Les MVP et gagnants de 2023

Les MVP et gagnants de 2023

2023 est une année à marquer d'une pierre blanche pour eux !

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article

2023 touche à sa fin et il est l'heure de rendre hommage à ceux qui ont réussi à sortir de cette année avec une belle tête de vainqueur et tout un tas de beaux souvenirs.

Nikola Jokic

Avec ses trophées de MVP en 2021 et 2022, le Joker était déjà devenu l’une des superstars de la ligue. Mais encore fallait-il réussir à un moment à joindre l’accomplissement collectif à l’excellence individuelle. Ça tombe bien, le plus grand fan de canassons que porte la Serbie est un génie d’altruisme, en plus d’être capable de faire la différence en solo. Jokic a été au coude à coude avec Embiid toute la saison pour le trophée de MVP, avant de livrer des masterclasses à tous les adversaires de Denver en playoffs, notamment les Lakers, sweepés en finale de Conférence, et le Heat, dont la flamme s’est éteinte en Finales. Tout ça en donnant l’impression d’être moins ému par le gain du Trophée Larry O’Brien que par la deuxième place de son poulain dans la 3e à l’hippodrome de Novi Sad. Qu’on ne s’y trompe pas, Nikola Jokic aime le basket et va continuer à donner la leçon pendant encore quelques années. On se demande maintenant juste à quelle place il aura réussi à grimper dans les classements officieux des meilleurs joueurs de tous les temps…

Victor Wembanyama

Le 1st pick lui était promis, surtout depuis le showcase à Las Vegas, mais encore fallait-il pouvoir supporter la hype et se montrer fort sur ses terres. Victor Wembanyama a emmené les Mets en finale du championnat de France en enchainant les prestations de haut niveau (il a été élu meilleur joueur, meilleur défenseur et meilleur espoir de Betlic Elite…), s’est frotté les mains en voyant que la loterie allait l’envoyer à San Antonio et pas à Houston, et a en plus eu l’intuition qu’il devait renoncer au Mondial avec l’équipe de France. Résultat : 2023 a vu sa cote de popularité décoller et il se trouve exactement là où il envie d’être, avec la possibilité d’endosser le rôle du messie pour les Bleus aux JO de Paris, puisque son nom ne sera jamais lié au fiasco indonésien. Le monde a découvert à la fois le joueur, cet "alien" au potentiel illimité, et la personne, un jeune homme intelligent, éloquent et réfléchi. Pas mal cette année 2023, non ?

Le basket allemand

Si on nous avait dit que les Allemands seraient champions du monde sans Dirk Nowitzki dans leur effectif… On y aurait à peu près autant cru que si on nous avait dit au milieu des années 80 que la France serait championne du monde de foot sans Platini. Bref, vous voyez l’idée. Toujours est-il que l’Allemagne du basket mérite un grand coup de chapeau pour avoir su développer une identité de jeu sur plusieurs années et être parvenue à réunir la plupart de ses meilleurs joueurs pour cette échéance.

On n’oublie pas les individualités, comme Dennis Schröder qui se transforme en Michael Jordan dans les compétitions FIBA, ou Franz Wagner qui se transforme en… Franz Wagner, mais on a quand même bien eu l’impression que c’était le collectif des cousins germains qui leur avait permis de gagner une Coupe du monde avant nous. On a hâte de voir s’ils seront capables de surfer sur cette vague, mais pas du tout hâte de croiser leur route prochainement. 

Jimmy Butler

On avait déjà eu un aperçu de l’animal que pouvait devenir Jimmy Butler en playoffs lors de la saison dans la bulle à Disneyworld. On a pu constater que même dans un format plus traditionnel et avec une équipe encore moins forte sur le papier, “Jimmy Buckets” était un monstre absolu en post-saison. Alors que Miami était donné pour mort en début de play-in tournament, les Floridiens ont décroché leur billet pour les playoffs et ont réussi une campagne ahurissante pour une tête de série n°8. Butler n’y est évidemment pas pour rien et c’est un énorme euphémisme. Avec ce deuxième run, certes perdant, jusqu’en Finales NBA en écartant Milwaukee, New York et Boston, avec une escouade au talent limité, il s’est quasiment assuré une place au Hall of Fame.

