en fiche complètement. Pour moi, c’est une autre vie et je m’en moque. Ce que je dis toujours aux gens, et à chaque fois ils sont choqués : je ne sais pas où est ma médaille olympique. Ce que j’aimerais qu’on retienne de moi, c’est que j’ai créé un camp de basket qui a intégré du basket intégré et du basket fauteuil. Ça, ça m’intéresse plus.</p>
<p><strong>Justement, on est en plein dans la période et tu animes tes "Big Camps", avec du basket adapté. Comment est-ce venu ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>Quand je suis revenu d’Espagne, je me suis rendu compte que les IME (instituts médico-éducatifs) avaient des moyens limités pour faire des activités externes. Alors, on a cherché des solutions pour trouver de l’argent. Donc on a voulu créer un service sur lequel on dégageait des bénéfices, qui servirait à les financer.</p>
<p>J’ai réfléchi à ce que je savais faire : rien, à peu près, à part du basket. Donc je me suis engagé à faire des cours de basket, il y a environ six ou sept ans. On évolue petit à petit pour intégrer, comme je le disais, du basket fauteuil et du basket intégré. Notre volonté, c’est que tout le monde se mélange, que l’on apprenne les uns des autres et que l’on soit contents de partager des moments.</p>
<p><strong>Dans ton livre, tu expliques que tu avais mauvais caractère à tes débuts, et que ça t’a plus au moins aidé dans le basket. À la fin, on a l’impression que tu es plus apaisé aujourd’hui. Jacques Monclar, dans la préface, parle plutôt d’un "sourire" et d’un "regard paisible". Peux-tu nous raconter à quel point ta carrière et les choses que tu as vécues t’ont transformé ?</strong></p>
<p><strong>Fred Weis : </strong>J’ai toujours été un vrai gentil. J’avais mauvais caractère, mais j’étais un vrai gentil. Seulement, je m’emportais assez facilement. Par exemple, quand j’étais jeune, en équipe de Moselle, on ne m’a pas fait jouer et j’ai balancé mon maillot sur le terrain. J’étais comme ça. Mais j’étais un garçon ultra timide, c’était aussi pour me protéger.</p>
<p>Quand j’ai gagné en assurance, grâce aux choses que j’ai vécues, d’un seul coup je me suis aussi apaisé. Quand tu es sûr de toi, tu n’as pas besoin de t’énerver. Il y a une expression qui me plaît beaucoup : "les gros chiens n’aboient pas". Simplement, je me transforme en gros chien et je n’ai plus besoin de prouver quoi que ce soit. J’ai trouvé mon équilibre et je n’ai plus besoin de me fâcher avec les autres. Ça me passe au-dessus. Je suis plus en paix avec moi-même.</p>
<p>D’ailleurs, je tiens à en profiter pour remercier Jacques Monclar. Il m’a connu comme joueur et comme consultant et il m’a aidé dans les deux. Donc je le remercie vraiment pour la préface.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/matthieu-gauzin-interview-draft-road-to-elite-632222/" data-title="A lire aussi">[ITW] Matthieu Gauzin nous parle de la draft, de son mental et de "Road to Elite"</a></p>
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		<title>Caron Butler et Gilbert Arenas ne sont plus en froid</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tom Lansard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Sep 2016 10:51:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NEWS]]></category>
		<category><![CDATA[Caron Butler]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert Arenas]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[tuff juice]]></category>
		<category><![CDATA[Washington Wizards]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2014/04/caron-butler-OKC-625.jpg" alt="Caron Butler et Gilbert Arenas ne sont plus en froid" /></div><p>À l'occasion de la sortie de son livre sous format de poche, Caron Butler est revenu sur son différend avec Gilbert Arenas, désormais derrière eux.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2014/04/caron-butler-OKC-625.jpg" alt="Caron Butler et Gilbert Arenas ne sont plus en froid" /></div><p><strong><img decoding="async" class="alignleft wp-image-149253 size-default" src="https://www.basketsession.com/wp-content/uploads/2014/04/caron-butler-OKC-625-318x192.jpg" alt="Caron Butler" width="318" height="192" />Caron Butler</strong> souhaitait raconter sa vie, son histoire particulière en sortant "Tuff Juice" en 2015, son autobiographie retraçant sa vie dans les quartiers jusqu'à son arrivée en NBA. Malheureusement pour lui, si le livre a surtout fait parler de lui, c'est parce qu'il accordait le temps de quelques lignes son récit de<a href="https://www.washingtonpost.com/news/dc-sports-bog/wp/2015/10/07/i-play-with-guns-caron-butlers-inside-account-of-the-gilbert-arenas-gun-incident/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> l'affaire <strong>Gilbert Arenas </strong></a>au sein des Washington Wizards, qui avait plus ou moins mis fin à sa carrière dans la ligue. De quoi relancer la tourmente médiatique, mais pas vraiment pour les raisons qu'il espérait.</p>
<p>Toujours est-il que pour la publication de son oeuvre sous format livre de poche le 1er septembre dernier, Caron Butler est revenu sur l'animosité survenue entre son ancien coéquipier aux Washington Wizards Gilbert Arenas et lui à la suite de ses déclarations dans son bouquin :</p>
<blockquote><p>"Gilbert m'a fustigé parce qu'il  pensait que je m'acharnais sur lui", <a href="https://www.washingtonpost.com/news/dc-sports-bog/wp/2016/09/01/caron-butler-says-he-and-gilbert-arenas-are-cool-again/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">a-t-il écrit</a>."Je ne voulais pas qu'il pense que le livre était sur lui. 'Tuff Juice' est à propos de moi et de mon témoignage.</p>
<p>Tout ce que je faisais, c'était dire la vérité sur une situation qui était vraiment regrettable. Je n'ai menti à propos de rien. Je n'ai pas balancé non plus, parce que l'incident était déjà connu du monde entier à travers les médias."</p></blockquote>
<p>Butler indique qu'Arenas a présenté ses excuses pour ses réponses de l'époque. Rappelant qu'il traversait une période très compliquée à ce moment-là.</p>
<blockquote><p>"Et je te respecte pour cela", lui a répondu Caron Butler, "Il n'y a pas de mal, allons juste de l'avant"</p></blockquote>
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