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	<title>Tribune Archives - BasketSession.com - Le meilleur de la NBA : news, rumeurs, vidéos, analyses</title>
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	<description>Le meilleur de la NBA et du basket. Plus complet que LeBron James, plus tranchant que Stephen Curry, plus rapide que Kyrie Irving et presque aussi culte que Michael Jordan !</description>
	<lastBuildDate>Mon, 25 Aug 2025 06:21:58 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Tim Donaghy, l’arbitre qui a failli tuer la NBA</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/tim-donaghy-larbitre-qui-a-failli-tuer-la-nba-747306/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 06:21:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Donaghy]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/tim-donaghy.jpg" alt="Tim Donaghy, l’arbitre qui a failli tuer la NBA" /></div><p>Retour sur un scandale qui, à la fin des années 2000, a marqué un avant et un après en NBA, autour de l'arbitre Tim Donaghy.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/tim-donaghy.jpg" alt="Tim Donaghy, l’arbitre qui a failli tuer la NBA" /></div><p><em>Cet article est une tribune parmi plusieurs envoyées par Aurélien. Si un sujet vous tient à coeur ou que vous avez un avis clivant ou tranchant dessus, n'hésitez pas à nous le faire parvenir pour qu'il soit publié. </em></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la (très) longue liste des parias du sport professionnel, de ceux qui ont triché dans les grandes largeurs pour arriver à leurs fins (le sprinteur Ben Johnson, la patineuse artistique Tonya Harding, le cycliste Lance Armstrong, le baseballeur Barry Bonds...), il n’est clairement pas le plus célèbre. Mais de tous, </span><b>Tim Donaghy est peut être celui a jeté le plus grand discrédit sur sa discipline</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour qui a suivi à l’époque cette affaire, les répercussions ont été telles, qu’aujourd’hui encore, il est difficile de regarder un match de basket sans penser corruption au moindre coup de sifflet litigieux.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Arbitre NBA de 1994 à 2007, Tim Donaghy a participé à près de 800 matchs de saison régulière et de playoffs, avant d’être </span><b>condamné à 15 mois de prison fermes par la justice fédérale américaine</b> <b>en 2008</b><span style="font-weight: 400;"> pour avoir parié sur ses propres matchs et avoir transmis des informations confidentielles à des tiers.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Conscientes qu’il leur fallait à tout prix sauvegarder les apparences, les autorités ont alors mis le paquet </span><span style="font-weight: 400;">pour sauver leurs peaux</span> <b>pour</b> <b>le</b> <b>faire passer pour un cas isolé </b><span style="font-weight: 400;">–</span> <span style="font-weight: 400;">autant tout le monde se fout du dopage, autant l’existence d’un système de triche généralisé aurait irrémédiablement plombé l’image du basket auprès du grand public et des sponsors.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ainsi, malgré les zones d’ombre, </span><b>la version officielle veut que Tim Donaghy n’ait pas truqué un seul match</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Faut-il pour autant y croire ?</span></p>
<h2>Un « dream job »</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Lorsque Timothy Francis Donaghy revêt pour la première fois le costume d’arbitre NBA à 26 ans, c’est la consécration. Lui-même fils d’arbitre (son père Gerry Donaghy a longtemps donné du sifflet au plus haut niveau en NCAA), après avoir fourbi ses armes pendant sept ans dans des ligues mineures, il décroche </span><b><i>« le boulot pour lequel il est né »</i></b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Désormais membre de ce petit club d’élite (la NBA ne compte qu’environ 70 arbitres officiels dans ses effectifs), </span><b>son avenir s’annonce radieux</b><span style="font-weight: 400;"> (le salaire peut grimper jusqu’à 300 000 dollars par an), d’autant plus qu’il est très vite très bien noté par ses supérieurs.</span></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ySu6r0Pn-cA"><span style="font-weight: 400;">Coté vie personnelle, c’est en revanche moins ça</span></a><span style="font-weight: 400;">. Bien que marié et père de quatre enfants, </span><b>il est du genre à parti au quart de tour</b><span style="font-weight: 400;">. Poursuivi devant les tribunaux à plusieurs reprises (pour avoir menacé le facteur, pour avoir harcelé ses voisins...), si les poursuites ont été à chaque fois abandonnées, son entourage redoute ses fréquents accès de colère.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aussi caractériel qu’émotif, pour ne rien gâcher, il développe en parallèle </span><b>une sévère addiction au jeu</b><span style="font-weight: 400;">. Poker, blackjack, golf, football… tout y passe (à commencer par ses nuits et son salaire), tandis qu’au fil du temps ses mises se font de plus en plus élevées. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et c’est ainsi qu’en mars 2003, il franchit le Rubicon.</span></p>
<h2>La première sortie de route</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Jusque-là irréprochable dans son travail, Tim Donaghy finit par céder à la tentation : via un ami à lui agent d’assurance qui lui sert de prête-nom, Jack </span><span style="font-weight: 400;">Concannon, </span><b>il se met à parier sur des matchs de basketball</b><span style="font-weight: 400;">. Bien que la NBA interdise sans conviction à ses arbitres tout jeu d’argent (à l’exception étrange des courses de chevaux), parier sur le basketball constitue en revanche un interdit majeur tant sur le plan professionnel que sur le plan légal. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pire, Tim Donaghy ne se contente pas de parier sur des matchs de basketball :</span><b> il parie sur les matchs de basketball qu’il arbitre !</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si sur la fin de la saison 2002/2003, les deux hommes se limitent à quelques rencontres où ils ne misent jamais plus de 2 000 dollars, dès la saison suivante, ils accélèrent la cadence et misent en moyenne sur une quarantaine de matchs. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À leur décharge, Donaghy se montre particulièrement doué pour l’exercice. Là où un taux de réussite avoisinant les 60% est considéré comme exceptionnel, </span><b>ses prédictions se révèlent exactes plus de 75% du temps !</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Son secret ? À en lire son autobiographie </span><i><span style="font-weight: 400;">Personal Foul</span></i><span style="font-weight: 400;"> publiée en 2009, </span><b>tout reposait sur les informations qu’il glanait en coulisses</b><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« J’ai commencé à parier car je me suis dit que les matchs étaient prévisibles. Que c’était de l’argent facile si on regarde les fautes techniques, les actions litigieuses qui peuvent être sifflées ou non contre une équipe (...) </span></i><i><span style="font-weight: 400;">J’écoutais les directives de la NBA, je prenais en considération les rancœurs des arbitres envers certains joueurs ou coachs (...) Ajoutez à cela quelques caprices et certains comportements prévisibles d’arbitres vétérans, et </span></i><b><i>tout ce que j’avais à faire, c’était de parier</i></b><i><span style="font-weight: 400;">. La chance n’avait que peu à voir avec tout ça. »</span></i></p>
<h2>La poule aux œufs d’or</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Le truc, c’est que Donaghy est tellement bon que </span><b>ses talents ne passent pas inaperçus</b><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2006, le bookmaker de Jack </span><span style="font-weight: 400;">Concannon (la personne chargée de placer ses paris NDLR)</span><span style="font-weight: 400;">, Peter Ruggieri, s’aperçoit en effet que </span><b>ses paris sont de plus en plus réguliers, à des mises de plus en plus hautes</b><span style="font-weight: 400;">. Là où auparavant </span><span style="font-weight: 400;">Concannon </span><span style="font-weight: 400;">se contentait de parier quelques centaines de dollars, il observe qu’il mise dorénavant largement au-dessus de ses moyens, parfois jusqu’à 5 000 dollars, non sans remporter le jackpot la plupart du temps.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Hasard de la vie (et du petit monde interlope du pari sportif), Peter Ruggieri connait bien Tim Donaghy avec qui il joue au golf à l’occasion, et sait que </span><span style="font-weight: 400;">Concannon et lui se connaissent. Il ne lui en faut pas plus pour faire le lien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ni une, ni deux, </span><b>Ruggieri </b><b>en informe l’un de ses associés, </b><b>un certain James Battista</b><span style="font-weight: 400;">. Bookmaker un peu louche, Battista, qui lui aussi connait Donaghy pour avoir été au lycée avec lui, propose à Ruggieri de se caler sur les pronostics de </span><span style="font-weight: 400;">Concannon</span><span style="font-weight: 400;"> en misant autant d’argent qu’il leur est possible – soient dans leur cas, de 30 000 à 100 000 dollars par match.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si dans un premier temps tout fonctionne à merveille, Battista comprend rapidement qu’il peut </span><b>rafler</b> <b>encore plus encore s’il traite directement avec Donaghy</b><span style="font-weight: 400;">. Il prend alors contact avec l’une de leur connaissance commune, Tommy Martino, informaticien chez JP Morgan et ami d’enfance de Donaghy, afin de rentrer en relation avec ce dernier sans éveiller les soupçons.</span></p>
<h2>Quand la mafia s’en mêle</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 12 décembre 2006, Battista, Martino et Donaghy se retrouvent ainsi sur les coups de 23 heures autour de la table d’un bar de l’aéroport de Philadelphie. Battista se fait direct : il exige au préalable que Donaghy coupe les ponts avec </span><span style="font-weight: 400;">Concannon, puis </span><b>propose de lui </b><b><i>« offrir »</i></b><b> 2 000 dollars pour chaque match sur lequel il le rencarde avec succès</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En apparence gagnant-gagnant (si </span><span style="font-weight: 400;">Donaghy </span><span style="font-weight: 400;">se plante, il ne perd rien), </span><b>le deal tient en réalité</b> <b>de l’extorsion</b><span style="font-weight: 400;">. D’une part, parce que Donaghy affirme que </span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4qHXcIHi_Hw"><span style="font-weight: 400;">Battista l’aurait menacé de représailles en cas de refus</span></a><span style="font-weight: 400;"> (tandis qu’il alerterait de la NBA sur ses agissements passés, </span><i><span style="font-weight: 400;">« des amis de New York rendraient visite à sa famille à son domicile »</span></i><span style="font-weight: 400;">), et de l’autre, parce que les 2000 dollars en question ne sont que de la petite monnaie au regard des sommes nouvelles qui vont être générées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Car oui, petite précision qui a son importance, Battista ne compte plus miser ses propres fonds, mais ceux de </span><b>la famille Gambino</b><span style="font-weight: 400;">, l’une des cinq familles mafieuses newyorkaises, avec qui il est de mèche (ses fameux « </span><i><span style="font-weight: 400;">amis de New York »</span></i><span style="font-weight: 400;">) et qui, flairant le jackpot, souhaite investir plusieurs millions de dollars dans la combine.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pas de chance, c’est précisément ce </span><i><span style="font-weight: 400;">move</span></i><span style="font-weight: 400;"> qui va le précipiter lui et ses complices derrière les barreaux.</span></p>
<h2>La fin du match</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">À mille lieux de se douter de quoi que soit, </span><b>le FBI a pourtant vent de l’affaire</b><span style="font-weight: 400;">. Non pas que ses agents s’intéressent spécialement aux arrières boutiques de la NBA, mais lorsque début 2007 </span><span style="font-weight: 400;">une balance</span><span style="font-weight: 400;"> une source interne les alerte de l’existence de ce nouveau gagne-pain pour la mafia,</span> <span style="font-weight: 400;">l’unité en charge de surveiller la famille Gambino se met immédiatement au travail afin de faire tomber ce réseau. Pas des plus fins au téléphone, </span><span style="font-weight: 400;">Battista, Martino, Ruggieri et Donaghy se font griller après quelques mois d’enquête.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dès lors, le château de cartes s’effondre en un rien de temps.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Convoqué le 15 juin 2007 dans le bureau du procureur général du district est newyorkais, </span><b>Tim Donaghy passe à table</b><span style="font-weight: 400;">. Il reconnait les noms, une partie des faits, et signe une déposition. Six jours plus tard, des représentants du FBI se rendent dans les bureaux de la NBA à Manhattan pour informer le grand patron de la ligue David Stern. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 9 juillet, </span><b>Tim Donaghy démissionne</b><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un plus tard, le 29 juillet 2008, il plaide coupable devant un juge et écope de 15 mois de prison fermes. Idem pour Martino et Battista qui prennent respectivement 366 jours et 15 mois pour des motifs similaires.</span></p>
<h2>L’éléphant dans la pièce</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Aussitôt classée, la séquence suscite moult interrogations, à commencer par le fait de se demander </span><b>par quel miracle un arbitre drogué au jeu, sous la coupe de la mafia, n’ait</b> <b>jamais pris une seule décision qui l’arrangeait ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la NBA, les choses sont pourtant étonnamment claires. Sitôt le grand public mis au parfum via un article du </span><i><span style="font-weight: 400;">New York Post</span></i> <span style="font-weight: 400;">publié le 20 juillet 2007 (un mois après que le FBI l’ait informé), David Stern s’est empressé de monter au créneau en conférence de presse pour </span><b>soutenir que </b><b>Tim Donaghy</b><b> a agi seul dans son coin</b><span style="font-weight: 400;">. Qu’il était à l’évidence un criminel, mais qu’il avait été un arbitre </span><i><span style="font-weight: 400;">« top tier »</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour appuyer son propos, il a dans la foulée confié à une commission d’enquête le soin de scruter au peigne fin les matchs arbitrés par </span><span style="font-weight: 400;">Donaghy</span><span style="font-weight: 400;"> afin de détecter le moindre coup de sifflet (ou absence de coup de sifflet) litigieux. Son verdict ? Ô surprise, à l’exception d’une décision suspecte lors d’un match entre les Pistons et les Nets le 16 décembre, il a été conclu à </span><b>la parfaite régularité des rencontres</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Circulez, il n’y a rien à voir donc. Qu’importe si ladite commission était composée en majeure partie d’employés NBA. Qu’importe si sur les 65 matchs sur lesquels Donaghy a admis avoir parié, elle n’en a examiné en tout et pour tout... que 17 !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En revanche, </span><a href="https://www.espn.com/nba/story/_/id/25980368/how-former-ref-tim-donaghy-conspired-fix-nba-games"><span style="font-weight: 400;">lorsqu’ESPN mène de son côté sa propre enquête en 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">, le son de cloche est différent. Statisticiens à l’appui, il est démontré que </span><b>Tim Donaghy sifflait plus de fautes contre l’équipe qu’il espérait voir perdre 77% du temps</b><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pas en reste, une fois sorti de prison, ce même Donaghy a multiplié </span><b>les allégations sur la subjectivité du corps arbitral</b><span style="font-weight: 400;"> (tel arbitre n’aimerait pas tel joueur, tel arbitre n’aimerait pas telle équipe...) ainsi que sur l’existence de prétendues directives données en coulisses par la NBA (favoriser les grosses franchises face aux petites, privilégier les séries serrées en </span><i><span style="font-weight: 400;">playoffs</span></i><span style="font-weight: 400;">...). Certes, il avait un livre à vendre, des frais de justice à rembourser et </span><a href="https://www.basketusa.com/news/21796/paris-matchs-truques-pour-tout-comprendre-de-laffaire-donaghy/"><span style="font-weight: 400;">il s’est fait débunker plus souvent qu’à son tour</span></a><span style="font-weight: 400;">, mais le narratif ne paraît pas délirant pour qui se souvient de certaines rencontres au dénouement pour le moins bizarre.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Cf</span></i><span style="font-weight: 400;">. la finale de conférence de 2002 entre les Kings et les Lakers qui avait vu Shaq, Kobe &amp; Co. remonter miraculeusement au score dans le quatrième quart-temps du </span><i><span style="font-weight: 400;">game</span></i><span style="font-weight: 400;"> 5 grâce aux 27 lancers francs (!) qui leur avaient été accordés.</span></p>
<h2>Tim Donaghy, un mauvais souvenir ?</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Plus de 15 ans après les faits, </span><b>c’est ce que tout fan de basket aimerait croire</b><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est aussi ce que la NBA aimerait faire croire, elle qui a </span><b>drastiquement renforcé ses contrôles</b><span style="font-weight: 400;">, </span><span style="font-weight: 400;">notamment via l’embauche d’une armée d’analystes en base de données chargés de repérer toute variation un peu brusque (du nombre de fautes sifflées par les arbitres aux fluctuations de mises sur le marché des paris sportifs), la rémunération de contacts dans le milieu du </span><i><span style="font-weight: 400;">gambling</span></i><span style="font-weight: 400;">, ou encore une formation accrue du personnel.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un monde du </span><i><span style="font-weight: 400;">sport business</span></i><span style="font-weight: 400;"> où </span><b>les intérêts n’ont que peu à faire des principes</b><span style="font-weight: 400;">, pas dit que cela suffise à protéger de la tentation un futur Tim Donaghy.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Sources</span></i><i><span style="font-weight: 400;"> : </span></i><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4qHXcIHi_Hw"><i><span style="font-weight: 400;">60 Minutes</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ySu6r0Pn-cA"><i><span style="font-weight: 400;">Vlad TV</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://www.espn.com/nba/story/_/id/25980368/how-former-ref-tim-donaghy-conspired-fix-nba-games"><i><span style="font-weight: 400;">ESPN</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://www.basketusa.com/news/21796/paris-matchs-truques-pour-tout-comprendre-de-laffaire-donaghy/"><i><span style="font-weight: 400;">Basket USA</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">...</span></i></p>
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			</item>
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		<title>Non, Michael Jordan n&#8217;est pas le meilleur basketteur de tous les temps</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/non-michael-jordan-nest-pas-le-meilleur-basketteur-de-tous-les-temps-747137/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 06:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Jordan]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/michael-jordan-bulls-rookie.jpg" alt="Non, Michael Jordan n&rsquo;est pas le meilleur basketteur de tous les temps" /></div><p>Cet avis tranché sur Michael Jordan, dont il est rarement permis de remettre en question le statut de GOAT, devrait en chagriner quelques uns.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/michael-jordan-bulls-rookie.jpg" alt="Non, Michael Jordan n&rsquo;est pas le meilleur basketteur de tous les temps" /></div><p><em>Cet article est une tribune parmi plusieurs que nous a envoyé Aurélien. Si un sujet vous tient à coeur ou que vous avez un avis clivant ou tranchant dessus, n'hésitez pas à nous le faire parvenir pour qu'il soit publié. </em></p>
<p><b>N’en fait-on aujourd’hui pas trop avec Michael Jordan ?</b><span style="font-weight: 400;"> Et n’en fait-on d’ailleurs pas trop depuis toujours avec Michael Jordan ? Au-delà du plaisir de polémiquer, existe-t-il des arguments sérieux pour le faire vaciller de son trône ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La réponse est oui. Et pas qu’un peu.</span></p>
<h2>Parce que Michael Jordan n’a pas seulement joué 6 saisons en NBA</h2>
<p><b>Nul ne conteste qu’à son apogée, MJ a marché sur l’eau</b><span style="font-weight: 400;">. De 1991 à 1993, puis de 1996 à 1998, il n’a laissé que des miettes à la concurrence – six bagues de champion, six titres de MVP des finales, quatre titres de MVP de la saison régulière.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avant cela, cela a toutefois été une autre paire de manche, lui qui a dû patienter de 1984 à 1990 (pensez au déluge de reproches adresse à Lebron James sur un laps de temps similaire pour son manque de </span><i><span style="font-weight: 400;">leadership</span></i><span style="font-weight: 400;">), non sans prendre </span><b>déculottées sur déculottées par ses adversaires directs</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sweepés par les Boston Celtics en 1986 et 1987 (Jordan n’a jamais remporté le moindre match de </span><i><span style="font-weight: 400;">playoffs</span></i><span style="font-weight: 400;"> face à Larry Bird…), les Chicago Bulls se sont ensuite inclinés trois fois d’affilée face aux Detroit Pistons en 1988, 1989 et 1990. </span><b>Incapable de rivaliser avec les deux plus grandes franchises de la décennie à l’Est</b><span style="font-weight: 400;">, Jordan n’a pu décrocher son ticket pour les finales que grâce aux affres du temps – en 1991, le dos de Larry Bird était en charpie, tandis qu’Isiah Thomas et Bill Lambeer étaient sur la pente descendante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après 1998, il y a </span><b>l’épisode Wizzards</b><span style="font-weight: 400;"> sur lequel il n’est guère besoin de s’appesantir (zéro qualification pour les </span><i><span style="font-weight: 400;">playoffs</span></i><span style="font-weight: 400;">, Kobe Bryant, Vince Carter et Allen Iverson qui s’en sont donnés à cœur joie pour piétiner sa légende…).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au total, ce sont donc </span><b>neuf saisons vierges du moindre titre</b><span style="font-weight: 400;">. Rien de honteux, mais pas de quoi ériger Michael Jordan en dieu infaillible de la victoire. Bill Russell, Robert Horry et George Mikan ont fait mieux.</span></p>
