Qui doit éviter qui au 1er tour des playoffs ?

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Si l’avantage du terrain est souvent déterminant en playoffs, il y a des équipes moins bien classées qui ont des atouts spécifiques pour gêner tel ou tel cador du championnat.

Les playoffs commencent ce weekend. Mais les séries ne sont pas encore connues, à l’exception du duel entre les Boston Celtics et les Indiana Pacers – respectivement quatrièmes et cinquièmes de la Conférence Est. Les duels seront déterminés lors des deux prochaines soirées NBA. Présentation des pires matchups possibles pour les meilleures équipes de la ligue.

Golden State Warriors

Adversaire à éviter : Oklahoma City Thunder

Les Warriors sont leurs propres ennemis. Et ce depuis la signature de Kevin Durant dans la Bay. S’ils restent concentrés et s’appliquent à pratiquer leur basket, il n’y a pas une équipe au monde capable de les battre sur une série au meilleur des sept manches. Mais on l’a vu l’an dernier : les doubles-champions en titre ont tendance à jouer un peu trop avec l’interrupteur ON/OFF. Au risque de se faire surprendre.

Il y a tout de même une équipe qui a les arguments – physiologiques – pour mettre à mal les Californiens. C’est Oklahoma City. Le Thunder est actuellement sixième de la Conférence Ouest mais peut se retrouver huitième. Ce serait sans doute le pire duel possible pour Golden State, surtout en comparaison aux autres possibilités que sont les Spurs et les Clippers. Le groupe de Billy Donovan a déjà plus de « star power » que San Antonio ou Los Angeles avec deux des vingt meilleurs joueurs du monde dans son effectif. C’est important au moment d’affronter les cinq All-Stars des Warriors. Il faut du répondant avec des basketteurs talentueux individuellement pour faire la différence dans des situations tendues.

Mais même le profil d’équipe du Thunder peut poser problème à Stephen Curry et ses coéquipiers. Il y a plein de bons défenseurs ou de joueurs très athlétiques. Polyvalents, en plus. Avec la possibilité de switcher sur tous les écrans et donc de maintenir constamment un joueur en face de Curry ou de Durant, ce qui constitue la seule solution pour au moins ralentir les deux MVP. Ils ont la force physique pour brutaliser les tireurs d’élite de Golden State et ainsi éventuellement les faire (un peu) douter. OKC est certainement une équipe plus forte que ce que son bilan l’indique – elle était troisième il y a un mois – et elle sera l’un des outsiders à l’Ouest.

Houston Rockets

Adversaire à éviter : Oklahoma City Thunder

Rebelote. Et quasiment les mêmes arguments. Oklahoma City a dominé Houston deux fois cette saison. Et présente même un Net Rating de +6,7 contre les Rockets. Les Spurs, à l’inverse, sont à -8,7 contre leurs voisins texans. Parce qu’ils n’ont pas les armes défensives pour gêner James Harden. Même les Clippers seraient un moins bon matchup que San Antonio. Les Angelenos ont eux aussi battu deux fois les Rockets en trois confrontations cette saison.

Denver Nuggets

Adversaire à éviter : San Antonio Spurs

C’est là le paradoxe. San Antonio représente le matchup idéal pour Golden State et Houston. Mais pas pour Denver, intercalé entre les Warriors et les Rockets au classement. Pour les Nuggets, c’est peut-être le pire (même si l’idée d’affronter le Thunder n’enchante sans doute pas le staff du Colorado). Les joueurs de Mike Malone sont jeunes et ils ont du répondant. Ils sont athlétiques. Jouer l’armada d’épouvantails aux longs bras d’Oklahoma City ne leur fait pas « peur ».

Les éperons évoluent dans un registre complètement différent. Un style qui convient moins aux Nuggets. Moins, en comparaison avec le Thunder ou les Clippers. Mais San Antonio a fait jeu égal avec Denver pendant la saison régulière : deux victoires chacun. Les hommes de Gregg Popovich sont capables de déstabiliser Nikola Jokic et ses partenaires en faisant tourner la balle en attaque. Parce que même si les Nuggets ont fait des progrès en défense, ils n’ont peut-être pas encore des bases aussi solides que d’autres équipes spécialisées dans ce domaine. Et ils peuvent donc éventuellement mettre mis à mal par un flow offensif constant comme celui des Spurs.

Milwaukee Bucks

Adversaire à éviter : Orlando Magic

C’est vraiment par défaut que nous avons choisi le Magic. Déjà parce que les Bucks ont écrasé la saison régulière à l’Ouest mais encore plus à l’Est, forcément. C’est la seule équipe à 60 victoires. C’est la meilleure défense de la ligue mais aussi la troisième meilleure attaque. Le meilleur Net Rating de la ligue, aussi. D’ailleurs TOUTES les formations de la Conférence Est affichent un différentiel négatif contre Milwaukee !

Boston est celle qui s’en sort le mieux avec -4. Suit ensuite Orlando avec -4,3. D’où le choix du Magic. En revanche, vu comme c’est parti, les Bucks devraient affronter Detroit au premier tour. Ça tombe bien, c’est l’équipe qui leur réussit le mieux cette saison. Ça sent le sweep.

Toronto Raptors

Adversaire à éviter : Detroit Pistons

Les Pistons sont actuellement huitièmes à l’Est mais ils peuvent éventuellement accrocher la septième place et ainsi affronter les Raptors. Ce n’est sans doute pas le souhait des Canadiens même si, en tant que deuxième tête de série, ils partiront favoris contre n’importe quelle équipe. Sauf que Detroit, formation coachée par Dwane Casey, l’ancien entraîneur de Toronto, a pris un malin plaisir à faire mordre la poussière aux Dinos cette saison. Trois confrontations et autant de victoires pour la formation du Michigan.

La rancœur que Casey garde envers les Raptors, qui l’ont licencié l’été dernier après la meilleure saison de l’Histoire de la franchise, peut servir de motivation supplémentaire aux Pistons. Et parfois, jouer dur permet de compenser l’écart de talents.

Philadelphia Sixers

Adversaire à éviter : Brooklyn Nets

Les Sixers n’ont pas forcément brillé contre les candidats aux playoffs de leur propre Conférence cette saison. Seuls les Pacers et les Pistons ont mordu la poussière. Alors qu’à l’inverse, les Nets ont fait un peu plus que jeu égal avec Philadelphie. Deux victoires partout mais un différentiel en faveur de Brooklyn. Jarrett Allen est jeune et il ne pourra pas contenir Joel Embiid sur toute une série mais il peut le gêner. Cette série aurait de l’allure, vraiment.