Panier clutch, perf XXL et même du trashtalk : Joel Embiid a dominé Rudy Gobert en mode MVP

Panier clutch, perf XXL et même du trashtalk : Joel Embiid a dominé Rudy Gobert en mode MVP

Auteur de 40 points et 19 rebonds, Joel Embiid a délivré une performance de mammouth lors de son duel contre Rudy Gobert et le Jazz.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Joel Embiid est en mission cette saison. Devenu papa (riez mais ça joue un rôle), le Camerounais est plus mature, plus impliqué et surtout plus déterminé que jamais. Fini de faire le con. Maintenant, il tient à dominer ses adversaires chaque soir. Histoire de prouver qu’il fait bel et bien partie du gratin de cette ligue, un statut qui lui glissait tout doucement entre les doigts après un exercice décevant des Philadelphia Sixers l’an dernier.

Il y a une revanche à prendre. Pour la franchise, éliminée au premier tour des playoffs dans la bulle Disney, et pour le joueur. Jusqu’à présent, ça démarre très fort. Les 76ers ont dominé la première moitié de la saison à l’Est. Et hier soir, ils ont frappé un grand coup avant de faire un break bien mérité. Opposés au Jazz, premier à l’Ouest, ils se sont imposés 131 à 123 après prolongation.

« Ce sont les duels que vous voulez dominer pour prouver que vous êtes une grande équipe », notait Embiid.

CQFR : Embiid phénoménal, Lillard clutch, McConnell… historique !

Mais le duel, justement, ce n’était pas juste Philly contre Utah. Il y avait un match dans le match entre deux pivots All-Stars. Deux francophones. Jojo contre Rudy Gobert. Avec un certain historique entre les deux. Même si ce passif n’est même pas à mettre à la charge de l’intérieur de l’équipe de France. Son vis-à-vis a mal digéré le fait de ne pas avoir été nommé dans le troisième cinq NBA l’an passé. Une place trustée par « Gobzilla. »

« Anthony Davis a fait une meilleure saison que moi, je suis d’accord. Pour Jokic, il y a débat. Mais Rudy Gobert ? Je ne veux pas le vexer mais il tournait à 15 points et 13 rebonds quand j’étais à 23 et 12. Ça fait une grosse différence. Mes statistiques étaient bien meilleures je trouve », déclarait le natif de Yaoundé en décembre dernier.

Une motivation supplémentaire pour le bonhomme, même si son raisonnement manque probablement de nuances. Et comme si ça ne suffisait pas, il s’est souvenu que certains émettaient l’hypothèse selon laquelle il avait « peur » de Gobert après avoir raté le premier choc entre les Sixers et le Jazz.

« Comme vous avez pu le voir, j’ai très, très peur de lui », ricanait l’intéressé.

Joel Embiid pouvait jubiler. Parce que juste avant, le favori pour le MVP a fait l’étalage de sa puissance et de sa panoplie offensive. 40 points inscrits, 14 sur 17 aux tirs, 19 rebonds, 3 passes et 2 blocks. Ainsi que le panier décisif à trois-points pour arracher la prolongation à 6 secondes de la sirène. Une démonstration.

« Je veux tout détruire sur mon passage », notait le héros du soir. « Je veux dominer. Gobert est un excellent joueur qui fait plein de choses pour son équipe qui ne se voient pas sur la feuille de statistiques. Quand je joue contre des gars comme lui, ça apporte des choses à mon jeu. »

En tout cas, sa performance XXL est un beau message à quelques jours du break, qui sera le moment idéal pour se replonger sur la première partie de la saison. Avec ses cartons en pagaille et son état d’esprit beaucoup conquérant, Joel Embiid s’affirme comme un MVP en puissance mais aussi comme le favori pour le DPOY. Tout ce qui lui était promis à ses débuts chez les pros.

CQFR : Embiid phénoménal, Lillard clutch, McConnell… historique !

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