<h2>Parce que la NBA des années 90 était surcotée</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la lignée du point précédent, lorsque Jordan était roi, </span><b>la concurrence n’était pas folle</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Idéalisée par toute une génération qui a découvert la balle orange à cette époque, la décennie 90 était en réalité beaucoup plus faible que la décennie 80, ne serait parce qu’entre 1991 et 1998, </span><b>six nouvelles franchises ont vu le jour </b><span style="font-weight: 400;">(les Heat, les Magic, les Hornets, les Timberwolves, les Raptors et les Grizzlies), plombant sérieusement le niveau général en saison régulière (en 1998, six équipes ont encaissé plus de 60 défaites…).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et pour ce qui est de l’élite, Jordan n’a jamais trouvé sur sa route des rivaux du calibre des San Antonio Spurs de Tim Duncan et des Los Angeles Lakers de Shaq et Kobe (années 2000), ou des Oklahoma City Thunder de Westbrook et Durant et des Golden State Warriors de Curry (années 2010). </span><i><span style="font-weight: 400;">No offense</span></i><span style="font-weight: 400;"> aux Cleveland Cavaliers et aux New York Knicks, mais en série, le suspense n’a jamais été au rendez-vous.</span></p>
<p><b>Même chose en finales</b><span style="font-weight: 400;">. Lorsque les Bulls ont affronté les Lakers en 1991, le </span><i><span style="font-weight: 400;">showtime</span></i><span style="font-weight: 400;"> n’était déjà plus qu’un souvenir. En 1992, les Blazers ne pouvaient compter que sur un Clyde Drexler esseulé. En 1993, les Suns ont connu toutes les peines du monde à se hisser en finales (match décisif au premier tour, match décisif en finale de conférence). En 1996, les très immatures Supersonics sortaient de deux éliminations directes au premier tour en 1994 et 1995 (!). Et quant aux Jazz de 1996 et 1997, Malone et Stockton avaient passé leur </span><i><span style="font-weight: 400;">prime</span></i><span style="font-weight: 400;"> depuis belle lurette.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De là à dire qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois…</span></p>
<h2>Parce que Michael Jordan était une calamité dans les vestiaires</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Soliste incroyable, mais humain très moyen, sitôt les caméras coupées, Jordan se comportait comme </span><b>une brute de cour de récréation avec ses coéquipiers</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tout au long de sa carrière, il s’est choisi</span><b> des souffre-douleurs sur lesquels il prenait un malin plaisir à déverser sa bile</b><span style="font-weight: 400;">. Ce fut Rodney McCray à qui il hurla un jour en public </span><i><span style="font-weight: 400;">« Tu es un perdant ! Tu as toujours été un perdant ! »</span></i><span style="font-weight: 400;">. Ce fut Bill Cartwright qu’il avait pris en grippe pour avoir été échangé contre son ami Charles Oakley (</span><i><span style="font-weight: 400;">« Un tas de m*rde de 2,16 m »</span></i><span style="font-weight: 400;">). Ce fut John Paxton (</span><i><span style="font-weight: 400;">« Les blancs ils taffent, mais ils n’ont pas le talent. »</span></i><span style="font-weight: 400;">). Ce fut aussi et peut-être surtout </span><b>le pauvre Kwame Brown</b><span style="font-weight: 400;">, numéro 1 de la draft en 2001, qui pensait trouver en lui un mentor, et sur qui il s’est acharné sans répit deux ans durant – genre se moquer de ses lignes statistiques à la fin des matchs devant tout le monde.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pire, </span><b>Jordan a plusieurs fois frappé ses coéquipiers au visage !</b><span style="font-weight: 400;"> Will Purdue en 1991. Steve Kerr en 1996 qui avait eu l’outrecuidance de lui demander d’arrêter </span><span style="font-weight: 400;">de le chambrer</span><span style="font-weight: 400;"> de le harceler. Et Jud Buechler, qui lui n’a jamais osé revenir publiquement sur l’incident.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si fort heureusement pour lui, rien de tout cela n’a vraiment filtré à l’époque (songez un instant au scandale provoqué par </span><a href="https://www.basketsession.com/NBA/kevin-durant-draymond-green-embrouille-2-592319/"><span style="font-weight: 400;">la prise de bac entre Kevin Durant et Draymond Green en 2018</span></a><span style="font-weight: 400;">), pour un sport collectif, ce comportement fait franchement tache.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jordan était d’ailleurs tellement infect avec ses coéquipiers, qu’à l’issue de sa pige avec les Wizards, </span><a href="https://www.sportscasting.com/news/michael-jordan-poisoned-the-locker-room-so-badly-his-wizards-teammates-refused-to-buy-him-a-retirement-gift/"><span style="font-weight: 400;">personne ne lui a offert le moindre cadeau de départ à la retraite</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h2>Parce que les médias, la NBA et les sponsors en ont fait (et continuent d’en faire) des tonnes</h2>
<p><b>Non, Michael Jordan n’est pas devenu Michael Jordan tout seul</b><span style="font-weight: 400;">. Comprendre : pas une simple légende du basket à la Bill Russell ou à la Jerry West, mais un mythe qui perdure près de 40 ans après son premier match pro.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Débarqué en 1984 dans une NBA la ramasse (franchises flirtant avec la banqueroute, stades à moitié vide…), Jordan a bénéficié d’un </span><b>alignement des planètes sans pareil</b><span style="font-weight: 400;">, avec en premier lieu la démocratisation du câble dans les foyers américains.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lorsqu’auparavant les fans de basketball devaient se contenter d’un match par semaine dans leur salon, </span><b>la multiplication des chaînes télé a fait exploser la visibilité de la NBA auprès du grand public</b><span style="font-weight: 400;">. Aussi aérien que photogénique, là où Oscar Robertson, John Havlicek, Pete Maravich et Julius Erving sont malheureusement nés trop tôt, Jordan ne pouvait pas espérer meilleur écrin pour mettre en valeur son jeu.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nommé commissaire de la ligue en février de cette même année, David Stern l’avait bien compris. Désireux de faire du basket le sport le plus populaire au monde (partenariats commerciaux, politique d’expansion à l’internationale, </span><i><span style="font-weight: 400;">merchandising</span></i><b>…</b><span style="font-weight: 400;">),</span><b> il mit le paquet pour faire de Jordan son ambassadeur officieux</b><span style="font-weight: 400;"> (la Dream Team 92, la liste des 50 meilleurs joueurs de la NBA où il est classé premier, des spots télé à sa gloire en veux-tu en voilà…), quitte à gommer les aspects les moins reluisants de sa personnalité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Idem chez les maîtres Sith du marketing </span><b>Nike, Wheaties, Chevrolet, Coca-Cola, McDonald’s, Hanes, Wilson, Gatorade et Looney Tunes</b><span style="font-weight: 400;">, qui, à coup </span><span style="font-weight: 400;">de millions</span><span style="font-weight: 400;"> de milliards de dollars, lui ont bâti une image de chouchou de l’Amérique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ni Magic, ni Kareem, ni jamais aucun autre joueur n’a jamais eu droit à </span><b>une telle propagande</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h2>Parce que la nostalgie biaise forcément les choses</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Première superstar de l’ère du sport business, du fait de cette exposition, </span><b>Michael Jordan a laissé un souvenir qui a effacé celui laissé par tous les grands joueurs avant lui </b><span style="font-weight: 400;">– relégués à des temps immémoriaux, très peu nombreux sont ceux qui ont entendu parler d’eux, encore moins nombreux sont ceux qui les ont vus balle en main.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">GOAT originel, avec le temps, le phénomène a pris de l’ampleur. Mémoire sélective oblige (celle qui tend gommer les éléments les moins reluisants du passé au profit des plus glorieux), à la manière des Pelé, Senna, Ali &amp; Co., </span><b>la fable Jordan supplante désormais la réalité</b><span style="font-weight: 400;"> (coucou le faussement corrosif </span><i><span style="font-weight: 400;">The Last Dance</span></i><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Figure quasi-christique, les rares critiques qui lui sont adressées valent immédiatement à leur auteurs </span><b>une volée de bois vert de la part de gardiens des temples et des moutons des réseaux</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cet article ne devrait pas faire exception.</span></p>
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		<title>Pourquoi Wembanyama aurait gagné beaucoup plus d&#8217;argent il y a 30 ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 06:03:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[glenn robinson]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Wembanyama]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/victor-wembanyama-4.jpg" alt="Pourquoi Wembanyama aurait gagné beaucoup plus d&rsquo;argent il y a 30 ans" /></div><p>Si Wemby avait été drafté en 1994 plutôt qu’en 2024, c’est peu dire qu’il aurait touché le pactole. Le cas Glenn Robinson le prouve.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/victor-wembanyama-4.jpg" alt="Pourquoi Wembanyama aurait gagné beaucoup plus d&rsquo;argent il y a 30 ans" /></div><p><span style="font-weight: 400;">Décrocher </span><b>55 millions de dollars </b><span style="font-weight: 400;">alors que l’on vient tout juste de souffler sa vingtième bougie, beaucoup en rêvent. Pour Victor Wembanyama, c’est une réalité. Pourtant, et bien qu’il ne vienne à l’idée de personne de le plaindre, ce dernier aurait pu empocher beaucoup (beaucoup) plus d’argent s’il était né dans les années 90.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pensez qu’en 1994, </span><b>le numéro 1 de la draft Glenn Robinson</b><span style="font-weight: 400;"> était passé à deux doigts de signer le premier contrat à 100 millions de dollars de l’histoire du sport professionnel (210 millions de dollars actuels), et ce sans avoir participé à un seul match !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’engouement autour de sa personne avait d’ailleurs été tel qu’il continue de faire sentir 30 ans plus tard.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Retour sur </span><b>une séquence qui a changé à jamais la NBA</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><b>« Des comme lui, c’est un par génération. Et encore. »</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ça, c’est ce que répétaient en sourdine tous les scouts NBA au sujet de Glenn Robinson dès ses années lycée. Et franchement, au regard de ses performances, il était difficile de leur donner tort.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Né le 10 janvier 1973 à Gary dans l’Indiana (S/O Michael Jackson), si celui que l’on ne surnommait pas encore Big Dog n’a pas débuté avec tous les atouts de son côté (père absent, mère mineure, taux d’homicide de sa ville parmi le plus élevé du pays</span><b>...</b><span style="font-weight: 400;">), </span><b>la balle orange lui sauve ensuite la vie</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Élu meilleur lycéen des États-Unis en 1991 (25,6 points, 14,6 rebonds et 3,8 contres de moyenne !), il remporte au poste d’ailier toutes les distinctions individuelles possibles et imaginables (Indiana M. Basketball, McDonald’s All American, MVP de l’US Olympic Festival...). </span><b>Attendu comme le Messie</b> <b>à l’université de Purdue</b><span style="font-weight: 400;"> (il a fait le choix de rester au pays), Glenn Robinson doit malheureusement faire l’impasse sur son année de </span><i><span style="font-weight: 400;">freshman</span></i><span style="font-weight: 400;"> pour cause de résultats scolaires insuffisants.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Qu’importe, après une saison passée à regarder ses coéquipiers en tribune et bosser ses notes, il confirme tous les espoirs placés en lui en </span><i><span style="font-weight: 400;">sophomore</span></i><span style="font-weight: 400;"> (24,1 points, 9,2 rebonds), puis </span><b>déchaîne les enfers en </b><b><i>junior</i></b> <b>en plantant 30,3 points par match</b><span style="font-weight: 400;"> (meilleure moyenne de l’année, personne n’a fait mieux depuis) assortis de 11,2 rebonds.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Objet de tous les superlatifs (</span><i><span style="font-weight: 400;">« homme parmi les enfants » </span></i><span style="font-weight: 400;">pour reprendre les mots du coach Lefty Driesell), Glenn Robinson décide alors de sauter dans le grand bain de la NBA sans terminer son cursus NCAA.</span></p>
<p><b>Habillé le jour de la draft d’un costume doré qui annonce clairement la couleur</b><span style="font-weight: 400;">, malgré une cuvée 1994 plutôt relevée (Jason Kidd et Grant Hill sont également de la partie), les Milwaukee Bucks le sélectionnent comme une évidence en première position, convaincus de réaliser là le coup du siècle.</span></p>
<h2>100 millions sinon rien</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Aussi surprenant que cela puisse paraître, à cette époque, </span><b>aucune règle n’encadre les contrats entre </b><b><i>rookies</i></b><b> et franchises</b><span style="font-weight: 400;">. La durée, le montant, les primes, les options, les garanties... tout est laissé à la discrétion des intéressés, à la seule condition qu’un accord soit trouvé avant la fin de la saison – si tel n’était pas le cas (fait rarissime), le rookie retente alors sa chance à la prochaine draft comme si de rien n’était.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tandis que jusqu’au début des années 90, les négociations se déroulent sans accroc, la popularité nouvelle de la NBA couplée à une hausse significative des revenus incitent </span><b>les futures stars de la NBA (et leurs agents)</b> <b>à se montrer plus gourmands</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Réticents à l’idée de s’engager à long terme avant même d’avoir achevé leur plein potentiel (dix ans plus tôt, Michael Jordan avait par exemple accepté un très modeste 6,3 millions de dollars sur sept ans avec les Chicago Bulls), conscients de leur valeur aux yeux d’équipes de bas de tableau pour qui les premiers tours de draft constituent le seul espoir de renouer avec l’élite, </span><b>ils imposent un nouveau rapport de force</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 1992, c’est Jim Jackson, cinquième choix de draft, qui n’hésite pas à manquer les 54 premiers matchs de la saison pour faire plier les Dallas Mavericks. En 1993, c’est Shaquille O'Neal qui arrache 17,4 millions de dollars aux Orlando Magic pour quatre ans.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sûr de son fait, Glenn Robinson débarque ainsi dans le Wisconsin avec un plan bien arrêté : </span><b>obtenir 100 millions de dollars pour 13 ans</b><span style="font-weight: 400;">. Ni plus, ni moins.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À Milwaukee, c’est la stupeur.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À titre de comparaison, </span><b>Robinson demande à l’instant T</b> <b>plus que le joueur le mieux payé de la ligue </b><span style="font-weight: 400;">– Larry Johnson, All-Star certifié, 84 millions de dollars sur 12 ans avec les Charlotte Hornets.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Propriétaire des Bucks, Herb Kohl s’emporte en </span><i><span style="font-weight: 400;">off</span></i><span style="font-weight: 400;"> d’un cinglant </span><i><span style="font-weight: 400;">« À ce prix-là, autant lui donner la franchise ! »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Big Dog n’en démord cependant pas. Déterminé à faire exploser les compteurs, il refuse de participer au </span><i><span style="font-weight: 400;">training camp,</span></i><span style="font-weight: 400;"> puis zappe carrément les matchs de pré-saison.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le couteau sous la gorge à moins de trois semaines du début de la saison régulière, les Bucks organise le 17 octobre </span><b>une improbable conférence de presse</b><span style="font-weight: 400;"> au cours de laquelle le staff admet, penaud, que Robinson a décliné une offre à 60 millions de dollars.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’histoire ne dit pas s’il s’agissait là de lui mettre la pression en le faisant passer aux yeux du grand public pour le grand méchant, mais la stratégie fonctionne. Le 4 novembre 1994, 24 heures avant le premier match officiel des Bucks, les deux parties parachèvent </span><b>un accord à 68 millions de dollars sur 10 ans</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’honneur est sauf. La carrière professionnelle de Glenn Robinson est lancée.</span></p>
<h2>La goutte d’eau qui fait déborder le vase</h2>
<p><b>Ces 68 millions de dollars (141 millions en dollars constants !) font toutefois très vite tousser</b><span style="font-weight: 400;">. Bien qu’en deçà des espérances de Robinson, ils demeurent en effet inédits </span><span style="font-weight: 400;">dans le monde du basket</span><span style="font-weight: 400;"> dans le monde du sport.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Paniqués, les propriétaires de franchise s’imaginent avec effroi les prochains rookies réitérer des exigences aussi folles. Vexés de voir un type de 21 ans à peine engranger des émoluments dix fois supérieurs aux leurs, les vétérans craignent en sus de voir leurs salaires bloqués par cette inflation galopante – </span><i><span style="font-weight: 400;">salary cap</span></i><span style="font-weight: 400;"> oblige, plus un rookie gagne, moins il reste d’argent disponible pour ses coéquipiers.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La réaction ne se fait pas attendre : sitôt la saison finie, </span><b>les propriétaires décrètent une grève patronale du 1er juin au 12 septembre</b><span style="font-weight: 400;">. Complices, les hautes instances de la NBA et le principal syndicat de joueurs, le National Basketball Players Association, laissent faire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Leur objectif ? </span><b>Plafonner les contrats des rookies</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La manœuvre fonctionne, et, dès la saison suivante, le Collective Bargaining Agreement (la convention collective qui en NBA régit les rapports entre organisations syndicales et employeurs) fixe un barème des salaires pour les nouvelles recrues – on parle de </span><i><span style="font-weight: 400;">rookie scale</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><b>Fini les négociations, fini les </b><b><i>dramas</i></b><span style="font-weight: 400;">. Tout est désormais planifié en amont.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et c’est ainsi que le numéro 1 de la draft de 1995, le pauvre Joe Smith, est sommé d’accepter</span><b> un tout petit deal à 8,4 millions de dollars </b><span style="font-weight: 400;">de la part des Golden State Warriors – oui, c’est 60 millions de moins que Glenn Robinson.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Trois décennies plus tard, nonobstant moult amendements, ce principe continue de prévaloir.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la faire simple, </span><b>les 30 joueurs sélectionnés au premier tour de draft se voient offrir des contrats de quatre ans</b><span style="font-weight: 400;">. Les deux premières années dudit contrat sont garanties, les troisième et quatrième années sont optionnelles (l’équipe choisit ou non de poursuivre la collaboration).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une grille de rémunération s’applique ensuite en fonction </span><b>des revenus générés par la NBA</b><span style="font-weight: 400;"> (plus ces revenus sont importants, plus l’enveloppe allouée aux rookies est importante) et de </span><b>la position à laquelle le joueur a été choisi </b><span style="font-weight: 400;">(plus un rookie a été choisi haut, plus il gagne d’argent).</span></p>
<p><b>Une certaine flexibilité est néanmoins admise</b><span style="font-weight: 400;">. Il est d’une part possible de négocier chaque contrat entre 80% et 120% de la valeur proposée (la majorité des joueurs signent pour 120%), et de l’autre, lors de la quatrième et dernière année, il est possible de renégocier sa rémunération en fonction d’un pourcentage indexé sur les gains de la troisième année (petit twist, plus un joueur a été drafté bas, plus ce pourcentage est haut, ce qui permet en cas de bonnes performances de combler les écarts de salaire avec un joueur drafté plus haut).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si l’on prend l’exemple de </span><b>la rémunération à venir des 15 premiers rookies de la dernière loterie</b><span style="font-weight: 400;">, cela donne le tableau ci-dessous (prime à la signature, bonus et avantages inclus).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bien sûr, pas de quoi verser une larme à la vue des montants proposés, d’autant que le </span><i><span style="font-weight: 400;">salary cap</span></i><span style="font-weight: 400;">, et par ricochet la </span><i><span style="font-weight: 400;">rookie scale</span></i><span style="font-weight: 400;">, ont drastiquement augmenté depuis Joe Smith (Lebron James a signé pour 18,8 millions de dollars en 2003, Zion Williamson pour 45 millions en 2019...), mais il est acté qu’un joueur NBA ne deviendra</span><b> vraiment </b><b><i>« riche »</i></b><b> qu’à compter de son deuxième contrat</b> <b>pro</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tout ça à cause de Glenn Robinson.</span></p>
<h2>Les Bucks en ont-ils eu pour leur argent ?</h2>
<p>Difficile de répondre de manière catégorique<span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Auteur d’une première année très correcte (21,9 points, 6,4 rebonds, 2,5 passes), si le titre de </span><i><span style="font-weight: 400;">Rookie of the year</span></i><span style="font-weight: 400;"> lui est passé sous le nez, deux ans plus tard, </span><b>Robinson était sélectionné aux Jeux Olympiques d'Atlanta de 1996 avec la Dream Team III</b><span style="font-weight: 400;"> (une blessure de dernière minute l’a malencontreusement privé de l’aventure).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">All-Star en 2000 et en 2001, brièvement considéré comme MVP de la saison régulière 1998/1999 (1 vote), sur huit saisons passées à Milwaukee, il peut se targuer d’avoir </span><b>passé la barre des 20 points de moyenne à sept reprises</b><span style="font-weight: 400;"> (dont un pic à 23,4 en 1997/1998).</span></p>
