On a retrouvé D’Angelo Russell !

Étincelant avec les Los Angeles Lakers hier soir, D'Angelo Russell a rappelé pourquoi il était considéré comme un futur crack à sa sortie de l'université.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
On a retrouvé D’Angelo Russell !
"De la glace. De la glace dans mes veines", hurlait D'Angelo Russell en pointant son bras gauche après un nouveau tir primé, le huitième d'une soirée mémorable pour le jeune homme, scellant le sort de la rencontre. Glacial, comme les regards qu'a parfois porté le rookie à son coach tout au long d'une première saison au plus haut niveau difficile à négocier, rythmée par les défaites en cascade des Los Angeles Lakers, les allers-retours entre le banc et le cinq majeur et les critiques parfois sévères de Byron Scott. Deux générations de basketteurs complètement différentes, deux philosophies opposées qui ont fait naître des "clashs" entre une star en herbe et son entraîneur, ajoutant un peu de piment à la tournée d'adieu de Kobe Bryant. Le Black Mamba n'a pas encore quitté le navire mais son ombre est encore trop imposante pour réellement permettre aux plus jeunes joueurs des Lakers de se mettre en valeur. S'il a de la glace dans les veines lorsqu'il s'agit de planter des tirs assassins, Russell a le coeur chaud. Et il en gros sur la patate depuis le début de la saison. Il n'a pas caché sa peine. Il n'a pas masqué ses difficultés à se démarquer de Kobe. Il n'a pas hésité à désavoué les méthodes ou les dires de son coach, au point où il a fallu un Jordan Clarkson bienveillant pour l'empêcher de se vider l'esprit devant les journalistes. Il a finalement répondu sur le terrain, là où il exprime le mieux ses sentiments. Le gamin est un artiste. Mais on finissait par se demander ce qu'était devenu le virtuose qui virevoltait au milieu des défenseurs telle une danseuse étoile lorsqu'il fascinait les scouts sous sa tunique d'Ohio State. Deuxième choix de la dernière draft, l'ancienne star universitaire a mis du temps à trouver ses repères en NBA. Les comparaisons avec Stephen Curry et James Harden et le statut de nouveau prodige d'Hollywood se sont avérés un peu lourd pour celui qui n'a jamais été le meilleur joueur de son équipe avant d'arriver à la fac. Ce côté Curry, on l'a justement retrouvé hier soir, à moins d'une minute du buzzer, lorsque le numéro uno des Lakers a envoyé deux missiles derrière l'arc. Le premier en sortie de dribble. Le deuxième à un bon mètre derrière la ligne. MVP style. Des paniers primés, il en a inscrit huit au total. 39 points au compteur, la meilleure marque pour un rookie cette saison et la plus belle performance pour un rookie en mauve et or depuis Elgin Baylor et ses 55 pions en 1959. Enfin libéré de la pression de son coach, qui a fini par lui confier les commandes de l'équipe pour les deux derniers mois de la saison, D'Angelo Russell est à son aise. Mieux dans ses baskets. Et ça se ressent sur le parquet. Le joueur de 20 ans s'est illustré au cours des onze derniers matches où il a cumulé 17,2 points et 3,9 passes à 49% aux tirs et 51% à trois-points. Des statistiques flatteuses pour un rookie, proches de celle alignées par Stephen Curry... sur l'ensemble de sa saison rookie. Mais l'heure n'est plus aux comparaisons. Elles sont de toutes façon assez injustes, car même si leur profil présente des similitudes, le natif de Louisville ne suivra certainement pas la même route que son illustre aîné. A lui de tracer son propre chemin. Onze matches, c'est peu, mais c'est suffisamment significatif quand l'on connait le talent du bonhomme pour y voir une promesse d'un avenir ensoleillé du côté de Los Angeles.

Les 39 points de D'Angelo Russell

https://www.youtube.com/watch?v=hkRerpk4Ano
Afficher les commentaires (0)
Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest