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	<title>Will Weaver Archives - BasketSession.com - Le meilleur de la NBA : news, rumeurs, vidéos, analyses</title>
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	<description>Le meilleur de la NBA et du basket. Plus complet que LeBron James, plus tranchant que Stephen Curry, plus rapide que Kyrie Irving et presque aussi culte que Michael Jordan !</description>
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		<title>Au Paris Basketball, Juhann Begarin et Ismaël Kamagate gardent le cap sur la NBA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2022 17:01:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NEWS]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Denver Nuggets]]></category>
		<category><![CDATA[Ismaël Kamagaté]]></category>
		<category><![CDATA[Juhann Begarin]]></category>
		<category><![CDATA[Paris Basketball]]></category>
		<category><![CDATA[Will Weaver]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2021/12/begarin-1-1024x604.jpg" alt="Au Paris Basketball, Juhann Begarin et Ismaël Kamagate gardent le cap sur la NBA" /></div><p>Juhann Begarin et Ismaël Kamagate sont en bonne voie pour rejoindre la NBA l’année prochaine, d'après leur coach Will Weaver.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2021/12/begarin-1-1024x604.jpg" alt="Au Paris Basketball, Juhann Begarin et Ismaël Kamagate gardent le cap sur la NBA" /></div><p>Si <strong>Victor Wembanyama </strong>a préféré les Metropolitans au Paris Basketball, le club de la capitale reste une véritable pépinière. <strong>Juhann Begarin </strong>et <strong>Ismaël Kamagate</strong>, déjà draftés en NBA, espèrent notamment passer un cap cette saison pour rejoindre la grande ligue l’année prochaine. À en croire leur coach, le projet est en bonne voie.</p>
<h3>Juhann Begarin, déjà "un joueur NBA" selon son entraîneur</h3>
<p>Pour son premier match de la saison, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/roland-garros-paris-basketball-monaco-betclic-elite-642189/">à Roland-Garros contre l’AS Monaco</a>, Begarin n’est passé qu’à un point de son record en carrière. Ses 28 points à 10-16 au tir ont énormément aidé son équipe à garder la face contre les premiers du championnat. Selon son entraîneur <strong>Will Weaver</strong>, passé par les 76ers, les Nets et les Rockets, l’arrière a le talent de jouer aux États-Unis.</p>
<blockquote><p><em>"Begs est un joueur NBA. Un jeune joueur NBA, avec une grande marge de progression. Mais on voit dans un match comme celui-ci l’intensité physique, l’explosivité et le sang-froid qui lui ont permis d’être recruté par l’une des meilleures équipes du monde. Le Paris Basketball est un endroit dans lequel il peut apprendre et s’améliorer pour rejoindre les Celtics et avoir un impact quand il le fera. […] </em></p>
<p><em>Les gens à Paris et en France devraient profiter de le regarder jouer tant qu’ils le peuvent"</em>, prévient le coach.</p></blockquote>
<p>En Summer League, cet été, Juhann Begarin s’est montré sous son meilleur jour. Il a affiché des moyennes de 18,2 points, 5,4 rebonds et 1,8 interception avec Boston, où il a été drafté en 2021, en 45e position. Pas assez mature pour rejoindre les derniers Finalistes NBA, il continue de prendre de l’expérience en France.</p>
<p>Le joueur de 20 ans doit encore travailler sur plusieurs aspects de son jeu, dont son tir à trois points, pour se faire une place dans la grande ligue. <em>"Il est plus imposant que les extérieurs et plus rapide que les intérieurs. Il doit continuer d’apprendre à identifier où est son avantage"</em>, souligne également Will Weaver.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/roland-garros-paris-basketball-monaco-betclic-elite-642189/" data-title="A lire aussi">À Roland-Garros, atmosphère inédite pour le Paris Basketball et Monaco</a></p>
<h3>Ismaël Kamagate, de belles promesses</h3>
<p>Sélectionné en 46e position par Denver, Ismaël Kamagate espère lui aussi se frayer un chemin vers les États-Unis. À 21 ans, le pivot de 2,11 m dispose d’un potentiel intrigant. Élu meilleur défenseur de Betclic Élite l’année dernière, sa combinaison taille-mobilité et son sens du contre semblent avoir piqué la curiosité des Nuggets.</p>
<p>Comme de nombreux prospects européens — à plus forte raison dans une équipe si compétitive —, l’intérieur a été renvoyé dans son club pour finir sa préparation. D’après l’entraîneur de Paris, son évolution est à la hauteur des attentes de la NBA.</p>
<blockquote><p><em>"Ismaël est un joueur qui fait la différence. C’est un genre de joueur très rare en Europe, il est exceptionnellement impactant dans sa pose d’écrans, ses pick and rolls, au rebond offensif et c’est un game changer défensivement</em></p>
<p><em>. Son impact ne peut pas être mesuré par ses points et les tirs qu’il a réussis. […] Je sais que les Nuggets sont très satisfaits des progrès qu’il fait"</em>, assure Will Weaver.</p></blockquote>