Joel Embiid

Trust the process. C’est ce que Philly nous vend depuis près de 10 ans maintenant. Et si le sacre se fait toujours attendre, les Sixers pourront au moins se targuer d’avoir offert à leur star, Joël Embiid, un titre de MVP. Une première dans la ville de l’amour fraternel depuis Allen Iverson en 2001. Coiffé sur le poteau par Nikola Jokic en 2021 et 2022, l’Américano-Franco-Camerounais a ravi le Michael Jordan Trophy au nez et à la barbe du Serbe et au terme d’une nouvelle saison exceptionnelle sur le plan individuel (exception faite du choix de rejoindre Team USA, bien entendu).

Meilleur marqueur NBA pour la 2ème année consécutive, le 3ème choix de la draft 2014 a marché sur la ligue en 2022-2023, alignant 33,1 pts, 10,2 rbs et 4,2 asts de moyenne. Une récompense méritée au regard de ses performances et du bilan collectif des Sixers en saison régulière, 3ème de la conférence Est. De nouveau décevant lors des derniers playoffs, sorti en demi-finale de conf’ par Boston après avoir gâché deux balles de match, souhaitons au natif de Yaounde de transposer cette domination en postseason l’an prochain pour rafler, après Nikola Jokic en juin dernier (tiens tiens…), le titre de Finals MVP. A défaut, le géant pourra toujours se consoler avec l’or olympique à Paris…

Michael Malone

On avait déjà pas mal de respect pour Michael Malone grâce à deux choses : le fait que plus personne n’ose taper l’amitié avec lui en l’appelant Mike depuis qu’il a rembarré un journaliste qui a tenté de le faire, et son statut de seul coach des Kings que DeMarcus Cousins a vraiment respecté et aimé. Là, le stratège des Nuggets a franchi un cap en menant son équipe jusqu’au titre, tout en étant particulièrement divertissant en conférence de presse pendant les playoffs. Malone avait clairement les Lakers, LeBron et leur traitement médiatique dans le viseur. Ce petit mélange d’amertume et de gouaille a créé une petite rivalité et un ascendant psychologique pour celui qui est devenu… le “Lakers Daddy”. Son look de OG à casquette pendant la parade pour fêter le titre ont aussi marqué les esprits.

Adam Silver

Adam Silver entend et lit fréquemment qu’il est plus soft que David Stern, ou que telle ou telle chose ne se serait jamais produite sous Stern, etc… C’est sans doute vrai, mais ça n’enlève rien aux accomplissements du Commish actuel, notamment le dernier en date, à savoir la NBA Cup aka le In-Season Tournament. On a beaucoup douté de l’intérêt de cette compétition ou même de sa “matabilité”. Force est de reconnaître que le décorum autour des matches, avec des parquets tantôt flashy, tantôt destinés à assassiner des épileptiques, et le scénario de certains d’entre eux, valait le détour.

Les équipes ont globalement montré de l’intérêt et l’envie d’atteindre le Final Four Las Vegas. Là-bas, à l’exception de Zion Williamson, qui a donné l’impression d’avoir participé à six orgies et festins en 24 heures, tout le monde s’est montré quasiment sous son meilleur visage, avec les Lakers de LeBron comme premiers champions. On attend la confirmation sur la saison 2, mais c’est plutôt bien vu pour le moment de la part du boss et de ses équipes.

Jamal Murray

S’il ne s’était pas blessé gravement en avril 2021, les Nuggets n’auraient peut-être pas dû attendre deux ans pour être champions… En tout cas, son retour à pleine puissance et sa magnifique campagne de playoffs, avec des gros tirs et une relation technique magnifique avec Nikola Jokic, ont fait de lui un joueur incontournable de la ligue. On se demandait s’il avait les épaules pour être, même occasionnellement, une star. Il a apporté la réponse avec brio et est probablement aujourd’hui le meilleur joueur NBA à ne pas avoir encore été sélectionné pour le All-Star Game. 

