Pourquoi les Cavs seront champions NBA

Il y a selon nous cinq bonnes raisons pour que les Cavs surmontent l'obstacle Golden State et mettent fin à la malédiction autour de la ville de Cleveland.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Hier, on vous expliquait pourquoi les Golden State Warriors allaient remporter le titre. Histoire de mettre tout le monde sur un pied d'égalité et surtout parce que ces Finales ne sont clairement pas jouées d'avance, on s'est placé du point de vue des fans de Cleveland. De retour aux portes du sacre 8 ans après leur cuisant échec contre San Antonio, les Cavaliers n'ont pas les faveurs des pronostics, mais ont de bonnes raisons de croire en leurs chances. On vous décortique cinq d'entre elles.

Parce que LeBron James

[caption id="attachment_270917" align="alignleft" width="318"] Qu'on l'aime ou non, LeBron James reste le joueur le plus complet de la planète.[/caption] Voilà la raison la plus évidente et la plus basique pour laquelle les Cavs pourraient bien soulever leur premier trophée Larry O’Brien dans les 15 prochains jours. Ses détracteurs ont beau avancer que sa victoire contre les Hawks n’était que la 7e face à une équipe à plus de 50 victoires en saison régulière, LeBron James reste le joueur le plus complet de la planète et l’un de ses seuls à pouvoir emmener n’importe quelle équipe ou presque en Finales NBA. Il l’avait fait en 2007 avec un groupe honnête mais pas brillant dans l’Ohio. Le revoilà proche du Graal avec un roster talentueux mais privé de l’un de ses All-Stars, Kevin Love, et globalement peu expérimenté. S’il n’a rien pu faire contre la machine Spurs l’an dernier ou face à Dallas en 2011, le « Chosen One » parait aujourd’hui plus concentré et mature que jamais, avec l’envie de ramener un trophée dans son état natal. Troisième meilleur scoreur de ces playoffs (derrière Anthony Davis, éjecté au 1er tour, et Stephen Curry), LeBron est aussi le 10e meilleur rebondeur et le 3e passeur de cette post-saison. Les Warriors ont beau être armés jusqu’aux dents, y a-t-il un joueur capable de stopper ou même de freiner la star des Cavs ? Draymond Green s’y essaiera, c’est certain, mais James n’est généralement pas plus perturbé que ça par les beaux parleurs. Pour peu qu'il se souvienne du tweet puéril et de mauvais goût de celui qui n’était qu’un junior à Michigan State, et en fasse une affaire personnelle…

Parce que la ville en a besoin

[caption id="attachment_275183" align="alignright" width="318"] Les fans des Cleveland Browns sont un peu dépressifs...[/caption] Dans l’histoire du sport américain, certaines villes semblent maudites et vouées à ne jamais connaitre le succès. Cleveland est l’une d’entre elles. Aux Etats-Unis, on évoque même la « Cleveland Sports Curse », pour décrire les 156 saisons conjuguées sans le moindre titre par les Cavs en NBA, les Browns en NFL et les Indians en MLB. Depuis 1964 et un titre remporté par les Browns deux ans avant l’apparition du Superbowl, aucune équipe de la ville n’a soulevé le moindre trophée et les déconvenues se sont même multipliées, faisant de "Forest City" la risée du pays. Pour se rassurer, les fans de Cleveland peuvent se dire que la plus longue série d’une équipe sans titre appartient à Chicago et aux Cubs, incapables de remporter les World Series de baseball depuis 1908… Si LeBron James est revenu dans l’Ohio, c’est avant tout parce qu’il souhaite viscéralement que cette série noire prenne fin. On se souvient que dans sa fameuse lettre parue dans Sports Ilustrated le jour de l’annonce de son départ de Miami, l’accent était clairement mis sur la fierté que représenterait pour lui une victoire dans sa région. Pour sa légende et l’héritage qu’il laissera dans l’inconscient collectif une fois sa carrière achevée, LeBron a tout intérêt à vaincre la malédiction.

