MLK Day : Ce qu’il faut suivre pour cette superbe soirée NBA

MLK Day : Ce qu’il faut suivre pour cette superbe soirée NBA

Le Martin Luther King Day a toujours une saveur spéciale en NBA en raison de ses affiches, de son rythme et de ses cartons. Teaser.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Onze matches au programme avec un coup d’envoi des hostilités dès 18h30 (heure de Paris), des chocs plus alléchants les uns que les autres, un rythme effréné, une revanche des trois dernières finales en apothéose… ce MLK Day s’annonce succulent. Comme chaque année. Un marathon immanquable pour les passionnés de balle orange et de NBA. Zoom sur ce que nous vous conseillons de suivre de près dès ce soir.

Comment Philly va débuter sa terrible semaine

Le match de ce soir peut marquer un tournant dans la campagne des jeunes Philadelphie Sixers. En course pour les playoffs, les hommes de Brett Brown sont pour l’instant neuvièmes à l’Est avec 19 victoires pour 20 défaites. Cette équipe a deux visages : conquérant avec Joel Embiid et en apprentissage quand le Camerounais laisse reposer ses genoux, son dos et ses pieds douloureux. Mais même avec son pivot, prochainement All-Star, le match de ce soir constitue un vrai défi pour le groupe. Les Toronto Raptors de DeMar DeRozan sont en pleine bourre. Ils sont deuxièmes à l’Est, plus proches de la pole position que des Cleveland Cavaliers, troisièmes. C’est là pour les Sixers l’occasion de se tester face à un concurrent rôdé aux joutes des playoffs. D’autant plus, qu’après Toronto, ils affronteront Boston puis Milwaukee. Une terrible semaine qui peut donner le déclic à Ben Simmons et ses camarades en cas de bons résultats.

Milwaukee et Washington, deux outsiders décevants, un vainqueur

Bucks et Wizards étaient censés se mêler à la course au podium de la Conférence Est cette saison – du moins aux yeux de nombreux observateurs qui continuent de croire en deux groupes terriblement inconstants. Cette année, ça n’a pas manqué. Une fois de plus, les deux équipes sont en-deca des attentes pendant la saison régulière. Mais elles savent élever leur niveau de jeu lors des grands rendez-vous, du moins entre octobre et avril. Il y a donc des chances que le match soit en réalité très agréable à regarder. Intense. Rythmé. Engagé. Avec tout de même des superstars sur le parquet – Giannis Antetokounmpo, John Wall – et des oppositions directes alléchantes (Bradley Beal vs Khris Middleton, Wall vs Eric Bledsoe). Peut-être le premier thriller de la soirée.

Quelle équipe de New York va relancer sa saison ?

Gagner le derby, cela peut créer des déclics. C’est justement ce dont les Nets et les Knicks ont besoin. Les deux franchises de New York s’affrontent pour les clés de la city ce soir. Mais aussi pour redonner du peps à des équipes marquées par la fatigue après des débuts de saison intéressants. Les Knicks restent sur trois revers de suite tandis que leurs voisins ont perdu six de leurs dix derniers matches. Il faut maintenant relancer la machine. Surtout dans l’espoir d’accrocher le huitième et dernier strapontin pour les playoffs à l’Est. L’organisation de Manhattan a encore des raisons d’y croire. Mais pour ça, une belle série est nécessaire. Rien de mieux que de commencer en remportant la bataille de la grosse pomme.

Se régaler devant le Heat, le plus beau jeu à l’Est

Miami peut faire le grand huit (huit succès consécutifs) en cas de victoire contre les Chicago Bulls ce soir. S’il y a bien une équipe sous-estimée ou sous-appréciée, c’est celle d’Erik Spoelstra. L’effectif n’est pas jonché de grands noms. Mais il y a un sublime Goran Dragic qui excelle en ce moment. Ses combinaisons avec James Johnson, Josh Richardson et consorts donnent vie à un basket parfois artistique, très souvent efficace. Spoelstra est un génie injustement écarté des discussions au sujet des meilleurs coaches NBA. Mais les résultats parlent (encore une fois !) en sa faveur. Les Floridiens sont actuellement quatrièmes à l’Est et ils mettent la pression sur les Cavaliers. Cela vaut le coup de passer quelques minutes devant l’opposition contre les Bulls – eux aussi en forme en ce moment. Histoire de voir du beau basket.

Golden State contre Cleveland, acte IV, scène II

Faut-il vraiment présenter cette affiche ? Les duels entre les Warriors et les Cavaliers sont les deux matches les plus attendus de la saison régulière. Logique commerciale oblige, ils sont situés à des moments clés : le soir de Noël et donc lors du MLK Day. Pour la quatrième année de suite, les deux organisations sont candidates à leurs propres successions. Elles viennent de s’enchaîner trois finales – deux titres pour Golden State, un pour Cleveland – et, malgré les déboires actuels des troupes de l’Ohio, restent bien parties pour une quatrième manche. La rivalité est réelle. Steve Kerr l’a parfaitement résumée : « on veut se botter le cul à chaque fois qu’on s’affronte. » En saison régulière comme en finales (Bon, OK, surtout en finales). Le timing du choc est intéressant. Si les Warriors caracolent en tête de la NBA, les Cavaliers traversent une nouvelle période très délicate. Une victoire de LeBron James et sa bande leur offrirait un peu d’air et éventuellement un plein de confiance. Au-delà de ça, une affiche entre les deux équipes est toujours intéressante à suivre sur tous les aspects tactiques, éventuels indicateurs en cas de nouvelles finales. Puis, Stephen Curry, Kevin Durant, Klay Thompson et Draymond Green (et Swaggy P !) d’un côté contre James, Dwyane Wade, Isaiah Thomas, Kevin Love de l’autre, cela reste incontournable.

Donovan Mitchell contre Victor Oladipo, duel de jeunes gunners

Les Pacers contre le Jazz, ça sent le match offensif avec des attaques en transition à cent à l’heure, des défenses un peu passives et des shoots envoyés dans tous les sens. Au cœur de cette orgie, deux hommes. Deux jeunes joueurs qui mitraillent les défenses adverses depuis le coup d’envoi de la saison : Victor Oladipo et Donovan Mitchell. Le premier est bien parti pour glaner sa première étoile au All-Star Game et le second est candidat au trophée de Rookie Of The Year. Tous les deux évoluent au même poste. Ils se retrouveront donc face-à-face au cours des 48 minutes du jeu. Des séquences à ne pas manquer ! Il pourrait y avoir du crossover, des layups acrobatiques et des step backs assez effrayants dans le lot.

Chris Paul revient à Los Angeles

Il est parti en patron, il revient avec le même costume. Bombardé président des Houston Rockets en l’absence de James Harden, blessé, Chris Paul va pouvoir défier ses anciens coéquipiers. Devant son ancien public. Idem pour Eric Gordon, Lou Williams, Luc Mbah A Moute, Sam Dekker, Montrezl Harrell… autant de joueurs qui ont porté les couleurs des deux équipes. De quoi nous offrir donc un choc animé.
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