<p><b>Collectivement en revanche, le bilan est beaucoup plus mitigé</b><span style="font-weight: 400;">. À l’exception de la saison 2000/2001, où, en compagnie de Ray Allen et Sam Cassell, les Bucks se sont hissés en finale de conférence après avoir remporté la Division Centrale (50 victoires, 32 défaites), la franchise n’a jamais réussi à s’extirper du ventre mou de la ligue.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">[La faute à son individualisme un peu trop prégnant et son m’en-foutisme en défense ?]</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Transféré chez les Atlanta Hawks en 2002, puis chez les Philadelphie Sixers l’année d’après, </span><b>Robinson a remporté un peu malgré lui</b> <b>le titre avec les San Antonio Spurs en 2005</b><span style="font-weight: 400;"> (9 matchs joués en saison régulière, 3,8 points de moyenne en </span><i><span style="font-weight: 400;">playoffs</span></i><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Miné par les blessures à répétition au genou, il a alors aussitôt pris sa retraite – </span><b>20,7 points, 6,1 rebonds, 2,7 passes, 1,2 interception en carrière</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pas de quoi rougir donc, d’autant plus qu’avec les prolongations de contrat il a cumulé 80 millions de dollars de gains, mais au regard des espoirs suscités onze ans plus tôt, la déception domine : </span><b>Glenn Robinson n’a clairement pas été le Michael Jordan qu’il aurait dû être</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Preuve en est, les livres d’histoire se souviennent aujourd’hui plus de lui pour ses exploits en dehors des terrains que sur les terrains.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Sources : </span></i><a href="https://web.archive.org/web/20110104083648/http:/www.purduesports.com/sports/m-baskbl/spec-rel/legends-glennrobinson.html"><i><span style="font-weight: 400;">Purdue Sports</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://behindthebuckpass.com/2018/09/20/milwaukee-bucks-lasting-yet-forgotten-impact-glenn-robinson/"><i><span style="font-weight: 400;">Behind The Buck Pass</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://www.forbes.com/sites/justinbirnbaum/2023/06/22/2023-nba-draft-projected-contracts-for-victor-wembanyama-and-other-first-round-picks/"><i><span style="font-weight: 400;">Forbes</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://www.thebiglead.com/posts/glenn-robinson-s-10-year-68-million-rookie-deal-seems-insane-26-years-later-01ep77ca06h7"><i><span style="font-weight: 400;">The Big Lead</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://www.nbamaniacs.com/en/nba-glossary/rookie-scale/"><i><span style="font-weight: 400;">NBA Maniacs</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">, </span></i><a href="https://wesportfr.com/comment-fonctionnent-les-contrats-rookie-en-nba/"><i><span style="font-weight: 400;">We Spor</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">t, </span></i><a href="https://sportnexgen.com/nba-rookie-contracts/"><i><span style="font-weight: 400;">Sport Next Gen</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">…</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Faut-il cancel Karl Malone ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 05:45:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Malone]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/Karl-Malone.jpg" alt="Faut-il cancel Karl Malone ?" /></div><p>Karl Malone est l'un des meilleurs joueurs de l'histoire, mais aussi un être humain plus que discutable...</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/Karl-Malone.jpg" alt="Faut-il cancel Karl Malone ?" /></div><p><span style="font-weight: 400;">N’en déplaise à ses détracteurs les plus féroces, </span><b>Karl Anthony Malone est possiblement le meilleur ailier fort de toute l’histoire de la NBA</b><span style="font-weight: 400;"> – Nowitzki, McHale, Barkley et Garnett inclus.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Troisième plus gros marqueur de la ligue en carrière, sur 19 saisons passées sur les parquets, il affiche </span><b>25 points de moyenne (51,6% de réussite aux tirs), 10,1 rebonds et 3,6 passes décisives</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Plus impressionnant encore, celui que l’on surnommait The Mailman/Le Facteur pour sa régularité sans pareil, a enchaîné </span><b>17 saisons d’affilée à plus de 20 points par match</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Monstre statistique (record de matchs démarrés, records de lancers francs réussis...), Karl Malone cumule également </span><b>2 titres de MVP de la saison régulière</b><span style="font-weight: 400;">, 11 sélections en All-NBA First Team et 14 apparitions au All-Star game.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Membre du cinq majeur de la Dream Team de 1992, s’il doit essentiellement à Michael Jordan d’avoir été privé de bagues (deux finales perdues contre les Bulls en 1997 et 1998), </span><b>le duo qu’il a formé avec John Stockton 18 ans durant</b> <b>au sein des Utah Jazz</b><span style="font-weight: 400;"> n’a pas manqué une seule édition des playoffs !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec un tel palmarès, et le statut de légende qui va avec, il est donc légitime de se demander pourquoi, 20 ans après son ultime match, à la seconde où il refait l’actualité, </span><b>médias et réseaux lui tirent dessus à boulets rouges</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rien que l’année dernière, c’est </span><i><span style="font-weight: 400;">Rolling Stone</span></i><span style="font-weight: 400;"> qui le traitait de </span><a href="https://www.rollingstone.com/culture/culture-sports/karl-malone-creepy-nba-ban-all-star-weekend-utah-gloria-bell-rape-vanessa-bryant-harassment-1234682580/"><i><span style="font-weight: 400;">« creep »</span></i></a><span style="font-weight: 400;"> lorsqu’il est invité pour juger le concours de dunks du All-Star Weekend ; c’est </span><a href="https://lailluminator.com/2023/09/21/karl-malone-statue-at-louisiana-tech-rekindles-discussion-of-athletes-past-sexual-misconduct/"><span style="font-weight: 400;">la presse locale qui s’insurgeait</span></a><span style="font-weight: 400;"> du fait que son ancienne université Louisiana Tech lui ait érigé une statue ; c’est même le </span><i><span style="font-weight: 400;">Salt Lake Tribune</span></i><span style="font-weight: 400;">, le plus gros quotidien de l’Utah, qui </span><a href="https://www.sltrib.com/opinion/commentary/2024/01/11/opinion-utah-jazz-need-stop-giving/"><span style="font-weight: 400;">demandait solennellement aux Jazz d’arrêter de lui donner de la lumière</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">[Ça, et puis le fait qu’il arrive immanquablement en tête des classements internet des pires « trouducs » du sport professionnel.]</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Loin de tomber du ciel, cette réputation exécrable s’explique par le fait que, peut-être plus encore qu’avec n’importe quelle autre personnalité publique, il existe deux Karl Malone : </span><b>Karl Malone le joueur, et Karl Malone l’homme</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et à examiner en détails la biographie du second, force est de constater que la vie n’est pas toujours injuste.</span></p>
<h2><b>Pourquoi tant de haine ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Bon, avant toute chose, le truc c’est que Karl Malone est du genre à filer de l’urticaire à tous ceux qui mangent </span><i><span style="font-weight: 400;">vegan</span></i><span style="font-weight: 400;"> et affichent des pronoms dans leurs bios Instagram.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Conducteur de gros cubes, amateur de tenues de cowboy et </span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=5DGlPTVEfA4"><span style="font-weight: 400;">infatigable apôtre du port d’arme</span></a><span style="font-weight: 400;">, le numéro 32 vit sa vie </span><b>comme la caricature que se fait l’Américain des villes de l’Américain des champs</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pas gêné pour un sou par cette étiquette, il prend d’ailleurs pour</span><b> un compliment de se faire traiter de </b><b><i>« White trash »</i></b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À chacun sa vision des choses serait-on tenté d’objecter, à ceci près que Malone pousse le bouchon aussi loin qu’il le peut, lui qui n’aime rien tant que de passer son temps libre dans les grands espaces de l’Alaska... pour traquer avec ses chiens des ours bruns !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Oui, vous avez bien lu : </span><b>Karl Malone tue des ours</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fier de ses exploits, en 2014, il posait même fièrement à côté de l’une de ses victimes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si les amis de la chasse arguent qu’il n’y là </span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=j-p2xAyF6fA"><span style="font-weight: 400;">rien d’illéga</span></a><span style="font-weight: 400;">l (la pratique est autorisée dans 27 états...), ce qui ne l’est pas en revanche, c’est de </span><b>braconner des wapitis</b><span style="font-weight: 400;">. En 2006, non content de s’être fait choper la main dans le sac après avoir abattu ce cousin du cerf, à en croire le compte rendu du procès qui a suivi, </span><a href="https://www.slamonline.com/news/nba/karl-malone-likes-hunting/"><span style="font-weight: 400;">il aurait offert 25 000 dollars à son camarade de chasse pour être condamné à sa place</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Brutal et pas des plus réglo en dehors des terrains, sans grande surprise, Karl Malone se comporte de la même manière sur les terrains.</span></p>
<h2><b>Le roi du « dirty play »</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Unanimement loué pour avoir érigé avec son comparse John Stockton l’art du </span><i><span style="font-weight: 400;">pick-and-roll</span></i><span style="font-weight: 400;"> au rang d’institution, les deux larrons n’en étaient pas moins </span><b>détestés par leurs congénères</b><span style="font-weight: 400;"> pour leur mesquinerie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quand Stockton laissait sempiternellement trainer tibias et genoux en défense ou tapait discrètement ses adversaires dans les côtes quand l’arbitre regardait ailleurs, Malone ne faisait lui pas dans la dentelle : son physique de gladiateur aidant, </span><b>il punissait physiquement quiconque osait le défier</b><span style="font-weight: 400;">, à commencer par les plus petits gabarits.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est ainsi qu’en 2003, Steve Nash (15 centimètres de moins, 37 kilos plus léger) s’est pris un coup de coude en pleine mâchoire qui lui a valu </span><a href="https://www.dallasobserver.com/news/mr-cheap-shot-6398848"><i><span style="font-weight: 400;">« 80 rendez-vous chez le dentiste »</span></i></a><span style="font-weight: 400;">. Idem pour Isiah Thomas qui, en 1991, a écopé de </span><b>42 points de suture sur le visage (!)</b> <b>après un tampon</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pourtant pas réputé pour être un tendre, en 2014, le Bad Boy continuait de ruminer cette agression dans les colonnes du </span><a href="https://www.detroitnews.com/article/20140321/SPORTS0102/303210036#ixzz2wbGRqdYM"><i><span style="font-weight: 400;">Detroit News</span></i></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« Je pense que c’est le pire geste que j’ai jamais vu. Je ne crois pas avoir vu un geste aussi vicieux et intentionnel envers un joueur. Je ne comprends toujours pas. C’était horrible. </span></i><b><i>C’est le pire geste d’enfoiré de l’histoire du jeu pour moi</i></b><i><span style="font-weight: 400;">. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De son côté, Malone n’a jamais esquissé le moindre début de </span><i><span style="font-weight: 400;">mea culpa</span></i><span style="font-weight: 400;">. Une habitude.</span></p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/6bM-Y4UoiAY" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Autre joueur susceptible d’avoir gardé la dent dure contre lui : </span><b>Magic Johnson</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lorsqu’en 1992, un an après avoir annoncé au monde qu’il avait contracté le Sida et mis fin à sa carrière, l’icône Lakers fait part de son souhait de reprendre du service, </span><a href="https://www.nytimes.com/1992/11/01/sports/basketball-johnson-s-return-to-league-isn-t-welcomed-by-some.html"><span style="font-weight: 400;">Karl Malone s’insurge</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Qu’importe si Magic et lui ont remporté ensemble l’or olympique à Barcelone quelques semaines plus tôt.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« Je ne suis pas un fan ou une pom-pom girl. C’est peut-être une bonne nouvelle pour le basket mais il faut voir plus loin que ça. </span></i><b><i>Il y a dans cette ligue de nombreux jeunes hommes qui ont une longue vie devant eux</i></b><i><span style="font-weight: 400;">. Tout le monde a adoré la Dream Team, mais il est temps de revenir à la réalité. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Difficile de faire plus déplacé, pour ne pas dire plus.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bon après, avec Karl Malone l’esprit d’équipe attient vite ses limites.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Los Angeles toujours, quand en 2003/2004 il est transféré aux Lakers, la rumeur (</span><a href="https://www.espn.com/nba/news/story?id=1944994"><span style="font-weight: 400;">plutôt très avérée</span></a><span style="font-weight: 400;">) veut qu’il ait </span><b>essayé de se taper Vanessa Bryant, la femme de Kobe Bryant</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quand cette dernière, 22 ans, l’a un jour vu déambuler sapé en </span><i><span style="font-weight: 400;">redneck</span></i><span style="font-weight: 400;"> dans les allées du Staples Center, elle lui aurait lancé </span><i><span style="font-weight: 400;">« Hey cowboy, tu chasses quoi ? »</span></i><span style="font-weight: 400;">. Malone, 41 ans, lui aurait rétorqué </span><b><i>« Les petites Mexicaines comme toi »</i></b><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Difficile de faire plus déplacé, pour ne pas dire plus </span><i><span style="font-weight: 400;">(bis)</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette tentative de flirt vaudra à Malone et sa femme un coup de fil de Kobe et Vanessa afin de mettre les choses au clair.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Hasard qui n'en est peut-être pas un, à compter de cet incident l’atmosphère est très vite devenu irrespirable au sein du vestiaire or et pourpre, coûtant là à la franchise un quatrième titre d’affilé tant convoité.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">[Rancunier, encore en 2015, </span></i><a href="https://www.foxsports.com.au/us-sports/karl-malone-ill-fight-kobe-bryant-if-hes-still-mad-i-flirted-with-wife/news-story/7cb35d36f7332fe187e27d1b5cc07dc3"><i><span style="font-weight: 400;">Malone proposait à Bryant régler ça à coups de poings</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">...]</span></i></p>
<h2><b>Le père indigne</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Toutes ces frasques sont néanmoins de la petite bière comparées </span><b>aux écarts les plus tristement célèbres de sa vie privée</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Marié en 1990 et père de quatre enfants, si Malone aime se dépeindre comme un archétype du </span><i><span style="font-weight: 400;">« type à l’ancienne »</span></i><span style="font-weight: 400;">, un homme de valeurs, tel n’a pas toujours été le cas.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 1981, à 17 ans, sa petite amie de l’époque tombe enceinte de jumeaux. Pas franchement emballé par la nouvelle, il la plaque et </span><b>lui laisser le soin de les élever seule</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il attendra 1998 (!) pour daigner rencontrer pour la première fois sa progéniture.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 1984, rebelote, Karl Malone, 20 ans, redevient père, puis esquive dans la foulée toute responsabilité. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Petit détail qui a son importance : </span><b>sa </b><b><i>baby mama</i></b><b> n’a cette fois que 13 ans !</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et quand, deux ans plus tard, la famille lui réclame 200 petits dollars par semaine au titre de pension alimentaire, malgré son contrat pro fraîchement signé avec les Jazz, </span><b>il refuse de débourser le moindre centime</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un test de paternité ordonné par un juge et une procédure judiciaire plus tard, il accepte cependant de reverser à la mère de son fils... 125 dollars par semaine (!).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si aujourd’hui Karl Malone a renoué avec ses enfants illégitimes (que sa fille Cheryl soit devenue basketteuse pro, ou que son fils Demetrius ait été drafté par la NFL tient sûrement de la coïncidence), cela ne fait toutefois pas faire oublier qu’il n’a jamais entièrement reconnu ses torts.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Oui, il a été un père indigne, mais pas que : </span><b>sa relation avec une mineure lui vaudrait la prison dans la plupart des pays du monde</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Droit dans ses santiags, Karl Malone joue </span><a href="https://twitter.com/TheDunkCentral/status/1627715401357328402"><span style="font-weight: 400;">la carte de l’indifférence</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« </span></i><b><i>Je m’en fous</i></b><i><span style="font-weight: 400;">. C’est ma vie privée, et je vais m’occuper de cette affaire comme je me suis occupé de tout. Peu importe ce que les gens pensent. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À ce stade, mieux vaut en effet pour lui qu’il fasse la sourde oreille. </span><b>Aux fans en revanche de ne pas continuer à faire les aveugles</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h2><b>[Bonus] Quand Karl Malone faisait de la pub pour Skechers</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Quand </span><a href="https://www.booska-p.com/lifestyle/dossiers-lifestyle/skechers-la-pire-des-sneakers/"><span style="font-weight: 400;">la pire marque de sneakers de tous les temps</span></a><span style="font-weight: 400;"> décide de promouvoir</span><b> la pire paire de sneakers de tous les temps</b><span style="font-weight: 400;">, il est assez logique qu’elle fasse appel à Karl Malone.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour rappel, en 2010, Skechers dévoile la gamme Shape Ups, </span><b>des sneakers dotées de semelles révolutionnaires</b><span style="font-weight: 400;"> grâce auxquelles il suffit de marcher pour </span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=QBNIMn9rxjk"><i><span style="font-weight: 400;">« tonifier ses cuisses, raffermir ses abdos et redresser sa posture »</span></i></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><b>Ce coup de com' prend au-delà de toutes espérances</b><span style="font-weight: 400;">, et la marque se remplit abondamment les poches – outre Malone, la famille Kardashian milite ardemment pour faire avaler au grand public qu’il suffit d’en chausser une paire pour se muscler le boul’.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sauf que bon, après enquêtes, </span><b>ces propriétés bibliques se révèlent être du flan</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Non seulement Skechers a délibérément menti (sans dec' ?), mais la marque a en sus falsifié les études qui concluant que </span><b>les Shape Ups bousillent les lombaires</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2012, Skechers a ainsi signé un chèque de 40 millions de dollars afin d’éviter d’être condamné en justice par des associations de consommateurs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Karl Malone, ô surprise, n’a de son côté jamais rendu le sien.</span></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Reggie Miller était-il si bon que ça dans le money time ?</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/reggie-miller-etait-il-si-bon-que-ca-dans-le-money-time-746677/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 09:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.basketsession.com/?p=746677</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/NBA-Reggie-Miller-Knicks.jpg" alt="Reggie Miller était-il si bon que ça dans le money time ?" /></div><p>Peut-être n’a-t-il jamais été le tueur à gage prétendu...</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/08/NBA-Reggie-Miller-Knicks.jpg" alt="Reggie Miller était-il si bon que ça dans le money time ?" /></div><p><em>Cet article est une tribune parmi plusieurs que nous a envoyé Aurélien, comme <a href="https://www.basketsession.com/NBA/kobe-bryant-etait-il-un-psychopathe-lakers-746659/">celui de vendredi sur Kobe Bryant</a>. Si un sujet vous tient à coeur ou que vous avez un avis clivant ou tranchant dessus, n'hésitez pas à nous le faire parvenir pour qu'il soit publié. Aujourd'hui, un questionnement sur Reggie Miller.</em></p>
<p><strong>Que Reggie Miller soit un shooteur d’exception, cela ne fait pas débat</strong>. Lorsqu’il prend sa retraite en 2005 après 18 ans de bons et loyaux services chez les Indiana Pacers, outre le fait d’avoir cumulé 12 saisons avec un true shooting percentage de 60% ou plus (!), d’avoir été membre du club 40-50-90, ou d’avoir été désigné à cinq reprises joueur le plus adroit de la ligue aux lancers francs, personne dans l’histoire de la NBA n’a marqué plus de trois points que lui (<a href="https://www.statmuse.com/nba/ask?q=nba+players+all-time+leaders+in+total+3+pointers" target="_blank" rel="noopener">2560 paniers primés, 39,5% de réussite en carrièr</a>e).</p>
<p><strong>Fait-il pour autant partie des 75 meilleurs joueurs de l’histoire de la NBA comme il en a été décidé en 2021 ?</strong> Le doute est permis.</p>
<p>D’une part, parce qu’il n’a jamais remporté de titre, et de l’autre, parce que <strong>son palmarès individuel plutôt maigrelet</strong> se résume à cinq sélections au All-Star game, trois petites sélections au All-NBA Third Team... et c’est tout !</p>
<p>Auteur des 18,2 points, 3 rebonds, 3 passes et 1,1 interception par match, à poste égal, non seulement il est à des années-lumière de concurrencer les GOAT Michael, Jerry, Kobe &amp; Co. mais <strong>il peine à faire jeu égal avec ses contemporains</strong> Joe Dumars, Mitch Richmond, Glenn Rice et Clyde Drexler.</p>
<p>Joueur unidimensionnel, Reggie Miller n’est en effet ni un défenseur, ni un passeur, ni un dribbleur, ni même un scoreur. Sa légende repose exclusivement sur <strong>sa capacité à enquiller les paniers dans les moments chauds.</strong></p>
<p>Héros d’un nombre incalculable de compilations TikTok et YouTube qui mettent en scène ses tirs salvateurs, pour ne retenir que les playoffs, il compte parmi <strong>ses plus grands exploits</strong> d’avoir inscrit 25 points dans le dernier quart-temps face aux New York Knicks en 1994, puis de leur avoir passé l’année suivante 8 points en 9 secondes en fin de match, d’avoir planté le trois points de la victoire face aux tout-puissants Chicago Bulls de 1998, d’avoir arraché une prolongation face aux New Jersey Nets en 2000 grâce à un tir à plus de 10 mètres…</p>
<p>Jugez plutôt.</p>
<p><iframe title="Reggie Miller&#039;s Craziest Three-Pointers" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/88jsWMwvoPo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>D’ailleurs, <strong>au dire de ses pairs</strong>, il n’y aurait pas plus décisif que Reggie.</p>
