La recette de Tim Duncan pour survivre

Tim Duncan vit peut-être sa dernière saison dans la ligue. Pour rester au top niveau, le taulier des Spurs n'a pas chômé cet été.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
La recette de Tim Duncan pour survivre
Encore magnifique la saison dernière au moment de soulever son 5e trophée Larry O'Brien, Tim Duncan aurait parfaitement pu arrêter sur cette belle note. Le risque est toujours grand de poursuivre au-delà de la limite raisonnable et de quitter la scène en laissant une impression mitigée. Le taulier des Spurs ne veut pas de ça. S'il a décidé de continuer, c'est parce qu'il est convaincu d'avoir encore le niveau et on veut bien le croire. Pour rester dans le coup, Duncan a passé un été sérieux sur le plan alimentaire et affiche aujourd'hui 113 kg sur la balance. Avec l'aide du boxeur Jesse Leija, il a également bossé le foncier en multipliant les exercices habituellement réservés aux athlètes du noble art. "Je veux juste survivre dans cette ligue", a expliqué le Big Fundamental à Dan McCarney de MySanAntonio. Et pour survivre, il n'y a évidemment pas que la condition physique. Son arsenal de moves poste haut et poste bas doit rester performant et c'est dans un secteur en particulier que Tim Duncan a souhaité mettre l'accent durant l'intersaison : son shoot à mi-distance. Une arme qui a longtemps fait sa force, mais qu'il a un peu délaissé l'an dernier au profit d'un jeu épuré et "fondamental" dans la raquette.
"J'essaye de retrouver mon shoot. J'ai vraiment buté là-dessus l'an dernier, je ne shootais pas bien. Je veux revenir deux ans en arrière, j'étais bien plus efficace dans ce domaine. En ce moment, je me concentre sur les spots où je suis le plus précis en attaque pour pouvoir faire mouche dès qu'on me donne la balle. Je n'ai jamais délaissé mon shoot mais j'essaye de le changer un peu pour rester dans le coup".
On peut imaginer qu'il n'est pas facile de revoir sa mécanique de shoot quand on a pris un peu moins de 15 000 shoots dans sa vie de basketteur. Gregg Popovich ne se fait lui aucun souci pour son protégé. Il l'a encore vu répéter ses gammes inlassablement depuis le début du training camp des Spurs.
"A chaque fois c'est pareil. Il repart de zéro en pivotant, en tentant des bank shots, des hooks et des jump shots. Tim travaille les bases et c'est ce qui fait sa force". 
La formule a fonctionné pendant 17 ans. Il n'y a aucune raison qu'elle le fasse flancher maintenant, alors qu'il va tenter de réaliser le premier back-to-back de sa carrière avec San Antonio pour ce qui pourrait être sa dernière saison dans la ligue.

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