<p>Mal engagé dans sa saison avec un bilan de 0-5, le Paris Basketball peut au moins se réjouir pour ses jeunes. Si la route s'annonce sinueuse, Juhann Begarin et Ismaël Kamagate pourraient éventuellement trouver une place dans un roster NBA l’année prochaine. La marche est certes très haute, mais pas insurmontable.</p>
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		<title>À Roland-Garros, atmosphère inédite pour le Paris Basketball et Monaco</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2022 15:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Récap]]></category>
		<category><![CDATA[AS Monaco]]></category>
		<category><![CDATA[Betclic Elite]]></category>
		<category><![CDATA[Juhann Begarin]]></category>
		<category><![CDATA[Mike James]]></category>
		<category><![CDATA[Paris Basketball]]></category>
		<category><![CDATA[Will Weaver]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/10/Paris-Basketball-Roland-Garros-min-1155x604.jpeg" alt="À Roland-Garros, atmosphère inédite pour le Paris Basketball et Monaco" /></div><p>Pour la première fois depuis 74 ans, le Paris Basketball a fait venir du basket à Roland-Garros pour affronter l’AS Monaco en Betclic Élite.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/10/Paris-Basketball-Roland-Garros-min-1155x604.jpeg" alt="À Roland-Garros, atmosphère inédite pour le Paris Basketball et Monaco" /></div><p>Habitué au calme du tennis, Roland-Garros a rarement été aussi agité. Au lieu de la terre battue que foulent chaque année des légendes de la petite balle jaune, un parquet monté spécialement pour l’occasion. Pour la première fois depuis 74 ans, le Paris Basketball a fait venir du basket à sur le mythique court central Philippe Chatrier. Un contexte unique pour accueillir l’AS Monaco, encore invaincu en Betclic Élite.</p>
<p>Plus que le résultat du match, c’est le cadre historique que l’on retient. Il a fallu plus de 200 000 euros et 10 mois de travail au club parisien pour mettre en place un tel évènement et remplir les tribunes, bien plus grandes que celles de la Halle Georges Carpentier dans laquelle il joue le reste de l’année. 10 500 spectateurs, un total exceptionnel pour cette jeune équipe.</p>
<blockquote><p><em>"C’est plus que spécial, ce mot ne rend pas justice à ce moment. C’est plus que spécial d’être ici et de pouvoir jouer dans ce lieu mythique. Roland-Garros est iconique. C’est une opportunité extraordinaire et un privilège de passer le week-end ici"</em>, souligne David Kahn, le président du club, en conférence de presse.</p></blockquote>
<p>Si l’endroit est le même, l’ambiance n’a rien à voir avec celle des Internationaux de France. Dépaysement garanti pour les habitués, certainement pas accoutumés aux supporters huant l’adversaire sur la ligne des lancers. Encore moins aux ultras et leurs percussions, ou au rap à fond sur les enceintes.</p>
<p>Le Paris Basketball, qui se démarque depuis plusieurs années par son identité urbaine et sa communication, n’a rien changé à sa formule pour cet évènement inédit. Les shows de danse et les jeux pour les spectateurs sont toujours au rendez-vous, à la manière d’une rencontre NBA. En somme, toute la culture du basket sur le court de tennis le plus iconique de France.</p>
<h3>Une défaite attendue à "domicile"</h3>
<p>Respectivement premier et dernier du championnat, l’AS Monaco (4-0) et le Paris Basketball (0-4) sont aux antipodes. Cette défaite sur le score de 91-95, malgré le contexte particulier de la rencontre, n’est donc pas une surprise.</p>
<p>Les locaux étaient pourtant bien partis, avec 10 points d’avance à six minutes de la mi-temps. Porté par un <strong>Juhann Begarin </strong>absolument phénoménal pour son premier match de la saison avec 28 points — à un point de son record en carrière —, Paris a pu résister pendant un temps avant de perdre l’avantage. L’arrière de 20 ans, drafté par les Celtics en 2021, s’est battu jusqu’au bout pour maintenir les siens à flot.</p>
<p>Sous l’impulsion d’un Mike James (29 points, 9 passes, 7 rebonds) toujours aussi impressionnant, Monaco a toutefois repris ses droits au terme du temps réglementaire. Les 11 points d’<strong>Adrien Moerman </strong>dans le troisième quart-temps leur ont permis de prendre une avance déterminante.</p>
<p>Paris n’a jamais été très loin, revenant même à un seul point d’écart à près d’une minute de la fin. Mais la marche était encore trop haute. Le club reste sur une prestation honorable face à des poids lourds de Betclic Élite, clairement dans une catégorie au-dessus.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><em>"Dans les deux équipes, on était un peu dans la précipitation. Monaco a mieux su gérer le tempo et l’intensité. On l’a vu sur le dernier tir d’Axel, qui s'est fait contrer, et sur le ballon perdu à la fin"</em>, résume Begarin.</p>
</blockquote>
<p>Après leur victoire en EuroCup, cette rencontre est un signe encourageant pour la suite de l’année. Mais avec cinq défaites et aucune victoire en Betclic Élite, une reprise en main immédiate est attendue afin d’éviter la relégation.</p>
<h3>La première de Will Weaver en France</h3>