<p>C’est <strong>Magic Johnson</strong> qui clame que « <em>plus le match est important, plus il est bon</em> ». C’est <strong>Larry Bird</strong> qui estime « <em>qu’il a probablement réussi plus de shoots dans les moments cruciaux que n’importe qui</em> ». C’est <strong>Isiah Thomas</strong> qui l’adoube comme « <em>l’un des plus grands clutch players de l’histoire</em> ». C’est <strong>Ray Allen</strong> qui confie qu’il était « <a href="https://www.basketballnetwork.net/old-school/ray-allen-on-reggie-miller-this-is-a-guy-that-i-somewhat-want-to-be-like" target="_blank" rel="noopener"><em>le joueur qu’il voulait être</em></a> ».</p>
<p>Bref, à écouter la petite musique qui résonne depuis bientôt deux décennies, <strong>on aurait vite fait de confondre le « <em>money time</em> » avec le « <em>Miller time</em> »</strong>.</p>
<p>Et pourtant...</p>
<h2>Les faits, rien que les faits</h2>
<p>Pour peu que l’on <strong>passe à la loupe ses performances quand l’enjeu est de taille</strong>, il y a de quoi pas mal relativiser les choses.</p>
<p>En 1994, tandis que Pacers et Knicks sont au coude à coude en finale de conférence Est (2-2), Miller s’enflamme comme jamais (39 points) pour arracher le game 5 au Madison Square Garden – de ce jour date le fameux « <em>choke sign</em> » adressé à Spike Lee.</p>
<p>De retour à la maison, Indiana est en position de force pour accéder à la finale. Miller, 28 ans, s’apprête ainsi à disputer <strong>le match le plus important de sa carrière</strong>.</p>
<p>48 minutes plus tard, c’est la douche froide. New York a égalisé, porté par John Starks qui jouait ce soir-là avec un compas dans l’œil (26 points, 8 sur 11 aux tirs, dont 5 sur 6 à trois points). Penaud, Miller a certes enfilé 27 pions, mais à <strong>un piteux 38% de réussite</strong> (8 sur 21 aux tirs).</p>
<p>Et quand est venu le game 7, le numéro 31 <strong>a encore shooté tous azimuts</strong> (25 points à 7 sur 17 aux tirs, 41,2% de réussite), non sans manquer un potentiel trois-points victorieux dans les dernières secondes.</p>
<p>Qu’importe, lors des playoffs suivants, Indiana se hisse à nouveau en finale de conférence, cette fois face au Orlando Magic de Shaquille O’Neal et Penny Hardaway.</p>
<p>La série se joue à nouveau en sept manches, et <strong>Reggie Miller est à nouveau transparent</strong> quand tous les regards sont braqués sur lui (12 petits points dans le game 7, 5 sur 13 aux tirs).</p>
<p>De retour en playoff en 1998, Reggie Miller trouve sur sa route les Bulls de MJ en finale de conférence Est. Excepté son illustre <em>three</em> dans le game 4, <strong>ses stats piquent du nez</strong> : 17,4 points de moyenne à 41, 6% de réussite sur la série contre 19,5 à 47,7% en saison…</p>
<p>Une fois Jordan parti pour sa seconde retraite, les Pacers retrouvent les Knicks en demi-finale de conférence. La messe semble être dite quand PatricK Ewing se déchire le talon d’Achille au game 2.</p>
<p>Miller disparaît pourtant complètement des radars au match suivant (0 point dans les 19 dernières minutes), avant de <strong>se faire marcher dessus</strong> par Allan Houston dans le game 6 (8 points à 3 sur 18, contre 32 points à 12 sur 17 pour le New-Yorkais !).</p>
<p>Surnommé peut-être un peu hâtivement « <em>le bourreau des Knicks</em> », Miller encaisse là en phase finale <strong>sa troisième défaite en cinq confrontations face à New York</strong>…</p>
<p>On pourrait poursuivre encore longuement cette liste (son panier à 3 secondes de la fin du game 1 face aux Sixers d’Allen Iverson en 2001 suivi de 3 défaites de rang, son égalisation sur le buzzer face aux Nets en 2002 qui n’aboutit à rien en prolongation...), mais à ce stade, vous avez compris : <strong>Reggie Miller n’est pas le faiseur de miracles vendu par la NBA et les fans</strong>.</p>
<h2>Beaucoup de shoots, beaucoup de déchets</h2>
<p>En réalité, sa très flatteuse réputation s’explique principalement par le fait qu’il ait énormément tenté sa chance.</p>
<p>Entre la saison 1996-1997, date à laquelle NBA.com a commencé à compiler les tirs clutch (un tir primé dans les 5 dernières minutes d’un match alors qu’il y a au maximum 5 points de différence entre deux équipes), et la saison 2004-2005, date à laquelle il est parti à la retraite, <strong>Reggie Miller a shooté 102 fois dans le money time (!)</strong>.</p>
<p>Sur ces 102 fois, <strong>il a manqué sa cible 63 fois</strong>.</p>
<p>Lucide, il est le premier à admettre que ses fails sont un peu trop vite passés sous le tapis (« <em>Lorsque vous tirez pour gagner, <a href="https://www.nba.com/pacers/news/reggie_interview.html" target="_blank" rel="noopener">il faut être prêt</a> à rater car vous n’allez pas viser dans le mille à tous les coups</em> »), non sans reconnaître qu’il existe <strong>un biais de mémoire sélective</strong> (« <em>Les gens tendent à retenir les événements les plus marquants, alors que j’ai raté un paquet de shoots</em> »).</p>
<p>Bien évidemment, pour en revenir à ces 102 shoots, cela signifie également qu’il a fait mouche 39 fois, soit <strong>un pourcentage de réussite absolument remarquable de 38,2%</strong>.</p>
<p>Largement de quoi faire taire les voix qui s’élèvent pour cancel sa place au Hall of Fame ou dire de lui qu’il est « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=S8JGRCK5Xbs" target="_blank" rel="noopener"><em>le joueur NBA le plus surcoté de tous les temps</em></a> »... mais pas de quoi se souvenir de lui comme le God qu’il n’était pas.</p>
<p>Sources : <em><a href="https://bleacherreport.com/articles/1344260-reggie-miller-and-7-other-overrated-hall-of-famers" target="_blank" rel="noopener">Bleacher Report</a>, <a href="https://www.forbes.com/sites/tommybeer/2020/04/21/was-reggie-miller-overrated/?sh=3b7e2c372204" target="_blank" rel="noopener">Forbes</a>, <a href="https://medium.com/letters-from-a-sports-fan/reggie-miller-the-most-overrated-nba-player-of-all-time-3a4ac57268b1" target="_blank" rel="noopener">Medium</a>, <a href="https://leroster.com/reggie-miller-juge-a-sa-juste-valeur/" target="_blank" rel="noopener">Le Roster</a>…</em></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/est-ce-la-faute-de-patrick-ewing-si-new-york-na-jamais-remporte-le-titre-726477/" target="_blank" rel="noopener">Est-ce la faute de Patrick Ewing si New York n’a jamais remporté le titre ?</a></p>
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		<title>Kobe Bryant était-il un psychopathe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 11:53:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Kobe Bryant]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles Lakers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/Kobe-Bryant-psycho-mag.jpg" alt="Kobe Bryant était-il un psychopathe ?" /></div><p>Vouloir devenir le meilleur basketteur de tous les temps ne va pas sans une part d’ombre...</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/Kobe-Bryant-psycho-mag.jpg" alt="Kobe Bryant était-il un psychopathe ?" /></div><p><em>Cet article est une tribune parmi plusieurs que nous a envoyé Aurélien. Si un sujet vous tient à coeur ou que vous avez un avis clivant ou tranchant dessus, n'hésitez pas à nous le faire parvenir pour qu'il soit publié. </em></p>
<p><strong>Qui était vraiment Kobe Bryant ?</strong> Porté aux nues pour son génie, en 20 ans de carrière, il a remporté absolument tout ce qu’il était possible de remporter balle en main. Et ce en plusieurs exemplaires : 5 bagues de champion, 2 médailles d’or olympique, 18 sélections au All-Star Game, 2 titres de meilleur marqueur, 2 maillots retirés par les Lakers...</p>
<p>À jamais dans les livres d’histoire, Kobe Bryant ne doit cependant pas son auréole uniquement à ses exploits sur les parquets. Kobe Bryant, c’était plus que du basket. Kobe Bryant, c’était même plus que du sport. <strong>Kobe Bryant, c’était avant tout un état d’esprit.</strong></p>
<p>Figure ultime de l’athlète qui se dévoue <strong>corps et âme à sa discipline</strong>, il ne doit pas cette image au hasard. Bien contraire, Bryant l’a patiemment construite depuis le 18 juillet 2003, jour où il a été accusé de viol par une employée d’un hôtel du Colorado.</p>
<p>Jusque-là petit prodige chouchou de l’Amérique, le scandale est à l’époque tel, qu’il lui vaut de se faire lâcher par tous ses sponsors tandis que le grand public se détourne massivement de lui.</p>
<p>Profondément meurtri, malgré l’abandon de toute poursuite un an plus tard, <strong>Bryant souhaite se réinventer pour mieux rebondir.</strong> L’inspiration lui vient en regardant cette scène de <em>Kill Bill Volume 2</em> de Quentin Tarantino où <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QsaG8rJGlyQ&amp;t=5s" target="_blank" rel="noopener">Budd (Michael Madsen) est attaqué par un serpent venimeux planqué dans une valise de billets verts</a>.</p>
<p>« <em>La morsure, le coup porté, le tempérament, c’était moi. <a href="https://www.washingtonpost.com/graphics/2018/sports/kobe-bryant-hollywood-revisionist/" target="_blank" rel="noopener">C’était moi !</a></em> »</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/pourquoi-lhistoire-du-basketball-ne-serait-pas-la-meme-sans-and-1-734326/" target="_blank" rel="noopener">Pourquoi l’histoire du basketball ne serait pas la même sans AND 1</a></p>
<p>D’un coup d’un seul, il décide de se surnommer Black Mamba (le nom dudit serpent venimeux) et d’adopter la mentalité qui va avec, <strong>« <em>la mentalité Mamba</em> »</strong>.</p>
<p>Drogué de travail depuis toujours, s’il n’a jamais compté ses heures d'entraînement passées à répéter à l’infini les mêmes mouvements, les mêmes shoots, il s’agit désormais <strong>de pousser au maximum les curseurs de son jusqu’au-boutisme</strong>... non sans habilement se mettre en scène.</p>
<p>C’est ainsi qu’à compter de cette période pullulent les anecdotes sur son abnégation sans limites/sa soif de victoire jamais rassasiée/son perfectionnisme à toute épreuve.</p>
<p>C’est Kobe qui aux JO se lève trois heures avant ses coéquipiers pour s’entraîner trois heures de plus. <a href="https://lignes2frappe.com/post/761966357752528896/6-anecdotes-de-dingue-sur-l%C3%A9thique-de-travail-de" target="_blank" rel="noopener">C’est Kobe plâtré au bras droit qui s’entraîne main gauche</a>. C’est Kobe qui à la mi-temps d’un match convoque ses coéquipiers pour improviser une session vidéo afin d’adapter en direct leur jeu à celui de leurs adversaires. C’est Kobe qui joue avec le talon d’Achille déchiré. C’est Kobe qui demande à Nike de raboter la semelle de sa chaussure de quelques millimètres au talon afin de « <em>gagner un centième de seconde de réaction au démarrage</em> »...</p>
<p>Bref, toutes ces anecdotes qui tournent en boucle depuis 20 ans et qui forcent l’admiration de ses copains « <em>rich &amp; famous</em> », de Michael Jordan (« <em>le seul qui mérite de m’être comparé</em> »), au rappeur Lil Wayne (qui a dédié <a href="https://www.youtube.com/watch?v=IM7mMeUjX74" target="_blank" rel="noopener">un morceau entier à sa gloire</a>), en passant par l’ancien designer en chef d’Apple Jony Ive (qui loue « s<em>a curiosité sans pareil</em> »).</p>
<p>Sauf que bon, le Kobe Bryant sur scène n’est pas l’exact reflet du Kobe Bryant en coulisses.</p>
<h2>Docteur Kobe et Mister Bryant</h2>
<p>Pour qui s’intéresse plus en détail à la biographie du numéro 24, <strong>d’autres épisodes beaucoup moins glorieux</strong> (et beaucoup moins storytellés) ponctuent son parcours, et notamment en rapport avec ses coéquipiers.</p>
<p>Soliste dévoré par l’ambition, Kobe Bryant cultivait avec ces derniers <strong>un rapport de stricte vassalité</strong>. Aucune amitié. Aucune camaraderie. Aucun échange qui déborde du cadre professionnel. Tout juste sur le terrain daignait-il leur passer le ballon quand il ne lui était vraiment pas possible de prendre un tir.</p>
<p><em>[Pour rappel, Bryant était <a href="https://www.statmuse.com/nba/ask/who-has-the-most-missed-field-goals-in-nba-history" target="_blank" rel="noopener">de loin, avant que LeBron ne l'ait à l'usure</a>, le recordman, du nombre de tirs manqués dans l’histoire de la NBA.]</em></p>
<p>On se souvient évidemment de sa relation épineuse avec Shaquille O’Neal dont il jalousait le leadership, au point d’en arriver aux mains avec lui, puis de provoquer par un coup de billard à trois bandes son transfert. On se souvient aussi de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QbtoJEKOH18" target="_blank" rel="noopener">Paul Gasol qu’il n’avait pas hésité à envoyer à terre aux Jeux olympiques de Pékin</a> (non sans inciter en parallèle Dwight Howard et Chris Bosh à « <em>le cogner à la moindre occasion</em> ») alors même que le reste de l’année il jouait avec lui aux Lakers.</p>
<p>Plus généralement, Kobe Bryant, <a href="https://lignes2frappe.com/post/709790422861594624/lab%C3%A9c%C3%A9daire-de-michael-jordan" target="_blank" rel="noopener">à la manière d’un Michael Jordan avec Kwame Brown</a>, dénigrait/moquait/brimait/insultait ses coéquipiers à la moindre occasion – mais aussi les membres du staff, ses adversaires et ses entraîneurs.</p>
<p>Interrogé un jour par Phil Handy, assistant coach des Lakers, sur la raison pour laquelle il se comportait « <a href="https://www.sportscasting.com/news/kobe-bryant-ruthlessly-explained-why-a-hole-with-teammates-i-dont-respect-their-work-ethic/" target="_blank" rel="noopener"><em>comme un trou duc’</em> </a>», Bryant répondit tout de go « <em>qu’il ne respectait ni leur éthique de travail, ni ne leur faisait confiance</em> ».</p>
<p>Hermétique au qu'en dira-t-on, « <strong><em>Kobe avait les yeux tellement rivés sur son objectif qu’il froissait un nombre incalculable de gens</em></strong> » résumera un jour Tex Winter, le père de l’attaque en triangle qui l’a bien connu.</p>
<p>Moins diplomate, l’ex-Clippers Darius Miles le qualifiera en 2015 de « <a href="https://fansided.com/2019/10/15/darius-miles-quentin-richardson-respect-kobe-bryant-basketball-psychopath/" target="_blank" rel="noopener"><em>psychopathe sur le terrain</em></a> », de « <em>serial killer à la Dexter</em> ».</p>
<p>Prompt à se décrire comme « <em>un tueur</em> » sitôt un micro tendu, Kobe Bryant n’a absolument pas mal pris la chose, bien au contraire, lui qui avant chaque match faisait tourner « <em>en boucle</em> » dans son casque audio... <a href="https://www.youtube.com/watch?v=pT4FY3NrhGg" target="_blank" rel="noopener">la musique du film d’horreur <em>Halloween</em></a>.</p>
<p>« <em><a href="https://www.sportscasting.com/news/kobe-bryant-admitted-seemed-psychotic-confessed-fictional-serial-killer-played-role-pregame-ritual/" target="_blank" rel="noopener">Ça me rend psychotique</a>. Ça me renvoie au masque vide d’émotion de Michael Myers.</em> »</p>
<p>Un brin flippant.</p>
<h2>Kobe Bryant, un cas clinique ?</h2>
<p>Aussi infect avec son entourage que déterminé à écraser la concurrence, selon l’acceptation courante, <strong>Kobe Bryant coche toutes les cases du psychopathe qui s’ignore</strong> (froideur émotionnelle, absence d’empathie, absence de remords...).</p>
<p>Plus précis, le DSM 5, le manuel de référence en psychiatrie, tendrait lui plutôt à faire pencher le diagnostic du côté du <strong>trouble de la personnalité antisociale</strong>, le terme qui caractérise désormais la sociopathie – cette tendance générale au mépris et à la transgression des droits d'autrui, « <em>pouvant conduire à des comportements agressifs, sans prise de conscience ni responsabilité</em> » dixit la psychologue Johanna Rozenblum.</p>
<p>Cliniquement parlant, il n’existe toutefois pas de différence fondamentale entre un sociopathe et psychopathe, les experts n’opposant ces deux troubles (il ne s’agit pas de maladies, le discernement n’est pas altéré) que sous l’angle de l’impulsivité (le psychopathe serait un être plus calculateur, alors que le sociopathe serait guidé par sa fougue) et <strong>les faisant correspondre à toute une batterie de critère communs</strong>.</p>
<p>Parmi eux, bon nombre s’appliquent parfaitement à l’ami Kobe.</p>
<ul>
<li><strong>un masque social purement de façade</strong> (fausses émotions, charisme calculateur...) : lire ce papier de 2020 où un journaliste qui l’a côtoyé durant toute sa carrière raconte comment <a href="https://andscape.com/features/kobe-bryant-and-the-power-to-control-the-narrative/" target="_blank" rel="noopener">il imposait ses réponses aux questions qui lui étaient posées</a> pour coller à l’image qu’il voulait donner de lui</li>
<li><strong>une très forte estime de soi</strong> : t<a href="https://www.parlons-basket.com/2021/12/28/nba-kobe-etait-un-ptain-de-psychopathe/" target="_blank" rel="noopener">rouver insupportable d’être considéré comme moins bon que Michael Jordan</a>, se surnommer d’après un animal qui « <em>touche sa cible à 99%</em> »...</li>
<li><strong>une indifférence face au danger</strong> : vouloir défier <em>mano a mano</em> Shaq, 2m16, 140 kilos</li>
<li><strong>une incapacité à respecter la loi et les normes sociales</strong> : sa reconnaissance de l’absence de consentement de la part de la plaignante qui l’a accusé de viol (« <em>I now understand how she feels that she did not consent to this encounter</em> »)</li>
<li><strong>un mépris caractérisé des autres/zéro empathie</strong> : son agressivité à l’égard de ses coéquipiers, son irritabilité quand aucune caméra n’est à l’horizon</li>
<li><strong>un goût pour la manipulation</strong> (dissimulation, mensonge...) : coucou Shaq, coucou Vanessa</li>
<li><strong>des relations sociales compliquées</strong> : aucun ami chez les Lakers en 20 ans à l'exception de Pau Gasol.</li>
<li><strong>une absence de remords ou de culpabilité</strong> (rationalisation de ses actions) : le traditionnel « <em>C’est mon job </em>» pour justifier son obsession de « <em>tuer la compétition</em> »</li>
</ul>
<p>Bien sûr, s’il existe également des critères dont Kobe Bryant est exempt (incapacité à assumer un emploi, incapacité à assumer ses obligations financières, toxicomanie...), et s’il n’appartient pas à un article de vulgarisation de répondre de manière tranchée et définitive sur ce sujet, il n’empêche que, psychopathe ou pas psychopathe, sa personne interroge.</p>
<h2>Vous avez dit troublant ?</h2>
<p>Mettre Kobe Bryant sur un piédestal, ce n’est pas mettre sur un piédestal seulement le basketteur, <strong>c’est aussi mettre sur un piédestal les valeurs qui l’animent</strong>.</p>
<p>Face A, c’est le beau geste, le travail, la passion, la gagne.</p>
<p>Face B, c’est ce <strong>darwinisme social</strong> (<a href="https://www.toupie.org/Dictionnaire/Darwinisme_social.htm" target="_blank" rel="noopener">la survie des plus aptes passe par l’élimination des moins aptes</a>) qui, sous couvert de la victoire à tout prix, justifie tous les travers, à commencer par ce besoin pathologique de rabaisser l’autre.</p>
<p>Se pâmer devant le talent de Kobe Bryant et s’aveugler sur son côté sombre, c’est passer un peu vite sur le fait que <strong>« <em>la Mamba mentality</em> » pouvait n’être qu’un prétexte pour se comporter comme le dernier des conn*rds.</strong></p>
<p>Oubliez le strass et les paillettes pour vous imaginer un instant n’importe quel n+1/collègue de travail agir de la sorte avec vous. <strong>Toléreriez-vous une telle toxicité ?</strong></p>
<p>Et puis franchement, <strong>entre jouer avec un Kobe ou jouer avec un LeBron ou un Steph</strong>, dont les palmarès ne rougissent pas de la comparaison, et qui, sans être moins obsédés par la victoire, ont quand même l‘air sacrément plus cool, le choix est vite fait, non ?</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/christian-laettner-duke-annees-90-726969/" target="_blank" rel="noopener">Mais pourquoi tout le monde détestait Christian Laettner dans les années 90 ?</a></p>
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		<title>Pourquoi l’histoire du basketball ne serait pas la même sans AND 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 16:13:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[AND 1]]></category>
		<category><![CDATA[Skip To My Lou]]></category>
		<category><![CDATA[Stephon Marbury]]></category>
		<category><![CDATA[Vince Carter]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/02/Illu-AND1-strory-Vince-Carter-2000.jpg" alt="Pourquoi l’histoire du basketball ne serait pas la même sans AND 1" /></div><p>Ressortez vos shorts XXXL, vos bandeaux et vos meilleures vannes, direction les années 90/2000...</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/02/Illu-AND1-strory-Vince-Carter-2000.jpg" alt="Pourquoi l’histoire du basketball ne serait pas la même sans AND 1" /></div><p><em>Il y a 25 ans, Vince Carter faisait du Slam Dunk Contest le meilleur concours (avec le Mano à Mano de 2016) de l’histoire du All-Star Game NBA. <a href="https://www.basketsession.com/NBA/top-louboutin-des-meilleures-sneakers-du-all-star-game-734138/" target="_blank" rel="noopener">Avec aux pieds une paire de AND 1 Tai Chi rouge et blanche devenue mythique</a>. L’occasion de revenir sur l’incroyable saga de la marque AND 1, qui a bouleversé les codes et sans laquelle le basketball ne serait pas tout à fait le même aujourd’hui.</em></p>
<p><strong>Il est de ces marques qui sont plus que des success stories.</strong> Un temps concurrent de Nike et Adidas pour le titre de numéro 1 de la balle orange, il serait néanmoins réducteur de résumer AND 1 aux millions de paires de chaussures et d’accessoires écoulés à son prime.</p>
<p>Plus qu’une marque, <strong>AND 1 a en effet popularisé un lifestyle</strong>.</p>
<p>Aujourd’hui rentré dans les mœurs, au début des années 90, le basketball des playgrounds était passablement snobé par les grandes instances. Joué à toute heure de la journée en plein milieu de la ville, <strong>ce basketball rugueux et flashy détonait du style traditionnel.</strong> Plus sport individuel que collectif, il reléguait au second plan le strict respect des règles (passages en force, marchés, mains qui traînent...) pour mettre l’accent sur le spectaculaire des dribbles, des dunks et des passes, le tout dans une ambiance où le trashtalk était roi.</p>
<p>Débordant du cadre strict des terrains, ce basket de rue charriait avec lui <strong>un état d’esprit qui se mariait à merveille avec celui du mouvement rap naissant et ses ramifications</strong> (la culture du défi, la culture sneakers, les fringues boxy et colorées, le sens de la débrouillardise...).</p>
<p>Potentielle poule aux œufs d’or, à quelques exceptions près (le film L<em>es Blancs ne savent pas sauter en 1992</em>, la paire Adidas Streetball de 1993...), le basketball des playgrounds est étonnamment passé sous les radars du marché jusqu’à l’avènement de <strong>LA marque qui a su capter cet air du temps</strong>, AND 1.</p>
<p>De là, le cours du basketball a changé.</p>
<h3>« It was all a dream »</h3>
<p>L’histoire débute de manière presque anodine en 1993, <strong>à des années lumières de l’image sur laquelle AND 1 s’apprête à surfer</strong>. Trois étudiants de la Wharton School de l'université de Pennsylvanie, l'une des écoles de commerce les plus prestigieuses au monde (rattachée à l’Ivy League, ces huit universités privées d’élite de la côte est, elle a vu passer dans ses rangs Donald Trump et Elon Musk), Jay Coen Gilbert, Seth Berger et Tom Austin, s’associent dans le cadre d’un projet scolaire.</p>
<p>Passionnés de basketball, ils s’imaginent <strong>une marque de t-shirts qui reprendraient les répliques que se balancent les joueurs pour se chambrer</strong> – « S<em>ave yourself from embarrassment, pass the ball</em> », « <em>They call me the mayor, cause I do all of my work from downtown</em> », « <em>My game is like rice, one minute and you're done</em> », « <em>What’s wrong? Momma forget to pack your game?</em> », etc.</p>