Parce que la défense à 3 points

[caption id="attachment_267779" align="alignleft" width="318"] Iman Shumpert a amené une énergie défensive qui manquait aux Cavs.[/caption] Tout le monde met l’accent, à juste titre, sur la force de frappe des Warriors à 3 points. Il est vrai qu’avec Stephen Curry et Klay Thompson, Golden State possède des artilleurs de tout premier ordre, d’autant que leurs coéquipiers ne sont pas maladroits non plus dans l’exercice quand il le faut. Ce qu’on dit beaucoup moins en revanche, c’est que Cleveland est l’équipe qui défend le mieux sur les tirs extérieurs dans cette campagne de playoffs avec un faiblard 28.1% pour les adversaires des Cavs depuis le 1er tour. Sur le pourcentage global au shoot de ses opposants, la franchise de l’Ohio fait là aussi très mal. Seuls les Bulls, avec 40.7% d’adresse pour leurs adversaires, ont fait mieux que les Cavs (41.2%) en la matière. Un chiffre qui n’a pas suffi à empêcher Chicago de prendre la porte… Il va sans dire que si Golden State veut encore s’appuyer sur l’insolence de ses artificiers, il faudra faire davantage d’efforts que contre New Orleans, Memphis ou Houston. LeBron James, Matthew Dellavedova, JR Smith et Iman Shumpert, pour ne citer qu’eux, savent parfaitement faire déjouer leurs vis-à-vis dans ce secteur.

Parce que Kyrie Irving

Pendant que LeBron James, aidé par le poète Dellavedova, s’occupait des Hawks et de leur alchimie collective, Kyrie Irving soignait son genou en priant pour que la série ne soit pas accrochée. Résultat : un sweep et un soulagement pour le meneur All-Star. On se doute bien qu’il n’est pas à 100% mais un Irving, même diminué, est essentiel pour que Cleveland puisse rivaliser offensivement avec Golden State. Dans le style point guard virevoltant et capable de tuer une équipe adverse au shoot ou à coups de drives, « Uncle Drew » fait partie de la crème et n’aura pas à rougir face à Stephen Curry si la confiance est là. Avec la présence de vétérans à ses côtés, le natif de Melbourne, 23 ans seulement, n’a plus la même obligation de porter l’équipe sur ses épaules et il peut aujourd’hui se contenter de s’appuyer sur le côté insaisissable et imprévisible de son jeu. Lors des tours précédents, David Blatt l’a astucieusement planqué en défense sur Derrick Rose et, le temps d’un match, sur Jeff Teague. Revenu à un niveau de forme acceptable, si on en croit ses propres déclarations, Kyrie Irving aura des vis-à-vis d’un autre niveau à partir de jeudi. C’est la seule inquiétude à son sujet, puisqu’il a tout de  même livré une saison épatante (21.7 points et 5.2 passes de moyenne à 46.8%) avant sa blessure, les médias l’ayant même retenu dans la All-NBA Third Team, derrière les intouchables Stephen Curry (1st team) Russell Westbrook et Chris Paul (2nd team).  Il sera, à n’en pas douter, l’un des facteurs déterminants de cette série.

Parce que c'est la logique d'octobre

[caption id="attachment_275185" align="alignleft" width="318"] Beaucoup de parieurs ont misé gros sur une victoire des Cavs en début de saison.[/caption] Au début de la saison, quelques semaines après la double signature de LeBron James et Kevin Love, les bookmakers se sont enflammés, donnant Cleveland grand favori pour remporter le titre de champion en fin de saison, devant San Antonio, Chicago et les Clippers. Un avis pas vraiment partagé par la rédaction de BS, qui ne donnait d’ailleurs pas Golden State non plus dans ses favoris… Les parieurs ont vite déchanté en voyant que la mayonnaise ne prenait que très moyennement dans l’Ohio et il a fallu attendre les arrivées de JR Smith, Iman Shumpert et Timofei Mozgov pour que la cote des Cavs redevienne intéressante. Puisqu’ils étaient favoris en début de saison, pourquoi ne pas considérer que leur présence est plus que légitime et qu’ils le sont toujours à l’heure d’aborder ses Finales ? Les bookmakers, qui n’ont pas retenu la leçon, annoncent les Warriors assez clairement favoris avant le game 1 jeudi…  
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