Jahlil Okafor, la tragédie de son enfance

A 9 ans, Jahlil Okafor, potentiel numéro 1 de la Draft 2015, a assisté au décès de sa mère. Un drame qu'il a toujours du mal à encaisser.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
[superquote pos="d"]"Si j'avais compris immédiatement que ce n'était pas une blague, elle serait encore là aujourd'hui."[/superquote]L'été prochain, Jahlil Okafor sera peut-être le premier joueur invité à monter sur scène par Adam Silver. Apprendre à le connaitre un peu peut donc se révéler utile. Dans un portrait publié par Bleacher Report, le jeune intérieur de Duke, favori pour être le numéro 1 de la Draft 2015, s'est livré de façon émouvante sur la tragédie qu'il a vécue durant son enfance. Si ses coaches au lycée ont souvent décrit sa relation avec son père Chucky comme extrêmement fusionnelle et très démonstrative (embrassades et déclarations d'amour publiques à l'appui), ce n'est pas sans raison. Lorsqu'il avait 9 ans, Okafor a assisté au décès de sa mère, victime d'une grave crise de bronchite chronique alors qu'ils étaient seuls dans leur maison de Moffett dans l'Oklahoma. Parti vivre à Chicago chez son père après ce drame, le nouveau pivot des Blue Devils a toujours dû mal à ne pas culpabiliser, près de 10 ans après les faits.
"Elle s'est mise à tousser et à faire des bruits étranges. Je pensais qu'elle plaisantait parce qu'elle aimait faire ce genre de farces. Si j'avais compris immédiatement que ce n'était pas une blague, je serais sorti plus vite de ma chambre et elle serait encore là aujourd'hui. Je ne peux pas m'empêcher de me dire ça".
Conscient qu'il allait devoir être particulièrement attentif, Chucky Okafor a tenté de protéger son fils comme il a pu, notamment en lui évitant les quartiers les moins recommandables de Chicago. Il ne voulait pas que son rejeton connaisse les mêmes problèmes que lui, viré de 5 lycées et contraint de suivre des programmes pour jeunes indisciplinés.
"Il a ressenti énormément de culpabilité. J'ai dû lui dire qu'il n'y a rien qu'il aurait pu faire pour changer ce qu'il s'est passé. C'est dur à comprendre pour un enfant de son age. On s'est installé à Rosemont, loin des problèmes. Je ne pouvais pas l'exposer aux mêmes difficultés que moi".
D'où une éducation assez stricte encadrée par sa tante proviseur d'un lycée de la ville, qui l'a encouragé à rejoindre l'établissement Whitney Young, notamment fréquenté quelques années plus tôt par Michelle Obama. Le genre d'endroits où "ne pas faire ses devoirs était assez humiliant", explique Chucky Okafor. On vous invite à lire ce portrait franchement intéressant.
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