Free Agency : Les tops et les flops du premier week-end

La free agency vient de débuter. Après quelques jours seulement, on sait déjà quels deals nous ont plu et lesquels nous ont rendu un peu circonspects...

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Analyse
Free Agency : Les tops et les flops du premier week-end
Trois jours après le début de la free agency, les lignes ont rapidement bougé et on peut déjà tirer quelques enseignements sur les choix pertinents ou non des 30 franchises NBA. En ne se basant que sur les joueurs qui ont signé pour une nouvelle équipe et non sur ceux qui ont paraphé un nouveau contrat, voici ce que l'on a aimé et ce que l'on a moins aimé.

ON AIME

Arron Afflalo (Sacremento Kings), 25 millions sur 2 ans

Un deal court qui permet de limiter la casse en cas de flop et qui, vu l'état du marché et le fait qu'Afflalo n'était pas si loin d'une participation au All-Star Game il y a deux saisons, est plutôt avantageux pour les deux parties. Sacramento avait besoin d'un "3 and D" capable de rendre son backourt un peu plus crédible et Afflalo, s'il a tourné la page de sa pige anecdotique à New York, peut remplir ce rôle.

Courtney Lee (New York Knicks), 50 millions sur 4 ans

Lee demandait visiblement un peu plus d'argent au départ, mais un coup de fil de Joakim Noah a changé la donne. Les Knicks récupèrent un excellent défenseur, adroit à 3 points et qui "connaît le chemin des Finales" (avec Orlando en 2009), pour compléter un cinq de départ très attrayant et complémentaire sur le papier (Rose-Lee-Anthony-Porzingis-Noah). Seul petit hic concernant Courtney Lee, un genou qui lui a causé quelques soucis par le passé. A 12.5 millions l'année, c'est plus qu'acceptable.

Bismack Biyombo (Orlando Magic), 72 millions sur 4 ans

Révélation des playoffs avec les Raptors, le Congolais savait qu'il toucherait le gros lot, mais s'était pourtant déclaré prêt à faire un effort pour rester à Toronto. Si l'investissement est important (18 millions l'année), l'idée d'une raquette Ibaka-Biyombo sur certaines séquences (si Nikola Vucevic est toujours là à la reprise) est sacrément sexy sur le plan défensif, tout du moins en termes de protection du cercle. Avec Frank Vogel en coach, il faut s'attendre à ce que beaucoup d'équipes se cassent les dents sur la défense du Magic, en partie grâce à l'apport du très physique Bismack.

Jeremy Lin (Brooklyn Nets), 36 millions sur 3 ans

Brooklyn ne retrouvera pas les playoffs tout de suite et tant qu'à faire, autant composer une équipe un tant soit peu enthousiasmante à voir jouer. Ramener Jeremy Lin à New York est un move intelligent. Son style de jeu et sa forme récente vont rendre les Nets attrayants, son impact marketing reste énorme sur le plan international et remplira les caisses et sa cote de popularité à Big Apple attirera un peu plus de monde au stade après une saison 2015-2016 morose. Les 12 millions par an seront rapidement amortis, ça ne fait aucun doute.

Al Horford (Boston Celtics), 113 millions sur 4 ans

Les fans des Celtics espéraient une star au rayonnement supérieur, mais difficile de trouver un joueur qui semble aussi taillé pour Boston que le Dominicain. Horford est un All-Star sans les inconvénients qui vont avec ce statut en termes d'égo. A Atlanta, il était apprécié pour ses qualités de leader et son professionnalisme et le côté propre et académique de son jeu devrait être un bonheur pour Brad Stevens. Le prix est élevé (28 millions la saison), mais s'il évite les blessures, l'ex-coéquipier de Joakim Noah à Florida le vaut bien.

Joakim Noah (New York Knicks), 70 millions sur 4 ans

Si on met un petit bémol sur la durée du contrat (connaissant les pépins physiques de l'intéressé...), cette signature est parfaite pour les deux parties. On connaît le lien qui unit "Jooks" et New York et il n'y a aucun doute sur le fait qu'il donnera tout ce qu'il a pour redorer le blason des Knicks. Pour la franchise, c'est la promesse d'avoir un pivot combatif et aux valeurs proches de ce qu'attendent les fans. Il a lui même assuré qu'il n'avait plus aucun bobo et qu'il était prêt à jouer à fond dès la reprise. On a hâte de voir si cette romance va fonctionner. Tous les ingrédients sont là.