<p><a href="https://www.basketsession.com/NBA/will-weaver-paris-basketball-interview-640083/">Arrivé des États-Unis cet été</a>, Will Weaver a enfin pu coacher son premier match en France. L’ancien assistant des Rockets n’avait jusqu’ici pas l’autorisation de rester avec l’équipe, sur le bord du terrain, pour des raisons administratives. Une période de vide qu’il qualifie de <em>"Misérable, décevante et très difficile"</em>.</p>
<blockquote><p><em>"Je n’ai pas du tout apprécié cette expérience. Ce n’est certainement pas pour ça que j’ai déménagé en France"</em>, regrette l’Américain.</p></blockquote>
<p>Commencer cette aventure française à Roland-Garros a tout de même un aspect hautement symbolique. <em>"La manière dont la vie fait les choses est amusante"</em>, reconnaît-il, bien que pour lui <em>"le timing parfait aurait été le premier match."</em> S’il a passé la majorité de sa vie aux États-Unis, il a appris à apprécier Roland-Garros à distance.</p>
<blockquote><p><em>"Sur cette surface ? Je choisis Nadal (rires). J’ai grandi en regardant le tennis à la télévision, Agassi, Sampras et évidemment Federer et Nadal. C’est spécial de marcher dans ces couloirs et de voir les noms de ces champions. Avoir la chance d’être dans leurs vestiaires et de jouer là où ont eu lieu leurs matchs, c’est un moment de rêve pour nous tous. J’espère pouvoir revenir et entrer au cœur de l’action dans quelques mois, quand le ‘French Open’ reprend"</em>, plaisante le tacticien.</p></blockquote>
<p>Will Weaver a maintenant fort à faire pour sortir le Paris Basketball de son marasme, après un début de saison particulièrement difficile. Une situation préoccupante, qui passe pourtant au second plan ce dimanche. Toute la lumière reste aujourd’hui braquée sur le court de Roland-Garros et sur l’évènement historique qui s’y tient.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/will-weaver-paris-basketball-interview-640083/" data-title="A lire aussi">[ITW] Will Weaver : son passage de la NBA au Paris Basketball</a></p>
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		<title>[ITW] Will Weaver : son passage de la NBA au Paris Basketball</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2022 07:18:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Paris Basketball]]></category>
		<category><![CDATA[Will Weaver]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/09/Coach-Will-Weaver-Paris-Basketball-1-1155x604.jpeg" alt="[ITW] Will Weaver : son passage de la NBA au Paris Basketball" /></div><p>Nouveau coach du Paris Basketball, l'ancien assistant des Rockets et de l'équipe d'Australie Will Weaver nous parle de son arrivée en France.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/09/Coach-Will-Weaver-Paris-Basketball-1-1155x604.jpeg" alt="[ITW] Will Weaver : son passage de la NBA au Paris Basketball" /></div><p>À 38 ans,<strong> Will Weaver</strong> a coaché dans bien des ligues, sur bien des continents. Passé par la NBA, avec les 76ers, les Nets, puis les Rockets, il a participé à poser les bases de jeunes équipes qui devaient tout reprendre à zéro. Il était là, au lancement de ces projets, avec Joel Embiid, D’Angelo Russell ou Jalen Green. Une expérience contrastée par ses passages en Australie, avec l’équipe nationale et les Sydney Kings, ou encore en G-League.</p>
<p>Aujourd’hui, il s’installe sur le banc du Paris Basketball, pour la deuxième saison du club en Betclic Élite et la première en EuroCup. À moins d’un mois du début de la saison, nous avons pu (re) discuter avec lui de son arrivée en France, de ses ambitions à Paris et de son expérience très diverse en tant qu’entraîneur.</p>
<p><strong>BasketSession : En 2020, tu étais en Australie. Les deux années suivantes, aux États-Unis, à Houston. Cette année, un nouveau continent. Comment en es-tu venu à faire un tel tour du monde ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Je suppose que la réponse courte est que j’ai beaucoup de chance. Je suis reconnaissant que le basket m’ait mené ici. J’ai toujours énormément respecté le basketball européen, même avant de travailler pour l’équipe nationale australienne et de me mesurer aux pays européens en FIBA, aux entraîneurs et aux joueurs qui sont ici. Aujourd’hui, je suis très reconnaissant d’en faire partie.</p>
<p><strong>Après avoir quitté les Rockets, qu’est-ce qui t’a amené à devenir coach ici, en France, au Paris Basketball ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Ils m’ont recruté et ont appris à me connaître. Dans une série d’appels téléphoniques avec David Kahn <em>(président et co-propriétaire du club, ndlr)</em>, on a parlé basket, on a parlé de la vie, on a parlé basket international… Et en apprenant à connaître Eric Schwartz (co-propriétaire, ndlr) et David, il m’a semblé évident que ce que cette équipe essaie d’accomplir correspond très bien à mon expérience et à mes propres ambitions.</p>
<p>Les joueurs sont extrêmement jeunes et manquent d’expérience, mais ils ont un immense talent et une grande ambition. C’est le genre de joueurs que j’ai toujours aimé entraîner. À Philadelphie, Brooklyn et Houston, il y avait toujours un certain nombre de joueurs vraiment jeunes et ambitieux qui avaient beaucoup de potentiel. Je pense que Paris a apprécié mon expérience auprès de ce genre de joueurs. De mon côté, j’étais excité à l’idée de rejoindre un club aussi ambitieux qui tente de faire quelque chose, je pense, sans précédent en Europe.</p>