Bilal Coulibaly

Une ascension fulgurante, pour un garçon passé en quelques mois du statut d’espoir anonyme ou presque en Betclic Elite, à celui de lottery pick de la Draft 2023 appelé quelques minutes seulement après son copain Victor Wembanyama. Bilal a aidé les Mets à atteindre la finale du championnat, montré un potentiel énorme des deux côtés du terrain et séduit les GM par son intelligence et sa maturité. Même dans le marasme des Wizards, il est l’éclaircie et la promesse de lendemains ensoleillés. Il y a quelques semaines, Vincent Collet a aussi laissé entendre qu’il faisait partie des candidats évidents pour un spot aux Jeux Olympiques. 2023 lui a servi à sortir de l’anonymat. On veut bien parier qu’il marquera 2024 de son empreinte.

Les Las Vegas Aces

Qui a dit qu’il n’y avait pas d’équipe de basket à Vegas ? Si LeBron veut monter sa franchise là-bas d’ici quelques années, il a un bel exemple à suivre avec les Aces, qui ont réussi le premier back to back en WNBA depuis 21 ans. Becky Hammon est une magicienne et fait passer une autre dimension à cette équipe et à des joueuses comme A’ja Wilson, MVP des Finales et nouveau visage fort de la ligue. Si Pop veut prendre une retraite bien méritée et arpenter les vignobles bordelais avec Babac plutôt que de s’emmerder avec des séries de 18 défaites de suite, il peut toujours passer un coup de fil à Becky en mode “Si tu reviens, j’annule tout”...

Les Kings

Pour le retour en playoffs, déjà, avec un style offensif alléchant, un coach sympathique (Mike Brown) et des joueurs en forte progression comme De’Aaron Fox… Mais aussi et surtout pour le laser, devenu le meilleur gimmick de toute la NBA. LIGHT THE BEAM ! 

Tyrese Haliburton

Le “Prince Hali” (copyright Benjamin Moubèche) est monté en puissance, au point de pousser tout le monde à croire que les Pacers avaient un avenir avec lui en tant que figure de proue. Ce n’était pas gagné d’avance ! Suivre ces Pacers, inspirés par la mentalité et le style rapide et altruiste de l’ancien d’Iowa State est un régal. Ecouter Haliburton lors de ses passages dans le podcast de JJ Redick est un régal aussi. Tyrese Haliburton, à coup de passes parfaites, de bons choix et de paniers marquants est devenu une star en 2023, tout simplement. 

Austin Reaves

Réussir à se défaire de l’étiquette inappropriée de “nouveau Alex Caruso” n’était pas une tâche évidente. Austin Reaves l’a fait, en montrant qu’il était un tout autre joueur, capable de se mettre lui aussi le King dans la poche, mais aussi d’avoir plus de poids en attaque que le divin chauve parti à Chicago. Grâce à son attitude décomplexée et passionnée, qui lui a valu d’être un élément essentiel de la belle campagne des Lakers jusqu’en finale de Conférence, Reaves a fait x12 sur le plan salarial, a participé à une Coupe du monde avec Team USA et est devenu une rock star aux Philippines, où les gens l’ont accueilli comme s’il était Michael Jordan lors de sa dernière visite. Pour un gars qui postait des tweets anti-LeBron au lycée et ne pensait pas sortir un jour de son Arkansas natal, c’est ce qu’on appelle une année victorieuse. 

Bruce Brown

L’un des plus beaux glow up de l’intersaison au niveau salarial. Brown est passé d’un deal d’une saison à 6 millions avec Denver, à un contrat de deux ans pour… 45 millions avec Indiana. L’ancien role player de Detroit et Brooklyn a en plus déjà atteint son rêve d’être champion NBA, en jouant un rôle essentiel lors des playoffs en sortie de banc. 

Vous

Oui, ça vous semblera peut-être un peu mielleux, mais on voulait vraiment vous remercier de nous avoir été aussi fidèles sur ce que l'on vous a proposé cette année. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre le matin sur les CQFR, sur les différents podcasts, la Late Session sur Twitch... Vous continuez aussi d'être au rendez-vous à chaque sortie du nouveau Mook et même quand on vous propose un format un peu différent comme celui d'Une Saison en Enfer. On ne va pas s'arrêter en si bon chemin et c'est un plaisir de pouvoir vous proposer tout ça !

 

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