<p>Et pour appuyer <strong>l’agressivité du concept</strong>, ils choisissent comme nom « and 1 », une expression qui désigne un panier assorti d’une faute, ce qui vaut à l’attaquant de se voir attribuer un lancer-franc et ainsi l’occasion d’inscrire un point supplémentaire.</p>
<p>Une fois leur diplôme en poche, dès l’été suivant, <strong>nos trois « <em>white boys</em> » mettent leur plan à exécution</strong>. Ils trouvent un fournisseur, remplissent le coffre de leur voiture de t-shirts, et s’en vont démarcher directement les joueurs sur les playgrounds de Philadelphie et ses alentours.</p>
<p>Si dans les premiers temps, ils investissent à perte, très vite la sauce prend, à tel point qu’après moins d’un an d’existence, ils décrochent <strong>un deal avec le mastodonte Foot Locker</strong>.</p>
<p>Distribué dans 1 500 magasins dans tous les États-Unis, AND 1 gagne d’autant plus en visibilité que, dans la foulée, la marque se dote d’un logo iconique : <strong>The Player</strong>. Sorte d’hyperathlète sans visage, il symbolise toute la témérité et toute la confiance en soi que requiert la pratique du basket de rue.</p>
<p>Ces premiers pas dans la cour des grands sont ensuite suivis d’un bond en avant, quand, en 1997, <strong>AND 1 lance ses premières sneakers</strong>.</p>
<p>Le pari est alors risqué, d’autant plus que la marque fait le choix de miser, <a href="https://lignes2frappe.com/post/680985009723703296/air-jordan-1-lhistoire-de-la-basket-qui-na" target="_blank" rel="noopener">façon Nike avec Michael Jordan en 1984</a>, sur un rookie tout juste âgé de 19 ans, <strong>Stephon Marbury</strong>. Star des playgrounds de la Grosse Pomme (le Rucker Park, The Cage…), comme Allen Iverson ou Isaiah Rider, il appartient à <strong>cette nouvelle génération de joueurs directement connectée au public des ghettos noirs</strong> qui s’apprêtent à bouleverser les codes du basket de papa.</p>
<h3>L’acte fondateur</h3>
<p>Il faut toutefois <strong>attendre 1999 pour qu’AND 1 devienne à proprement parler AND 1</strong>.</p>
<p>Fin 1998, une cassette vidéo atterrit dans les locaux. Si son auteur n’est aujourd’hui toujours pas clairement identifié (le site officiel évoque « <em>un coach de lycée</em> », d’autres sources référencent un DJ new-yorkais du nom de Set Free), ce dernier a eu l’idée (géniale) de se pointer caméscope à la main sur les playgrounds pour filmer, non pas des matchs, mais <strong>les <em>moves</em> les plus spectaculaires des joueurs</strong>, puis, de les compiler avec du rap en musique de fond (Common, Mos Def...).</p>
<p>Star de cette vidéo amateur, un certain Rafer Alston crève l’écran. Surnommé Skip To My Lou sur les terrains, balle en main, il semble capable de tous les prodiges, à tel point que <strong>la cassette sera rapidement surnommée la « Skip tape »</strong>.</p>
<p><iframe title="The Original AND1 Mixtape: The Skip Tape with Rafer &quot;Skip 2 My Lou&quot; Alston" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/GmoINTp6q24?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Flairant le bon coup, AND 1 enrôle Alston comme ambassadeur, <strong>produit 50 000 copies de ladite cassette</strong> (non sans la remonter un peu et ajouter au passage du merchandising), la rebaptise la <em>AND 1 Mixtape</em>, et la distribue gratuitement partout où les amateurs de basketball gravitent (dans les camps d’entraînement, dans les maisons de disques, dans les centres de soins...).</p>
<p>L’engouement créé dépasse toutes les espérances. L'été suivant, plutôt que d’opter pour une campagne marketing traditionnelle, <strong>AND 1 donne ainsi suite à la <em>Skip tape</em>... qu’elle offre sous forme de DVD à l’achat d’une de ses paires de sneakers</strong>.</p>
<p>Conséquence, en quelques semaines à peine, près de 200 000 exemplaires trouvent preneurs !</p>
<h3>Les astres s’alignent</h3>
<p>Reste qu’aucune stratégie marketing du monde ne vaut pour une marque de voir <strong>le joueur le plus hype du moment chaussé de son modèle phare claquer le dunk le plus dingue de l’année sous l’œil des caméras du monde entier</strong>.</p>
<p>C’est ce qui va se produire le 12 février 2000 à San Francisco lors du Slam Dunk Contest du All-Star game.</p>
<p>Libre de tout contrat avec un équipementier à l’instant T, <strong>Vince Carter choisit de porter des AND 1 Tai Chi</strong>, ces sneakers bicolores inspirées de l’art martial chinois du même nom.</p>
<p>S’ensuit l<strong>’une des éditions du concours les plus relevées de l’histoire de la NBA</strong> au cours de laquelle celui que l’on surnomme Air Canada rentre dans la légende en s’imposant devant Tracy McGrady et Steve Francis.</p>
<p><iframe title="Vince Carter puts on a show in legendary 2000 Slam Dunk Contest | NBA Highlights" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/-OJMLCF5oK4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>À l’époque cadre chez AND 1, Ryan Drew se souvient : « <em>C’était la meilleure série de dunks que j’avais jamais vue de ma vie. <strong>C’était des dunks que personne n’avait jamais vus auparavant.</strong> Et c’était comme si ces dunks avait été pensés pour la Tai Chi. Vince passait la balle entre ses jambes, il levait une jambe et passait la balle en dessous de l’autre... sur chaque photo, on voyait une chaussure à moitié rouge et l’autre à moitié blanche. C’était incroyable. Et après ça, pendant trois ou quatre mois, dès que l’on parlait NBA, c’étaient ces photos qui étaient utilisées.</em> »</p>
<h3>De phénomène de niche à phénomène culturel</h3>
<p>Bien décidé à capitaliser sur ce succès, AND 1 creuse le filon en enchaînant les mixtapes et en multipliant les signatures (Kevin Garnett, Latrell Sprewell, Jamal Crawford, Ben Wallace...), mais aussi et surtout, <strong>en créant en 2002 le <em>Mixtape Tour</em></strong>.</p>
<p>Tournée se déplaçant chaque été de villes en villes, elle fait s’affronter un groupe de streetballers sélectionné par ses soins à des joueurs locaux (les seconds ayant l’opportunité de se joindre aux premiers s’ils font leurs preuves).</p>
<p>Diffusée sur la chaîne ESPN, puis compilée en DVD sous forme de highlights rythmés par du bon gros rap new-yorkais (Mobb Deep, CNN, Talib Kwali, MOP...), l’émission cartonne et s’exporte à l’international.</p>
<p>Anonymes propulsés au rang de petites vedettes, des mecs répondant aux doux noms de Hot Sauce, The Professor, The Pharmacist, Escalade (frère défunt de Mark Jackson) ou Bad Santa <strong>voient leur moves imités partout dans le monde, des cours d’école... à la NBA</strong>.</p>
<p>Bien plus qu’un succès d’audience, <strong>le <em>Mixtape Tour</em> consacre au plus haut niveau ce basket « nouvelle école »</strong> où l’orthodoxie et les pourcentages de réussite comptent moins que les « <em>Ohhh !</em> » et les « <em>Whaooo !</em> » du public (pensez à tous les joueurs suscités, plus les Jason Williams, Paul Pierce, Larry Hughes &amp; Co.)</p>
<p>Désormais commercialisé dans 130 pays, <strong>AND 1 atteint son pic de popularité</strong>.</p>
<p>Cerises sur le gâteau, tandis qu’en 2004 Chauncey Billups est sacré MVP des finales AND 1 Rises aux pieds lorsque les Detroit Pistons arrachent le titre aux Los Angeles Lakers, deux ans plus tard, <strong>le <em>AND 1 universe</em> est transposé en jeu vidéo sur PlayStation 2 et Xbox avec AND1 Streetball</strong>.</p>
<h3>Mais que s’est-il passé ?</h3>
<p>Pour qui a connu AND 1 dans les années 10, c’est peu dire que ce glorieux passé a de quoi surprendre. <strong>Marque de supermarché et de bac à solde</strong>, ses sneakers sont alors au basketball <a href="https://lignes2frappe.com/post/643136574055464960/skechers-lhistoire-de-la-pire-marque-de-sneakers" target="_blank" rel="noopener">ce que les Skechers sont à la mode</a>.</p>
<p>Pour qui a connu AND 1 dans les années 00, la dégringolade est d’autant plus impressionnante qu’elle s’est produite en deux temps trois mouvements.</p>
<p><strong>La faute essentiellement à son propre succès</strong>.</p>
<p>Tout d’abord concurrencé sur son terrain par de plus gros poissons (cf. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=pPmfbhVGbIQ" target="_blank" rel="noopener">la publicité Nike Freestyle</a> qui ressemblait à un copier-coller de ses mixtapes), <strong>AND 1 s’est surtout un peu trop reposer sur ses lauriers pour espérer durer</strong>. Synonyme d’énergie brute et explosive à ses débuts, la marque s’est tout simplement embourgeoisée.</p>
<p>Pensant à tort que la mode du streetball ne s’éteindrait jamais, <strong>ses produits sont restés désespérément les mêmes</strong> (des baskets blanches bicolores) alors même que sous l’influence d’une nouvelle génération de joueurs et d’une volonté de la NBA de polir son image (règles rendant le jeu moins physique, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/dwyane-wade-remercie-david-stern-dress-code-194143/" target="_blank" rel="noopener">dress code de 2005</a>...), le basketball changeait.</p>
<p>Ajoutez à cela des embrouilles contractuelles avec ses joueurs maison, un rachat en 2005 par le conglomérat American Sporting Goods, le licenciement de 20% du personnel, l’avènement de Youtube et du format MP3 qui ont rendu obsolète l’achat de DVD... et voilà comment <strong>AND 1 s’est ringardisé avant l’heure</strong>.</p>
<h3>Un héritage avant tout</h3>
<p>Longtemps sous respiration artificielle, <strong>AND 1 semble cependant reprendre du poil de la bête depuis son trentième anniversaire l’année dernière</strong>. Devenue propriété du groupe Galaxy Universal en 2021, la marque s’est lancée dans une opération revival qui lui vaut de refaire à l’occasion l’actualité (sponsoring de jeunes pousses, organisation de tournoi de rue, <em>rereleases</em>, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/dwyane-wade-remercie-david-stern-dress-code-194143/" target="_blank" rel="noopener">collab’ avec Mitchell &amp; Nes</a>s...).</p>
<p><em>Brand director</em> chez Galaxy Universal, <a href="https://www.nytimes.com/athletic/4763009/2023/08/14/and1-30th-anniversary-baskeball-mixtape-tour/" target="_blank" rel="noopener">Dexter Gordon y croit en tout cas dur comme fer</a> : « <em><strong>AND 1 mérite le Hall of Fame</strong>. La marque a changé la culture de A à Z. La manière de s’habiller, la manière de jouer, les mixtapes, les t-shirts trashtalk... AND 1 et ses joueurs ont tout révolutionné. Ils méritent le Hall of Fame. Point à la ligne.</em> »</p>
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		<title>Mais pourquoi tout le monde détestait Christian Laettner dans les années 90 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jan 2025 17:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Laettner]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/Christian-Laettner.jpg" alt="Mais pourquoi tout le monde détestait Christian Laettner dans les années 90 ?" /></div><p>Plongée dans cette culture de la haine qu’engendre le sport...</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/Christian-Laettner.jpg" alt="Mais pourquoi tout le monde détestait Christian Laettner dans les années 90 ?" /></div><p><strong>Christian Laettner, c’est l’histoire d’un gosse de riche prétentieux au physique de premier de la classe</strong>, qui, parce que bien né, a rejoint l’équipe de basket de l’une des universités les plus privilégiées (et les plus blanches) des États-Unis. Particulièrement vicieux sur les terrains, il a privé toute une génération de joueurs plus méritants que lui du titre NCAA, non sans voler à Shaquille O’Neal sa place dans la Dream Team de 1992.</p>
<p>Ça, c’est la manière dont Christian Laettner était présenté par ses détracteurs. Et il faut bien avouer qu’énoncé de la sorte, son CV avait de quoi hérisser le poil. Caricature du type que l’on adore détester, ce cousin du blond de Gad Elmaleh s’est ainsi attiré <strong>les foudres du public et de ses adversaires</strong> comme aucun autre athlète de son époque.</p>
<p>Hué dans tous les stades, insulté par les fans, jugé surcoté dans les médias, <strong>méritait-il pour autant un tel traitement ?</strong></p>
<p>Pour rappel, on parle ici d’un jeune homme à l’orée de sa vie d’adulte, qui, contrairement à quantité de chanteurs, acteurs ou de politiciens ayant franchi la ligne rouge (violences, agressions sexuelles, détournements de fonds...), <strong>était haï simplement parce qu’il jouait au basket</strong>. Rien de plus.</p>
<p>Qu’importe son talent. Qu’importe si le portrait dressé ne correspondait que très (très) vaguement à la réalité.</p>
<h2>Quand il ne fait pas bon d’être trop bon</h2>
<p>Né le 17 août 1969 dans la région de Buffalo (État de New-York), <strong>Christian Donald Laettner n’a en effet absolument pas vécu dans la soie</strong>. Fils d’immigrés polonais, son père travaille comme imprimeur, sa mère comme institutrice. Boursier au lycée, l’été il effectue des travaux de gardiennage (laver le sol, couper l’herbe...) pour joindre les deux bouts.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/est-ce-la-faute-de-patrick-ewing-si-new-york-na-jamais-remporte-le-titre-726477/" target="_blank" rel="noopener">Est-ce la faute de Patrick Ewing si New York n’a jamais remporté le titre ?</a></p>
<p>Pas le grand luxe donc, mais comme il se montre extrêmement doué au poste d’ailier fort, les meilleures universités l’ont dans le viseur. Et c’est ainsi qu’à la fin de son cursus, en 1988, <a href="https://www.espn.com/mens-college-basketball/story/_/id/7433262/how-christian-laettner-got-duke" target="_blank" rel="noopener">il prend la décision de rejoindre les Blue Devils de Duke</a>.</p>
<p>De là, les ennuis commencent.</p>
<p>Oui parce que l’histoire aurait pu être mille fois différente si Christian Laettner avait posé ses valises ailleurs. Pas de chance pour lui, Duke n’est pas l’université lambda. Dans l’inconscient collectif, <strong>Duke c’est ce temple de la reproduction sociale des cadets de la bourgeoisie</strong>, qui, une fois leur diplôme en poche, s’en vont grossir les rangs des firmes juridiques et des institutions financières les plus prestigieuses de la côte est.</p>
<p>Re-pas de chance pour lui, sous la férule du coach Mike Krzyzewski, Christian Laettner et ses coéquipiers (Grant Hill, Bobby Hurley...) excellent : <strong>ils arrivent quatre fois en finale en quatre ans et remportent le titre à deux reprises</strong> – inédite dans l’histoire du sport universitaire, la performance n’a jamais été reproduite.</p>
<p>Leader des Diables Bleus (21, 5 points, 57,5% d'adresse à deux-points, 55,7% à trois-points, 7,9 rebonds de moyenne lors de sa saison senior en 1992), Laettner peut légitimement être considéré comme <strong>le meilleur basketteur NCAA <em>ever</em></strong>.</p>
<p>Non content d’avoir établi le record de points marqués, de lancers-francs réussis et de matchs joués lors de la March Madness, <strong>personne ne peut se vanter d’avoir été aussi décisif que lui</strong>. En 1990, il a privé Connecticut de Final Four grâce à un buzzer beater. En 1991, il a permis à Duke d’atteindre la finale en enquillant les deux derniers lancers-francs du match face à UNLV. En 1992, il a fusillé Kentucky à 2,1 secondes de la fin des quarts de finales avec un tir retourné resté dans les annales, « The Shot ».</p>
<p>Largement de quoi lui valoir une place dans la Dream Team aux Jeux olympiques de Barcelone, non ?</p>
<p><iframe title="Christian Laettner hits THE SHOT vs. Kentucky 😮 | Iconic Moments" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/i6O0q50fayM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>Mais c’est quoi le problème avec Christian Laettner alors ?</h2>
<p>Le problème, ce n’est pas tant Christian Laettner que <strong>l’image que Christian Laettner renvoie</strong>.</p>
<p>De la même façon que personne ne soutient <a href="https://lignes2frappe.com/post/180680182743/tous-les-m%C3%A9chants-de-rocky-class%C3%A9s-du-pire-au" target="_blank" rel="noopener">Drago</a> face à Rocky, <strong>personne ne souhaite voir Goliath gagner face à David</strong>. C’est pourtant ce qui se passe lorsque Duke élimine les chouchous UNLV et Kentucky, ou pire, le Fab Five de Michigan. Adulée par la jeunesse, la bande à Chris Webber sont les mecs cools du moment. Ils viennent du ghetto, portent des shorts larges et écoutent du rap. Dans le film, ce sont eux qui repartent avec le trophée, pas les boyscouts de Duke que Jalen Rose qualifie sans vergogne de « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6lq8ypS5Cfg" target="_blank" rel="noopener"><em>nègres de maison</em></a> ».</p>
<p><strong>« <em>Cool</em> » en revanche n’est pas le premier mot qui vient à l’esprit pour décrire Christian Laettner</strong>. Certes, sa gueule de héros de l’Amérique triomphante de l’après-guerre lui vaut en 1992 une place sur la liste des 50 personnes les plus sexy de la planète du magazine People, mais aucun fan ne veut fondamentalement lui ressembler.</p>
<p>Trop lisse, trop parfait, il est en sus trop arrogant. Pas arrogant comme un Allen Iverson ou un Gary Payton hein, <strong>arrogant comme l’archétype d’un blanc-bec fils de bonne famille pour qui dans la vie tout est dû</strong>. Qui pour réussir n’a pas sué/saigné autant que les autres.</p>
<p>[<em>Notez que très paradoxalement, nombreux de ses haters étaient aussi white que lui...</em>]</p>
<p>À sa décharge, <strong>Christian Laettner n’y met pas spécialement du sien pour faire taire les critiques</strong>, lui qui sur les parquets n’hésite pas à jouer des coudes (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=6AwYVTB2rZw" target="_blank" rel="noopener">quand il ne piétine pas le pauvre Aminu Timberlake</a>) ou à répondre à l’offense par l’offense (lorsqu’il marque, il se frotte avec dédain le menton du bout des doigts en direction de la foule).</p>
<p>Au contraire, « <em>le joueur le plus retors qu’il ait jamais croisé</em> », <em>dixit</em> le coach Hall of Fame Jim Calhoun dans son autobiographie, y puise <strong>une source de motivation</strong> – « <em>Je me disais qu’ils aillent tous se faire fo*tre, je vais y aller encore plus dur</em> », comme il le déclarera en 2015 dans le documentaire ESPN <em>I Hate Christian Laettner</em>.</p>
<h2>Des passions tristes dans le sport</h2>
<p>Bien sûr, <strong>la jalousie tient pour beaucoup dans cette affaire...</strong> ce que certains concernés admettent volontiers avec le recul, de Jalen Rose (« <em>Je détestais les joueurs de Duke car c’était des enfants de riches, issues de bonne famille et j’étais jaloux de cela.</em> ») à Shaquille O’Neal (« <em>J’étais en colère. <a href="https://www.slamonline.com/news/nba/shaquille-oneal-was-mad-the-dream-team-selected-christian-laettner-over-him/" target="_blank" rel="noopener">J’étais jaloux</a>, mais j’ai ensuite réalisé que même si j’étais un joueur plus explosif, plus puissant… Il avait des fondamentaux légèrement meilleurs que les miens.</em> »).</p>
<p>Mais plus encore que cette jalousie, c’est cette haine complètement irrationnelle qui interroge. Victime d’un narratif qui lui collait un peu trop bien à la peau, Christian Laettner s’est retrouvé <strong>cloué au pilori pour une histoire de perception</strong>.</p>
<p>Ou pour le dire autrement : bouc émissaire d’un monde du sport où les émotions sont reines, à la manière de Sherman McCoy dans le roman <em>Le Bûcher des vanités</em> écrit par Tom Wolfe en 1987, <strong>il a pris pour les autres</strong>, tout un chacun se sentant dans son bon droit de participer à ce harcèlement à grande échelle.</p>
<p><strong>Cette hostilité à son égard a toutefois fini par s’estomper</strong>. Drafté en troisième position par Minnesota en 1993, s’il a par la suite accompli une honnête carrière professionnelle 13 ans durant, à une sélection au All-Star game près, il n’a pas nécessairement marqué les esprits.</p>
<p>Et comme aime à le répéter Charles Barkley, ancienne tête de turc de la ligue : « <em>They don’t get mad about the worst player. They only get mad about the great player.</em> »</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/pourquoi-30-ans-apres-hoop-dreams-reste-le-meilleur-documentaire-sur-le-basket-718461/" target="_blank" rel="noopener">Pourquoi 30 ans après Hoop Dreams reste le meilleur documentaire sur le basket ? </a></p>
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		<title>Est-ce la faute de Patrick Ewing si New York n&#8217;a jamais remporté le titre ?</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/est-ce-la-faute-de-patrick-ewing-si-new-york-na-jamais-remporte-le-titre-726477/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Dec 2024 09:01:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[New York Knicks]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Ewing]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.basketsession.com/?p=726477</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/NBA-EWING-NEW-YORK-LOSE.jpg" alt="Est-ce la faute de Patrick Ewing si New York n&rsquo;a jamais remporté le titre ?" /></div><p>Selon la Patrick Ewing Theory, les New York Knicks jouaient mieux en l’absence de leur star. Mythe ou réalité ?</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/12/NBA-EWING-NEW-YORK-LOSE.jpg" alt="Est-ce la faute de Patrick Ewing si New York n&rsquo;a jamais remporté le titre ?" /></div><p><strong>Roi des big men à l’époque où les big men étaient rois</strong> (Hakeem Olajuwon, David Robinson, Alonzo Mourning, Shaquille O’Neal...), le Jamaïcain <strong>Patrick Ewing</strong> n’était pas surnommée ‘The Beast from the East’ pour rien.</p>
<p>Auteur de 9 saisons d’affilée à plus de 20 points et 10 rebonds de moyenne, sélectionné onze fois au All-Star game, ce contreur féroce doté d’un redoutable shoot à mi-distance a participé à <strong>écrire parmi les plus belles pages du basket moderne</strong> (la Dream Team de 1992, ses affrontements dantesques contre les Bulls, les Rockets et les Pacers...).</p>
<p>Et pourtant, bien qu’il ait été le visage du New York des années 90 et soit aujourd’hui un Hall-of-famer indiscutable, son nom est associé à <strong>l’une des théories les plus farfelues de l’histoire du sport</strong>, la <em>Patrick Ewing Theory</em>.</p>
<p>Pour la faire simple (et ce n’est pas franchement à son avantage) : <strong>une équipe peut paradoxalement devenir meilleure lorsqu'elle perd son meilleur joueur</strong>.</p>
<p>Explications.</p>
<h2>Patrick Ewing, un leader qui n’en est pas un</h2>
<p>Tout commence lors de la saison 1997/1998, quand <strong>le numéro 33 se blesse salement au poignet</strong> à cause d’une mauvaise chute (fracture de l'os + dislocation + ligament déchiré) et manque 56 matchs.</p>
<p>Qualifiés de justesse pour les playoffs, les Knicks voient se dresser devant eux les Miami Heat, champions de la division Atlantic, qui déjà leur avaient fait mordre la poussière l’année précédente. <strong>La messe semble alors dite</strong>, d’autant qu’Ewing n’est toujours pas rétabli.</p>
<p>Contre toute attente, <strong>les New-Yorkais réussissent pourtant à faire la nique aux Floridiens !</strong></p>
<p>Si la performance est de taille (il s’agit de la quatrième fois seulement qu’un septième de conférence élimine un second), elle n’est toutefois pas suivie d’effet : en demi-finale, les Indiana Pacers sifflent la fin de la récré... <strong>malgré le retour de Patrick Ewing</strong>.</p>
<p>Vient ensuite <strong>la saison 1998-99</strong>, celle qui va définitivement donner son nom à la fameuse théorie.</p>