<p><strong>En NBA, tu as coaché des équipes en reconstruction : les Sixers, les Nets et les Rockets. Le Paris Basketball est également en plein processus de construction. Il sort de sa première saison en Betclic Elite et qui vise encore plus haut. Comment penses-tu pouvoir accompagner le club dans cette croissance ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> La base de tout, ce sont les relations avec les joueurs. Il faut gagner, leur confiance et comprendre l’objectif pour lequel ils se dévouent nuit et jour. Il y a des joueurs ici, comme Axel Toupane, qui ont joué dans le monde entier et qui sont revenus en France pour cette raison. Son but est bien sûr différent de celui de Juhann Begarin, qui essaie de rejoindre la NBA et qui est encore au début de sa carrière. Pour moi, il s’agit donc d’apprendre à connaître ces gars et créer un environnement dans lequel ils peuvent s’améliorer rapidement. Leurs progrès détermineront jusqu’où notre équipe ira.</p>
<p><strong>Juhann Begarin et Ismaël Kamagate ont justement été draftés en NBA, mais restent au Paris Basketball. Penses-tu pouvoir les aider dans leur objectif de jouer en NBA ? Es-tu excité à l’idée de travailler avec des joueurs si prometteurs ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> C’est une bénédiction propre à cette profession de pouvoir faire partie du voyage des joueurs pendant un court laps de temps et avoir un impact sur leur avenir. Rêver avec eux, transpirer avec eux et célébrer avec eux lorsqu’ils connaissent le succès dont ils ont rêvé, ou bien pleurer avec eux lorsque les choses ne se déroulent pas comme ils l’espéraient. C’est ce que je préfère dans ma carrière.</p>
<p>En revanche, je ne prendrai aucun crédit s’ils jouent en NBA la saison prochaine ou pendant les 15 prochaines saisons. C’est aussi à eux de faire les efforts nécessaires pour s’améliorer, car il y a beaucoup de joueurs de premier plan en NBA et en dehors qui sont suffisamment talentueux pour jouer dans la ligue. Il n’y a que 500 joueurs environ qui peuvent. Ils sont donc en compétition avec plusieurs millions de joueurs de basket et faire partie des 500 n’est pas facile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="sq"><p>« C’est peut-être la meilleure partie du basket, les endroits où il vous emmène. »</p></blockquote>
<p><strong>Dans <a href="https://www.basketsession.com/NBA/will-weaver-coach-interview-nba-636593/">notre précédente interview</a>, tu insistais beaucoup sur l’aspect humain du sport. Tu es un coach proche de ses joueurs. Parmi les joueurs avec qui tu as échangé, as-tu déjà noué des liens forts ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Ces choses viennent naturellement. Elles se produisent au cours des voyages, des repas, des entraînements, des sessions films et des conversations pendant les matches. J’apprécie vraiment tous nos éléments. Chaque joueur a été incroyablement accueillant envers moi et s’est montré prêt à faire les choses d’une manière très différente de ce qu’ils avaient l’habitude de faire auparavant. Il est encore tôt, c’est une saison de dix mois, un marathon. Mais, comme tu dis, je me concentre sur la dimension humaine.</p>
<p><strong>Tu as coaché en NCAA, NBA, G League, en NBL et avec l’équipe d’Australie. Tu vas découvrir cette année deux nouveaux championnats, la Betclic Élite et l’EuroCup. Comment abordes-tu cette nouvelle expérience ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> C’est extrêmement différent. J’ai beaucoup à apprendre. Pas seulement au niveau du style de jeu, des joueurs et des schémas utilisés par les équipes, mais aussi sur le plan culturel. Je dois comprendre la richesse de la culture du basket en France et en Europe. Mais mon approche sera toujours la même : essayer de comprendre comment je peux aider le plus et me concentrer sur l’essentiel. À ce moment précis, cela signifie descendre de ce bus dans une heure et demie environ, manger un bon repas en équipe et nous préparer à jouer contre Cholet dans la soirée.</p>
<p><strong>Comment fais-tu pour tirer parti de cette diversité ? Cela t’a-t-il apporté quelque chose de particulier dans ton coaching ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Au fur et à mesure que j’avance dans ma carrière d’entraîneur, je fais de plus en plus confiance à mon instinct. J’ai coaché pendant 20 ans. Je suis reconnaissant envers de nombreux joueurs et entraîneurs pour ce qu’ils m’ont appris au cours de ces 20 années. J’essaie donc de transmettre ces leçons tout en gardant à l’esprit que chaque personne est sur son propre chemin et qu’il lui appartient d’apprendre à travers ses erreurs, ses triomphes et ses difficultés.</p>
