Happy Birthday : Bill Russell, la légende vivante du TD Garden

Joueur mythique de Boston à l'époque des plus grands succès de la franchise, Bill Russell fête aujourd'hui ses 81 ans. L'occasion de revenir sur ce que son nom évoque dans l'histoire des Celtics. Mais aussi dans celle la NBA.

Guillaume RantetPar Guillaume Rantet | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Happy Birthday : Bill Russell, la légende vivante du TD Garden
Son maillot restera à tout jamais sur les murs du TD Garden. Son numéro, le 6, retiré en 1972, est l'un des plus beaux souvenirs que les fans des Celtics peuvent contempler dans leur enceinte. Le symbole d'un passé glorieux, qui leur permet de revendiquer aujourd'hui le statut de franchise la plus titrée de l'histoire de la Ligue. D'une période où Boston régnait sans relâches sur la NBA. Et s'offrait onze titre en treize ans. Ces onze titres, les fans des Celtics les doivent en partie à leur célèbre pivot, élu cinq fois MVP, douze fois All-Star, et qui fête aujourd'hui son 80ème anniversaire : Bill Russell. Ou la légende vivante du TD Garden. Avant d'entrer dans la Grande Ligue, Bill Russell répétait ses gammes avec l'Université de San Francisco. Drafté par les Saint-Louis Hawks en deuxième position en 1956, il avait alors déjà une solide réputation. Le pivot avait ainsi remporté deux titres NCAA, et faisait fortement parler pour ses talents de défenseur. Conséquence : il est sélectionné pour participer aux Jeux olympiques de Melbourne en 1956. Problème : le président du Comité international olympique, Avery Brundage, explique que le joueur n'est plus amateur. Bill Russell disputera tout de même la compétition. Argumentant que son contrat n'est pas encore effectif. En pleine Guerre Froide, le jeune Russell remporte la médaille d'or en battant en finale l'URSS. Le début d'une belle aventure. Car dès la compétition terminée, Bill Russell a une tâche : faire connaître aux Celtics les joies du succès. Or jusqu'ici, Boston ne connaît pas la victoire. Mais dès la première saison de Bill Rusell à Boston, la dynastie est lancée. Seul Atlanta, en 1958, et Philadelphie, en 1967, se frayeront un chemin parmi les onze titres de l'ogre.

Bill Russell entre Wilt Chamberlain, le Black Power et Abraham Lincoln.

Trois ans après lui, un certain Wilt Chamberlain débarque à son tour dans la Ligue. Dès lors, les deux hommes se livrent à une guerre sans merci pour récupérer le plus de rebonds possible. Finalement, les 21 620 rebonds de Bill Russell ne suffiront pas pour dépasser les 23 924 de Wilt Chamberlain. Mais Wilt Chamberlain, lui, ne remportera "que" deux titres. Militant engagé pour la défense des droits civiques, et soutien actif du mouvement Black Power, Bill Russell a subi à plusieurs reprises le racisme de spectateurs. Lorsque Red Auerbach a pris sa retraite avant la saison 1966-1967, il est devenu joueur-entraîneur. Entrant encore un peu plus dans l'Histoire : Bill Russell devenait ainsi le premier entraîneur noir des sports nord-américains. Intronisé au Hall of Fame en 1975, il entraînera également les Seattle SuperSonics entre 1973 et 1979. Et les Sacramento Kings, l'espace d'une saison (1988-1989). La légende des Celtics écrira également quelques bouquins, et débutera une carrière de commentateur sportif. Puis fêtera dignement, en ce jour, son 81ème anniversaire. Le jour de la naissance d'Abraham Lincoln.

Un superbe documentaire sur Bill Russell

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