<p>Huitième à l’est à l’issue de la saison régulière, New York se hisse miraculeusement en finale de conférence pour affronter derechef les Pacers. Après un premier match à couteaux tirés, au game 2, c’est le drame : <strong>Patrick Ewing se déchire le talon d’Achille</strong>.</p>
<p>Déjà largement favoris, tandis que plus personne ne peut désormais contenir Rik Smits dans la raquette, les Pacers s’apprêtent à ne faire qu’une bouchée des bleus et oranges. Sauf que pas du tout. <strong>Les Knicks créent l’exploit </strong>: ils remportent trois des quatre matchs suivants et renvoient Reggie Miller, Mark Jackson et Jalen Rose &amp; Co. à la maison. Direction la finale.</p>
<p>Ce back-to-back inspire ainsi le 9 mai 2001 le célèbre article <a href="https://proxy.espn.com/espn/page2/story?id=1193711" target="_blank" rel="noopener"><em>Ewing Theory 101</em></a>. Rédigé par le journaliste d’ESPN Bills Simmons, il reprend l’intuition développée quelques années plus tôt par son ami David Cirilli voulant que <strong>« <em>les équipes dans lesquelles évolue Patrick Ewing (Georgetown ou New York) jouent inexplicablement mieux quand il est absent</em> »</strong>.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/pourquoi-30-ans-apres-hoop-dreams-reste-le-meilleur-documentaire-sur-le-basket-718461/" target="_blank" rel="noopener">Pourquoi 30 ans après Hoop Dreams reste le meilleur documentaire sur le basket ?</a></p>
<h2>Entre canular et théorie du complot</h2>
<p>Si énoncée de la sorte, la <em>Patrick Ewing Theory</em> peut séduire, <strong>que vaut-elle étudiée sur un temps plus long ?</strong></p>
<p>Commençons par <strong>son cursus universitaire à Georgetown</strong>. Entre 1982 et 1985, Patrick Ewing a participé à 143 matchs sur 144 possibles, cumulant là le plus grand nombre de minutes passées sur le parquet. Grâce à lui, les Hoyas ont franchi à trois reprises la barre des 30 victoires en saison régulière, puis se sont qualifiés trois fois en quatre ans (!) pour le Final Four.</p>
<p>Champion NCAA en 1984, Patrick Ewing est depuis considéré comme <strong>l’un des plus grands joueurs de l’histoire du basket universitaire</strong>.</p>
<p>Avant lui, <strong>Georgetown n’avait jamais remporté plus de 30 matches en saison</strong> et n’avait franchi le premier palier des phases finales qu’à deux occasions. Après lui, les Hoyas patienteront jusqu’en 2007 (22 ans !) pour remporter à nouveau plus de 30 matchs en saison. Idem pour le Final Four : à l’exception de cette même année 2007, Georgetown n’a plus jamais atteint le carré final.</p>
<p>Pour la <em>Patrick Ewing Theory</em>, il faudra repasser.</p>
<p><strong><em>Quid</em> de sa carrière pro ?</strong> De 1988 à 2000, les New York Knicks ont remporté 61,2% de leurs matchs en saisons (583 victoires, 369 défaites). À l’est, <strong>seuls les Chicago Bulls ont fait mieux</strong>. À cela s’ajoutent 18 séries de playoffs victorieuses (91 matchs gagnés).</p>
<p>De 1987 à 1995, <strong>Patrick Ewing a joué 735 matchs sur 745 possibles</strong> – soit 98,6% des matchs. Avant 1997 et sa suspension dû à une échauffourée avec les Heat (mais si, rappelez-vous, <a href="https://pbs.twimg.com/media/AjiUOY3CQAAcdhN.jpg" target="_blank" rel="noopener">Jeff Van Gundy arrimé à la jambe d’Alonzo Mourning</a>), ‘The Beast’ n’a loupé qu’un seul match de playoffs.</p>
<p>Là encore, faute d’absence prolongée, <strong>impossible d’appliquer la <em>Patrick Ewing Theory</em></strong>.</p>
<p>En revanche, une fois Ewing transféré aux Sonics en septembre 2000 (soupir..), selon cette dernière, les Knicks auraient dû tutoyer les sommets.</p>
<p>Spoiler : <em>c’est tout l’inverse qui s’est produit</em>.</p>
<p>Non seulement, en 2001/2002 la franchise ne s’est pas qualifiée pour les playoffs (une première depuis 1986), mais lors des vingt exercices suivants, elle n’a remporté en tout pour tout qu’une seule série en phase finale.</p>
<p>Ne restent ainsi que <strong>les fameux runs de 1998 et 1999</strong> pour valider la <em>Patrick Ewing Theory</em>. [<em>Et qu’importe si Ewing n’était déjà plus à cette époque que le troisième meilleur jouer des Knicks derrière Allan Houston et Latrell Sprewell.</em>]</p>
<p>Pour la saison régulière 1997/1998, lors des 56 matchs où Ewing regardait ses coéquipiers en tribune, les Knicks ont enregistré 28 victoires pour 28 défaites (50% de victoires). Lors des matchs où Ewing était à leurs côtés, leur bilan était néanmoins meilleur (15 victoires pour 11 défaites, 57,7% de victoires).</p>
<p>En playoffs, suite à la victoire surprise contre le Heat, son retour n’a certes pas permis de défaire les Pacers, mais notons que l’on parle <strong>d’un joueur âgé de 35 ans tout juste revenu d’une blessure qui a failli mettre un terme à sa carrière</strong>. Personne ne peut sérieusement lui tenir rigueur ne pas avoir renversé la vapeur à lui tout seul. Difficile donc d’appliquer ici la fameuse théorie.</p>
<p>Pour ce qui est de la fameuse saison 1998/1999, l’épopée contre les Pacers (en réalité, cinq matchs où NYC avait l’avantage du terrain) ne se serait jamais produite si au premier round Ewing n’avait pas <strong>tenu la baraque 40 minutes par match contre un Alonzo Mourning au sommet de sa forme</strong>, et qui plus est de neuf ans son cadet. <em>Cf.</em> notamment le game 5 décisif remporté 77-78 où il a enfilé 22 points assortis de 11 rebonds.</p>
<p>Et comment soutenir sans éclater de rire que dans une finale à sens unique remportée 4-1 par les San Antonio Spurs, ses 2,13 mètres n’auraient pas été d’un grand secours face aux Twin Towers Tim Duncan et David Robinson ?</p>
<p>Observons enfin que lors de ces playoffs 98/99, New York a remporté 8 matchs sur 11 avec Ewing, avant d’en perdre 5 sur 9 sans lui...</p>
<p>Conclusion sans appel : <strong>la <em>Patrick Ewing Theory</em> c’est du flan</strong>, et pas qu’un peu.</p>
<h2>Et pourtant...</h2>
<p>Bien que la <em>Patrick Ewing Theory</em> n’ait aucun sens appliquée au principal intéressé, pour peu que l’on revienne au texte de Bills Simmons, <strong>tout n’est pas à jeter</strong>.</p>
<p>Reprenons.</p>
<p>Pour qu'elle s’applique, <strong>deux critères doivent se superposer</strong> :</p>
<p>1. Un athlète vedette bénéficie d’une attention démesurée de la part des médias et/ou des fans. Malgré cela, son équipe ne gagne jamais rien de probant.</p>
<p>2. L’athlète en question quitte l’équipe en question (blessure, échange, free agence, retraite...). Médias et fans perdent immédiatement tout espoir en l’équipe pour la saison à venir.</p>
<p>Énoncé de la sorte, <strong>cela ne vous rappelle rien ?</strong></p>
<p>En 2011, Amar’e Stoudemire et Carmelo Anthony se blessent coup sur coup, laissant là les Knicks exsangues. C’est alors que surgit du banc un joueur non drafté qui va devenir l’idole de la ville qui ne dort jamais : <strong>Jeremy Lin</strong>. Deux semaines durant, il affole les compteurs statistiques (23,9 points, 9,2 passes et 2,4 interceptions de moyenne) pour offrir 8 victoires de rang aux Knicks. <strong>C’est la « Linsanity »</strong>.</p>
<p>Et lorsque Melo reprend l’équipe en main, les Knick perdent à 6 reprises lors de leurs 8 confrontations suivantes.</p>
<p>Au-delà du cas de Lin, <strong>ce phénomène s’observe dans de multiples cas de figure</strong>. Simmons appuie son propos en allant chercher des exemples en NFL (Dan Marino avec les Miami Dolphins en 2000), en MLB (les Cleveland Indians en 1997), et même dans la pop culture (la famille Corleone qui se renforce après l’assassinat de Sonny dans <a href="https://lignes2frappe.com/post/636590763304730624/quelles-le%C3%A7ons-tirer-de-la-trilogie-du-parrain" target="_blank" rel="noopener"><em>Le Parrain</em></a>, les rockeurs d’AC/DC qui sortent leur album le plus vendu juste après la disparition de leur chanteur star Bon Scott, les audiences de la série télé Beverly Hills 90201 qui ne pâtissent pas du départ de Brenda...).</p>
<p>[<em>Pourraient être ajoutés les Houston Rockets de 2008 qui ont enchaîné 22 victoires d’affilée sans Yao Ming, ou les Chicago Bulls de 1994 qui sans Michael Jordan ont maintenu le niveau en saison régulière.</em>]</p>
<p>Si tous ne correspondent pas stricto sensu aux présupposés requis, l’idée motrice c’est qu’un groupe se découvre dans l’adversité <strong>des ressources qu’il ne se soupçonnait pas</strong>.</p>
<p>Cette réaction peut alors se traduire de différentes manières : un regain de motivation/un sursaut d’orgueil (« Nous allons montrer que nous valons mieux que ce que l’on dit de nous »), l’émergence d’un homme providentiel (Jeremy Lin), <strong>la naissance d’un véritable collectif</strong>, des ajustements dans le management/coaching, ou la prise de conscience que l’élément que le groupe considérait comme vital ne l’était pas tant que ça (parce que possiblement surcoté).</p>
<p>Bref, pléthore de facteurs qui accréditent la <em>Patrick Ewing Theory</em>.</p>
<p>Dommage que son nom ait été si mal choisi.</p>
<p>Sources : <span class="s1"><a href="https://www.forbes.com/sites/tommybeer/2020/04/19/debunking-the-ewing-theory-once-and-for-all/"><i>Forbes</i></a></span><span class="s2"><i>, </i><a href="https://clutchpoints.com/the-patrick-ewing-theory-fact-or-fiction"><span class="s3"><i>ClutchPoints</i></span></a><i>, </i><a href="https://vikingsportsmag.com/top-stories/2020/12/04/the-ewing-theory/"><span class="s3"><i>VikingsSportsMag</i></span></a><i>, </i><a href="https://medium.com/the-knicks-wall/the-ewing-theory-needs-a-new-name-ca2021d6e8ea"><span class="s3"><i>Medium</i></span></a><i>, </i><a href="https://www.planetsport.com/basketball/news/patrick-ewing-unfortunate-to-give-his-name-to-the-ewing-theory-new-york-nicks"><span class="s3"><i>PlanetSport</i></span></a><i>, </i><a href="https://www.hltv.org/news/37992/the-ewing-theory-when-losing-your-best-player-is-a-good-thing#:~:text=Ran%2520in%2520a%25202001%2520article,anything%2520substantial%2520with%2520the%2520team."><span class="s3"><i>HLTV</i></span></a><i>, </i><a href="https://grantland.com/features/ewing-theory-revisited/"><span class="s3"><i>GrantLand</i></span></a><i>…</i></span></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/goats-le-meilleur-et-le-pire-de-la-nba-en-130-tops-721520/" target="_blank" rel="noopener">GOATS : Le meilleur (et le pire) de la NBA en 130 TOPS</a></p>
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		<title>Pourquoi 30 ans après Hoop Dreams reste le meilleur documentaire sur le basket ?</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/pourquoi-30-ans-apres-hoop-dreams-reste-le-meilleur-documentaire-sur-le-basket-718461/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aurélien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 16:29:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Hoop Dreams]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/10/Hoop-Dreams-mag.jpg" alt="Pourquoi 30 ans après Hoop Dreams reste le meilleur documentaire sur le basket ?" /></div><p>Voire le meilleur documentaire sur le sport tout court...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/10/Hoop-Dreams-mag.jpg" alt="Pourquoi 30 ans après Hoop Dreams reste le meilleur documentaire sur le basket ?" /></div><p>Aussi surprenant cela puisse paraître, Hoop Dreams ne devait au départ durer que 30 minutes.</p>
<p>Quand, en 1987, le réalisateur Steve James et du producteur Frederick Marx se mettent en tête d’aller filmer les playgrounds de Chicago, ils ne souhaitent alors consacrer que trois petites semaines à leur sujet.</p>
<p>Sur place, ils tombent cependant très vite sur un « recruteur local », <a href="https://twitter.com/Kartemquin/status/801492473390465024" target="_blank" rel="noopener">un certain Earl Smith</a>, qui leur présente deux adolescents de 14 ans bourrés de talent, Arthur Agee et William Gates. Le courant passe, et, une chose amenant une autre, James et Marx commencent à fréquenter leurs familles en dehors des courts.</p>
<p>De là, le projet prend une toute autre envergure. Persuadés d’avoir déniché tous les ingrédients un <em>storytelling</em> d’exception, James et Marx s’adjoignent les services du producteur Peter Gilbert afin d’augmenter sensiblement leur budget et le temps de leur séjour.</p>
<p>Et c’est ainsi que le 14 octobre 1994, cinq ans de tournage et 250 heures de <em>rush</em> plus tard (!), <em>Hoop Dreams</em> sort dans les salles de cinéma, changeant à jamais la vie des intéressés, la place accordée aux documentaires sportifs, mais, aussi et surtout, bouleversant de fond en comble la perception que se fait le grand public du processus de recrutement des athlètes professionnels.</p>
<h2>De la sueur et des larmes</h2>
<p>Long de presque 3 heures, Hoop Dreams suit les parcours croisés d’Arthur et William, deux surdoués de la balle orange qui rêvent les yeux grands ouverts de NBA. Sauf que bon, entre enquiller les paniers après l’école et décrocher un contrat pro, il y a un fossé – fossé dont chacun va prendre conscience à ses dépens de leur première saison au lycée à leur début à l’université.</p>
<p><em>[Sur 10 000 lycéens, seuls 3 seront un jour drafté par une franchise...]</em></p>
<p>Recrutés par le prestigieux Saint Joseph’s High School (célèbre pour avoir été l’alma mater du <em>Bad Boy</em> Isiah Thomas), Arthur et William tombent sur sous la coupe du coach Gene Pingatore. Dès lors, le basketball cesse d’être un jeu.</p>
<p>Vieux briscard, mi-père de substitution mi-chef de plantation, pour lui seule la victoire compte. Du genre « <em>possédé</em> » pour reprendre les mots de William, il s’emploie du mieux qu’il peut à tirer parti de ses jeunes recrues, qu’import s’il lui faut les humilier ou les faire chanter.</p>
<p>Lorsqu’en junior William se blesse salement au genou, avant même qu’il ne soit rétabli à 100%, Pingatore le pousse à revenir au plus vite, contre l’avis des médecins. Plus craintif balle en main, William se blesse 48 heures plus tard et retourne derechef au bloc opératoire, la confiance dans les chaussettes.</p>
<p>Plus cruel encore, Arthur, qui chaque jour se lève à 5h30 du matin allé en cours, est tout bonnement exclu de Saint Joseph, sitôt que sa famille n’est plus en mesure de payer ses frais de scolarité.</p>
<p>Intraitable, Pingatore, qui déjà ne croit plus en lui autant qu’avant (la faute à une croissance qui se fait attendre), laisse faire. Direction le lycée public, et déjà ses rêves « <em>d’acheter une maison pour sa mère, une Cadillac pour son père et de mettre ses frères et ses sœurs bien</em> » s’éloignent.</p>
<p>S’il est un peu facile de faire de Pingatore le grand méchant du film (amoureux sincère du basketball, il ne fait que se jouer d’un système autant que ce système se joue de lui), il est de ceux qui participent à traiter la jeunesse des ghettos comme de la chair à canon.</p>
<p>Ou comme il le résume à la toute fin, après que William et lui se soient faits des adieux aussi ternes que convenus : « <em>Quand un joueur passe la porte dans un sens, un autre joueur passe la porte dans l’autre sens. Ce n’est pas plus compliqué que ça.</em> »</p>
<h2>Quelque chose de pourri au pays de l’Oncle Sam</h2>
<p>La dure réalité des parquets n’est toutefois pas la seule à laquelle Arthur et William sont confrontés. Loin de là.</p>
<p>Purs produits de leur environnement, ils font face à tout ce qui ne va pas dans un ghetto noir américain moyen, à commencer par une précarité qui ne leur laisse aucun répit.</p>
<p>Drogues, criminalité, chômage, infrastructures à la ramasse, coupures d’électricité... l’un des passages les plus crève-cœur de <em>Hoop Dreams</em> est certainement celui où Sheila, la mère d’Arthur, lance désespérée : « <em>Vous demandez-vous parfois comment je fais pour vivre ?</em> ».</p>
<p>Sans emploi, séparé d’un mari qui à trop fumer la pipe à crack la battait, elle ne dispose à cet instant T que de 268 dollars par mois pour nourrir ses enfants...</p>
<p>Guère mieux loti, William sent la pression se faire de moins en moins saine, entre un grand frère Curtis, ancien espoir déchu qui ne vit plus qu’à travers lui, et une paternité qui arrive sans prévenir.</p>
<p>Sorte de film dans le film, cette plongée dans le quotidien des deux ados est d’autant plus pénible à regarder qu’Arthur et William voient leurs illusions s’envoler les unes après les autres.</p>
<p>À la merci de cadres blancs replets qui les traitent tels des numéros de série (voir cette scène lunaire où, sur un plateau télévisons, des reporters qui ont quatre fois leur âge discutent cigares à la main de leur avenir), ils sabordent leur seule autre porte de sortie, l’école. Menacés à tout instant de suspension pour cause de résultats scolaires à la ramasse, incapables de comprendre les enjeux, à chaque fois que le sujet est abordé, ils se murent dans l'absence.</p>
<p>Fort heureusement, <em>Hoop Dreams</em> est entrecoupée çà et là de lueurs d’espoir, comme avec Sheila, la mère courage d’Arthur, qui, sans rien dire à personne, prend des cours du soir et décroche à la surprise générale un diplôme d’infirmière.</p>
<p>Petit bémol : là où la foule se presse chaque semaine pour applaudir son fils sur un terrain, lorsqu’elle reçoit son diplôme, la salle de réception est quasiment déserte, quand bien même c’est elle qui mérite le plus une <em>standing ovation</em>.</p>
<h2>Hoop Dreams, plus que du basket</h2>
<p>Filmé avec brio, les scènes de basketball illustrent à merveille cette ambivalence, avec d’une part, une caméra qui capture au plus près l’action sur le terrain, et de l’autre, une caméra qui se concentre sur les réactions des proches en tribune.</p>
<p>Aller-retour permanent entre le spectaculaire et l’intime, Hoop Dreams se sert du sport comme d’un cadre pour raconter une histoire beaucoup plus universelle : celle de deux adolescents au seuil de leur vie, qui, à la manière du jeune berger Santiago dans <a href="https://lignes2frappe.com/post/184483656923/quel-est-le-livre-pr%C3%A9f%C3%A9r%C3%A9-de-ton-rappeur-pr%C3%A9f%C3%A9r%C3%A9" target="_blank" rel="noopener"><em>L’alchimiste</em></a> de Paulo Coello, vont accomplir leur légende personnelle, réalisant chemin faisant que « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=rXF1Si3LEEU" target="_blank" rel="noopener"><em>c'qui compte c'est pas l'arrivée, c'est la quête</em></a> ».</p>
<p>Plusieurs années après sa sortie, William déclarera d’ailleurs que « <em>si Hoop Dream émeut tant, c’est que le script tient la route avec ou sans le basket. Se battre pour ses rêves, cela parle à tout le monde. </em>».</p>
<p>Et tant pis, si ni lui, ni Arthur n’ont un jour porté un uniforme NBA...</p>
<h2>30 ans après, que sont-ils devenus ?</h2>
<p>Pourtant construit selon la très hollywoodienne trame « <em>de zéro-à-héros</em> », Hoop Dreams ne se termine en effet absolument pas sur une note triomphante. Un simple texte blanc sur fond noir renseigne le spectateur qu’une blessure au pied a lourdement handicapé la carrière universitaire de William tandis qu’Arthur y croit encore.</p>
<p>La saison 1994/1995 (celle qui la sortie du documentaire) marquera le chant du cygne pour nos deux aspirants pro, chacun affichant des stats largement insuffisantes pour un futur drafté (<a href="https://www.sports-reference.com/cbb/players/arthur-agee-1.html" target="_blank" rel="noopener">8,3 points de moyenne à 37,8% de réussite</a> pour Arthur, <a href="https://www.sports-reference.com/cbb/players/william-gates-3.html" target="_blank" rel="noopener">2,6 points de moyenne</a> pour William).</p>
<p>Bonnes nouvelles toutefois, ils quitteront ensuite l’université diplôme en poche, puis grâce au chèque de 200 000$ reçu pour leur participation à <em>Hoop Dreams</em> quitteront le ghetto – sorti en salle, le documentaire a rencontré un vrai succès public, chose inédite pour ce format à l’époque.</p>
<p>Aujourd’hui respectivement pasteur et conférencier, tous deux grands-pères, William et Arthur se retrouvent régulièrement devant les caméras pour évoquer tout sourire leur passé commun, eux qui ne craignaient rien tant de sombrer dans l’oubli trente ans auparavant.</p>
<p><em>[« Quand les gens me disent ‘Ne m’oublie pas quand tu joueras en NBA’, j’ai envie de leur répondre ‘Ne m’oubliez pas non plus si je ne joue pas en NBA’ » aimait à répéter William.]</em></p>
<p>Le destin n’a cependant pas été aussi clément pour leurs entourages : Curtis, le frère de William, est mort par balles en 2001 pour une histoire de triangle amoureux ; Bo, le père d’Arthur, a été tué en 2004 lors d’une rixe.</p>
<p>Hoop Dreams, ou le rêve américain sans filtre.</p>
<p><iframe title="Hoop Dreams - Official Trailer" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/-TRIx7oD3lo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/meilleurs-documentaires-basket-2022-jordan-541688/" target="_blank" rel="noopener">15 documentaires basket à regarder coûte que coûte</a></p>
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		<title>La Tribune du Tsar #5 : Le test des 100 points</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/angelo-tsagarakis-test-des-100-points-542862/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[ANGELO TSAGARAKIS]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 11:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Angelo Tsagarakis]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Rigaudeau]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.basketsession.com/?p=542862</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/10/angelo-tsagarakis-dunkakis.jpg" alt="La Tribune du Tsar #5 : Le test des 100 points" /></div><p>En attendant un retour à la normale et un retour dans les gymnases ! Angelo Tsagarakis nous propose un test mental et technique pour apprenti shooteur d’élite.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/10/angelo-tsagarakis-dunkakis.jpg" alt="La Tribune du Tsar #5 : Le test des 100 points" /></div><p>À mon arrivée au Paris Levallois en 2008, à mes tous débuts professionnels, j'ai découvert un exercice de shoot que je trouve très sympathique, car s'il n'est pas physiquement éprouvant, il demande une réelle qualité technique et une concentration de tous les instants puisque chaque shoot a une véritable importance.</p>
<p>C'est un exercice aux règles très simples auquel seuls les shooteurs avertis peuvent se prêter. À mon humble avis, un joueur qui n'est pas capable de faire régulièrement 7 sur 10 à trois points, peu importe sa position sur le terrain, devrait s'abstenir sous peine de finir particulièrement frustré.</p>
<p>Le jeu est en quatre étapes, mais avant de le commencer il est nécessaire de placer deux plots ou cônes face au cercle. Le premier à un mètre derrière la ligne à trois-points. Le second, un mètre derrière le premier, donc deux mètres derrière la ligne à trois-points.</p>
<p><img decoding="async" class="alignright wp-image-542867 size-rvs-image" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/Angelo-Tsagarakis-290x436.jpg" alt="Angelo Tsagarakis" width="290" height="436" /></p>
<p><strong>Étape 1 :</strong> On commence face au panier, derrière la ligne à trois-points. On doit shooter 5 tirs qui valent chacun 3 points (un maximum de 15 points sur ce premier spot est donc possible).</p>
<p><strong>Étape 2 :</strong> On prend un pas d'un mètre en arrière pour se placer au niveau du premier plot, toujours face au panier. On shoote à nouveau 5 tirs qui cette fois-ci valent 6 points chacun, ce qui nous donne un total possible de 30 points pour l'étape 2 et 45 points depuis le début de l'exercice.</p>