<p><strong>Tu as passé l’essentiel de ton temps aux États-Unis et en Australie. Mais t’es-tu tout de même inspiré de coaches européens ou d’origine européenne dans ta carrière ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> La liste des entraîneurs européens qui m’ont inspiré, notamment des collègues et adversaires, est probablement trop longue pour être mentionnée. Lorsque tu affrontes des équipes dans les compétitions FIBA — qui est le plus haut niveau de basketball auquel j’ai participé —, tu apprends tellement en étudiant tes adversaires. J’ai débuté avec l’équipe d’Australie à la Coupe du Monde de 2014 et j’étais chargé de scouter nos adversaires. Je me souviens très bien avoir joué contre l’équipe de France de Vincent Collet. Je l’ai affrontée à Strasbourg, aux Jeux olympiques de Rio et à la Coupe du monde en Chine. Vincent Collet est donc quelqu’un que j’ai beaucoup étudié. Je suis impatient de me mesurer à nouveau à lui dans un nouveau championnat et de continuer à apprendre de lui.</p>
<p><strong>La dernière fois, nous avions également parlé des analytics, très présents en NBA et importants pour toi. As-tu l’intention de transposer ces méthodes dans ce nouveau championnat, qui est certainement moins centré sur les chiffres ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Je pense qu’il faut toujours essayer d’utiliser les outils qui sont à notre disposition pour prendre les meilleures décisions possibles. Et je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’équipes de haut niveau ou d’entreprises sur la planète qui n’utilisent pas de données pour éclairer leurs décisions. Nous nous efforçons donc de faire la même chose.</p>
<p><strong>Le Paris Basketball a une identité franco-américaine très marquée. Il embrasse les deux cultures. Penses-tu que ton expérience aux États-Unis et ton profil seront bénéfiques au renforcement de cette identité ? Cela participe-t-il à faire un bon fit ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Le temps nous le dira. J’apprécie l’opportunité d’entrer en contact non seulement avec la culture basket française, mais aussi avec toutes les cultures que représentent nos joueurs, leurs familles, leurs petites amies et leurs agents. Emmanuel Mavomo (assistant coach, ndlr) vient par exemple de représenter le Congo en tant que head coach. Ce qui me plaît dans le basket, c’est qu’il est mondial. Le Paris Basketball essaie d’être ce pont entre la NBA et la France, mais aussi d’être un endroit où il importe peu que vous veniez de Guadeloupe ou, dans mon cas, d’Austin au Texas. Vous pouvez venir ici et réaliser des choses très difficiles. Je prends une brique et je la porte aussi longtemps que possible pour essayer d’aider à continuer à construire quelque chose de spécial ici.</p>
<p><strong>Avec Jean-Christophe Prat, l’année dernière, Paris a terminé à la 15e place du classement. Pensez-vous pouvoir atteindre les playoffs avec votre groupe cette année ? Vous aimez ce que vous voyez pour le moment ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Les joueurs ont été fantastiques jusqu’ici. En tant que coach, on réfléchit souvent seulement avec un ou deux coups d’avance, car c’est un travail qui peut être accablant à certains moments. Donc je n’ai pas eu le temps de penser une seule minute aux playoffs. Je suis concentré sur les rotations des matches à venir et les entraînements de la semaine. Ce qu’il y a de bien dans mon travail, c’est que les résultats arrivent grâce au travail que nous faisons. Et nous sommes donc entièrement concentrés sur ce travail.</p>
<p><strong>Tu es venu ici avec ta famille, c’est un changement de cadre radical. Appréciez-vous la France et Paris jusqu’ici ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Absolument (en français). C’est formidable. Nous avons visité la ville, les Tuileries et les Galeries Lafayette, et nous avons eu l’occasion d’aller à Disneyland la semaine dernière. Le Paris Basketball y a fait une apparition où nous avons pu entraîner certains membres du personnel de Disneyland. Mon fils et ma femme ont pu se joindre à moi. D’ailleurs, mon fils voulait absolument rejoindre les femmes que nous entraînions sur le terrain (rires). Mais une fois notre séance terminée, nous avons exploré le parc. Nous avons donc beaucoup apprécié Paris, mais aussi la France et l’Europe dans son ensemble. C’est peut-être la meilleure partie du basket, les endroits où il vous emmène.</p>
<p>---</p>
<p>Will Weaver coachera ses premier matchs avec sa nouvelle équipe à la Halle Carpentier, les 10 et 11 septembre, lors des Paris European Games face à l’Alba Berlin et le Maccabi Tel Aviv. Un challenge de taille pour ses débuts.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/edniesha-curry-interview-blazers-nba-638090/" data-title="A lire aussi">[ITW] Edniesha Curry nous parle des femmes en NBA et des Blazers</a></p>
