LaMarcus Aldridge, la belle au bois dormant des Spurs

Si LaMarcus Aldridge ne sort pas de sa torpeur, son avenir et celui des Spurs seront en péril. Où est passé le joueur encore dominant il y a un an à peine ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
LaMarcus Aldridge, la belle au bois dormant des Spurs
Les choses changent vite en un an. La perception que l'on peut avoir d'un joueur aussi. Le 30 avril 2016, LaMarcus Aldridge brillait de mille feux contre Oklahoma City dans le game 1 de la demi-finale de Conférence Ouest entre les Spurs et le Thunder. Injouable, la recrue phare de l'été passé avait claqué 38 points à 18/23 et permis à son équipe de prendre les devants. Dans le game 2, malgré la défaite, le All-Star avait fini à 41 points et éclaboussé à nouveau la rencontre de son talent avec un "clinic" offensif : 41 points à 15/21. A cet instant, on ne pouvait que penser que son choix de rejoindre San Antonio était bon et sans doute voué à être fructueux pour les deux parties. https://www.youtube.com/watch?v=M9ww-sd2J8E Nous sommes le 2 mai 2017 et LaMarcus Aldridge est un "non-facteur" pour les Spurs. Pire, lors de la déculottée reçue à domicile dans le game 1 contre les Rockets, l'ancien Blazer a été un handicap. Au-delà de ses difficultés à se mettre en valeur, ou même simplement en position, sur le plan offensif (4 points à 2/7), Aldridge n'a eu aucun impact positif sur le match. En 25 minutes, l'intérieur de 31 ans a affiché un différentiel de... -36 ! Gregg Popovich a tenté de le mettre face à ses responsabilités en début de 3e quart-temps en l'associant à David Lee, mais la domination de Houston n'en a été que plus importante. A plusieurs reprises, le numéro 12 des Spurs a même été incapable de poster Ryan Anderson, la plupart du temps aussi adroit à 3 points que peu inspiré en défense...

Leonard ne peut pas faire le job seul en attaque

Il n'est évidemment pas le seul Texan à être passé à côté de sa rencontre. Mais les attentes autour de lui sont forcément différentes de celles concernant un joueur lambda et il est difficile de le mettre sur le même plan que tous ses camarades. Personne ne lui demande d'avoir le génie défensif et le leadership taiseux de Tim Duncan. En revanche, exceller en attaque au sein d'une équipe aussi altruiste quand on a un tel talent est une prérogative minimum. Face à une équipe comme Houston, capable de prendre feu offensivement, Aldridge devrait  justement être un contrepoids important à la finition. Leonard a beau avoir pris une autre dimension sur ce plan-là, "LMA" doit être a minima une seconde option capable de marquer entre 18 et 23 points par match, une tâche que Tony Parker essaye de remplir à sa place. Lorsque LaMarcus Aldridge a rejoint les Spurs à l'été 2015, c'était avec un statut de star et l'espoir que sa présence au coté de celle de Kawhi Leonard fasse à nouveau de la franchise une machine de guerre. L'excellence collective du groupe de Popovich et la discrétion médiatique d'Aldridge ont sans doute un peu fait oublier les difficultés d'adaptation qui ont conduit à des rumeurs de trade en début de saison. Aujourd'hui, et ce n'est pas un constat uniquement provoqué par ce game 1, on ne le sent ni épanoui, ni complètement prêt à se dépouiller pour ramener les Spurs en Finales. Même si les Texans parviennent à se défaire de leurs voisins en demi-finale avec un Aldridge en demie-teinte, qu'en sera-t-il en finale contre, probablement, les Warriors ? L'occasion de rebondir va arriver vite. Et c'est de cette faculté à retrouver son allant et son efficacité offensive que dépendra probablement l'avenir de LaMarcus Aldridge et la trace qu'il laissera dans cette organisation.
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