<p><strong>Étape 3 :</strong> Cette étape sera pour la plupart d’entre nous la plus compliquée, mais aussi la plus rémunératrice en termes de points. On prend une fois de plus un pas d'un mètre en arrière, encore et toujours face au cercle, ce qui nous place au niveau du second plot qui est donc à deux mètres de la ligne à trois-points. Vous comprendrez qu’on se retrouve bien au delà de la ligne NBA à ce moment-là.</p>
<p>On shoote à nouveau 5 tirs qui cette fois-ci valent 9 points chacun. Tous les matheux sauront que ça donne un total de 45 points possible pour l'étape 3 et 90 points à ce stade du jeu.</p>
<p><strong>Étape 4 :</strong> Il nous manque 10 points... Rien de plus normal que d'aller chercher ces 10 petits points... sur la ligne des lancers-francs ! On prend 10 lancers-francs qui valent chacun... 1 point. Dernière étape qui paraît simple mais qui s’avère être piégeuse quand on vient de faire 15 tirs longue, voire très longue distance d’affilé.</p>
<p>Nous voici donc avec ce fameux total de 100 points. Après avoir accumulé au fur et à mesure les points, on fait le bilan...</p>
<p>La rumeur dit que la légende <strong>Antoine Rigaudeau</strong> (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=VQcxFJDDgdg" target="_blank" rel="noopener noreferrer">petit cours d’histoire de notre basket français</a> probablement nécessaire pour les plus jeunes d’entre vous) qui était avant mon arrivée, un des présidents du club, a fini le test avec 96 points... Avis aux amateurs !</p>
<p><iframe title="Légendes du basket français - Antoine Rigaudeau" frameborder="0" width="500" height="400" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=xiou3l&" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share"></iframe></p>
<p>Cet exercice peut être abordé sous la forme d'un challenge personnel avec l’objectif d'atteindre la barre magique des 100 points ou de s'en rapprocher le plus possible, mais il peut également se faire sous forme de compétition entre shooteurs : celui qui réalise le meilleur score gagne la manche.</p>
<p>À l’époque, mon meilleur score était de 89 points, ce qui dominait les débats au club (dédicace tout de même à <strong>Rodney Elliot</strong>, <strong>Joachim Ekanga</strong> et <strong>Andrew Albicy</strong> pour leurs efforts valeureux... Héhé !).</p>
<p>J'avais raté un shoot à trois-points, un shoot à six points... et deux lancers-francs ! (Ce qui m’aurait valu une paire de claques derrière le crâne, infligée par ma mère pour qui rater un lancer-franc n'est simplement pas permis ! Haha)</p>
<p>Il s’avère que depuis ma première année professionnelle je n’ai pas réessayé ce challenge. Pour dire vrai, il m’était complètement sorti de l’esprit. C’est en collaborant fin février dernier avec Antoine Rigaudeau lors du Orange Ball Camp organisé par le club du Creusot (que je remercie d’ailleurs à nouveau pour son accueil particulièrement chaleureux) que je me suis souvenu de ce fameux exercice. J’ai complètement oublié de lui en parler d’ailleurs, ce que je ne manquerai pas de faire après la publication de cette tribune, et pourquoi pas essayer après cette période de confinement forcé (mais plus que jamais nécessaire) de se remettre à la conquête du graal : battre le record du roi voire même atteindre le score parfait.</p>
<p>Je vous souhaite à tous une santé de fer et je vous encourage à rester patients, mais surtout actifs mentalement et physiquement. Ce confinement nous offre une opportunité de faire les choses qu’on ne prenait jamais le temps de commencer ou terminer.</p>
<p>Prenez soin de vous, prenez soin des gens qui vous sont chers et je vous dis à très bientôt sur BasketSession ou ailleurs.</p>
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		<title>La Tribune du Tsar #4 : Faut-il trader le soldat Kuzma ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ANGELO TSAGARAKIS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 16:32:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Angelo Tsagarakis]]></category>
		<category><![CDATA[Brandon Ingram]]></category>
		<category><![CDATA[Kyle Kuzma]]></category>
		<category><![CDATA[LeBron James]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles Lakers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/10/angelo-tsagarakis-dunkakis.jpg" alt="La Tribune du Tsar #4 : Faut-il trader le soldat Kuzma ?" /></div><p>Le nom de Kyle Kuzma est celui qui revient le plus souvent quand on parle de trade du côté des Los Angeles Lakers, mais serait-ce vraiment une bonne idée ? Angelo Tsagarakis fait le point.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/10/angelo-tsagarakis-dunkakis.jpg" alt="La Tribune du Tsar #4 : Faut-il trader le soldat Kuzma ?" /></div><p>Dallaaaaaas, ton univeeeeers impitoyaaaaable ! (Seuls les anciens comprendront cette référence...) Je conçois que le soleil californien de Los Angeles nous éloigne des grandes exploitations de bétail du Texas, mais « impitoyable » caractérise bien le business dans lequel évoluent les jeunes basketteurs NBA de nos jours. Dernièrement, les spéculations autour des Los Angeles Lakers ne cessent de grandir et les rumeurs d’échange s’intensifient. Sans surprise pour certains, le nom de <strong>Kyle Kuzma</strong> est plus que jamais mentionné comme monnaie d’échange potentielle des Lakers en vue de la trade deadline du 6 février qui arrive à grand pas.</p>
<p>Au delà de ses frasques vestimentaires et de ses cheveux colorés blonds, Kuzma s’est surtout fait remarqué ses dernières semaines par le biais de quelques grosses performances, malgré une réelle inconstance depuis le début de la saison. Nul ne fait l’unanimité, certes, mais Kyle Kuzma est souvent décrit sur les réseaux sociaux –en France ou aux États-Unis – comme étant un joueur sur-coté ; un avis que je ne partage clairement pas, donc l’analyse de sa situation à Los Angeles m’intéresse particulièrement.</p>
<p>Déjà, pourquoi parler de Kyle Kuzma ? Premièrement parce qu’il est le seul survivant du blockbuster trade qui a eu lieu entre les Lakers et les Pelicans avant le début de saison. Exit <strong>Brandon Ingram</strong>, <strong>Lonzo Ball</strong> ou encore <strong>Josh Hart</strong> et welcome <strong>Anthony Davis</strong> dans la cité des Anges. On peut se demander pourquoi les Lakers n’ont pas fait le choix de conserver Brandon Ingram plutôt que Kyle Kuzma. Ingram semble plus talentueux, enfin semble... il l’est tout simplement et il projette le potentiel de devenir une sorte de clone de <strong>Kevin Durant</strong> avec ses longs segments et sa panoplie offensive infinie. Cette idée se confirme d’ailleurs avec un Ingram à plus de 25 points par match cette saison. La question semble légitime, mais la finalité reste que Kuzma proposait au moment du trade la même production statistique qu’Ingram au scoring avec plus de 18 points par match ! Creusons donc un peu plus loin.</p>
<h2>Kyle Kuzma Vs Brandon Ingram</h2>
<p>Si on repense à ce fameux trade et à l’évolution des négociations entre les Lakers et les Pelicans, on se souvient que New Orleans a fait des pieds et des mains pour inclure Kuzma dans le package final, mais que les Lakers sont restés inflexibles sur ce dossier. Les Pelicans se sont « contentés » d’Ingram, Ball et Hart, ce qui peut laisser penser qu’Ingram est simplement une meilleure monnaie d’échange pour leurs besoins à courts/moyens termes, mais personnellement je pense que Kuzma offre une garantie supérieure dans le comportement au quotidien et correspond plus au standard d’un bon coéquipier selon ce qu’en attend <strong>LeBron James</strong>. Car ce n’est plus un secret pour personne, jouer aux côtés du King peut s’avérer être un exercice compliqué quand on est un jeune joueur talentueux, désireux de prendre des responsabilités et de garder la balle en mains.</p>
<p>Ingram n’arrivait pas à donner sa plénitude en présence de LeBron (sa période de grosse chaleur statistique a eu lieu pendant l’absence prolongée du « Chosen One » due à sa blessure aux adducteurs) et montrait par moment des signes prononcés de frustration vis à vis de son utilisation et de ses responsabilités.</p>
<p>Kuzma, à l’inverse, a géré avec beaucoup de grâce la période médiatique houleuse qui a suivi l’annonce de la volonté des Lakers de faire venir AD en contrepartie de sa jeune base talentueuse. Ball et Ingram ou encore Hart n’ont pas eu cette même froideur face à toutes les déclarations dans la presse. Une preuve significative de sa stabilité émotionnelle qui a probablement séduit le front office du côté des Lakers.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-484478 size-rvs-image-big" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/01/20200101_lakers_v_suns_099-760x507.jpg" alt="Kyle Kuzma Lakers NBA" width="760" height="507" /></p>
<p>Mais pouvons-nous être surpris de la volonté des Lakers de sacrifier leurs jeunes pousses contre un joueur du calibre de AD. Historiquement, L.A. est connu pour faire ce genre de choix.</p>
<p>En 1998, <strong>Eddie Jones</strong>, alors All-Star, est échangé contre <strong>Glen Rice</strong>, <strong>JR Reid</strong> (shoutout JR, on se souvient du titre de champion de france avec Paris) et <strong>BJ Armstrong</strong>. En 2012, ils font venir <strong>Steve Nash</strong> contre 4 premiers tours de draft.</p>
<p>À L.A. c’est win now ou... rien du tout. C’est WIN NOW ! Mais l’avantage pour les Lakers, qui l’ont encore prouvé cet été, c’est qu’ils réussiront TOUJOURS à attirer les gros free-agents ou à faire des Trade blockbusters : <strong>Shaq</strong> en 97, Pau <strong>Gasol</strong>, <strong>Chris Paul</strong> à un chouilla près... <strong>Dwight Howard</strong> et Nash et maintenant AD. Le Lake Show messieurs dames, inéluctable Lake Show.</p>
<p>Donc Kuzma, qu’en est-il de lui là dedans ? Déjà, sa production actuelle sur la saison est très honnête avec 13 points et 4 rebonds par match en seulement 24 minutes. Ses pourcentages sont encore bas, mais il a eu du mal à se mettre en route, ce qui est assez compréhensible avec l’arrivée de AD et la redistribution des cartouches en attaque. De plus, il sort du banc, ce qui requiert un ajustement vis à vis de son rôle de starter la saison passée.</p>
<p>Cependant, depuis quelques matches, il est enfin sorti de sa boîte avec plus de 25 points de moyenne sur la première semaine de Janvier et, surtout, son gros match de patron à OKC avec 36 points à 15/24 et un plus/moins de + 20 dans la victoire des Lakers... Pour rappel, AD et LeBron n’ont pas joué ce match.</p>
<p><iframe title="Kyle Kuzma drops 36 points without LeBron or AD in Lakers vs. Thunder | 2019-20 NBA Highlights" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jAfs7q6ej3w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Mais si la plupart remarquent les stats, l’élément le plus percutant pour moi a été la manière de jouer et de dominer de Kuzma pendant ce match contre OKC. Il a montré une capacité insoupçonnée à jouer le pick-and-roll et à se créer son tir après dribble. On connaissait sa qualité de shoot en pick-and-pop et sa capacité de course ou son aptitude à prendre les intervalles sur les close outs, mais j’avoue avoir été surpris par son impact dans la création en l’absence de LeBron. Il poursuit vraisemblablement son développement qui est très prometteur.</p>
<p>Cette idée que le trader dans une optique supposée de se renforcer pour faire un run final en playoffs me semble mal avisée du côté des Lakers. L’équipe est d’hors et déjà équipée pour gagner le titre. Il est simplement question de rester en bonne santé pour ce roster expérimenté.</p>
<p>Kyle Kuzma est l’avenir des Lakers et l’assurance de pouvoir construire sur la durée une équipe compétitive et de convaincre AD et d’autres joueurs majeurs de poser ou de garder leurs valises à LA. Demandez à Ingram si le soleil californien ne lui manque pas ? Kuzma est <em>tough</em> mentalement, mais il est également intelligent : il vient de Flint Michigan et il a conscience de la bénédiction d’être à LA où il peut faire fleurir sa marque Kuzmania (marque qu’il avait déposée à son entrée dans la ligue) tout en étant en position de potentiellement glaner une première bague de champion. Son émancipation dans le jeu viendra après le départ de LeBron... et il a encore montré que, si on lui donne l’opportunité, il répondra à l’appel.</p>
<h2>Kyle Kuzma Vs Zach LaVine</h2>
<p>« <em>Mais Angelo, tu penses qu’un Kyle Kuzma est plus intéressant qu’un Zach LaVine ?</em> » La réponse n’est pas linéaire et je vais faire de mon mieux pour y répondre.</p>
<ul>
<li>Premièrement, un échange entre Kuzma et Lavine impliquerait également d’autres joueurs du roster des Lakers, Danny Green notamment. Mauvais calcul.</li>
<li>Ensuite, ce ne sont pas les mêmes profiles de joueurs : Zach Lavine est plus âgé et déroule à Chicago avec carte blanche dans le jeu et les tickets shoots qui vont avec. Est-ce que Lavine proposerait la même production statistique en jouant en 3<sup>ème</sup> option offensive derrière LeBron et Anthony Davis ? Pas si sûr... sachant que ses explosions au scoring cette saison sont liées à cette liberté dans le jeu qu’il n’aura plus une fois aux Lakers. Mettre 40 points en une dizaine de dribbles sur un match est un luxe que seuls <strong>Klay Thompson</strong> ou <strong>Michael Jordan</strong> se sont permis à ce jour.</li>
<li>De plus, Kuzma est plus polyvalent dans le jeu, pouvant évoluer efficacement sur les postes 3 et 4.</li>
</ul>
<p>Dans la situation actuelle des Lakers, je ne suis simplement pas convaincu que perdre Kuzma et Green pour un Zach Lavine friand de ballons soit la solution miracle garantissant un quatrième titre de champion à LeBron James.</p>
<p>Je profite de cette tribune pour informer ceux qui ne le savaient pas encore que dimanche dernier nous avons inauguré le premier podcast d’une nouvelle séries de 3 podcasts élaborés en collaboration avec Clutchtime, qui traiteront du basket américain sous différents angles : La minute du Tsar, Souvenirs du Tsar ou encore L’œil du Tsar, dont j’aimerais partager avec vous la vidéo aujourd’hui. N’hésitez pas à nous faire des suggestions sur les thèmes que vous aimeriez voir être abordés. L’idée est de vous apporter toute ma connaissance de la NBA à travers tous ces nouveaux podcasts.</p>
<p><iframe title="L’Oeil du Tsar - Épisode 1 : KYLE KUZMA" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/viEjfUQNv-o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Bonne fin de semaine à tous, et à très bientôt pour une nouvelle tribune dans les semaines à venir, toujours sur BasketSession !</p>
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		<item>
		<title>La Tribune du Tsar #3 : Simmons et Lonzo, l&#8217;origine du problème</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/angelo-tsagarakis-ben-simmons-lonzo-ball-465048/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[ANGELO TSAGARAKIS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 05:30:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Angelo Tsagarakis]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Simmons]]></category>
		<category><![CDATA[Lonzo Ball]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Kidd-Gilchrist]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/11/Ben-Simmons-1155x604.jpg" alt="La Tribune du Tsar #3 : Simmons et Lonzo, l&rsquo;origine du problème" /></div><p>Les carences au shoot de Ben Simmons et Lonzo Ball les pénalisent énormément. Angelo Tsagarakis se penche sur l’origine du problème.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/11/Ben-Simmons-1155x604.jpg" alt="La Tribune du Tsar #3 : Simmons et Lonzo, l&rsquo;origine du problème" /></div><p>J’ai toujours un élan de frustration quand je me penche sur les carences techniques majeures dans la gestuelle de tir d’un <strong>Ben Simmons</strong> par exemple. L’axe de travail et de correction me semble tellement évident et plutôt simple dans l’identification du problème pour un œil averti, que je n’arrive pas à imaginer avec tous les « skills » spécialistes qui traînent dans le milieu NBA et NCAA que personne n’ait pu s’occuper ou se PRÉoccuper de son tir extérieur avant son arrivée à LSU ou pendant son année à l’université. Ça me perturbe véritablement.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-rvs-cover-big wp-image-465052" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/11/Ben-Simmons-646x380.jpg" alt="Ben simmons" width="646" height="380" /></p>
<p>(Donnez-moi un été de travail avec le gamin ... juste un).</p>
<p>Je trouve tout de même particulièrement dommageable dans une idée de formation pure, de céder à la facilité et de laisser un jeune phénomène dominer le jeu en s’appuyant sur ses acquis naturels au lieu d’insister sur le développement nécessaire des fondamentaux manquants qui lui permettront de concrétiser son potentiel.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true">
<p lang="fr" dir="ltr">Le premier trois-points de Ben Simmons, Messieurs-Dames 🙏🙏🙏 Comme quoi, tout peu arriver dans ce bas-monde !! <a href="https://t.co/wgc33qL8Dn">https://t.co/wgc33qL8Dn</a></p>
<p>&mdash; REVERSE (@REVERSEMAGAZINE) <a href="https://twitter.com/REVERSEMAGAZINE/status/1197310451241144320?ref_src=twsrc%5Etfw">November 21, 2019</a></p></blockquote>
<p><strong>Michael Kidd-Gilchrist</strong>... comment exprimer mon ressenti à la pensée de son shoot à son arrivée en NBA qui était tellement désaxé, avec une gestuelle complètement incompréhensible. Il lui a carrément fallu TOUT changer. Ce qu’il a réussi à faire de manière honorable d’ailleurs, donc respect à lui pour avoir eu le recul nécessaire d’essayer de corriger cette hérésie. Mais permettez-moi de nouveau de remettre en question avec une conviction sans équivoque le bien fondé du concept de tolérer un mécanisme clairement contre-productif dans la pratique d’un sport d’adresse ! À qui est la faute ? La reine dans « Alice au pays des merveilles » s’en donnerait à cœur joie...</p>
<p>Mais cela renforce mon argumentation de plus belle. Si Kidd-Gilchrist a réussi à revenir des abysses (par rapport à son point de départ), un Ben Simmons devrait pouvoir concrètement corriger sa mécanique ; cependant il n’a pas changé sa gestuelle de tir cet été et se concentre plus sur son approche mentale vis à vis du tir et de son rythme. C’est une première étape positive, mais tant que son coude gauche sera autant désaxé vers l’extérieur et que sa main gauche tiendra le ballon sur le côté et non en-dessous comme il se devrait, il ne deviendra JAMAIS le joueur qu’il pourrait devenir potentiellement en corrigeant son seul vrai défaut. Il a en effet le talent dans les mains pour devenir un des tous meilleurs de l’histoire de notre sport et c’est aussi simple que ça.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-rvs-cover-big wp-image-465051" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/11/Michael-Kidd-Gilchrist-646x380.jpg" alt="Michael Kidd-Gilchrist" width="646" height="380" /></p>
<p>Rassurez-vous, je ne dis pas que c’est facile, c’est probablement le plus gros challenge de sa carrière dans le cas présent, mais l’histoire ne retient que la finalité... pas les possibilités.</p>
<p>Vous <a href="https://www.basketsession.com/actu/giannis-antetokounmpo-tribune-du-tsar-462588/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">souvenez-vous de ma première tribune</a> et des subtilités techniques que j’ai pu énoncer dans l’amélioration du shoot de <strong>Giannis Antetokounmpo</strong> ? Nombreux sont les joueurs qui, d’une manière ou d’une autre, doivent faire face à la réalité d’une carence technique dans leurs fondamentaux du tir plus ou moins dommageable selon les cas.</p>
<p><img decoding="async" class="alignright size-large wp-image-465049" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/11/Lonzo-Ball-300x450.jpg" alt="" width="300" height="450" /></p>
<p><strong>Lonzo Ball</strong> est un autre exemple criard de cette vérité ! Auteur d’une saison universitaire de haut vol à UCLA, où on a pu le voir rentrer des gros tirs très longue distance dans la réputée PAC-12 (Conférence dans laquelle j’ai eu l’honneur d’officier pendant quatre ans à Oregon State), il a malheureusement dû se heurter aux limites de sa technique de tir initiale au sein de la meilleure ligue professionnelle au monde. <strong>Gilbert Arenas</strong> a d’ailleurs expliqué avec une pédagogie irréprochable <a href="https://www.youtube.com/watch?v=yT86sfzm5-0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les raisons de ses déboires au shoot</a> (pour ceux qui ne connaissent pas Gilbert Arenas, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=JAY7rbO7RD4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">YouTube sera votre ami</a>). Il a mis en avant qu’avec le positionnement complètement désaxé à gauche du déclenchement de son shoot, Lonzo se coupait la moitié de ses options potentielles au niveau du pull up jumper car le défenseur l’encadrant ne lui permettait pas de repositionner le ballon confortablement (voir pas du tout) dans sa poche de tir désaxée. Raison pour laquelle il était condamné à n’utiliser que le step-back quand il attaquait vers sa droite, contrairement à son côté gauche où son pull up jumper après quelques dribbles est tout à fait respectable.</p>
<p>Imaginez donc un joueur comme Lonzo Ball, grand, athlétique, gros défenseur, superbe passeur avec une science du jeu digne des plus grands meneurs, réduit à n’être efficace offensivement que sur une moitié de terrain à cause d’une mécanique de tir consciemment non-corrigée par son père malgré les heures interminables consacrées à shooter dans l’arrière cours de la maison familiale. IN-COM-PRÉ-HEN-SIBLE.</p>
<p>Sachant de surcroît que plus les années passent, plus les mauvaises habitudes sont difficiles à corriger, Lonzo Ball a fait un gros travail cet été pour transformer bon gré mal gré son défaut technique majeur. Il a réaligné sa gestuelle de tir dans l’axe central et force est de constater que son émancipation du cocon familial lui a fait grand bien et que son shoot est concrètement plus propre et présente une fluidité plus épurée. Même si son pourcentage reste encore bas et qu’il nous a sorti un beau air-ball aux lancers-francs face aux Knicks, le futur semble prometteur pour ce jeune meneur dans lequel Magic Johnson a cru et croit toujours, et qui j’espère restera enfin loin des pépins physiques qui l’ont empêché de donner sa plénitude jusqu’à présent (il pourra remercier ses chaussures BBB « haut de gamme » qui ont vraisemblablement joué un rôle prépondérant dans la dégradation de son intégrité physique).</p>
<p><iframe title="Lonzo Ball Air balls a free throw against the Knicks !😲🏀" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/1tOSpa4VgKs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tribune du Tsar #2 : Frank Ntilikina</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/la-tribune-du-tsar-2-frank-ntilikina-463506/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[ANGELO TSAGARAKIS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 08:01:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Angelo Tsagarakis]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Ntilikina]]></category>