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		<title>[ITW] Will Weaver : la vie de coach NBA, les Rockets et les analytics</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 11:00:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[Houston Rockets]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/07/GettyImages-1239579808-1-1155x604.jpeg" alt="[ITW] Will Weaver : la vie de coach NBA, les Rockets et les analytics" /></div><p>Will Weaver, assistant des Houston Rockets cette saison, a accepté de répondre à nos questions avant sa participation au programme Jr. NBA Coaches.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/07/GettyImages-1239579808-1-1155x604.jpeg" alt="[ITW] Will Weaver : la vie de coach NBA, les Rockets et les analytics" /></div><p>Arrivé en NBA en 2013, <strong>Will Weaver </strong>est devenu un spécialiste de la reconstruction. Avec les 76ers, les Nets, puis les Rockets, il a participé à poser les bases de jeunes équipes qui devaient tout reprendre à zéro. Il était là, au lancement de ces projets, avec <strong>Joel Embiid</strong>, <strong>D’Angelo Russell </strong>ou <strong>Jalen Green</strong>. Il a connu 16 saisons de coaching mouvementées, contrastées par ses passages en équipe d’Australie.</p>
<p>En amont de sa participation au programme Jr. NBA Coaches, on a pu l’interroger sur son expérience dans ces équipes en reconstruction, son passage aux Rockets et sur ses méthodes en tant qu’entraîneur.</p>
<p><strong>BasketSession : Tu as 37 ans, ce qui est plutôt jeune pour un coach avec une telle expérience. À la fin de la saison, tu as décidé que tu ne reviendrais pas dans le coaching staff des Rockets l’année prochaine, quelle est la suite pour toi</strong><strong> ?<br />
</strong><strong>Will Weaver : </strong>Je ne me sens pas particulièrement jeune quand je poursuis mon enfant de trois ans et demi et j’ai les cheveux gris qui devraient, je suppose, prouver que j’ai un peu coaché (rires). Ce que je garde en tête, c’est le nombre de joueurs dont j’ai pu suivre le parcours, alors qu’ils essayaient d’accomplir des choses vraiment difficiles. Je garde en tête le privilège d’avoir pu les aider à réaliser ces grands rêves. Pour la suite, je rêve d’un jour devenir head coach en NBA. Je suis déjà reconnaissant d’avoir eu la chance de l’être en Australie et en G League auparavant.</p>
<p><strong>Tu as coaché des équipes en reconstruction à Philadelphie, à Brooklyn et à Houston. Peux-tu nous raconter cette expérience</strong><strong> ? En quoi est-ce particulier</strong><strong> ?<br />
</strong><strong>Will Weaver : </strong>Presque toutes les équipes de la NBA se battent jusqu’aux derniers spots des playoffs. Elles mettent tout en œuvre pour atteindre ce niveau. Le revers de la médaille, c’est qu’une fois cette période terminée, ils passent souvent à une approche plus axée sur les jeunes. C’est ce qu’on appelle une reconstruction. À Philadelphie et à Brooklyn, lorsque je suis arrivé, c’était le stade auquel se trouvaient ces deux équipes. Le fait que ce soit mes deux premières expériences en tant que coach au niveau professionnel, ça m’a donné l’impression de lire le début d’une histoire.</p>
<p>J’ai compris le travail ardu, la chance, tout le sang, la sueur et les larmes qui sont nécessaires à une équipe NBA pour devenir ce que les Sixers et les Nets sont aujourd’hui. Le fait d’avoir pu participer aux premières étapes de ce voyage est incroyablement édifiant et gratifiant. Quand je vois ce que sont devenus des gars comme <strong>Jerami Grant</strong>, <strong>Nerlens Noel</strong>, <strong>TJ McConnell</strong> ou <strong>Caris LeVert</strong>, qui n’étaient que des petits chiots quand ils sont arrivés en NBA… Nos liens sont particuliers en raison des expériences que nous avons partagées dans ces saisons où nous n’avons gagné que 20 ou 30 matches.</p>
<p>Au contraire, en G League et aux Sydney Kings, j’ai participé à des finales. Quand j’ai entraîné l’équipe nationale d’Australie, nous avons gagné une médaille de bronze aux Jeux Olympiques. Donc j’ai aussi connu les séries éliminatoires, où chaque tir est synonyme de vie ou de mort. Alors que pendant la saison régulière de la NBA, je me concentrais davantage sur le développement des joueurs. Je suis donc incroyablement reconnaissant d’avoir pu voir tout le spectre de ces expériences.</p>
<p><strong>Puisque tu es souvent passé par là au cours de ta carrière, quelle équipe en reconstruction est actuellement la plus prometteuse selon toi et pourquoi</strong><strong> ?<br />
</strong><strong>Will Weaver : </strong>Eh bien, je suppose que je peux d’abord parler de Houston. Ce qui est très excitant à Houston, je pense que c’est avant tout la qualité des personnes que sont <strong>Jalen Green</strong>, <strong>Josh Chistropher</strong>, <strong>Jae’Sean Tate</strong>, <strong>Kenyon Martin Jr</strong> et <strong>Alperen Sengun</strong>. Tous ces gars sont de super-humains. Je pense que chacun d’entre eux a la conviction de pouvoir devenir un grand joueur. Bien sûr, la question est de voir comment cette détermination réagit à l’échec.</p>
<p>La NBA est impitoyable et punit presque chaque erreur. Et l’apprentissage passe en grande partie par les erreurs. La résilience dont vous faite preuve est, je pense, l’un des meilleurs indicateurs pour savoir si vous êtes capable ou non de devenir le joueur que vous avez le talent de devenir.</p>