ON AIME MOINS

Timofey Mozgov (Los Angeles Lakers), 64 millions sur 4 ans

Le premier move de cette free agency ressemble fort à un "panic move". Les Lakers ont tout de suite réalisé qu'ils n'avaient aucune chance d'attirer un intérieur de haut niveau et ont lâché les chevaux pour recruter Timofey Mozgov. Le Russe est un bon basketteur et sa saison 2014-2015 à Cleveland en tant que starter l'a prouvé, avant qu'il ne tombe en disgrâce (à cause de blessures notamment) par la suite. Mais même avec le nouveau salary cap, 16 millions par an pour Mozgov, c'est un poil exagéré. Pas sûr qu'il parvienne à intégrer la lignée des postes 5 légendaires des Purple and Gold.

Evan Turner (Portland Trail Blazers), 70 millions sur 4 ans

On  apprécie vraiment Evan Turner, surtout sa personnalité. Mais quelle que soit la conjoncture du marché, Portland aurait peut-être pu placer ses billes ailleurs. 70 millions sur 4 ans pour un all-around player devenu 6e homme et pas encore vraiment digne de son statut de n°2 de Draft, c'est beaucoup. Au poste 3 à côté de Lillard et McCollum ou en sortie de banc, il nous fera peut-être mentir.

Eric Gordon + Ryan Anderson (Houston Rockets), 133 millions combinés sur 4 ans

En quelques heures, les Rockets ont laissé filer Dwight Howard et jeté leur dévolu sur deux joueurs au talent indéniable : Eric Gordon était un membre de Team USA et l'un des arrières les plus prometteurs de la ligue avant d'être envoyé à NOLA dans le cadre du trade de Chris Paul. Ryan Anderson n'a jamais vraiment connu d'équipe capable de lui faire découvrir une post-saison intense, mais son profil de stretch 4 est recherché. Cela dit, les deux hommes ne sont pas dans la forme de leur vie. A eux deux, ils ont manqué 173 matches sur les trois dernières saisons et vont coûter 133 millions de dollars aux Texans sur les quatre prochaines saisons. Mieux vaut espérer pour eux qu'ils évitent l'infirmerie et redeviennent aussi productifs qu'à leur meilleure période...

Al Jefferson (Indiana Pacers), 30 millions sur 3 ans

Offensivement et même après les pépins qu'il a connu, "Big Al" est l'un des pivots les plus doués de la ligue, ça ne fait aucun doute. Lui offrir 10 millions par an ressemble d'ailleurs sur le papier à du vol pour son compte en banque... Mais c'est plutôt sur la pertinence de ce recrutement par rapport au projet souhaité par Larry Bird que ce recrutement interpelle. Les Pacers répètent à tour de bras qu'ils veulent créer une rupture avec le style Vogel défensif et lent. Jefferson n'est pas exactement ce que l'on peut appeler un adepte du jeu rapide à la vitesse d'exécution démentielle. On demande à voir de quelle manière il sera utilisé. En sortie de banc ?

Matthew Dellavedova (Milwaukee Bucks), 38 millions sur 4 ans

Le fighting spirit de Matthew Dellavedova et son professionnalisme sont reconnus et appréciés dans le vestiaire des Cavs depuis son éclosion en 2015. Il méritait évidemment d'être récompensé pour son job de bon camarade cette saison, mais Cleveland ne pouvait décemment pas s'aligner sur l'offre des Bucks : 38 millions sur 4 ans soit un peu moins de 10 millions par an ! Milwaukee avait certes besoin d'un meneur remplaçant, mais ne fallait-il pas plutôt miser sur un Ish Smith ou un DJ Augustin pour ne citer qu'eux ?

Ian Mahinmi (Washington Wizards), 64 millions sur 4 ans

On est vraiment ravis que Ian Mahinmi, un joueur sous-coté et un gars en or en dehors du terrain ait signé un contrat aussi juteux. Son professionnalisme et son assiduité dans la ligue lui ont permis de mériter cette attention. Simplement, on aurait aimé le voir ailleurs qu'à Washington. L'alchimie ne paraît pas évidente avec une franchise qui possède déjà quelques intérieurs dont le temps de jeu est important. Ian vient de vivre sa première saison en tant que titulaire et il a parfaitement justifié la confiance placée en lui par les Pacers. Les Wizards ne nous paraissent pas être l'équipe idéale pour le champion NBA 2011, qui n'aura a priori qu'un rôle mineur derrière le backcourt Wall-Beal et Marcin Gortat est un tout petit peu décevant. On espère que le nouveau maître des lieux Scott Brooks nous donnera tort.
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