Intense et cérébral, De’Aaron Fox va vite devenir incontournable en NBA

Intense et cérébral, De’Aaron Fox va vite devenir incontournable en NBA

De'Aaron Fox ne sera pas le 1st pick de la Draft. Pour autant, plus on en apprend sur lui, plus on est convaincu que certains vont regretter leur choix.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Certains jeunes joueurs n'ont pas le feu sacré. Leur objectif est simplement d'atteindre la NBA, de bien gagner leur vie et, si la chance leur sourit, de remporter des titres individuels et collectifs. D'autres ont une sorte de rage intérieure, d'intensité presque intimidante. Surclasser l'autre, dominer, prouver aux observateurs qu'ils se sont mépris à leur sujet. De'Aaron Fox fait partie de la seconde catégorie. L'équipe qui choisira d'utiliser son pick du 1er tour pour offrir une casquette et un premier joli contrat à ce gamin de 19 ans ne devrait pas le regretter. Il y a bien évidemment la question de la fiabilité de son shoot. Mais un shoot, ça se travaille, ça s'améliore au fil des ans. La fougue, l'intelligence de jeu et le flair sont plus compliqués à acquérir par le travail, pour ne pas dire impossibles. Fox les a déjà en magasin. Dans son lycée de Cypress Lakes dans le Texas, De'Aaron Fox a vite conquis tout le monde. A un âge où la plupart des ados se lèvent au buzzer pour aller en cours, lui débarque à 6 heures au gymnase pour s'entraîner pendant deux heures avant d'aller en cours. Qu'il s'agisse de jeux vidéo ou de ses notes en classe, Fox cherche à être le premier. La défaite l'atteint, le marque. Les images de ses larmes en pleine interview après la défaite de Kentucky lors du dernier Tournoi NCAA l'ont prouvé. Là où Lonzo Ball a annoncé son départ de UCLA pour la NBA quelques secondes après son élimination et avec un calme nonchalant, Fox a d'abord tenté de digérer l'échec et de profiter de ses derniers moments avec les Wildcats. http://www.dailymotion.com/video/x5gcnsk_de-aaron-fox-fond-en-larmes-apres-la-defaite-de-kentucky_sport De'Aaron Fox est un jeune homme sûr de lui - il a choisi le numéro 0 - "comme le nombre de basketteurs qu'il craint" - convaincu d'être le meilleur joueur de cette Draft. Ou en tout cas un meilleur meneur que ses concurrents. On en saura évidemment plus lorsque chacun des membres de cette promotion aura quelques mois de compétition en NBA derrière lui, mais l'idée se tient. Markelle Fultz fait l'unanimité sur le strict plan du talent, mais la faiblesse de ses coéquipiers à Washington n'a pas permis de le voir dans un contexte plus compétitif, notamment lors du Tournoi NCAA. Lonzo Ball a des lacunes défensives et athlétiques, sans parler des doutes concernant son agressivité et des dégâts que pourrait causer son exubérant papa entourage. Dennis Smith Jr est avant tout un phénomène physique, mais des questions se posent sur le reste de son arsenal. Chauvinisme mis à part, Frank Ntilikina est sans doute le seul avoir un "moteur" similaire, mais pâtit malheureusement de sa nationalité.

Il a écrasé Lonzo Ball des deux côtés du terrain

A Kentucky, particulièrement dans les rendez-vous importants, De'Aaron Fox a montré une panoplie plus étendue que celles de ses partenaires de cuvée. Agressif en défense, athlétique, intelligent, tranchant et altruiste au besoin. Il a quand même fallu attendre le duel avec Lonzo Ball contre UCLA pour que sa cote de popularité décolle. Fox ne s'est pas contenté de planter 39 points. Il est entré dans la tête de Ball et a parfaitement géré la pression mise sur eux deux par les médias. En défendant fort sur le Californien, méconnaissable ce soir-là, a donné un avant-goût ce qu'il pourrait proposer au plus haut niveau. Et probablement fait baisser un poil la hype autour de son rival... https://www.youtube.com/watch?v=bb02UydQsqI Mais celui qu'ESPN considérait comme le 6e meilleur lycéen du pays en 2015 (derrière Harry Giles, Josh Jackson, Jayson Tatum, Lonzo Ball et Bam Adebayo), n'est pas qu'une boule de nerfs et de kilowatts comme Russell Westbrook. Ses proches et ses entraîneurs l'ont toujours considéré comme un joueur cérébral et porté sur l'analyse des forces et des faiblesses de ses adversaires. Chris Gaston, son coach personnel et conseiller, est sans doute celui qui en parle le mieux.

"De'Aaron a un gros QI basket et une vraie connaissance du monde du basket. Il est à l'écoute, mais il ne se contentera pas d'exécuter sans questionner. Si vous lui dites de foncer dans un mur parce que c'est important, il vous demandera avant à quel point ce mur est dur et quelles en sont les dimensions", explique Gaston sur Sports Illustrated.

Une caractéristique qui n'est pas sans rappeler Jaylen Brown, le "petit génie" de la Draft 2016 aujourd'hui à Boston. En cours ou sur le terrain, Brown a toujours voulu comprendre comment fonctionnaient les choses et pourquoi il était utile pour lui de les connaître et de les appliquer. C'est avec cette approche exigeante mais tout sauf indisciplinée qu'il est devenu un membre important de la rotation des finalistes de la Conférence Est. C'est avec la même stratégie que De'Aaron Fox va pouvoir tenter d'atteindre ses objectifs.

"Ce que je veux dans 15 ans c'est être encore activité, avoir plusieurs titres de champion et de MVP à mon palmarès et être évoqué comme futur Hall of Famer".

Rien que ça.

Bonus : Découvrez la personnalité de De'Aaron Fox

http://www.dailymotion.com/video/x5r6xl3_de-aaron-fox-taille-lavar-ball-et-se-considere-n-1-de-la-draft-2017_sport
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