<p>En ce qui concerne ces gars-là, je pense qu’ils ont des panoplies assez étranges. S’ils finissent tous par devenir ce qu’ils pourraient être, on pourrait voir quelque chose de très différent par rapport à ce que l’on voit d’habitude en NBA. Et quelque chose de très excitant. Ce qui rend la ligue si attrayante, c’est qu’il y a plusieurs équipes qui vont se développer de cette manière et qui seront bientôt les Bucks, les Suns et les Warriors.</p>
<blockquote class="sq"><p>"J’ai compris le travail ardu, la chance, tout le sang, la sueur et les larmes qui sont nécessaires à une équipe NBA pour devenir ce que les Sixers et les Nets sont aujourd’hui."</p></blockquote>
<p><strong>Qui sont les joueurs que tu as préféré coacher et pourquoi</strong><strong> ?<br />
</strong><strong>Will Weaver : </strong>Les plus récents, bien sûr, me viennent à l’esprit, comme Alperen Sengun. J’ai eu la chance de travailler avec lui la saison dernière. J’ai beaucoup d’estime pour lui en tant que personne et je pense qu’il a un avenir incroyablement brillant. C’est l’un des plus grands compétiteurs que j’ai côtoyés. C’est aussi une personne très douce. Mon fils l’appelle <em>"Big Horsey Man"</em>, parce qu’il montait sur ses épaules. Et je pense que cela résume bien l’esprit qu’il apporte en tant que coéquipier et en tant que collègue. J’ai vraiment hâte de voir la suite de sa carrière.</p>
<p>Un autre joueur qui me vient en tête, c’est <strong>Matthew Dellavedova</strong>, que j’ai coaché en Australie. Je ne sais pas si j’ai eu un autre joueur comme lui. Je me souviens d’avoir joué contre la France, en 2014, et d’être allé le voir avant le match pour lui dire : <em>"Delly, j’ai remarqué que lorsqu’ils sont en horns et que tu arrives, ils partent de ce côté…</em>" Et il me dit : <em>"Oui, donc si je peux couper la ligne de passes, ils devront revenir du côté fort et <strong>Nando de Colo</strong> sera sur sa main gauche.</em>"</p>
<p>Il m’a fallu environ trois semaines de travail pour comprendre ça et il l’a compris en 12 heures. Donc je pense que cela en dit long sur le QI basket de chacun d’entre nous (rires). C’est quelqu’un qui étudiait le jeu aussi dur — voire plus dur — que n’importe quel coach, et qui se démenait pour essayer d’aider ses coéquipiers depuis le banc. C’est un compétiteur acharné et l’un des plus grands professionnels que j’ai côtoyés.</p>
<p><strong>Nous sommes en pleine Free Agency. Beaucoup d’agents libres vont changer d’environnement cet été. Est-ce difficile d’intégrer un joueur à son effectif après sa signature ou son transfert</strong><strong> ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> L’aspect humain de tout cela est constamment sous-estimé. Il faut comprendre, quand quelqu’un doit soudain déménager, la fatigue logistique qui en découle, la tristesse de quitter un endroit et l’anxiété d’arriver dans un nouvel environnement. Quand un agent libre signe ou qu’un joueur est transféré, il y a beaucoup d’émotions liées à cela. Je pense qu’en tant qu’entraîneur, notre travail consiste toujours à essayer de comprendre qui sont ces personnes et ce qu’elles vivent. Cette interaction personnelle est indissociable de l’interaction dans le jeu. Il y a toujours une dynamique psychologique dans chaque séance d’entraînement et chaque match de basket.</p>
<p>Je me souviens très bien d’un joueur NBA notable qui a pleuré le jour où Brandon Davies a été coupé par les 76ers quand j’y travaillais. C’était un excellent rappel pour nous tous que des amitiés et des relations fortes sont forgées dans cette saison de sept/huit mois où vous passez au moins six jours par semaine les uns avec les autres. Pour chaque opportunité qui vous enthousiasme, vous êtes tristes de quitter l’endroit d’où vous venez. Ou, du moins, certaines choses dans cet endroit vont vous manquer. Et tout le monde ressent la pression de devoir faire déménager ses enfants, les faire changer d’école et perdre les amis avec lesquels ils ont tissé des liens. C’est une réalité pour presque tous les joueurs.</p>
<p><strong>Tu vas partager ton expérience avec une nouvelle génération de coaches dans le Jr Program. Alors, pour toi, quelles sont les qualités les plus importantes pour devenir un bon coach</strong><strong> ?<br />
</strong><strong>Will Weaver : </strong>Tout d’abord, je suis très touché par le fait que quelqu’un se soucie de mon opinion sur ce sujet. Je pense que pour tous ceux qui ont eu la chance de travailler dans le basketball professionnel pendant très longtemps, l’humilité n’a fait que croître avec le temps. Nous apprécions notre chance d’avoir ces postes, qui sont très difficiles à obtenir. Et je pense que c’est par là que je commencerais : cet engagement et le fait de prendre du plaisir dans ce sport. Je pense que c’est le prérequis qui vient avant tous les autres.</p>
<p>En tant que coach, vous faites face à beaucoup de défis. Vous manquez des dîners, des anniversaires, des mariages… Ce sont des choses qui arrivent quand on voyage autant que nous. Je ne compte plus le nombre de bus dans lesquels je me suis assis. Et parfois, ces bus tombent en panne, les vols sont retardés, l’heure à laquelle vous êtes censé rentrer pour dîner change et vous le manquez. Donc être amoureux du sport, c’est un peu obligatoire pour vraiment aider les joueurs et les autres coaches. Ces défis sont épuisants, donc c’est essentiel.</p>