		<category><![CDATA[New York Knicks]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Frank-Ntilikina-1155x604.jpg" alt="La Tribune du Tsar #2 : Frank Ntilikina" /></div><p>La situation de Frank Ntilikina est frustrante au possible. Reste-t-il encore de l'espoir pour Franky aux Knicks ? Angelo Tsagarakis se pose sur la question.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Frank-Ntilikina-1155x604.jpg" alt="La Tribune du Tsar #2 : Frank Ntilikina" /></div><p><em>Comme vous allez le voir dans les prochains jours et les prochaines semaines, BasketSession va pas mal évoluer cette saison. Première nouveauté, une rubrique « Tribune » dans laquelle VOUS pourrez vous exprimer. Fans, joueurs amateurs, joueurs pros, activistes et acteurs de la communauté, ou encore coaches : tous les amoureux de la balle orange qui le désirent - et qui ont quelque chose à dire - pourront y trouver un espace d’expression un peu plus grand que les 280 signes un peu restreignants de Twitter. Pour l'occasion, nous avons fait appel <strong>Angelo Tsagarakis.</strong> Après <a href="https://www.basketsession.com/actu/giannis-antetokounmpo-tribune-du-tsar-462588/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">sa première tribune</a> sur <strong>Giannis Antetokounmp</strong>o, il revient cette fois sur la situation frustrante de <strong>Frank Ntilikina</strong> avec les New York Knicks.</em></p>
<p><em><strong>Si vous aussi souhaitez écrire et être publié, n’hésitez pas à nous soumettre votre Tribune sur notre adresse contact</strong> : <a href="mailto:contact@reverse-mag.com">contact@reverse-mag.com</a>. En attendant, on vous laisse avec le Tsar.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Frank Ntilikina</strong>, 21 ans seulement, du talent plein les mains mais déjà deux ans d’errance au sein de cette franchise des Knicks de New York qui est plus que jamais en perdition.</p>
<p>On peut se dire que l’arrivée de <strong>Julius Randle</strong> est intéressante dans l’absolu (je l’ai croisé cet été à la Mamba Academy et c’était juste impressionnant, le bonhomme est une armoire à glace), mais c’est clairement révélateur de la crise profonde dans laquelle est plongée cette organisation quand le meilleur free-agent qu’ils aient réussi à récupérer en ayant tout le salary cap nécessaire pour signer au moins deux contrats max est ... Julius Randle. Pas de <strong>AD</strong>, pas de <strong>Kyrie Irving</strong> et encore moins de <strong>Kevin Durant</strong>... sachant qu’ils ont bazardé <strong>Porzingis</strong> pour deux bouteilles d’huile d’olive et un sac de pistaches.</p>
<p>Qu’en est-il de Franky dans ce marasme ? Il semblerait qu’il a le défaut d’avoir été choisi par <strong>Phil Jackson</strong>... et c’est un patrimoine qui, malheureusement dans la situation actuelle, ne l’aide pas, car il est intrinsèquement relié à l’échec Jackson dans l’esprit de beaucoup de monde du côté de New York. Beaucoup pensent que les Knicks auraient dû drafter quelqu’un d’autre et choisir un <strong>Dennis Smith Jr</strong> pour ne citer que lui et ils se sont d’ailleurs arrangés pour faire venir ce dernier aux Knicks dès que l’opportunité s’est présentée.</p>
<p>On se souvient que la presse new-yorkaise n’a pas été tendre avec Frank initialement, le qualifiant de<em> soft</em> tout comme <strong>Knox</strong> d’ailleurs. Et la personnalité réservée de Franky n’aide pas à changer son image qui reste un peu énigmatique pour la plupart.</p>
<p>A New York, on aime les mecs charismatiques et surtout agressifs et c’est ce qui explique que nombreux sont ceux qui critiquent ouvertement Frank Ntilikina pour son manque d’agressivité offensive, mais l’adulent tout autant pour son agressivité défensive.</p>
<p>Le problème, c’est que Frank a besoin de confiance en lui et tout ce que les Knicks ont fait depuis son arrivée, volontairement ou involontairement, n’a fait que détruire progressivement les velléités de prises de risque du garçon. Ensuite, il a eu quelques petits pépins physiques qui, bien entendu, n’ont rien arrangé à sa situation.</p>
<p>De manière très objective, Frank n’a malheureusement pas su saisir sa chance durant ses deux premières années en NBA. Bilan dur diront certains, bilan évident diront d’autres. Personnellement, je me moque un peu de ce que pensent la plupart sachant que mes propos sont honnêtes et bienveillants envers le gamin que j’ai pu côtoyer un peu avant son départ pour les États-Unis. Son manque d’agressivité offensive lui a coûté une place de titulaire qui lui tendait les bras, surtout que son intensité défensive pouvait/peut/pourrait lui permettre de devenir le chouchou du Garden.</p>
<p>J’ai même le sentiment que le Garden n’attend que ça : un nouveau <strong>John Starks</strong>, quelqu’un à même de personnifier ce qu’est le basket new-yorkais, dur et intense... et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sWf2G8zAIA0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les chants « <em>We want Frank</em> »</a> émanant des gradins la semaine dernière me confortent dans cette idée.</p>
<figure id="attachment_460031" aria-describedby="caption-attachment-460031" style="width: 1400px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="wp-image-460031 size-full" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/09/Ntilikina-EDF.jpg" alt="" width="1400" height="845" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/09/Ntilikina-EDF.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/09/Ntilikina-EDF-313x189.jpg 313w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-460031" class="wp-caption-text">Avec l'équipe de France, Frank Ntilikina a été énorme par séquences.</figcaption></figure>
<p>Il faut se rappeler qu’il vient tout juste d’avoir 21 ans et que sa marge de progression reste énorme. On entend souvent, ces dernières années, ce concept du « <em>trust the process</em> »... et bien le process suit son cours et on a d’ailleurs pu en attester cet été quand il a montré le bout de son nez avec les Bleus pendant le Mondial : le petit a été énorme par séquences et il a laissé entrevoir un vrai potentiel pour devenir éventuellement un joueur NBA d’impact.</p>
<p>Donc si on revient sur sa situation aux Knicks, sachant que <strong>Fizdale</strong> est supposé avoir regardé attentivement les belles performances de Franky pendant l’été, j’ai un peu (beaucoup) du mal à comprendre la logique derrière tout ce qui se passe depuis la reprise de la compétition.</p>
<p>Au lieu de donner à Frank son opportunité en début de saison, il a préféré tester <strong>R.J</strong> <strong>Barrett</strong> à la mène ! Le truc hurluberlu...</p>
<p>Et la montée du soutien pour Frank en provenance des tribunes du Garden est révélatrice de deux choses: D’un côté, le management de Fizdale laisse tout le monde perplexe, on connaît son passif antagoniste avec les joueurs européens qu’il a pu coacher, je pense notamment à l’épisode houleux avec Marc Gasol à Memphis ou encore le départ surprenant de Porzingis en cours de saison dernière. De l’autre côté, les Knicks présentent une défense famélique et jouent sans vrai meneur alors qu’ils ont un archétype de meneur distributeur/défenseur qui sort d’un super Mondial et semble en rythme et prêt pour relever le défi.</p>
<p>Bon, rassurez-vous, Frank ne va pas tourner à 20 points de moyenne par match ni 15 passes décisives, mais il peut dynamiser le jeu des Knicks en imposant une intensité défensive remarquable tout en permettant une circulation de balle en attaque plus intéressante. Avec les gourmands du ballon que sont Barrett et Randle, un joueur comme Frank qui se contente joyeusement des miettes qui lui sont laissées me semble plus judicieux qu’un autre joueur « ball dominant » comme semblerait l’être plus un Smith Jr par exemple.</p>
<p>Au passage, pour tous les fans d’analytics, force est de constater que quand Frank est sur le terrain Barrett joue mieux et les Knicks semblent développer un jeu plus cohérent. Cela reste à confirmer à moyen terme, mais entre les matches de pré-saison et la première victoire des Knicks en saison régulière, il y a matière à tenter le coup. Et si avec Franky aux commandes les Knicks pouvaient potentiellement gagner quelques matches à l’Est ? Ils semblent plus compétitifs en tout cas, comme le démontre leur dernier match à l’extérieur contre une équipe de Boston qui tourne très bien depuis le début de saison.</p>
<p>Frank n’est vraisemblablement pas un joueur de statistiques, en tout cas pas tel qu’on l’entend dans un standard de starter en NBA, mais il ne faut surtout pas se fier à sa ligne statistique dans la victoire des Knicks lundi dernier...</p>
<p>Il semble évident qu’il ne sait pas du tout à quoi s’attendre et ses automatismes sur le terrain sont loin d’être acquis pour le moment. Fizdale s’est assuré (volontairement ?) par son management que Frank soit déstabilisé... Mais n’oublions pas que le plus important reste la victoire et que si un joueur influence positivement la dynamique de l’équipe par sa générosité en défense et son altruisme, il doit rester sur le terrain !</p>
<p>En effet, le ratio défensif de l’équipe est à 98,9 quand Frank Ntilikina est sur le terrain et 110,2 quand il est sur le banc. Le différentiel est énorme pour le coup.</p>
<p>Coup de théâtre, depuis quelques jours Fizdale enchaîne les appréciations positives sur le niveau de jeu actuel de Frank et dit apprécier comment il est resté concerné et prêt à saisir sa chance depuis le début de saison. Mini (gros) foutage de gueule, mais on prend quand même.</p>
<p>À voir maintenant une fois de plus si ça se confirme sur la durée. En tout cas je le souhaite sincèrement.</p>
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		<title>La Tribune du Tsar &#8211; Angelo Tsagarakis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ANGELO TSAGARAKIS]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2019 05:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Angelo Tsagarakis]]></category>
		<category><![CDATA[Giannis Antetokounmpo]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/10/angelo-tsagarakis-dunkakis.jpg" alt="La Tribune du Tsar &#8211; Angelo Tsagarakis" /></div><p>Pour le lancement de notre nouvelle rubrique « Tribune », Angelo Tsagarakis évoque son « compatriote », le monstre Giannis Antetokounmpo.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/10/angelo-tsagarakis-dunkakis.jpg" alt="La Tribune du Tsar &#8211; Angelo Tsagarakis" /></div><p><em> Comme vous allez le voir dans les prochains jours et les prochaines semaines, BasketSession va pas mal évoluer cette saison. Première nouveauté, une rubrique « Tribune » dans laquelle VOUS pourrez vous exprimer. Fans, joueurs amateurs, joueurs pros, activistes et acteurs de la communauté, ou encore coaches : tous les amoureux de la balle orange qui le désirent - et qui ont quelque chose à dire - pourront y trouver un espace d’expression un peu plus grand que les 280 signes un peu restreignants de Twitter. Pour cette première, nous avons fait appel Angelo Tsagarakis qui a souhaité écrire sur son « compatriote », Giannis Antetokounmpo.</em></p>
<p><em><strong>Si vous aussi souhaitez écrire et être publié, n’hésitez pas à nous soumettre votre Tribune sur notre adresse contact</strong> : contact@reverse-mag.com. En attendant, on vous laisse avec le Tsar qui évoque la Star</em></p>
<p>La saison NBA 2019-2020 n’avait même pas encore repris officiellement que les débats faisaient rage sur les différents classements que nous ont proposé les « supposés » (ne voyez pas là une ironie quelconque de ma part...) sites spécialisés américains. <strong>LeBron James</strong> n’est plus numéro 1 (première fois depuis 2012) et <strong>Kawhi Leonard</strong> accompagne gracieusement le Greek Freak <strong>Giannis Antetokounmpo</strong> en tête de la majorité des listes.</p>
<p>Aujourd’hui, je ne viens pas débattre de l’absence de <strong>Kevin Durant</strong> dans tous ces classements (l’homme est blessé, laissons-le revenir à son rythme) ou de la niaiserie profonde de classer <strong>Klay Thompson</strong> hors du Top 15/20 et de le mettre aussi bas que la 49<sup>ème</sup> place ou quelque chose comme ça... non. Aujourd’hui, je vais gribouiller spontanément en essayant de ne pas vous perdre en chemin et en commençant par mon compatriote grec Giannis Antetokounmpo ... jeune MVP fraîchement couronné, qui au-delà de sa progression constante depuis ses débuts en NBA a encore une marge de progression absolument terrifiante.</p>
<p>Imaginez un peu qu’un jeune homme de 25 ans qui tourne à plus de 27 points, 12 rebonds et presque 6 passes par match nous donne la sensation d’à peine effleurer son potentiel. Le garçon n’a toujours pas de vrai jeu posté (bien que j’ai fort apprécié le turn-around baseline que j’ai pu apercevoir en présaison) avec des go-to moves performants qui lui permettent de diversifier sa panoplie offensive et d’empêcher les prises à deux permanentes. Pas de fade-away... dribble step-back... face up pull-up dans la tronche du défenseur (<strong>Kevin Garnett</strong> style) en options fiables pour affoler les compteurs, et pourtant le Freak démembre inlassablement les velléités de tous défenseurs (au-delà de Horford et Kawhi jusqu’à preuve du contraire).</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-rvs-cover-big wp-image-418125" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/04/giannis-antetokounmpo-646x380.jpg" alt="Giannis Antetokounmpo - SHaq Milwaukee Bucks" width="646" height="380" /></p>
<p>La clé pour débloquer tous les packages offensifs encore à sa disposition est simple et est identifiée par tous. Même les twittos du dimanche peuvent se targuer d’avoir mis le doigt sur la seule réelle carence du Greek Freak dans son jeu : son shoot extérieur ! Soyons tous fiers d’avoir eu cette révélation dans notre sommeil, que le feu... brûle et que l’eau... mouille (référence « Charly et Lulu » pour les anciens) et que Giannis Antetokounmpo... doit améliorer son shoot.</p>
<p>Mais il existe une réelle lueur d’espoir de voir le potentiel infini de Giannis continuer d’éclore devant nos yeux, car le garçon – contrairement à d’autres – n’a pas une gestuelle disgracieuse ou mauvaise techniquement parlant, au contraire ! Et c’est plutôt remarquable sachant la taille ahurissante de ses mains/doigts qui englobent le ballon tel « une pamplemousse » (dédicace à George Eddy).</p>
<p>Sa technique est très correcte, voire bonne au niveau de sa main droite : le fouetté du poignet est propre et ne vrille pas ; la main reste donc bien alignée avec le cercle. On a pu voir une réelle progression dans son pourcentage de réussite à trois-points tout au long de la saison dernière et ce n’est pas étonnant.</p>
<p>Son shoot pourra passer un cap dans la fiabilité et la constance quand il réussira à corriger le positionnement de sa main gauche, qui est trop en retrait et se retrouve derrière la balle et non en soutien sur le côté. Cependant, je pense qu’il a dû opter pour cette posture afin de développer une sensation de contrôle avec le bout des doigts sur le ballon (à cause de la taille exagérée de ses phalanges). Il faut bien commencer quelque part.</p>
<p>Son shoot était encore trop lent la saison dernière, car il est important pour lui de bien placer ses mains sur le ballon pour conserver ce touché nécessaire au ressenti de son tir. Le placement de sa main gauche y est évidemment pour beaucoup. Mais avec un artiste comme <strong>Kyle Korver</strong> comme coéquipier et son éthique de travail acharnée (<em>paixtara mou</em> !) le futur semble plus que jamais FREAKY. On voit déjà un aperçu en présaison de ce travail dont il est question. Hâte de voir la suite de son développement.</p>
<p>Les Bucks sont très bien armés pour faire mieux que la saison dernière, malgré les pertes de <strong>Malcolm Brogdon</strong> et <strong>Nikola Mirotic</strong>, qui sont particulièrement dommageables vis-à-vis du style de jeu prôné du côté de Milwaukee. Les arrivées de Korver, <strong>Wesley Matthews</strong> et <strong>Dragan Bender</strong> compensent largement, sans oublier l’évolution constante de Pat Connaughton qui devrait se poursuivre.</p>
<p>Ils ont aussi signé pour deux ans le grand frère de Giannis, <strong>Thanasis Antetokounmpo</strong>, geste que beaucoup considéreront « commercial » de la part des Bucks, afin peut-être de mettre un argument supplémentaire dans la balance quand il sera l’heure de négocier sa prolongation de contrat à l’approche de la Free-Agency. Personnellement je pense que c’est un recrutement intéressant de leur part et cela pour plusieurs raisons.</p>
<p>Premièrement, Giannis fera face cette année à la pression nouvelle d’être le grand favori pour sortir à l’Est. Il a également un nouveau statut de MVP à défendre et le fait d’avoir le soutien inconditionnel de son grand frère, au quotidien, ne peut être qu’une bonne nouvelle à cet égard. Ça n’aura peut-être aucun impact supplémentaire, mais j’ai tendance à ne pas sous-estimer le surplus de stabilité émotionnelle qu’implique la proximité familiale.</p>
<p>Deuxièmement, Thanasis est un superbe athlète et un bien meilleur basketteur que la plupart des gens ne l’accepte. Il a démontré la saison dernière par séquences (mais également cet été sous la tunique de l’équipe nationale) qu’il pouvait être un joueur d’impact. Il est excellent dans les courses en transition, généreux en défense et capable de punir à trois-points avec une gestuelle de tir très propre. Il est certes exubérant et parfois dans l’excès démonstratif, mais c’est un joueur altruiste qui se fond rapidement dans un collectif et j’anticipe que son expérience du côté de Milwaukee soit plus intéressante que prévue.</p>
<p>Ayant dit tout cela, je pense tout de même que, dans la perspective de resigner Giannis en fin d’année, les Bucks misent pleinement sur l’affectif en signant Thanasis. Ce n’est rien de nouveau, les Dallas Mavericks ont été « accusés » de se placer dans un recrutement potentiel du Greek Freak en récupérant <strong>Kostas Antetokounmpo</strong> (le petit frère de Giannis) la saison passée. Cependant, les mauvais résultats collectifs de la franchise ont définitivement mis fin à leurs espoirs dissimulés de pouvoir séduire un Greek Freak, qui est lui plus que jamais obnubilé par un titre de champion.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-rvs-cover-big wp-image-454106" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/05/giannis-antetokounmpo-646x380.jpg" alt="Giannis Antetokounmpo NBA AwardsMilwaukee Bucks" width="646" height="380" /></p>
<p>Je vous rassure, les Milwaukee Bucks ont bien plus d’arguments de leur côté pour tenter de sécuriser une prolongation du contrat de Giannis sur du long terme, mais aucun détail n’est à ignorer sur probablement LE dossier le plus important dans l’histoire de la franchise.</p>
<p>Un questionnement particulièrement intéressant est mis en avant au moment de considérer la nouvelle signature ou re-signature à venir du Greek Freak. La NBA est un véritable business et les choix de destination des uns et des autres sont souvent influencés par des opportunités extérieures au terrain. On parle toujours de la difficulté des petits marchés (tel Milwaukee par exemple) à pouvoir conserver un gros poisson sur le long terme. Et on atteste toujours d’une certaine fatalité dans les choix de destination éventuelle des grandes stars de la ligue. <strong>Shaq</strong> a quitté Orlando pour se retrouver à L.A. Garnett a quitté Minnesota le cœur en peine après avoir tout donné à son premier club durant près de dix ans et est parti rejoindre la tradition Celtics pour glaner son premier et seul titre en carrière. <strong>Dwight Howard</strong> est lui aussi parti à Los Angeles quand il était vraisemblablement encore considéré comme un joueur premium en NBA... Kevin Durant est parti à Golden State et a désormais rejoint les Nets à Brooklyn (donc New York), les <em>Tres Amigos</em> (LeBron, <strong>Bosh</strong> et <strong>Wade</strong>) ont certes créé une nouvelle mode du « copinage » (aux antipodes de la culture NBA traditionnelle), mais ils se sont rejoints à Miami... pas à Memphis ou Phœnix.</p>
<p>J’ai donc abordé ce sujet de discussion avec mon mentor, Dominique Bukasa, en lui disant que je pense que Giannis va resigner aux Bucks. Chose à laquelle il m’a répondu « <em>Not happening. He’s gone. Probably to the Lakers eventually</em> ».</p>
<p>En approfondissant la conversation, il m’a expliqué que la situation de Giannis est très similaire à celle de Garnett époque Minnesota. Les Bucks seront compétitifs, mais ne pourront pas s’installer durablement comme candidat au titre car Milwaukee ne se présentera jamais comme un eldorado potentiel pour les gros free-agents. <em>Business is business</em>. Les contrats publicitaires et multiples sponsors incitent et pressionnent (je crois que ce mot n’existe pas, mais tout le monde comprend) leurs clients à rejoindre un marché plus lucratif, plus exposé au monde et au développement commercial.</p>
<p>Un concept sourd, non-dit mais clairement ressenti aux États-Unis est que tu peux être quelqu’un, mais tu ne seras jamais vraiment QUELQU’UN tant que tu n’es pas quelqu’un à LA, New York, San Francisco, Chicago ou Miami... Même Boston perd la bataille des free agents la plupart du temps ces dernières années et si le « Celtic Mystic » survit, c’est grâce à un management de haut vol et une capacité à avoir le nez creux lors de la draft.</p>
<p>Qu’en sera-t-il donc de Giannis Antetokounmpo ? Il a communiqué de nombreuses fois à la presse qu’il préfère être dans un petit marché comme Milwaukee ; que le mode de vie et la pression des gros marchés ne lui conviennent que très peu. Il clame haut et fort son amour à son club de cœur, club qui lui a donné sa chance de devenir celui que le monde connaît désormais sous le nom de Greek Freak. Mais qu’en sera-t-il si les Bucks échouent cette année encore aux portes de la finale NBA (<em><a href="https://www.basketsession.com/actu/giannis-antetokounmpo-coup-de-pression-bucks-462773/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ses dernières déclarations</a> montrent d'ailleurs une légère évolution sur le sujet - ndlr</em>) ?</p>
<p>Dominique me dit que seul le titre ou peut-être encore une finale NBA pourraient l’inciter à resigner avec Milwaukee, mais ce ne serait que passager. Comme un LeBron James à Cleveland, si Giannis ramène le Graal ultime à Milwaukee, n’aurait-il pas gagné le droit de donner à sa carrière une chance de passer un véritable palier en allant réécrire l’histoire dans l’une des franchises les plus admirées et reconnues au monde ? Ou n’aurait-il pas plus à gagner en s’inscrivant dans la lignée des rares légendes NBA qui auront fait toute leur carrière au sein d’une seule et même franchise tel un <strong>Kobe Bryant</strong>, <strong>Tim Duncan</strong>, <strong>Dirk Nowitzki</strong>, <strong>John Stockton</strong> ou <strong>Karl Malone </strong>? (ne me parlez pas de son passage à LA s’il vous plaît).</p>
<p>Le CEO de Nike Mike Parker faisait le bilan cette semaine (26 Septembre 2019) de l’impact financier à l’international de la sortie du premier modèle personnalisé de Giannis, la Zoom Freak 1. Il s’avère que ce modèle est devenu le lancement initial le plus volumineux dans l’histoire de Nike Basketball... sans même parler des produits dérivés, telle la série de Tee-shirts « The Freak » qui est arrivée rapidement à épuisement. Être dans un petit marché ne vend pas, disaient-ils ! Et si Giannis Antetokounmpo était l’homme qui allait permettre de redistribuer les cartes et donner aux petits marchés ce glamour qui n’a jamais été le leur ?</p>
<p>On le souhaite à Milwaukee de tout cœur.</p>
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