<p>Je pense aussi que l’ouverture est une caractéristique de plus en plus mise en avant dans le coaching moderne. J’apprécie vraiment l’opportunité d’apprendre des autres sports. J’aime beaucoup apprendre du football européen, car je pense qu’ils ont résolu ou qu’ils sont en passe de résoudre les mêmes types de problèmes que ceux que nous essayons de résoudre dans le basket américain. Ainsi, à chaque fois que j’ai voyagé, j’ai profité de l’occasion pour découvrir le football australien, le rugby, le cricket, le football, les sports olympiques, le cyclisme. Et chaque fois, je me rends compte de la facilité avec laquelle certains de nos problèmes ont déjà été résolus sur une partie de la planète. Et si seulement nous avions compris cela un an plus tôt, nous aurions peut-être gagné un autre match de plus. Cela explique pourquoi j’aime être en contact avec un large éventail de personnes.</p>
<p><strong>Je sais que la vidéo et les analytics ont une grande importance pour toi. C’est en tout cas ce que disait Andrew Bogut lorsque tu l’entraînais à Sydney. Pourrais-tu nous en dire plus sur ces outils et sur la façon dont tu les utilises</strong><strong> ?<br />
</strong><strong>Will Weaver :</strong> Je pense que tu as choisi les bons mots, ces outils font partie, je pense, de la panoplie de tout entraîneur moderne. Une grande partie de mon parcours consistait en une sorte de découverte de ces domaines et de la manière dont on peut les utiliser quand c’est approprié. On peut apprendre beaucoup de choses en regardant les vidéos. Et il en va de même pour la data. Les outils quantitatifs que nous avons en NBA nous donnent beaucoup d’informations sur ce qui s’est passé sur le terrain. C’est l’un des aspects les plus agréables de la NBA : vous êtes entouré d’analystes et de personnes très talentueuses, qui maîtrisent la technologie et qui peuvent aider les coaches à utiliser ces informations avec les joueurs.</p>
<p>À partir de là, vous pouvez comprendre ce qui s’est passé et aider les joueurs à changer quelque chose dans leur jeu ou, au contraire, à continuer sur cette voie. Il faut se demander comment aller de cette information à ce résultat et à quoi ressemble l’intervention entre les deux.</p>
<p>D’après mon expérience, la plupart des joueurs veulent être entourés de personnes qui peuvent réellement les aider à s’améliorer. Nous avons les mêmes intérêts. Les coaches veulent aussi que leurs joueurs excellent parce que cela va les aider en tant qu’entraîneurs et leur permettre de rendre leur équipe performante. Il n’y a pas de personne plus sceptique (<em>vis-à-vis des analytics, ndlr</em>) qu’<strong>Andrew Bogut </strong>sur Terre. Mais après avoir passé du temps avec lui avec la sélection australienne, nous avons développé une relation parce que j’étais prêt à lui dire la vérité et à lui montrer des preuves pour étayer cette vérité. Ce type d’interactions nous a amenés à vouloir retravailler ensemble à Sydney.</p>
<hr />
<p><strong><i>Le programme Jr. NBA Coaches - Online présenté par Gatorade® est hébergé sur </i><a href="https://urldefense.com/v3/__https:/owqlo.com/__;!!PMETyfE!ZVlSIaDfVGjadrCxysRutzoVXxBIv92vANESA6PTsgaY8wGi2KzOOxuN3J6nag$" target="_blank" rel="noopener"><i>OWQLO</i></a> <i>et propose 12 sessions virtuelles en direct de février à septembre pour les utilisateurs de l'application âgés de 16 ans et plus en France. La prochaine session avec l'ancien assistant coach NBA Will Weaver aura lieu le jeudi 14 juillet à 18h. Pour plus d'informations, visitez </i><a href="https://urldefense.com/v3/__https:/owqlo.com/__;!!PMETyfE!ZVlSIaDfVGjadrCxysRutzoVXxBIv92vANESA6PTsgaY8wGi2KzOOxuN3J6nag$" target="_blank" rel="noopener"><i>owqlo.com</i></a><i>, </i><a href="https://urldefense.com/v3/__https:/gatorade.co.uk/__;!!PMETyfE!ZVlSIaDfVGjadrCxysRutzoVXxBIv92vANESA6PTsgaY8wGi2KzOOxs8GH7-ew$" target="_blank" rel="noopener"><i>gatorade.co.uk</i></a><i> ainsi que @NBAFRANCE sur </i><a href="https://urldefense.com/v3/__https:/www.facebook.com/nbauk/__;!!PMETyfE!ZVlSIaDfVGjadrCxysRutzoVXxBIv92vANESA6PTsgaY8wGi2KzOOxtRWAZ1TA$" target="_blank" rel="noopener"><i>Facebook</i></a><i> et </i><a href="https://urldefense.com/v3/__https:/twitter.com/NBAUK?ref_src=twsrc*5Egoogle*7Ctwcamp*5Eserp*7Ctwgr*5Eauthor__;JSUlJSU!!PMETyfE!ZVlSIaDfVGjadrCxysRutzoVXxBIv92vANESA6PTsgaY8wGi2KzOOxv3slGvYQ$" target="_blank" rel="noopener"><i>Twitter</i></a><i> et </i><a href="https://urldefense.com/v3/__https:/www.instagram.com/nbaeurope/__;!!PMETyfE!ZVlSIaDfVGjadrCxysRutzoVXxBIv92vANESA6PTsgaY8wGi2KzOOxufo1qNjA$" target="_blank" rel="noopener"><i>@NBAEurope</i></a><i> sur Instagram.</i></strong></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/interview-brett-gunning-coach-nba-ncaa-634787/" data-title="A lire aussi">[ITW] Brett Gunning nous parle des Rockets d'Harden, de Curry et de coaching</a></p>
<p><em>Photo : Copyright 2022 NBAE, Logan Riely/NBAE via Getty Images</em></p>
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